mercredi 17 octobre 2012

3,3 millions d'euros pour un projet de réseau entre nano-satellites

A lire sur:  http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71249.htm

Dans le cadre du projet S-Net (réseau ultra-rapide pour satellites coopérants), des scientifiques de l'Université technique de Berlin (TU Berlin) veulent montrer la faisabilité d'un réseau de télécommunication rapide entre plusieurs petits satellites indépendants, également appelés "nano-satellites" dû à leur faible masse (moins de 15 kg). Avec un tel réseau de communication orbital, certaines données d'observation pourront être plus rapidement mises à la disposition de l'utilisateur final.

En effet, dans les communications unilatérales avec la terre, les données brutes récoltées par un satellite nécessitent souvent un délai de plusieurs heures pour être transférées, traitées, et archivées à la station au sol qui en a la charge. La constitution de données croisées avec celles d'autres satellites nécessite généralement un à plusieurs jours. Et pour certaines situations critiques (catastrophe climatique, etc.) un relais orbital de satellite à satellite jusqu'à la station au sol constituerait un bénéfice élevé. C'est précisément cette idée de communication autonome et rapide dans un réseau de nano-satellites qui va être explorée dans ce projet de recherche à la TU Berlin.

Les scientifiques veulent construire un réseau de plusieurs nano-satellites et démontrer sa capacité technique. L'hypothèse de base est qu'un tel réseau permet un échange d'informations plus ciblées et une couverture spatiale plus élevée qu'un satellite unique de grande taille. En outre, l'éventuelle défaillance d'un nano-satellite au sein d'un réseau autonome serait mieux absorbée que l'arrêt d'un satellite unique. Dans un premier temps, quatre nano-satellites développés à la TU Berlin seront équipés d'un émetteur/récepteur réseau développé spécialement pour la transmission spatiale (projet Slink). Cet émetteur-récepteur communique dans une gamme de fréquences comprises entre 2.000 et 2.300 MHz, ce qui permet une communication directe à la station au sol, mais aussi l'échange de données entre les différents nano-satellites. Des méthodes de transmission modernes telles que "DQPSK" et "turbo code" seront utilisées pour atteindre un débit de données élevé avec la consommation d'énergie la plus faible possible. Un débit d'environ 100 kilobits par seconde pourrait être transféré entre deux satellites, pour 1 mégabit par seconde avec la station au sol.

Grâce à ce projet et l'expérimentation d'un réseau inter-satellites, des technologies sans fil et des protocoles de communication adaptés aux futurs réseaux satellites autonomes pourront être définis. Ainsi, un réseau de nano-satellites en orbite autour de la Terre pourra être utilisé pour une observation plus juste et plus rapide des systèmes maritimes, des catastrophes naturelles, et la mise en place de systèmes d'alerte précoces. Par rapport aux technologies actuelles, le rapport coût-efficacité de la transmission de données pertinentes serait optimisé dans ce type de réseau autonome et flexible.

Le projet de recherche est financé à hauteur de 3,3 millions d'euros par le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) sur une période de plus de 4 ans.

Sources : "TU Berlin: Schnelle Kommunikation im Weltraum", dépêche idw, communiqué de l'Université technique de Berlin - 15/10/2012 - http://idw-online.de/pages/en/news501508

Rédacteurs : Charles Collet, charles.collet@diplomatie.gouv.fr - http://www.science-allemagne.fr

Origine : BE Allemagne numéro 587 (17/10/2012) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/71249.htm

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