dimanche 4 septembre 2011

Quels fonds corporate investissent dans I'e-business ?


© Croissance Mipan Fotolia
Les grandes sociétés de l'IT ont également leurs fonds d'investissement : chaque année, Google, Nokia, Intel, France Télécom et bien d'autres investissent des millions dans des start-up. Quelles stratégies d'investissements développent ces géants et comment se structurent ces investissements ?
Réalisé par Hugo Sedouramane, Journal du Net
Publié le 30/08/2011
google ventures
Google Ventures © Capture d'écran / Google Ventures
Google Ventures est le fond d'investissement de Google. Né en mars 2009, il dispose de bureaux à Cambridge, Mountain View, New York et Seattle. Le fonds précédemment doté de 100 millions de dollars par an verra son capital augmenter, à 200 millions de dollars. Mais Google ne s'est pas exprimé sur la future stratégie de son fonds, bien que sur son site, Google Ventures affirme vouloir investir explicitement en vue de générer du chiffre d'affaires.


Jusqu'à ce jour, ses prises de participation se situaient le plus souvent en amorçage ou dans les premiers tours de table. Le fonds est également intervenu seul dans sept investissements pour un montant de 30 millions de dollars, soit plus d'un quart de ses investissements annuels.


En deux ans et demi, le fonds a investi dans 41 sociétés, principalement dans les services en ligne (34 % des investissements) avec par exemple le site de location de vacances en ligne HomeAway – rentré depuis en bourse – ou Read it later, un service de marque-page numérique. L'e-marketing représente une part non négligeable de l'activité du fonds (17 % des investissements, et Google Ventures a à ce titre pris des participations dans la plate-forme de monétisation de contenus VigLink ou HubSpot. Du côté du mobile, Google Ventures comptabilise des participations dans sept start-up comme l'éditeur du jeu géolocalisé SCVNGR ou l'éditeur d'applications musicales pour iPad Miso Media. Le mobile représente 17 % des opérations d'investissements réalisées jusqu'à présent.


Le fonds a également pris des participations dans des sociétés spécialisées dans l'énergie et les biotechnologies comme Transphorm ou CoolPlanetBioFuels. Plus étonnant encore, Google Ventures a participé à trois levées de fonds dans le secteur de la santé, comme dans 23andMe, une plate-forme en ligne dédiée aux analyses génétiques co-fondée par Anne E. Wojcicki, la femme du co-fondateur de Google Sergey Brin. Google Ventures a également investi dans Adimab, une société spécialisée dans la recherche sur les anticorps humains.


google ventures est l'un de sprincipaux investisseurs dans le concurrent de
Google Ventures est l'un de sprincipaux investisseurs dans le concurrent de Foursquare SCVNGR © Capture d'écran / SCVNGR

Né en 2004, Nokia Growth Partners présente la particularité de disposer de deux activités spécifiques : un fonds d'investissement classique de 250 millions de dollars et un fonds destiné à alimenter d'autres fonds - fonds de fonds - doté de 100 millions dollars dont le but est d'encourager l'innovation mobile grâce à des partenariats avec des partenaires acteurs du capital risque.

ngp a participé à trois tour de table de vivotech, qui a levé 24 millions de
NGP a participé à trois tour de table de VivoTech, qui a levé 24 millions de dollars en juin © Capture d'écran / VivoTech

Le portefeuille du fonds d'investissement classique de Nokia comprend aujourd'hui 24 sociétés à état d'un stade de développement avancé. Les investissements de Nokia Growth Partners (NGP) sont principalement en troisième tour. Plus précisément, il semble que NGP n'intervient jamais en amorçage ou dans les premiers tours de table institutionnels, et injecte donc de la valeur dans des sociétés ayant déjà un potentiel de développement, notamment dans l'e-marketing et les technologies de communication en champ proche (NFC). Une stratégie convergeant donc vers des logiques d'optimisation de solutions marketing en point de vente, comme peut en témoigner l'investissement dans Verve Wireless, qui fournit des outils pour monétiser les médias grâce à de la publicité géolocalisée. Sponsorpay fournit des outils de publicité en ligne, et de monétisation virtuelle. Du côté des technologies NFC, Nokia Growth Partners a investi à trois reprises dans Vivotech, fournisseur de technologies et logiciels de paiement mobile.

