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dimanche 24 février 2013

Une tablette qui diagnostique les commotions cérébrales

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/une-tablette-diagnostique-commotions-cerebrales

Par L'Atelier - San Francisco 22 février 2013 doctor with an ipad
Les médecins examinent les patients sur base de différents critères de coordination, mais de nombreux facteurs peuvent biaiser le diagnostic. Un appareil mobile capable d'analyser et de traiter les réactions en contexte pourrait accroître la fiabilité et l'efficacité du diagnostic.

Des chercheurs du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering de l'Université d'Harvard, du Bed Israel Deaconess Medical Center et de l'Hebrew SeniorLife, Boston (BIDMC) ont développé un appareil qui mesure la coordination main – œil pour identifier des défauts neuromusculaires causés par un accident, l'âge ou d'autres conditions. La première étude clinique d'un « nouvel appareil d'évaluation neurologique rapide », au cours de laquelle les sujets suivaient sur une tablette, à l'aide d'un stylet, une cible mobile, a pris fin récemment. L'analyse des résultats des sujets en fonction de leur âge, de leur sexe et de leur latéralité a débouché sur des statistiques sur les différences de réaction, entre individus, aux exercices réalisés sur l'appareil.
Evaluer la performance neuro-musculaire
La plateforme mobile apporte au diagnostic médical les avantages habituels (portabilité, facilité et connectivité) mais le nouvel appareil, actuellement baptisé NeuroAssess, apporte d'autres avantages. Il accélère le processus de diagnostic en mesurant les réflexes et le statut cognitif du patient sans la subjectivité d'une évaluation humaine. Le suivi plus nuancé du NeuroAssess pourrait également servir à identifier un plus large éventail d'affections ayant un impact sur la performance cognitive. « Nous avons prouvé, dans des études précédentes, qu'une perte de complexité peut être associée à un éventail de problèmes de santé chez l'homme, de l'insuffisance cardiaque congestive à l'apnée pendant le sommeil et à l'âge », déclare le membre de la Faculté de Wyss Core Faculty, Ary L. Goldberger, M.D.
Le suivi sur tablette peut trouver sa place dans le processus médical quotidien
Pour l'équipe de recherches, la technologie trouvera sa place à côté du thermomètre et du tensiomètre, comme un outil d'analyse médicale standard. Leia Stirling, Ph.D, Wyss Senior Staff Engineer, estime que « comme la tension est prise lors de chaque visite, le résultat neuromusculaire pourrait être suivi dans le temps pour évaluer l'évolution du rétablissement et de la rééducation. » L'annonce du WYSS Institute suggère que l'appareil pourrait également servir à mesurer les effets neurologiques secondaires dans les essais cliniques sur les humains, et on pourrait facilement imaginer une utilisation routinière, en dehors des cas de traumatisme, pour suivre la performance de base et fournir au praticien les signes précurseurs de développement d'une affection. L'appareil pourrait également permettre de diagnostiquer les affections neurologiques plus tôt et déboucher sur de nouveaux types de traitement ou de prévention.

jeudi 21 février 2013

Les technologies redessinent la ville du futur pour améliorer l'environnement

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/technologies-redessinent-ville-futur-ameliorer-environnement

Par L'Atelier - Paris 20 février 2013 écologie
Le progrès technologique a son rôle à jouer dans l'écologie. Deux chercheurs ont publié une liste de recommandations et de suggestions nécessaires afin de réduire l'émission de Co2 dans l'atmosphère.
La nécessité de réduire le taux d'émission des gaz à effet de serre n'est plus à démontrer. L'outil technologique permettrait d'abaisser drastiquement la proportion de Co2 émise actuellement. C'est en tout cas ce que suggère deux chercheurs du département de l'ingénierie civile de l'université de Toronto. Ceux-ci ont en effet proposé une ligne directrice à destination des municipalités en se basant uniquement sur des modifications a effectuer sur des infrastructures existantes. Le projet qu'ils proposent envisage un abaissement de 31 à 71% de notre production de carbone sur les 20 prochaines années.

Modifier la ville future

Le scénario exposé se base sur la modernisation des bâtiments existant sans totalement bouleverser le mode de vie des habitants d'une ville. Les auteurs présentent des mesures dites raisonnables en prenant l'exemple de Toronto d'ici 2031. Il s'agit principalement de s'appuyer sur l'énergie solaire et d'exploiter les pertes de chaleur afin de les réutiliser en circuit fermé. La rénovation d'une bâtisse permettrait en effet de réduire les dépenses énergétiques de 20 à 30%. L'utilisation d'une toiture végétale afin de supplanter aux systèmes de climatisation, en été, permettrait d'abaisser la production de Co2 de 25%. Concernant les transports, le développement des moteurs électriques par rapport à leurs homologues à explosion permettrait par ailleurs de baisser de 20% la dépenses énergétique, même s'il ne s'agit toutefois pas de passer au tout électrique. Enfin, les chercheurs émettent le conseil d'augmenter le prix des parkings dans les agglomérations afin de dissuader les automobilistes d'utiliser leur véhicule.

Un scénario agressif

Un second plan envisagé par les chercheurs réduirait l'émission des gaz à effet de serre de 71%. Tandis que les solutions du scénario précédent sont envisagées de manière partielle, il s'agirait ici d'une rénovation complète du mode de vie des habitants. La modernisation de tous les bâtiments construits avant 2012 inclurait l'utilisation d'ampoules basse consommation, afin de réduire de 81% les dépenses énergétiques chez les particuliers et de 61% dans les bâtiments à usage commercial, mais aussi l'utilisation plus intensive des toitures vertes et des systèmes de chauffage et de refroidissement liés à l'énergie solaire. L'augmentation du nombre de métros légers, des transports en commun positionnés entre le tramway et le métro traditionnel, et le passage de tous les véhicules aux moteurs électriques seraient une autre constituante importante de ce scénario. Néanmoins de tels changements sont drastiques et, s'ils sont théoriquement réalisables, ils permettent de mettre en lumière les modifications auxquelles il nous faudrait consentir, sans considérer la volonté et l'important budget qui peuvent manquer aux municipalités.

mercredi 20 février 2013

L'innovation technologique, frein pour l'équité sociale?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-technologique-frein-equite-sociale

Par Pauline Trassard 19 février 2013
 
 
équité
Le rythme accéléré de l'innovation technologique, accompagné de l'émergence du Big Data, aurait de larges conséquences économiques et sociales sur l'économie mondiale.
L'explosion actuelle de l’innovation technologique est en train d'inventer un tout nouveau type d'économie : en effet, les nouvelles technologies sont clairement le moteur de la croissance économique et d’une productivité plus grande. Cependant, la répartition de ces avantages est biaisée de façon inquiétante. Dans son rapport, David Bollier, (auteur et consultant en économie, politque et culture) répond à la préoccupation croissante concernant le déplacement technologique des emplois, la stagnation des revenus de la classe moyenne, et les disparités de richesse. Il examine également les innovations de pointe dans l’écosystème de données personnelles, qui pourraient débloquer une vague d'émancipation économique individuelle.

