lundi 28 mai 2012

La ville de demain a besoin des outils d'aujourd'hui

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/files/ville-de-demain-besoin-outils-aujourd-hui

Pour améliorer l'espace urbain et le rendre moins énergivore et plus pratique pour les individus, le tout sans investir des sommes trop importantes, les projets se multiplient autour du mobile et des réseaux sociaux.
route du futur


Si les projets de villes dites du futur se multiplient, comme en Malaisie, en Corée du Sud (Songdo City) ou en Espagne, avec le projet 22@Barcelona, ces derniers ne concerneront qu'une partie infime de la population et de l'espace urbain. Pour les villes déjà existantes, mettre en place de telles infrastructures est en effet inenvisageable, notamment en termes de coût. Comment dés lors mettre en place les systèmes qui permettront aux cités d'être moins énergivores, plus pratiques et agréables à vivre ? C'est-à-dire qui permettront d'avoir une meilleure connaissance des flux d'individus et de moyens de transport, ou encore de la consommation d'énergie ? La réponse qui se dessine de plus en plus est en fait très simple : en se basant sur les solutions déjà existantes et largement répandues dans la population, comme le mobile et les réseaux sociaux.
Le mobile pour réguler le trafic
Utilisé par un nombre grandissant de la population, le téléphone permet en effet d'accéder à des services mais aussi de fournir des renseignements de position pour mieux gérer les flux. IBM s'est ainsi penché sur le rôle du mobile dans des villes comme Nairobi, où ce dernier pourrait permettre de contribuer à la gestion du trafic et à la diminution de la pollution via un système de péage urbain à payer depuis son téléphone. En récoltant les signaux de densité, il serait aussi possible de voir où se condense la population et de proposer des itinéraires alternatifs. Autre outil à utiliser massivement pour observer la répartition des individus en fonction des heures, des centres d'intérêt, ou des priorités de la vie quotidienne : les réseaux sociaux. Via Twitter et Foursquare, l'université de Carnegie Mellon a ainsi pu déterminer quels quartiers d'une ville attiraient certains profils de personnes, et comment du coup mieux répondre à leurs attentes et besoins.
Miser sur l'open data et la collaboration
Pour accélérer la mise au point de tels services, il y a évidemment les initiatives d'ouverture des données, menées par de plus en plus de cités, comme, en France, Montpellier et Rennes. Une étude menée par Lecko récemment rappelait ainsi les enjeux pour les collectivités : rendre de telles informations disponibles est source de dynamisme, de création de contenu et d'accès aux services pour tous. L'autre grande tendance, toujours dans l'esprit d'ouverture et de collaboration, c'est la mise en place de communautés qui rassemblent les institutionnels et les entreprises innovantes d'une collectivité afin de réfléchir aux services permettant d'améliorer la vie en ville. C'est ce que fait San Francisco avec SF.citi, initiative à laquelle participent des startup comme Airbnb ou Twitter.

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