Cibler les marchés asiatiques

beijing feixiangren information technology,
Beijing Feixiangren Information Technology, © Capture d'écran / Ganji.com

L'ambition affichée du fonds d'investissement ne se réduit pas à l'Europe ou à l'Amérique du Nord. Déjà sept investissements ont été effectués en Inde et en Chine, soit un tiers des opérations du fonds. Ces investissements dans les marchés émergents ciblent des sociétés toutefois plus diverses, comme des groupes d'informations indiens (Quickr India, Network 18) et chinois (Beijing Feixiangren Information Technology). En investissant dans Beijing Feixiangren Information Technology, Nokia a notamment pris des parts dans le réseau de petites annonces localisées Ganji.com, qui développe un réseau social mobile. NGP a également investi dans Madhouse, un réseau téléphonique mobile chinois et dans UC Mobile, un fournisseur de navigateur Web mobile.

créé en 2007, innovacom 6 dispose de 150 millions d'euros
Créé en 2007, Innovacom 6 dispose de 150 millions d'euros © Capture d'écran / Innovacom

Créé en 1988, Innovacom a depuis investi dans 300 sociétés. Cette entreprise de gestion agrée par l'AMF a la particularité, à la différence des autres fonds d'entreprise, de s'ouvrir à d'autres investisseurs institutionnels, comme la Caisse des dépôts et consignations ou encore au Fonds européen d'investissement. Cette filiale de France Télécom mise sur des investissements dans les équipements de communication pour la clientèle d'entreprise, les plates-formes de services et les logiciels pour opérateurs. Elle a aussi participé à de nombreuses levées de fonds dans les services Web. Deux tiers de ces investissements sont accompagnés d'une stratégie de développement de partenariats commerciaux avec Orange.


Innovacom investit principalement en early stage et participe à des tours de table avec d'autres fonds d'investissement. La durée d'ouverture des fonds est de cinq ans. Aujourd'hui, le fonds Innnovacom 6 créé en 2007 dispose de 150 millions d'euros et les investissements dans les start-up peuvent aller de 2 à 10 millions d'euros par société sur plusieurs tours de table. La stratégie du fonds est aujourd'hui de miser sur le Big data en investissant dans des solutions de gestion des données des réseaux. Innovacom souhaite également se concentrer à l'avenir sur l'Internet des objets, tant sur la partie logicielle que dans les solutions matérielles de communication en champs proches (RFID).

Un fonds actif dans l'e-business

innovacom a investit dans le service en ligne de coaching sportif coachclub
Innovacom a investit dans le service en ligne de coaching sportif CoachClub © Capture d'écran / CoachClub.com

Du côté de l'e-business et des services en lignes, Innovacom a investi depuis 2007 dans une quinzaine de sociétés (soit 37 % de la totalité des investissements réalisés dans l'actuel portefeuille). Ces investissements se sont orientés dans divers secteurs, comme le mobile avec le développeur de jeux C3MProd qui produit les jeux sociaux Playtomo ou Maeglin software qui fournit un service de sauvegarde en ligne de données mobiles. Innovacom a également investi dans PixSense, une solution pour envoyer et partager les données multimédias contenues dans les mobiles et dans l'e-commerçant Phoneandphone.com. Innovacom a investi dans les réseaux sociaux (Aka-aki.com), les services web (Drimki.com, Coachclub.com, Qobuzz.com et Travelbed.com) ou encore dans les prestataires e-commerce et e-marketing (Dimelo.com, Maximiles.com, Mixcommerce.com ou encore 6peo.com).

En 10 ans, Intel Capital, le fonds d'Intel a investit 9,8 milliards de dollars dans 1 100 entreprises de 48 pays différents. 17 % de ces sociétés sont par la suite rentrées en bourse, et 23 % ont fait l'objet d'acquisition ou de fusion. Le fonds ne cesse de se développer, notamment en créant de nouvelles branches spécifiques : en 1998 Intel crée Intel Capital India, un fonds destiné aux investissements en Inde. En août 2011, il crée un nouveau fonds d'investissements baptisé "Ultrabook" et doté de 300 millions de dollars, dont l'objectif est le financement des innovations contribuant à optimiser les ordinateurs portables de petit format.