Déséquilibre entre rythme de l’innovation et capacité d’adaptation

Paradoxalement, l'un des obstacles les plus puissants de l'innovation est l'accélération du rythme de l'innovation elle-même. Une question clé ici n'est pas seulement le déplacement des emplois de la classe moyenne, mais la rapidité avec laquelle ils se sont déplacés et donc l'incapacité de la société et de l'économie à s'adapter. La révolution industrielle a connu une transformation semblable, les anciens emplois ayant été détruits pour en créer de nouveaux, mais cette transformation s'est produite sur une plusieurs générations. Actuellement, institutions et pratiques sociales ne peuvent pas suivre le rythme des vagues incessantes des nouvelles technologies. Car en effet, aujourd'hui, nos compétences deviennent obsolètes en cinq ans alors que des changements perturbateurs se produisent dix fois ou plus au cours d'une seule génération. C’est donc dans ce grave déséquilibre que réside le problème. Notre société n'est pas prête pour ce genre de rythme du changement hyper-accéléré car elle ne possède ni les politiques ni les organisations sociales pouvant y faire face.

La « courbe en cloche » remplacée par une courbe croissante

La distribution de la richesse et des revenus ne ressemble plus à une «courbe en cloche» familière dans laquelle la plus grande partie des richesses revient à une large classe moyenne. Au lieu de cela, l'économie actuelle semble produire une courbe ascendante de distribution, parfois connue sous le nom d’économie de « winner-take-all » (ou économie Star System, dans lequel le gagnant prend tout). Dans cette nouvelle économie technologiquement accélérée, la richesse se concentre de plus en plus dans les mains de quelques-uns plutôt que de se répandre à travers l'ensemble de la population. Si cette nouvelle courbe de distribution devient la nouvelle norme économique, il pourrait en résulter une plus grande polarisation de la société. Pour David Bollier, un des développements les plus importants affectant l'innovation est l’arrivée massive des grandes bases de données de renseignements personnels. D’après lui, le « Big Data » est en train de devenir un élément beaucoup plus central de la nouvelle économie.

mardi 19 février 2013

L'innovation technologique, frein pour l'équité sociale?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-technologique-frein-equite-sociale

Par Pauline Trassard 19 février 2013 
équité
Le rythme accéléré de l'innovation technologique, accompagné de l'émergence du Big Data, aurait de larges conséquences économiques et sociales sur l'économie mondiale.
L'explosion actuelle de l’innovation technologique est en train d'inventer un tout nouveau type d'économie : en effet, les nouvelles technologies sont clairement le moteur de la croissance économique et d’une productivité plus grande. Cependant, la répartition de ces avantages est biaisée de façon inquiétante. Dans son rapport, David Bollier, (auteur et consultant en économie, politque et culture) répond à la préoccupation croissante concernant le déplacement technologique des emplois, la stagnation des revenus de la classe moyenne, et les disparités de richesse. Il examine également les innovations de pointe dans l’écosystème de données personnelles, qui pourraient débloquer une vague d'émancipation économique individuelle.

Déséquilibre entre rythme de l’innovation et capacité d’adaptation

Paradoxalement, l'un des obstacles les plus puissants de l'innovation est l'accélération du rythme de l'innovation elle-même. Une question clé ici n'est pas seulement le déplacement des emplois de la classe moyenne, mais la rapidité avec laquelle ils se sont déplacés et donc l'incapacité de la société et de l'économie à s'adapter. La révolution industrielle a connu une transformation semblable, les anciens emplois ayant été détruits pour en créer de nouveaux, mais cette transformation s'est produite sur une plusieurs générations. Actuellement, institutions et pratiques sociales ne peuvent pas suivre le rythme des vagues incessantes des nouvelles technologies. Car en effet, aujourd'hui, nos compétences deviennent obsolètes en cinq ans alors que des changements perturbateurs se produisent dix fois ou plus au cours d'une seule génération. C’est donc dans ce grave déséquilibre que réside le problème. Notre société n'est pas prête pour ce genre de rythme du changement hyper-accéléré car elle ne possède ni les politiques ni les organisations sociales pouvant y faire face.

La « courbe en cloche » remplacée par une courbe croissante

La distribution de la richesse et des revenus ne ressemble plus à une «courbe en cloche» familière dans laquelle la plus grande partie des richesses revient à une large classe moyenne. Au lieu de cela, l'économie actuelle semble produire une courbe ascendante de distribution, parfois connue sous le nom d’économie de « winner-take-all » (ou économie Star System, dans lequel le gagnant prend tout). Dans cette nouvelle économie technologiquement accélérée, la richesse se concentre de plus en plus dans les mains de quelques-uns plutôt que de se répandre à travers l'ensemble de la population. Si cette nouvelle courbe de distribution devient la nouvelle norme économique, il pourrait en résulter une plus grande polarisation de la société. Pour David Bollier, un des développements les plus importants affectant l'innovation est l’arrivée massive des grandes bases de données de renseignements personnels. D’après lui, le « Big Data » est en train de devenir un élément beaucoup plus central de la nouvelle économie.

jeudi 14 février 2013

[Netexplo] Le tatouage devient incontournable dans le suivi médical !

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/netexplo-tatouage-devient-incontournable-suivi-medical

Par L'Atelier - Paris 13 février 2013 Tatouage
Le tatouage électronique, suivant la tendance de l’épuration des appareils médicaux, permettrait de remplacer les électrodes traditionnellement utilisées pour récolter les données biologiques.
A l'instar de l'université de Toronto, il y a quelques mois, le tatouage électronique à usage médical proposé par le professeur Nanshu-Lu de l’Université Américaine d’Austin (Texas) pourrait aller plus loin que la simple analyse du PH de la peau des sportifs. En effet, ce tatouage, dont l'équipe fondatrice est l'une des lauréates du forum 2013 Netexplo, se présente sous la forme d'un patch à la fois flexible et étirable, et permettrait aux médecins et à leurs patients de renoncer aux électrodes traditionnelles et intrusives jusqu’à présent utilisées. Ce nouvel outil de surveillance médicale, également indolore pour le patient (l’épiderme le tolérant facilement), permet de mesurer l'activité cardiaque, cérébrale ou musculaire d'un patient, sans lui retirer sa liberté de mouvement.

