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dimanche 13 janvier 2013

La différenciation des objets, clé de l'autonomie des robots

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/differenciation-objets-cle-de-autonomie-robots?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

 
Par L'Atelier - Paris 10 janvier 2013 autonomous robot
Si l'on veut que les robots au service des humains atteignent rapidement un certain seuil d'autonomie, les objets qui les entourent et la capacité de ceux-ci à se mouvoir ne sont pas à négliger.
Pour qu'un robot gagne en autonomie, il est nécessaire que celui-ci puisse comprendre son environnement et les objets qui s'y trouvent. Les projets en ce sens abondent, comme celui de chercheurs du MAST et du Centre Européen des logiciels informatiques, qui permettent à des robots d'effectuer une cartographie du milieu dans lequel ils évoluent, et ainsi, estimer les obstacles potentiels. Mais il est rare que ces études prennent en compte le fait que les objets eux-mêmes puissent se mouvoir en même temps que le robot (comme c'est le cas par exemple des chaises ou des portes sur un lieu de travail). Un groupe de chercheurs du département d'informatique de Stanford et de la Carnegie Mellon University a donc mis au point un algorithme permettant aux robots d'identifier les objets qui les entourent et de les classer pour mieux évaluer leur mobilité.

Cartographie, identification et hiérarchisation

Pour cela, tout comme leurs collègues du MAST, les chercheurs ont installé sur leurs robots des capteurs lasers permettant dans un premier temps de cartographier les lieux où ils se trouvent et détecter les objets représentant un obstacle possible. L'analyse de l'environnement s'effectuait alors à neuf périodes différentes durant lesquelles les chercheurs modifiaient la disposition des lieux (déplacement ou disparition d'un objet). Grâce à l'algorithme mis en place, les robots retenaient ces changements et pouvaient alors classer les objets ayant disparu ou bougé dans une catégorie, et ceux immobiles dans une autre. Ceux-ci peuvent alors analyser tous les objets similaires à ces deux catégories en fonction d'une forme qui peut leur être commune, et établir, ainsi, avec une certaine probabilité, ceux qui risquent de représenter un obstacle à différente période dans un même environnement.

Des résultats mais également des limites

Bien que les chercheurs de Stanford et de CMU affirment que cette nouvelle approche fonctionne en pratique, ils rappellent toutefois que celle-ci présente encore quelques limitations. Ainsi, l'identification des objets ne peut être effectuée au moment même où ceux-ci sont en mouvement, et seulement s'il existe un espace suffisant (plus de 5cm) entre eux. De plus, l'étude rappelle que l'algorithme ne prend pour l'instant uniquement en compte la forme de l'objet pour l'identifier et non d'autres attributs tels que la relation entre différents objets ou la structure des objets non-rigides. Une idée qui pourrait être intéressante à combiner avec la « peau artificielle » servant à tâter les objets pour les identifier mis en place il y a déjà quelque temps par l'Université de technologie de Munich.

lundi 11 juin 2012

Pour mieux comprendre l'homme, l'ordinateur doit saisir l'intention

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mieux-comprendre-homme-ordinateur-saisir-intention

Par L'Atelier - Paris 08 juin 2012 Pour mieux comprendre l'homme, l'ordinateur doit saisir l'intention
Améliorer la communication entre un système et un être humain ne passe pas par la multiplication de mots clés connus de la machine, mais par la capacité de cette dernière à déduire une intention dans la phrase d'une personne.
Pour faciliter les échanges entre homme et machine, il faut permettre à ces dernières de comprendre le contexte. Parmi les nombreux projets qui travaillent sur la problématique, un récent, mené par l'université de Stanford, s'est penché sur un système permettant à la machine de comprendre l'intention d'une personne, sans être arrêtées par l'incompréhension dès qu'une phrase ne contient pas un certain nombre de mots clés. Du coup, les chercheurs se sont penchés sur la capacité d'anticiper le comportement humain et de déterminer la probabilité de se référer à un objet en particulier. Pour créer leur dispositif, les chercheurs ont mené une expérience linguistique en ligne auprès de 745 personnes.