En 2010, Intel Capital a effectué 119 investissements pour 327 millions de dollars, dont près de la moitié en Amérique du Nord. Toutefois, la portée d'Intel Capital reste internationale et le fonds dispose de bureaux dans plus de 25 pays. A ce jour, la valeur du portefeuille d'Intel capital est de 2,179 milliards de dollars et ce dernier est composé de 252 sociétés. Les secteurs dans lesquels Intel investit le plus sont la mobilité (19,44 % des investissements) et les logiciels et services (18,25 %). Viennent ensuite les produits et services aux entreprises (14,7 %), et aux particuliers (11,5%). Les investissements du fonds sont également fortement actifs dans les constructeurs de hardware et de stockage (plus de 9%), les cleantech (plus de 9 %) et dans les services en ligne qui représentent plus de 8 % des investissements.


Le géant des processeurs et semi-conducteurs consolide ses investissements avec ses futurs partenaires stratégiques, comme il l'a par exemple fait avec le fabriquant chinois Actions Semiconductor (entré depuis 2005 en bourse) ou encore Broadcom Corporation. Intel a aussi investi dans les technologies 4G Clearwire. Intel Capital mise sur la diversification de son portefeuille, touchant tant la virtualisation (Citrix System), la robotique (Aldebaran Robotics) et même l'open source avec la société suédoise MySQL entrée depuis en bourse. Le fonds a également pris des parts dans le site d'actualité spécialisé dans les nouvelles technologies C|Net ou le numéro un des moteurs de recherche en Chine Baidu.


intel capital a investit 200 millions de dollars dans la campagne 'startup
Intel Capital a investit 200 millions de dollars dans la campagne "Startup America" d'Obama © Capture d'écran / Startupamericapartnership.org

Plus original encore, Intel Capital a investit 200 millions de dollars dans la campagne "Startup America" du président américain Barack Obama qui vise à promouvoir la création d'entreprise et d'emplois, notamment dans les cleantech, la médecine, l'industrie de pointe et les technologies de l'information. Elle a donné naissance à la création de programmes d'investissements, de partenariats et d'accompagnement.

Né en 1999, le fonds d'investissement de Samsung vise les secteurs des technologies de l'information et de télécommunication, des semi-conducteurs, de l'électronique, des biotechnologies et plus marginalement des services Web. Le fonds s'est implanté en 2004 dans la Silicon Valley pour créer Samsung Ventures America. Le fonds a investi plus de 447 millions de dollars. Les investissements réalisés le sont principalement auprès de petites et moyennes entreprises et interviennent le plus souvent en late stage, voire en pré-IPO.

Une priorité aux constructeurs

le fournisseurs de solutions de paiement sécurisées inside secure développe une
Le fournisseurs de solutions de paiement sécurisées Inside Secure développe une gamme de produits NFC pour le paiement mobile © Capture d'écran / Inside Secure

Près de 40 % du portefeuille de SVIC (Samsung Ventures Investment Corporation) comprend des fabricants de semi-conducteurs et 36 % des fournisseurs de technologies de l'information, tel Inside contactless, devenu Inside Secure qui comprend également Motorola Ventures dans son capital, ou encore dans le coréen Alphachips. Seuls 13 % du portefeuille de SVIC concerne les éditeurs de logiciels et sociétés apparentées, et ce principalement en Corée. Tout comme Intel Capital ou Google Ventures, Samsung Ventures a pris des participations dans les biotechnologies, toujours principalement en Corée mais pas uniquement puisque SVIC a investit dans la société californienne IntegenX (anciennement Microchip Biotechnologies).