Une méthode de surveillance qui rassure les patients

Jusqu'à présent ce tatouage permet déjà de relever les données biologiques des patients qu'il renvoie ensuite vers un ordinateur. Et dans le cas de malades chroniques, il permet d’évaluer le diagnostique à distance et de surveiller l’évolution de sa maladie de manière continue, offrant ainsi un côté rassurant pour le patient. De plus, sa discrétion fait que le patient peut vivre normalement sa vie et n’a plu lu sentiment d’apparaître comme « malade » dans le regard des autres, ce qui peut lui donner la force de combattre la maladie. Encore en phase de test, il devrait être très prochainement utilisé dans de nombreuses applications médicales, à savoir la chirurgie ou les études sur l’activité du cerveau. Nashu Lu cherche aussi à développer un tatouage capable d’enregistrer les informations et d’y répondre de manière appropriée.

L’avenir du tatouage électronique

Par exemple en délivrant un flux d’électricité dans le cœur lorsqu’une crise cardiaque est détectée ou même en délivrant le médicament approprié en temps réel quand une anomalie liée à une maladie en particulier fait son apparition. De plus, il pourrait être également utilisé dans le secteur du jeu vidéo. Ainsi, l’application d’un tatouage sur la gorge d’un utilisateur de jeux vidéo permettrait de détecter les commandes vocales en distinguant les mots tels que « gauche » ou « droite » et donc contrôler un appareil électronique à distance. On peut cependant se demander si cet instrument médical de surveillance en temps réel n’est pas une entrave à la vie privée car si ces capteurs parviennent à terme à mesurer nos humeurs et motivations, bon nombre de marketeurs seront intéressés par l’utilisation de ces données.

lundi 11 février 2013

La m-santé offre des perspectives contre les troubles psychologiques

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/sante-offre-perspectives-contre-troubles-psychologiques
 
Par L'Atelier - Paris 11 février 2013 Application
Bien que plus compliqués à traiter, certains troubles mentaux se soigneraient maintenant aussi bien en face-à-face que par l'intermédiaire d'applications mobiles.
Les applications permettant de soigner les troubles mentaux, aussi fiables que les consultations? C'est ce que semble affirmer Josef Bless, chercheur en psychologie à l'université de Bergen (Norvège). Celui-ci a, en effet, étudié les données issues d'iDichotic, une application mobile qu'il a créée et qui simule un test d’écoute dichotique – utilisée dans le cadre d’études sur l’attention et le langage d’un individu. Et lorsqu'il compare les 167 premiers résultats de son application à ceux de 76 individus traités pour les mêmes troubles dans des laboratoires en Norvège et en Australie, la fiabilité de ceux-ci semblent en tous points comparables. Il ajoute que «l'application permet de recueillir facilement de grandes quantités de données et à peu de frais.». C’est pourquoi il pense que l’on va de plus en plus assister à l’apparition de tests psychologiques sur smartphone.

Test à domicile

Grâce à cette application, les patients n’ont donc plus l’obligation de se déplacer jusqu’aux laboratoires pour réaliser leurs tests de psychologie. Les tests peuvent être réalisés directement à domicile par les patients via l’application. En effet, une fois l’application téléchargée, il suffit de trois minutes pour réaliser le test d’écoute. Ce test permet de déterminer quel côté du cerveau est le plus actif dans le traitement du langage. La plupart des gens utilisent principalement le côté gauche du cerveau, mais pour une minorité (dont de nombreux gauchers), le côté droit du cerveau est davantage impliqué dans le traitement du langage. Ce test mesure également le niveau d’attention lorsque la tâche demandée est de se concentrer sur une seule des deux oreilles à la fois.

Le smartphone, un nouvel outil de test et de traitement psychologiques

Les smartphones offrent donc à présent une multitude de possibilités pour la recherche en psychologie. Une version spéciale de iDichotic a été développée pour les patients atteints de schizophrénie, et souffrant en particulier d’hallucinations auditives. L’application iDichotic, grâce à des entraînements, les aide à améliorer leur concentration et à, petit à petit, être plus en mesure de lutter contre ces voix. Tests et traitements sont ainsi réalisables à distance, via un smartphone. «Cela signifie que les smartphones peuvent être utilisés comme un outil pour des tests psychologiques, ce qui représente l'ouverture d'une multitude de nouvelles possibilités passionnantes», explique Bless.

Quand les nanotechnologies améliorent la couleur des écrans

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/nanotechnologies-ameliorent-couleur-ecrans?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

Par L'Atelier - Paris 08 février 2013 iridescence
Inspirée par les couleurs naturelles des ailes du papillon ou de la queue du paon, l'université de Michigan a mis au point un système de filtre de la lumière à l'échelle nanométrique. Le but est de reproduire ces couleurs sur les écrans des liseuses.

