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mardi 22 janvier 2013

Aux robots, il faut maintenant comprendre les interactions humaines

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/aux-robots-faut-comprendre-interactions-humaines?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
 
Par L'Atelier - Paris 21 janvier 2013 robot shaking hands with human
Pour qu'ils soient plus performants, il ne manque plus aux robots intelligents que de percevoir les subtilités des interactions sociales entre humains
Pour qu'un robot puisse un jour trouver sa place dans un environnement humain, il est nécessaire qu'il comprenne ce qui l'entoure. Or, jusqu'à présent les recherches se sont généralement concentrées sur l'aspect physique de cette compréhension. Comme c'est, par exemple, le cas dans la différenciation des objets. Un groupe de chercheurs de la Carnegie Mellon University et de Texas Instruments ont choisi, quand à eux, de se pencher sur la manière de faire prendre en compte à ces robots les différents aspects d'une interaction humaine. Pour cela, ils ont décidé d'analyser les convergences de regards, qui selon eux paraissaient moins subjectives que le fait de ne s'appuyer que sur le regard d'une personne, entre les personnes d'un même groupe au cours d'une situation de sociabilisation.

Les interactions sociales et leurs convergences visuelles

Et pour cela, ils ont tout simplement placé une caméra sur le crâne des sujets et calculé en fonction des yeux et de la disposition de la caméra l'angle du regard. Ils ont ensuite enregistré les images de mise en situation des groupes d'individus sujets. Ainsi, ceux-ci ont été confrontés à trois contextes différents. Le premier prenait la forme d'une réunion de 11 individus divisés en deux groupes. Des convergences ont pu être détectées par deux fois : lors de discussions de groupes et lorsqu'un animateur s'adressait à ceux-ci. Ensuite, les sujets tests ont été mis en condition d'un visionnage de performance musicale, où deux groupes d'individus chantaient alternativement la même chanson. Encore une fois, les chercheurs ont pu constater deux types de convergences : une fois avec le premier groupe d'individus, puis avec le second.

Des robots qui pourront collaborer et plus encore

Enfin, ils ont analysé une partie de tennis de table et de billard, où deux groupes d'individus jouaient et un groupe discutait en jetant un œil sur les parties. Le nombre de convergences étaient cette fois considérablement accrues du fait de l'engouement pour la partie. Ces données devraient donc permettre aux chercheurs de mettre en place un algorithme permettant aux robots intelligents de savoir comment réagir comme le ferait un humain à de telles situations. Mais plus encore, ceux-ci pourront ainsi avoir la capacité d'effectuer un travail collaboratif. Mais cette recherche devrait avoir également d'autres objectifs plus nobles. En effet, les chercheurs estiment qu'elle pourrait aider à comprendre la logique des comportements humains, mais également aider le domaine de la médecine, en ce qui concerne les troubles du comportement, comme c'est le cas de l'autisme.

dimanche 13 janvier 2013

La différenciation des objets, clé de l'autonomie des robots

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/differenciation-objets-cle-de-autonomie-robots?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

 
Par L'Atelier - Paris 10 janvier 2013 autonomous robot
Si l'on veut que les robots au service des humains atteignent rapidement un certain seuil d'autonomie, les objets qui les entourent et la capacité de ceux-ci à se mouvoir ne sont pas à négliger.
Pour qu'un robot gagne en autonomie, il est nécessaire que celui-ci puisse comprendre son environnement et les objets qui s'y trouvent. Les projets en ce sens abondent, comme celui de chercheurs du MAST et du Centre Européen des logiciels informatiques, qui permettent à des robots d'effectuer une cartographie du milieu dans lequel ils évoluent, et ainsi, estimer les obstacles potentiels. Mais il est rare que ces études prennent en compte le fait que les objets eux-mêmes puissent se mouvoir en même temps que le robot (comme c'est le cas par exemple des chaises ou des portes sur un lieu de travail). Un groupe de chercheurs du département d'informatique de Stanford et de la Carnegie Mellon University a donc mis au point un algorithme permettant aux robots d'identifier les objets qui les entourent et de les classer pour mieux évaluer leur mobilité.

Cartographie, identification et hiérarchisation

Pour cela, tout comme leurs collègues du MAST, les chercheurs ont installé sur leurs robots des capteurs lasers permettant dans un premier temps de cartographier les lieux où ils se trouvent et détecter les objets représentant un obstacle possible. L'analyse de l'environnement s'effectuait alors à neuf périodes différentes durant lesquelles les chercheurs modifiaient la disposition des lieux (déplacement ou disparition d'un objet). Grâce à l'algorithme mis en place, les robots retenaient ces changements et pouvaient alors classer les objets ayant disparu ou bougé dans une catégorie, et ceux immobiles dans une autre. Ceux-ci peuvent alors analyser tous les objets similaires à ces deux catégories en fonction d'une forme qui peut leur être commune, et établir, ainsi, avec une certaine probabilité, ceux qui risquent de représenter un obstacle à différente période dans un même environnement.