L'e-business marginal

Seuls près de 4,5 % du portefeuille de SVIC touche l'e-business, et plus principalement les services en ligne. Une seule des quatre sociétés concernées par les investissements de SVIC dans ce secteur est américaine : il s'agit de Seven Networks, la société qui a remporté le GSMA Global Mobile Award pour sa solution d'optimisation du trafic mobile lors du Mobile World Congress 2011.
créé il y a trois ans, le blackberry partners fund est l'un des plus jeune fonds
Créé il y a trois ans, le BlackBerry Partners Fund est l'un des plus jeune fonds corporate © Capture d'écran / Blackberrypartnersfund.com

Fondé il y a trois ans en partenariat avec Reasearch In Motion (RIM), Thomson Reuteurs, la Royal Bank of Canada et d'autres investisseurs, ce fonds cible les éditeurs d'applications, de services mobiles et les fournisseurs d'infrastructure dédiées au mobile. A l'origine, le fonds était géré par JLA Ventures et RBC Ventures, le fonds d'investissement de la banque canadienne. En octobre 2010, JLA et RBC Venture Partners ont fusionné sous le nom Blackberry Partners Fund, tout en gardant une activité indépendante. En juin 2011, le capital du fonds a été reconduit par RIM, ouvrant le BlackBerry Partners Fund II à 150 millions de dollars. Son actuel portefeuille se compose de 16 start-up. Il est aujourd'hui actif aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Israël. Son inspiration stratégique est liée à l'essor des smartphones et la croissance du nombre d'appareils connectés.


Le Blackberry Partners Fund compte dans son portefeuille des fournisseurs de services de marketing mobile constituant de potentiels partenaires stratégiques comme Neutralic Systems ou Nexage, des plates-formes d'éditions de jeux sur mobiles tels Doppelgames ou Fuse. Le fonds détient également des parts dans l'éditeur d'application de reconnaissance faciale Viewdle et dans l'application mobile dédiée aux voyage d'affaires Worldmate.

Le financement des start-up n'est pas dépendant du fait qu'elles développent des applications pour Blackberry : le fonds a par exemple investi dans Padopolis, l'éditeur de l'application iPad CatalogSpree proposant de créer ses catalogues sur iPad. Bien que ciblant stratégiquement les plates-formes et applications mobiles, le fonds du constructeur canadien a également financé Growlab, un accélérateur d'entreprise qui accompagne les start-up en phase d'amorçage à hauteur de 25 000 dollars. Le Blackberry Partners Fund est également à l'origine du 2011 Blackberry Developer Challenge, une triple compétition ouverte aux développeurs d'applications qui récompense les gagnants en prix, sans préciser pour autant s'ils signeront des partenariats avec RIM.

le blackberry partners funds cible les utilisateurs de blackberry en
Le BlackBerry Partners Funds cible les utilisateurs de BlackBerry en investissant dans Worldmate, une application de gestion de voyage d'affaires © Capture d'écran / Blackberrypartnersfund.com

Adobe Ventures est davantage un programme d'investissement corporate qu'un fonds d'entreprise. Les 100 millions de dollars mis à la disposition du fonds sont donc indicatifs et n'ont pas pour vocation absolue à être investis. Adobe Ventures investit très rarement en amorçage et plus souvent en tour de table intermédiaire, lors du second ou troisième financement.


adobe ventures cible les investissements dans les sociétés développant des
Adobe Ventures cible les investissements dans les sociétés développant des applications sous Adobe AIR © Capture d'écran / Adobe

Adobe mise essentiellement dans les sociétés développant des applications basées sur Adobe Air, la machine virtuelle multiplate-forme d'Adobe. Comptant 22 sociétés, le portefeuille d'Adobe Ventures n'est pas pour autant focalisé sur les solutions exclusivement compatibles Adobe Air. Le fonds a aussi misé sur l'éditeur de services de gamification Bunchball, sur le distributeur indien de jeux en ligne et mobiles Indiagames ou encore sur l'éditeur japonais de divertissements mobile Cell dont la technologie est basée sur Adobe Flash Lite.


Adobe Venture investit donc principalement dans les services en ligne et les services mobiles, mais également dans les solutions de marketing et de monétisation de contenu numérique, comme Demandbase ou Gigya. Figurent également dans son portefeuille le concurrent chinois de Youtube 56.com, le site de partage d'informations événementielles Fora.tv ou encore ChineseAll, une société qui numérise et distribue des livres électroniques en Chine. Enfin, les financements d'Adobe Ventures dans les services mobiles ont par exemple ciblés MobiTC, un service de télévision mobile, scanR, une application permettant de scanner, imprimer et faxer un document grâce à l'appareil photo d'un téléphone, ou encore Flashempire, une plate-forme chinoise de distribution d'animations Flash sur mobile.