Grâce aux nanotechnologies, le chercheur Jay Guo, professeur en génie électrique et informatique, et son équipe de scientifiques de l'université du Michigan sont parvenus à mettre au point une techniquecapable de "bloquer" la couleur structurelle permettant ainsi d'améliorer les couleurs de nos écrans. En fait, ils ont cherché à reproduire l'iridescence que l'on retrouve sur la queue du paon par exemple, et qui correspond à l'impression que l'on a d'une surface qui change de couleur selon l'angle pris ou l'éclairage. Selon eux, "imiter" le mécanisme d'affichage et de filtrage de la couleur de la nature était jusqu'à présent très compliqué, parce qu'elles correspondent à des textures plus qu'à des combinaisons chimiques. Pour parvenir à répliquer ce procédé, les scientifiques ont du coup créé leurs propres filtres et mis au point une technique pouvant servir en particulier à améliorer l'image des liseuses électroniques, pour un meilleur confort de lecture, ainsi que tous types d'écran qui ne nécessitent pas leur propre lumière pour être lisibles.
Une nano science
La couleur étant la perception subjective qu'a un individu d'une ou plusieurs longueurs d'ondes lumineuses, les scientifiques se sont penchés sur ce constat et ont cherché à modifier certaines de ces longueurs d'ondes. Il fallait prendre en compte que chaque couleur possédait une longueur d'onde différente, et ce à une échelle extrêmement petite. A l'échelle nanométrique, la lumière se retrouve en effet piégée dans des rainures métalliques et reste pour ainsi dire "vraie" quel que soit l'angle de l'observateur. Comme l'explique Jay Guo, "la lumière est canalisée dans une nanocavité, dont la largeur est beaucoup plus petite que la longueur d'onde de la couleur. Et c'est comme ça que nous pouvons obtenir des couleurs avec une résolution au-delà de la limite de diffraction. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la lumière de longueur d'onde plus longue est piégée dans des rainures plus étroites". Il a donc fallu jouer avec les différentes longueurs d'ondes, mais également les rainures propres à chaque couleur afin de les rapprocher ou non selon que l'on veut obtenir une couleur plus intense.
Des améliorations à venir
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la lumière de longueur d'onde plus longue est piégée dans des rainures plus étroites". Il a donc fallu jouer avec les différentes longueurs d'ondes, mais également les rainures propres à chaque couleur afin de les rapprocher ou non selon que l'on veut obtenir une couleur plus intense. Grâce à ces techniques, les écrans peuvent être mis en plein soleil et continuent à être lisibles. De plus, le travail qu'ils ont mené a également permis de créer de nouveaux pixels ouvrant la possibilité de créer des super-pixels utiles notamment dans la création des couleurs de la carte d'identité par exemple qui, si elles sont issues de cette technique, seraient très difficiles à reproduire, ce qui serait un problème de taille pour les contrefacteurs. Toutefois, certains points dont notamment celui des angles d'incidence qui diffèrent en fonction de la lumière, restent à améliorer. Et ce nouveau dispositif ne peut, à l'heure actuelle, s'appliquer qu'aux images statiques. Les chercheurs espèrent développer une version image animée dans un avenir proche.

jeudi 7 février 2013

Le bâtiment intelligent comprend son environnement et ceux qui le pleupent

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/batiment-intelligent-comprend-environnement-pleupent
 
Par L'Atelier - Paris 07 février 2013 smart house
Pour faciliter la mise au point de bâtiments moins énergivores, une solution est de développer des infrastructures capables de s'adapter à l'environnement extérieur et aux desiderata des occupants.
Rendre les infrastructures capables de prendre des décisions quant à l'éclairage ou encore la température ? Ce, en prenant en compte plusieurs données comme l'environnement extérieur (luminosité, température...) et l'environnement intérieur ? Des chercheurs suédois du Royal Institute of Technology et de l'université de Kalskrona se sont posé la question et ont mis au point un programme multi-agents capable de s'adapter et de "raisonner" face à des situations où l'incertitude subsiste. C'est-à-dire que le dispositif est capable de prendre en temps réel des décisions rationnelles même sous la contrainte d'événements imprévus. Selon les scientifiques, leur système permettrait de réduire la dépense énergétique d'un édifice jusqu'à 40%, mais aussi d'améliorer le confort de ses occupants. En fait, le système consiste en un système multi-agents, qui capte les données en provenance de capteurs de luminosité et de température installés dans toutes les pièces et en extérieur.

Une amélioration aux dispositifs intelligents

Les desiderata des usagers (souhait d'une certaine température, d'une certaine luminosité, etc.) sont communiqués au dispositif via des badges intelligents. Cela lui permet par exemple d'adapter l'intensité de la lumière d'une pièce en fonction de l'heure du jour, du nombre de personnes, et de leurs préférences. Le tout, de façon automatique. Le système est enfin apte à se réadapter en temps réel. En effet si un individu est absent d'une pièce, le système identifie ce fait grâce au nombre de badges et recalcule en fonction des personnes restantes. Cela demande néanmoins de posséder des valeurs précises et, pour ces logiciels, il n'est pas encore possible de prendre des décisions à la volée. Le système repose sur la présence d'un programme tiers appelé décideur.

Une économie de poids

Chaque système confronté à un dilemme (l'absence d'une personne) soumet ses données au programme central qui rend la meilleure des décisions en fonction de modèles pré-établis, des arbres de décision ou des diagrammes d'influences. La présence du "décideur" se justifie par un gain de temps de calcul considérable. Les 10.000 essais menés par les chercheurs montrent un temps de réponse de l'ordre du millième de seconde, une rapidité qui serait impossible pour un agent doté d'un module afin de prendre les décisions lui-même. Selon les chercheurs, il faudrait alors ajouter à chaque membre du logiciel multi-agent un tel programme, entraînant un poids plus important dans le système informatique du bâtiment intelligent. A noter qu'évidemment, même si la solution est automatisée pour les décisions courantes, elle prend en compte et priorise toute intervention humaine.

mercredi 6 février 2013

La collaboration, une solution aux entraves à l'innovation !

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/collaboration-une-solution-aux-entraves-innovation
 
Par L'Atelier - Paris 06 février 2013 Innovation
La créativité, le développement et la nouveauté restent au cœur des préoccupations des entreprises en 2012. Néanmoins, certaines barrières se renforcent et brident les politiques d'innovation.

91% des entreprises considèrent toujours l'innovation comme l'une de leurs priorités stratégiques, selon le GE Global Innovation Barometer. L'étude, conduite par StrategyOne auprès de 3000 salariés, a examiné quels facteurs étaient à même d'encourager ou au contraire de dissuader l'innovation sur les marchés, et ce à travers 25 pays différents. Et l'on retrouve au centre des inquiétudes, tous pays confondus, la collaboration. En effet, les salariés sont nombreux à estimer que celle-ci manque cruellement aussi bien du point de vue des organisations gouvernementales que des universités et des partenaires de leur entreprise, alors qu'elle pourrait être la solution au développement de l'innovation.

Quelles sont les entraves à l'innovation ?

Ainsi, si le manque de confiance envers les états baisse par rapport à l'année, il reste toutefois assez conséquent avec 40% des répondants (contre 43% en 2011) qui pensent que les gouvernements ne sont pas assez organisés pour promouvoir l'innovation dans leur pays. De plus, 50% pensent que les gouvernements devraient encourager davantage une culture entrepreneurial. Même constat du point de vue du système éducatif. Les salariés interrogés s'accordent sur le fait que leur pays ne permet pas de préparer les innovateurs de demain (61% en 2011 contre 55% en 2012). Cette tendance se remarque nettement en Corée du Sud où cette confiance a diminué de plus de 50%, mais aussi en Chine, au Canada ou en Israël. Autre entrave à l'innovation, la difficulté de recruter des talents étrangers (souvent lié à l'obtention d'un visa) qui impacte négativement pour 41% la capacité à innover des entreprises.

De nouvelles idées pour évoluer

Et si l'innovation peine dans leur pays, 87% des salariés pensent que la collaboration, cette fois par le biais d'un partenariat avec d'autres entreprises, est la solution. Les marchés du Mexique, de la Russie et des Emirats Arabes Unis se montrent les plus ouverts de ce point de vue là. D'ailleurs, l'accès à de nouvelles technologies et à de nouveaux marchés demeure l'une des raisons principales de cette collaboration, selon 79% des répondants. Toutefois des barrières persistent : le manque de protection des IP selon 64% des cadres interrogés ou le manque de confiance dans la compagnie partenaire pour 47%. Enfin, le Big Data apparaît comme une autre solution, avec 53% des répondants estimant que la clé du succès est dans l'extraction de données, et 63% dans l'utilisation de celles-ci par l'entreprise.

mardi 5 février 2013

Quand les mobiles se transforment en réseau de capteurs

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mobiles-se-transforment-reseau-de-capteurs

Par L'Atelier - Paris 05 février 2013 mobile
En combinant une application pour Android et une plate-forme de récolte de données, des chercheurs australiens tirent profit des capacités sensorielles de nos téléphones.
Quel meilleur outil pour réellement lancer l'Internet des objets que le téléphone portable ? Il est déjà équipé d’une multitude de capteurs (Gps, accéléromètre, boussole, capteur de luminosité…) et, par définition, il est déjà déployé en réseau. Sans compter qu’aujourd’hui le moindre smartphone est doté d’un processeur qui ferait pâlir d’envie les ordinateurs de la décennie passée. Mais comment exploiter les données récoltées par les quelques 7 milliards de téléphones en circulation ? C’est sur cette question que s’est penché un groupe de chercheurs de l'école de recherche en sciences informatiques de l’université nationale australienne et du CSIRO ICT Centre.

Des téléphones déjà équipés de nombreux capteurs

Pour le bien de leur recherche, ils ont pris l’exemple d’un téléphone de type Samsung Galaxy S, fonctionnant sous Android. Ces téléphones intègrent déjà une multitude de capteurs. "Le défi qu’il nous faut relever, c’est d’accéder à ces capteurs pour récupérer les données brutes qu’ils récoltent", écrivent les chercheurs. Pour ce faire, ils ont eu recours à Global Sensor Network (GSN), une plate-forme logicielle justement conçue pour relier et exploiter des données issues de capteurs variés. En ajoutant quelques lignes de codes (en Java), il devient possible de convertir n’importe quelles données dans un langage compréhensible par le GSN. Cela veut dire qu’il faut partiellement reprogrammer la plateforme pour chaque nouveau capteur que l’on souhaite intégrer.

Chaque utilisateur choisit les capteurs qu’il met à disposition du service

L’objectif étant de développer des applications concrètes (par exemple un fermier qui voudrait combiner les données de téléphones à proximité de son champs pour connaître l’état de ses cultures*), les chercheurs ont cherché un moyen de ne pas intégrer GSN (très lourd) à chaque téléphone relais. Il est toutefois nécessaire d’installer une application sur chaque téléphone potentiellement utilisé. Chaque mobinaute peut ensuite choisir les capteurs qu’il autorise le service à utiliser. Le téléphone et la plateforme GSN sont ensuite reliés à l’adresse IP de cette dernière. La communication de données entre les deux se fait ensuite via Wifi ou 3G. Un tel système permet donc de tirer profit de réseaux de capteurs déjà existants : les téléphones portables. A noter que lors de travaux antérieurs, ce même groupe de chercheurs s’était intéressé à la façon dont on pouvait exploiter ce type de données très diverses pour répondre à des problématiques concrètes.
*cet exemple a déjà été développé par les chercheurs lors d'une précédente étude)

vendredi 1 février 2013

L'entreprise s'apprête à entrer dans une ère post-digitale

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-apprete-entrer-une-ere-post-digitale

Par L'Atelier - San Francisco 31 janvier 2013 business man holding a laptop and tablet with interfaces of the future
Lorsqu'une nouvelle technologie est parfaitement intégrée à la société, et adoptée par les entreprises, elle constitue une nouvelle norme. Il se peut que nous passions bientôt de l'ère digitale, à une ère post-digitale.
Si les 20 dernières années ont été définies par l’émergence et le développement du web et du numérique, Deloitte considère que nous entrerons bientôt dans une ère « post-digitale, » dans laquelle l’entreprise aura complètement intégré et absorbé les NTIC, qui constitueront non seulement ses fondements, mais également son ADN. Et ce de la même façon qu’après l’industrialisme est venu le post-industrialisme. Le rapport, intitulé « Elements of Postdigital », identifie 10 tendances technologiques qui devraient profondément changer l’entreprise, ces tendances étant sous-tendues par cinq forces imbriquées : « les statistiques, le mobile, le social, le Cloud et le cyber ». Ces forces sont toujours en phase de développement, d'assemblage, mais devraient arriver à maturité et converger dans l'entreprise post-digitale.
Du « mobile d’abord » au « tout mobile »
Deloitte distingue deux catégories de tendances, révolutionnaires ou de consolidation, selon leur potentiel d'influence sur l’entreprise. « Les révolutionnaires » sont des opportunités qui, si elles sont saisies, peuvent exercer un impact positif à long terme sur « les capacités informatiques, les opérations et, parfois, même sur les modèles d'entreprise. » Le mobile appartient à cette catégorie. Jusqu’à présent, les entreprises ont compris le potentiel de la mobilité, et commencent décidément à penser « mobile d’abord. » Néanmoins, Deloitte encourage les entreprises à penser « tout mobile. » La tendance devrait se poursuivre bien au-delà des smartphones et des tablettes, et intégrer des interfaces sonores, gestuelles ou géo-localisées. Deloitte signale également un changement majeur dans le design qui, au lieu de s’appliquer à différentes activités en silo (marketing, UX, produit), devrait s’imposer comme "philosophie" ou « mode de penser » dans l’entreprise.
Les données et la ludification continuent d’évoluer
A côté des tendances révolutionnaires, ce que Deloitte appelle les tendances de consolidation doivent être comprises comme l’évolution de tendances existantes, déjà bien développées. Autrement dit, il s’agit de secteurs qui ont déjà fait l'objet d'investissements mais qui « évoluent du fait de nouveaux développements et opportunités. » C'est le cas de Big Data et de la ludifcation. Deloitte considère en effet que les entreprises gagneront à combiner intelligence des machines avec celle des humains, pour repérer de nouveaux motifs et des nouvelles problématique, qu'elles ne pourraient pas détecter sans cela . Concernant la ludification, si les mécaniques de jeu ont déjà été adoptées sur le lieu de travail, Deloitte considère que la tendance a le potentiel de modifier les relations entre clients, consommateur et distributeur, et peut véritablement permettre aux entreprises et aux employés d'augmenter leur performance.