Modéliser le langage

En regardant plusieurs objets, les participants devaient deviner grâce à un mot à quel objet l’on faisait référence. Par exemple, un groupe de participants observe un carré bleu, un cercle bleu et un carré rouge. On interroge le groupe : pour désigner l’objet central dans une conversation, quel mot utiliserez-vous plutôt "bleu" ou "cercle" ? Ensuite on demande à un autre groupe d’imaginer à quel objet quelqu'un pouvait vouloir se référer s’il utilise le mot bleu. "Nous avons modélisé la façon dont un auditeur comprend un orateur et comment un orateur choisit de s’exprimer" explique Noah Goodman, chercheur à l’université de Stanford. "Avant, il était impossible de récupérer ces théories informelles de linguistique afin de les intégrer dans un ordinateur. Maintenant nous commençons à pouvoir le faire", ajoute t-il.

Dialoguer avec les ordinateurs

Cette théorie pourrait faciliter la conversation avec un préposé de service client informatisé. "Si vous avez déjà essayé d’appeler une compagnie aérienne, vous savez que la voix informatique reconnaît les mots mais ne comprend pas nécessairement ce que vous voulez dire", affirme Michael Frank, chercheur à l’université de Stanford. "C'est la caractéristique clé de la langue humaine. Dans un sens, ce qui compte c’est ce que l'autre personne essaie de vous dire, et non pas ce qu'elle raconte en réalité." Les chercheurs appliquent déjà leur modèle à des études sur les hyperboles, le sarcasme et d'autres aspects de la langue. "Cela prendra des années de travail mais l’objectif est d’obtenir un ordinateur capable de réfléchir à ce que vous voulez dire plutôt que simplement ce que vous dites", conclut Michael Frank.

dimanche 3 juin 2012

La voiture électrique se rechargera bientôt sans fil et chez soi


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/voiture-electrique-se-rechargera-bientot-fil-chez-soi

Par Aurore Geraud 30 mai 2012 La voiture électrique se rechargera bientôt sans fil et chez soi
Pour atteindre un public plus large dans le domaine de la voiture électrique, une solution est de recourir à des stations de rechargement sans fil, qui pourront être adaptées aux particuliers.

Le rechargement sans fil n'est pas chose nouvelle. Mais appliqué aux véhicules électriques et hybrides, cela peut avoir un réel intérêt commercial. En effet, selon Joe Barrett, responsable de la stratégie marketing chez Qualcomm, présent hier au salon Digital Shoreditch, "ce qui bloque encore les individus concernant le fait de posséder un véhicule électrique est de savoir où et quand le recharger". Qualcomm, spécialiste des technologies sans fil propose donc, à la manière de celles que l'on trouve pour les mobiles, des stations de chargement sans fil pour les véhicules électriques qui pourront être placées aussi bien dans n'importe quelle place de parking. Mais également chez le particulier.

Chargement à induction et précision

Et pour cela, le système est composé d'une plaque de transfert placée sur le sol et d'une plaque
réceptrice dans la voiture. Celles-ci, comme de nombreuses technologies sans fil, fonctionnent
à l'induction magnétique. Cela signifie tout simplement que la plaque sur le sol utilise des
aimants pour envoyer de l'énergie (jusqu'à 7 kW) et des données, à la plaque placée dans la
voiture grâce à l'électromagnétisme. Ce qui est néanmoins nouveau concernant la technologie
de Qualcomm est tout d'abord que les plaques de chargement pourront être vendues aux
particuliers pour un chargement chez eux. De plus, il ne sera pas nécessaire de se garer très
précisément sur une place et de s'aligner pour que le chargement soit effectué.
 

Rechargement en marche

Enfin, les plaques de transfert pourront être directement placées sous le béton. Ce qui est
vraiment intéressant, en particulier pour le chargement sans fil en marche. Car le but sur le
long terme pour Qualcomm est de permettre le rechargement en roulant pour éviter que les
voitures électriques tombent en panne sur les grandes artères. Ce qui en soit devrait permettre
une commercialisation plus large des véhicules électriques. "Ces plaques permettront de
réduire la taille des moteurs de ce genre de véhicules et réduira ainsi le coût de fabrication
et d'achat pour les particuliers", conclut Joe Barrett. Ces plaques sont déjà à l'essai avec
50 prototypes se déplaçant actuellement dans les rues de Londres. A noter que l'objectif
de recharger un véhicule quand il est en mouvement fait également partie des priorités de
l'université de Stanford, qui propose d'utiliser un circuit électromagnétique pour permettre aux
véhicules de capter l'énergie.