Des résultats mais également des limites

Bien que les chercheurs de Stanford et de CMU affirment que cette nouvelle approche fonctionne en pratique, ils rappellent toutefois que celle-ci présente encore quelques limitations. Ainsi, l'identification des objets ne peut être effectuée au moment même où ceux-ci sont en mouvement, et seulement s'il existe un espace suffisant (plus de 5cm) entre eux. De plus, l'étude rappelle que l'algorithme ne prend pour l'instant uniquement en compte la forme de l'objet pour l'identifier et non d'autres attributs tels que la relation entre différents objets ou la structure des objets non-rigides. Une idée qui pourrait être intéressante à combiner avec la « peau artificielle » servant à tâter les objets pour les identifier mis en place il y a déjà quelque temps par l'Université de technologie de Munich.

lundi 22 octobre 2012

Quand des code-barres acoustiques créent l'interaction

http://www.atelier.net/trends/articles/code-barres-acoustiques-creent-interaction?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
Par L'Atelier - Paris 22 octobre 2012  

code-barre acoustique
Un système combinant une série d'encoches réalisées dans du bois, du plastique ou du verre, et un microphone relié à un serveur, pourrait donner accès à des informations ou déclencher des actions simplement en passant son ongle sur les rainures.
Comment simplifier encore plus la lecture des code-barres ? En les rendant acoustiques. Des chercheurs du Human-Computer Interaction Institute et du Heinz College Center for the Future of Work Carnegie Mellon University ont ainsi mis au point un système permettant de créer des codes-barres acoustiques. Les modèles se présentent comme une succession d'encoches physiques ou rainures parallèles. Ils peuvent être gravés, en relief ou découpés sur une variété de matériaux et objets tels que le bois, le verre, le plastique ou encore la pierre... L'idée ? Les utiliser pour rendre encore plus simple d'accès l'obtention de contenus supplémentaires sur un produit, ou pour déclencher des fonctions interactives. Ce, en produisant un son complexe en glissant un ongle sur le code barre par exemple, mais pas seulement. En fait, un minuscule microphone est attaché à la surface pour capter les ondes.

Un son unique pour chaque objet

Le passage de l'ongle sur les encoches est alors décodé par le système. Mais, il est également possible d'utiliser de nombreux autres outils comme des anneaux, des stylos, des marqueurs, et même des téléphones portables, ou encore des clés. Chaque objet passé sur le code barre acoustique produira un son différent et sera représenté par une identification unique (ID). Si l'on veut donner accès à une information différente par son, c'est ainsi possible. Les chercheurs ont testé l'utilité et la faisabilité de ces codes-barres dans plusieurs applications. Ils ont tout d'abord modifié un jouet en bois représentant un navire en y intégrant de petites rainures à plusieurs endroits. L'utilisateur glisse ensuite un stylo instrumenté avec un microphone sur différentes parties, ce qui provoque la lecture à haute voix de la partie du navire, par exemple "bâbord" ou "salle des machines".

De nombreux usages

Cela pourrait être facilement étendu à des livres ayant un contenu audio. Une autre application voit des codes-barres apposés sur une vitrine. Un microphone est fixé à l'intérieur du verre. Les passants glissent le bout de leur ongle sur les étiquettes, et le système lit une description de l'article et son prix. Enfin, ce concept peut également se décliner sous forme d'un widget magnétique, modelé avec des codes-barres acoustique. Par exemple, collés à un tableau blanc, une flèche vers la gauche et vers la droite pourrait être utilisée pour contrôler une série de diapositives. Enfin, les chercheurs évoquent un usage embarqué dans le téléphone : relié à une application smartphone, par exemple, il permettrait de réaliser des actions sur son téléphone simplement en passant celui-ci sur le code. Cela génèrerait un son qui enclencherait un processus, comme synchroniser son appareil ou renvoyer tous ses appels vers un autre poste.
*Harrison, C., Xiao, R., and Hudson, S.E. Acoustic Barcodes: Passive, Durable and Inexpensive Notched Identification Tags. In Proceedings of the 25th Annual ACM Symposium on User interface Software and Technology (Cambridge, Massachusetts, October 7 - 10, 2012). UIST '12. ACM, New York, NY.