lundi 28 janvier 2013

L'innovation en entreprise : une priorité pour la génération Y

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-entreprise-une-priorite-generation-y

Par L'Atelier - Paris 28 janvier 2013 génération Y
Portés par leur connaissance des nouvelles technologies, les jeunes salariés donnent une place primordiale à l'innovation au sein de l'entreprise.
78% des individus de la génération Y estiment que l'innovation est un élément essentiel à la croissance de l'entreprise. Issus d'un rapport du cabinet de conseil Deloitte, ces chiffres démontrent clairement leur intérêt et leur motivation pour celle-ci. Ainsi, 33% des personnes interrogées considèrent que l'innovation fait partie des trois objectifs principaux que doivent poursuivre les entreprises, et ce au même titre que la recherche de profits. C'est même une priorité pour la génération Y venant d'Inde, à hauteur de 42%, et venant de Chine  pour 46%. Et c'est également la raison pour laquelle 60% des sondés, dont 81% en Inde, 74% en Afrique du Sud, 73% au Brésil et aux États-Unis, travaillent au sein d'une entreprise qu'ils estiment innovante.

Des entreprises innovantes qui poussent à l'être

Plus précisément, 52% d'entre eux expliquent que l'innovation octroie à leur entreprise un avantage compétitif (75% en Inde, 65% au Brésil, aux États-Unis et en Afrique du Sud).  Ils sont par ailleurs 61% à avoir l'impression qu'au vu de leur manière d'opérer, leur entreprise place l'innovation au centre de sa stratégie (79% en Inde, 73% au Brésil et 72% en Afrique du Sud). Les individus de la génération Y estiment également que leur environnement de travail les poussent à être innovants (52%), ils se décrivent comme innovants pour 62% ou pensent que leurs connaissances les décriraient ainsi pour près de 56%. Et cceux qui se considéreraient comme les plus innovants seraient les Indiens pour 81%, les Thaïlandais pour 79% et les Sud-Africains pour 78%. Suivis de près par les Brésiliens (77%), les Américains et les Chinois (chacun à une hauteur de 73%).

De la créativité face à de nombreuses barrières

De manière plus humble cette fois, 58% des sondés estiment au moins contribuer à l'innovation de leur entreprise. Et s'ils sont innovants, c'est en raison de leur créativité pour 48%. D'ailleurs, la créativité est selon eux l'atout principal dont devront faire preuve les innovateurs dans le futur pour 62%. Reste qu'un certain nombre de barrières s'élèvent toujours afin que l'innovation émerge correctement dans leur entreprise. La première  barrière est d'ordre financière avec 22% estimant que le manque d'investissements est un frein réel. La seconde est quant à elle une mauvaise culture interne ex-æquo avec un mauvais management. Enfin, 87% des sondés estiment que le succès d'une entreprise ne se mesure pas uniquement à ses performances financières et 50% suggèrent que celles-ci soient évaluées en fonction de leur capacité à innover.

samedi 26 janvier 2013

Sondage Atelier/Ifop : Les Français restent fidèles au magasin physique

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/sondage-atelierifop-francais-restent-fideles-magasin-physique

Par L'Atelier - Paris 24 janvier 2013 family going shopping
Près de la moitié des Hexagonaux achètent en boutique, et une minorité se montre disposée à changer. Mais des évolutions sont attendues. La clé pour se démarquer ? Innover.
49% des Français avouent effectuer leurs achats du quotidien uniquement en magasin et seuls 10% d'entre eux se disent près à changer cette habitude. Ces résultats, issus d'une étude réalisée conjointement par L'Atelier et l'institut de sondage IFOP à l'occasion du Théma sur "L'avenir du magasin : la fin du magasin ?", s'avèrent plus que positifs d'un point de vue marketing pour les enseignes traditionnelles physiques. En effet, ceux-ci indiquent que ces magasins se positionnent toujours comme un point central du commerce et peuvent encore attirer de nouvelles clientèles. Une tendance, par ailleurs confirmée récemment par Bonial dans un sondage du même type. Mais pour garder ce cap, un seul mot d'ordre : l'innovation et ce, de manière omnicanale.

Un équilibre en physique et en ligne

Car en effet 15% des Français se rendent tout spécialement dans des enseignes physiques quand celles-ci proposent des services innovants (comme l'utilisation d'Ipad, de bornes connectées...). D'ailleurs, 80% d'entre eux expliquent que la présence de ces innovations les incitent à fréquenter une enseigne plutôt qu'une autre. Et s'ils ne se rendent pas directement sur place, ils sont 31% à aller sur le site de la marque pour ses innovations (drive, réservation...), dont 10% affirment le faire fréquemment. Une personne sur deux admet d'ailleurs opter plus facilement pour une enseigne qui innove sur son site. Et si ces deux types d'achats sont en faveur des magasins traditionnels plutôt que des pure-players, la différenciation des stratégies de vente (promotions, livraison...) d'un canal à un autre est attendue par les consommateurs à hauteur de 80%.

Facilitation de l'expérience d'achat et mobile

Alors pourquoi cet engouement pour les innovations tous canaux confondus ? Selon le sondage, 65% des Français estimeraient que celles-ci ont facilité leur parcours d'achat. Quant à l'usage des innovations au sein du magasin, 50% d'entre eux espéreraient un meilleur d'accès aux informations produits (prix, origine...) et 32% estimeraient que cela leur permet d'en découvrir de nouveaux. Ceux-ci espèrent également que ces innovations amélioreront la relation personnalisée avec l'enseigne (29%), simplifieront le paiement (27%) et leur permettront une bonne gestion de leur compte client (23%). Enfin, concernant l'accès au sites des enseignes via mobile, seuls 13% des individus interrogés affirment avoir effectué un achat par ce biais et uniquement 17% se sentent incités à consommer.

mardi 22 janvier 2013

Aux robots, il faut maintenant comprendre les interactions humaines

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/aux-robots-faut-comprendre-interactions-humaines?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
 
Par L'Atelier - Paris 21 janvier 2013 robot shaking hands with human
Pour qu'ils soient plus performants, il ne manque plus aux robots intelligents que de percevoir les subtilités des interactions sociales entre humains
Pour qu'un robot puisse un jour trouver sa place dans un environnement humain, il est nécessaire qu'il comprenne ce qui l'entoure. Or, jusqu'à présent les recherches se sont généralement concentrées sur l'aspect physique de cette compréhension. Comme c'est, par exemple, le cas dans la différenciation des objets. Un groupe de chercheurs de la Carnegie Mellon University et de Texas Instruments ont choisi, quand à eux, de se pencher sur la manière de faire prendre en compte à ces robots les différents aspects d'une interaction humaine. Pour cela, ils ont décidé d'analyser les convergences de regards, qui selon eux paraissaient moins subjectives que le fait de ne s'appuyer que sur le regard d'une personne, entre les personnes d'un même groupe au cours d'une situation de sociabilisation.

Les interactions sociales et leurs convergences visuelles

Et pour cela, ils ont tout simplement placé une caméra sur le crâne des sujets et calculé en fonction des yeux et de la disposition de la caméra l'angle du regard. Ils ont ensuite enregistré les images de mise en situation des groupes d'individus sujets. Ainsi, ceux-ci ont été confrontés à trois contextes différents. Le premier prenait la forme d'une réunion de 11 individus divisés en deux groupes. Des convergences ont pu être détectées par deux fois : lors de discussions de groupes et lorsqu'un animateur s'adressait à ceux-ci. Ensuite, les sujets tests ont été mis en condition d'un visionnage de performance musicale, où deux groupes d'individus chantaient alternativement la même chanson. Encore une fois, les chercheurs ont pu constater deux types de convergences : une fois avec le premier groupe d'individus, puis avec le second.

Des robots qui pourront collaborer et plus encore

Enfin, ils ont analysé une partie de tennis de table et de billard, où deux groupes d'individus jouaient et un groupe discutait en jetant un œil sur les parties. Le nombre de convergences étaient cette fois considérablement accrues du fait de l'engouement pour la partie. Ces données devraient donc permettre aux chercheurs de mettre en place un algorithme permettant aux robots intelligents de savoir comment réagir comme le ferait un humain à de telles situations. Mais plus encore, ceux-ci pourront ainsi avoir la capacité d'effectuer un travail collaboratif. Mais cette recherche devrait avoir également d'autres objectifs plus nobles. En effet, les chercheurs estiment qu'elle pourrait aider à comprendre la logique des comportements humains, mais également aider le domaine de la médecine, en ce qui concerne les troubles du comportement, comme c'est le cas de l'autisme.

lundi 21 janvier 2013

2012, année faste pour les investissements dans la santé digitale

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Par L'Atelier - Paris 18 janvier 2013 investments on health technologies
Aux US, le nombre de transactions financières dans le secteur a enregistré une forte augmentation l'an passé. Les jeunes entreprises déjà conséquentes mais aussi les startup sont concernées.
Si les services d'e-santé aux Etats-Unis ne sont pas adoptés par les médecins et les patients à la vitesse escomptée, cela est loin de freiner les investissements en ce sens : selon l'incubateur Rock Health dans une étude, entre 2011 et 2012, le montant global investi sur ces services aurait enregistré une hausse de plus de 46%, passant ainsi de 968 millions de dollars à 1413 millions de dollars. En seulement 1 an, le nombre de transactions financières aurait augmenté de plus de 56 %. Et pour cause, l'année dernière, 134 des entreprises de santé numérique les plus importantes ont reçu plus de 2 millions de dollars de financements. D'ailleurs, plus de la moitié des transactions étaient évaluées à 5 millions de dollars ou plus.

Les grands groupes, mais aussi les start-up

Et parmi les plus remarquables, on retrouve Castlight, une application permettant aux salariés de comparer les coûts et la qualité des services médicaux, qui a reçu 100 millions de dollars en 2012. Les startup n'ont, par ailleurs, pas non plus été lésées : Pingmd, une plate-forme d'échange entre parents et pédiatres, a par exemple reçu 1,3 millions de dollars de capital d'amorçage. Mais de manière plus large, 4 domaines ont été favorisés par 1/3 des investissements : l'engagement du consommateur (237 millions de dollars) l'informatisation des dossiers médicaux (108 millions de dollars), l'élaboration d'outils de Quantified-Self (150 millions de dollars) et d'outils organisationnels pour les hôpitaux (78 millions de dollars).

Les services de santé traditionnels desservis

Ces investissements représentent donc des opportunités très importantes pour le domaine médical, d'autant plus qu'ils seraient, selon le rapport, à l'origine de la création de plus de 600 emplois cette année aux États-Unis. L'étude pointe néanmoins du doigt le fait que ces importants investissements sont effectués au détriment des services de santé traditionnels. Ainsi, si l'on ajoute aux 46% d'investissements dans les technologies d'e-santé plus de 10% d'augmentation concernant les logiciels, un écart important se creuse avec ceux s'appliquant aux biotechnologies qui enregistrent une baisse de 4%. De la même manière, l'étude rappelle que les outils médicaux eux-mêmes sont touchés par cette redistribution des fonds puisque ceux-ci ont été réduit de près de 16% l'année dernière.

dimanche 13 janvier 2013

Le signal radio, plus performant que le GPS pour la localisation ?

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Par L'Atelier - Paris 11 janvier 2013 Locata transmitter
En parallèle des signaux GPS, Locata a mis au point un système de localisation s'appuyant sur des capteurs terrestres projetant des signaux radio. Mais des points restent encore à travailler.
Alors que les applications nécessitant une géolocalisation ne cessent de se multiplier, un nouveau système de localisation pourrait bien supplanter l'habituel GPS. En effet, cette technologie, créée par l'entreprise australienne LocataCorp, permet une localisation s'appuyant non pas sur des satellites en orbite mais sur des équipements placés au sol qui projettent des signaux radios. L'intérêt de ce dispositif est d'optimiser la puissance et la portée de la transmission de données du fait de la proximité des bornes, et ainsi permettre une meilleure précision aussi bien en extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments. Mais tout cela reste malgré tout très théorique.

Des résultats concluants à des tests mitigés

Car, en effet, bien qu'elle soit plébiscitée par les membres de la US Air Force pour sa précision, cette technologie est encore à l'essai. Ceux-ci ont ainsi calculé que sur ciel ouvert le dispositif était précis à 18 centimètres près contre plusieurs mètres pour un GPS lambda. Et sur le long terme, LocataCorp espère réduire un peu plus cette précision pour quelle descende à moins de 5 centimètres. Toutefois, il est nécessaire de préciser que ce test à ciel ouvert a été effectué au milieu du désert au Nouveau-Mexique, donc sans obstacles apparents. Et selon David Last, consultant auprès de l'autorité britannique chargée de la signalisation maritime, il n'est pas garanti que ce système fonctionne parfaitement dans des environnements urbains complexes.