Le fonds du constructeur Motorola se concentre dans des investissements dans l'innovation mobile en early stage. Les sommes investies se situent entre 3 et 5 millions de dollars et se structurent autour des télécommunications, des médias digitaux et des technologies de l'information. Motorola investit également dans des technologies plus marginales, comme celle de ZoomSystems qui propose un système de distribution automatisé de produits en points de vente, ou dans Blackarrow et INVIDI Technologies, qui proposent toutes deux des solutions d'optimisation de ciblage de publicité télévisée.


motorola a investi dans scanbuy, la société qui édide l'application scannant les
Motorola a investi dans ScanBuy, la société qui édide l'application scannant les codes matriciels ScanLife © Capture d'écran / ScanBuy

L'actuel portefeuille de Motorola Mobility Ventures comprend dix-huit sociétés, dont un tiers dans des solutions hardware, et un tiers dans les services et prestataires mobiles. Ces derniers concernent tout type de services, comme les codes matriciels (Scanbuy), la musique (Tunewiki), les services financiers (mFoundry). Le fonds a également participé à un investissement dans DeviceAnywhere, un service permettant de tester automatiquement les applications mobiles en tout lieu et sur tous types d'appareils.


Motorola a également misé sur les semi-conducteurs avec Amimon, Broadlight et Zenverge, mais également dans les technologies NFC (communication en champs proches) à travers des investissements dans Inside contactless, devenu (Inside Secure) ou Vivotech (société dans laquelle Nokia a également investit). Mais le constructeur ne s'en tient pas uniquement aux investissements dédiées uniquement au mobile, puisqu'il a investi à trois reprises dans Ruckus Wireless, un fournisseur de systèmes wi-fi. Les financements du fonds du constructeur dans les services en ligne sont plus minimes et ont ciblé Catch Media, une société qui a mis au point une solution permettant d'accéder à ses données multimédias sur différents supports numériques, ou encore l'éditeur de jeux sociaux Moblyng.


L'acquisition en cours de Motorola Mobility par Google suscite des interrogations quant à l'avenir du fonds du constructeur, à savoir si son portefeuille sera intégré à celui de Google Ventures ou non.

Electronic Arts préfère investir dans un fonds que de créer le sien


A lire ailleurs



Les grandes firmes de l'Internet et des nouvelles technologies sécurisent leur stratégie de développement et s'assurent des placements de capitaux en investissant des sociétés ou start-up jugées à fort potentiel. Ce n'est pourtant pas le cas de toutes, puisque Electronic Arts (EA) a préféré par exemple placer une partie de son capital en 2010 dans un fonds d'investissement... créé justement par des ex-salariés d'EA. Rien d'étonnant puisque le fonds est spécialisé dans les jeux vidéo et les médias numériques. VanEdge Capital détient ainsi 100 millions de dollars prêts à être investis.

A lire aussi :


fonds entrepreneurs 195

Kima, Jaïna, Isai : quel bilan un an après ?

Il y a un an, le capital-risque français voyait débouler trois fonds d'entrepreneurs Internet. Quel est le bilan de Kima Ventures, Jaïna Capital et Isai ? Quels sont leurs projets ? Lire

accord

Comment réaliser un bon business plan pour lever des fonds

Comment réaliser un dossier qui séduira des investisseurs ? Des professionnels du secteur livrent leurs conseils pratiques sur les erreurs à éviter et les points à mettre en avant. Lire

vgstudio fotolia 195

Réussir la négociation d'un pacte d'actionnaires

Faire entrer de nouveaux investisseurs au capital de son entreprise n'est pas toujours sans risque. Clause par clause, voici les points à surveiller pour bien négocier son pacte d'actionnaires. Lire

iofoto fotolia 195

Les levées de fonds de l'e-business au 1er semestre 2011

Plus de 42 millions d'euros pour l'e-commerce, de 45 millions pour l'e-marketing... Secteur par secteur, voici les levées de fonds effectuées au premier semestre 2011 par les acteurs français de l'e-business. Lire

Réalisé par Hugo Sedouramane, Journal du Net


http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/fonds-d-investissement-corporate/?f_id_newsletter=5583&utm_source=benchmail&utm_medium=ML7&utm_campaign=E10205850&f_u=23951499

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire