dimanche 29 avril 2012

3D Plus miniaturise les composants électroniques

A lire sur:  http://www.lesechos.fr/economie-politique/regions/idf/0202031108822-3d-plus-miniaturise-les-composants-electroniques-317433.php?xtor=EPR-1500-[france]-20120427-[s=461370_n=2_c=203_]-409905656@1

27/04 | 07:00 | Dominique Malecot

La société a perfectionné les techniques développées pour Thales qui lui ont ouvert le marché du spatial. Elle peut désormais se diversifier dans le médical.

Ecrit par
Dominique MALECOT
Empiler des composants électroniques les uns sur les autres et les réunir dans un boîtier unique pour gagner en espace et en fiabilité, l'idée est aussi vieille que l'électricité, mais le faire avec des microprocesseurs ou des mémoires informatiques suppose des techniques très particulières pour les scier, les coller, les connecter et les protéger. C'est ce qu'avait commencé à faire Thomson-CSF avant d'externaliser cette activité au sein de 3D-Plus il y a près de vingt ans. Installée à Buc, près de Versailles, cette entreprise très profitable de 24 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui exporte 95 % de sa production et emploie 110 personnes, a pu rapidement racheter les brevets de Thomson-CSF, perfectionner la technique et déposer d'autres brevets. Ces techniques ont surtout intéressé les industries spatiales pour lesquelles l'encombrement, le poids et la fiabilité sont critiques. « Nous avons été qualifiés par le CNES puis l'ESA et la Nasa, et les autres agences spatiales ont suivi », explique Christian Val, un ancien de Thomson-CSF et fondateur de l'entreprise. Sans lâcher cette activité, il s'est tourné, il y a huit ans, vers une technique consistant à empiler la partie active des composants, sans leur traditionnel enrobage de résine, et à les placer directement dans un boîtier. « On obtient des composants dix à vingt fois plus petits, parfois même cinquante fois plus petits, jubile Christian Val. Cela permet d'imaginer de nouvelles applications, notamment dans le médical. Alors que le plus petit stimulateur cardiaque fait 8 centimètres cubes, on peut en fabriquer un d'un demi-centimètre cube implantable dans le coeur. » Ce type de composant devrait permettre à 3D Plus de trouver des relais de croissance dans le médical. « Nous sommes très bien implantés dans le spatial, mais ce marché n'est pas extensible à l'infini », note le dirigeant en précisant que ces composants sont en cours de qualification auprès des autorités et des fabricants de matériel médical. D'autres diversifications sont en vue dans l'industrie.

Thales toujours client

Christian Val continue d'entretenir de très bonnes relations avec son ancien employeur, devenu Thales. « Ils ont été très bien avec nous, mais ce n'est pas un très gros client d'autant qu'aucun ne dépasse 7 à 8 % de notre chiffre d'affaires. Ils ont abandonné la fabrication de composants, mais nous sommes toujours fournisseurs de Thales Alenia Space », la coentreprise de Thales et de Finmeccanica, qui équipe beaucoup de satellites. Ses clients et les performances de l'entreprise lui ont permis de choisir il y a six mois l'actionnaire qui a remplacé le fonds qui l'avait accompagnée à ses débuts, une famille américaine à la tête d'une quarantaine de sociétés, surtout dans l'avionique et le médical.
DOMINIQUE MALECOT, Les Echos

Aucun commentaire:

Publier un commentaire