Une association plutôt qu'une compétition

C'est pour cette raison que, dans l'avenir, LocataCorp sera probablement amené à travailler conjointement avec la technologie GPS plutôt que de la remplacer. D'ailleurs, des entreprises comme Leica Geosystems, qui crée des appareils de topographie et de géodésie, combinent déjà les deux dispositifs. Et le dirigeant de LocataCorp, Nunzio Gambale, le sait bien puisque l'entreprise est elle-même associée au Sydney Satellites Project, qui cherche à améliorer, via la technologie GPS et celle de LocataCorp, la localisation des services de polices et de secours au sein de la ville de Sydney. En tout cas, ses créateurs affirment qu'ils sont actuellement en phase d'adaptation du dispositif au mobile, et que celui-ci devrait être disponible d'ici cinq ans.

La différenciation des objets, clé de l'autonomie des robots

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/differenciation-objets-cle-de-autonomie-robots?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

 
Par L'Atelier - Paris 10 janvier 2013 autonomous robot
Si l'on veut que les robots au service des humains atteignent rapidement un certain seuil d'autonomie, les objets qui les entourent et la capacité de ceux-ci à se mouvoir ne sont pas à négliger.
Pour qu'un robot gagne en autonomie, il est nécessaire que celui-ci puisse comprendre son environnement et les objets qui s'y trouvent. Les projets en ce sens abondent, comme celui de chercheurs du MAST et du Centre Européen des logiciels informatiques, qui permettent à des robots d'effectuer une cartographie du milieu dans lequel ils évoluent, et ainsi, estimer les obstacles potentiels. Mais il est rare que ces études prennent en compte le fait que les objets eux-mêmes puissent se mouvoir en même temps que le robot (comme c'est le cas par exemple des chaises ou des portes sur un lieu de travail). Un groupe de chercheurs du département d'informatique de Stanford et de la Carnegie Mellon University a donc mis au point un algorithme permettant aux robots d'identifier les objets qui les entourent et de les classer pour mieux évaluer leur mobilité.

Cartographie, identification et hiérarchisation

Pour cela, tout comme leurs collègues du MAST, les chercheurs ont installé sur leurs robots des capteurs lasers permettant dans un premier temps de cartographier les lieux où ils se trouvent et détecter les objets représentant un obstacle possible. L'analyse de l'environnement s'effectuait alors à neuf périodes différentes durant lesquelles les chercheurs modifiaient la disposition des lieux (déplacement ou disparition d'un objet). Grâce à l'algorithme mis en place, les robots retenaient ces changements et pouvaient alors classer les objets ayant disparu ou bougé dans une catégorie, et ceux immobiles dans une autre. Ceux-ci peuvent alors analyser tous les objets similaires à ces deux catégories en fonction d'une forme qui peut leur être commune, et établir, ainsi, avec une certaine probabilité, ceux qui risquent de représenter un obstacle à différente période dans un même environnement.

Des résultats mais également des limites

Bien que les chercheurs de Stanford et de CMU affirment que cette nouvelle approche fonctionne en pratique, ils rappellent toutefois que celle-ci présente encore quelques limitations. Ainsi, l'identification des objets ne peut être effectuée au moment même où ceux-ci sont en mouvement, et seulement s'il existe un espace suffisant (plus de 5cm) entre eux. De plus, l'étude rappelle que l'algorithme ne prend pour l'instant uniquement en compte la forme de l'objet pour l'identifier et non d'autres attributs tels que la relation entre différents objets ou la structure des objets non-rigides. Une idée qui pourrait être intéressante à combiner avec la « peau artificielle » servant à tâter les objets pour les identifier mis en place il y a déjà quelque temps par l'Université de technologie de Munich.

mercredi 9 janvier 2013

Le réseau veineux des yeux, le meilleur mot de passe pour son smartphone ?

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Par L'Atelier - Paris 09 janvier 2013 eyeverify
EyeVerify propose un système qui donne accès au contenu d'un téléphone après analyse des veines situées autour des pupilles. Chaque œil proposerait ainsi une empreinte unique.
Utiliser le réseau veineux des yeux pour donner accès au contenu d'un smartphone ? Voilà le credo de l'équipe du professeur Reza Derakhshani de l'université américaine du Missouri, qui est également responsable scientifique d'EyeVerify. La société a mis au point un logiciel éponyme permettant à l'utilisateur d’un smartphone de sécuriser ses données, grâce à la reconnaissance non pas de sa pupille mais des veines autour. Le logiciel ne nécessiterait aucun accessoire hormis la caméra arrière du téléphone. Les scientifiques garantiraient la fiabilité de leur système par le caractère unique du système oculaire de chaque individu, même entre jumeaux. Ce logiciel ferait également la distinction entre une personne physique et une image, quelle que soit la luminosité ambiante.

Une utilisation simplifiée

Pour cela, il doit enregistrer la composition du groupe veineux de l’utilisateur. Il faut donc prendre des clichés des yeux de la personne (quatre prises de vue sont nécessaires). Le logiciel analyse ensuite le réseau veineux et en dresse un schéma type de reconnaissance, qui deviendra l'empreinte permettant l'accès. Pour y parvenir au mieux, le système corrige et améliore la qualité des images, pour reconnaître avec précision ces "empreintes", en fonction de paramètres tels que la couleur ou la largeur des veines. Ces empreintes servent ensuite de référence pour verrouiller ou déverrouiller l’accès à certaines données (accès général, mails, messages...), selon les paramètres souhaités et déterminés par l’utilisateur. Pour les scientifiques en charge de l’élaboration du logiciel, la fiabilité de ce système serait ainsi de 99,97%.

Quelles améliorations possibles ?

A ce jour, le logiciel considère également le vieillissement des veines, et reste capable, malgré leurs différentes évolutions dans le temps, de les reconnaître assez précisément. Cependant, les scientifiques espèrent à terme utiliser la caméra frontale de n’importe quel smartphone, qui souffre encore pour certains de problèmes de résolution, et ainsi faciliter l’usage d’EyeVerify. En collaborant également avec l’Université Purdue de l’Indiana, les responsables voudraient rendre le logiciel infaillible, pour introduire son usage dans les aéroports ou certains lieux publics.