Affichage des articles dont le libellé est Londres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Londres. Afficher tous les articles

mercredi 3 octobre 2012

Quand le Big Data apporte des réponses à des problématiques sociétales

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/big-data-apporte-reponses-problematiques-societales?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Par Elyse Charvin 03 octobre 2012 human face pf big data
Les milliards de données générées par les individus pourraient permettre de mieux comprendre certains problèmes comme la raréfaction des ressources en apportant une meilleure compréhension localisée des usages.
L’accès en temps réel aux données collectées par les satellites et par des milliards de capteurs, étiquettes d’identification par radiofréquences (RFID), et appareils photos et smartphones avec GPS permet à l’homme d’appréhender, de comprendre et d’influer sur des aspects de son existence. C’est en partant de ce constat que le programme Human Face Of Big Data, évoqué hier lors de l’expérience Mission Control à Londres, a été créé. Ce projet multimédia participatif, mis au point par le photographe Rick Smolan et sponsorisé par EMC² repose en fait sur le concept du crowdsourcing. Le projet a en partie consisté en une application mobile de collecte de données sur les déplacements des individus, sur des thématiques comme la famille, le sentiment de sécurité, le sommeil etc. Ces données mise en libre accès, permettront ensuite aux entreprises ou aux ONG par exemple de mieux comprendre et répondre à certains problèmes. Cette initiative a pour ambition de comprendre comment il est désormais possible de collecter d’énormes volumes de données, de les analyser et de les visualiser en temps réel. Il vise donc à donner de la valeur au Big Data en le rapprochant du quotidien des individus, et à répondre à certaines problématiques de société comme la raréfaction des ressources, la prédiction et l’alerte des catastrophes climatiques, l’optimisation des temps de transports, l’amélioration des comportements individuels.

Les projets

En fait, "ce n’est pas la quantité d’information que l’on peut trouver qui est importante, mais les idées qu’il y derrière ces informations et ce que l’on peut en tirer", nous confie David Menninger, Head of Business Development & Strategy au sein de Greenplum (une division d’EMC²). D’après l’initiateur du projet, quiconque possède un smartphone est désormais un capteur humain. "Cette capacité à sonder et mesurer le monde en temps réel est inédite dans l’histoire de l’humanité. De la guérison de maladies à la conservation de ressources précieuses telles que l’eau et l’énergie, le Big Data pourrait bien être l’outil dont nous allons avoir besoin pour trouver des réponses aux enjeux les plus vitaux de notre ère". Ce projet nécessite ainsi que de nombreux individus s’y impliquent. Le projet étant donc d’illustrer et de communiquer ces données afin qu’elles aient du sens. Pour ce faire, Human Face of Big Data se compose entre autres d’un livre de photographies accompagnées d’essais et d’infographies, d’un documentaire, ainsi que d’une application mobile gratuite.

Une application mobile

Le lancement de cette dernière marque le début du projet. Mise en place entre le 25 septembre et le 2 octobre, celle-ci permettait aux internautes qui le désiraient de "mesurer le monde" via cette application en enregistrant des données passives, ainsi que des questions et des résultats en temps réel. Les données passives sont les informations que votre téléphone capte au long de la journée telles que la distance entre les déplacements, la vitesse moyenne ainsi que les périodes de la journée. "Les données actives sont par exemple le chargement de photographies, ou encore l’identification de son double virtuel, c’est-à-dire celui qui a les mêmes caractéristiques", nous explique David Menninger. Il ajoute que les informations récoltées sont destinées à un usage éducatif non commercial. Maintenant que l'application est close ces données vont être rendues publiques afin que chacun puisse en profiter pour créer de nouveaux usages dans divers secteurs.

dimanche 16 septembre 2012

"L'innovation disruptive vient désormais du monde entier"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-disruptive-vient-desormais-monde-entier

Par Mathilde Cristiani 14 septembre 2012 Tamara Giltsoff
Les grands groupes ont tout intérêt à se lancer dans des projets de collaboration avec des entreprises issues du monde entier, afin de renouveler leurs modèles et de continuer à innover.
Entretien avec Tamara Giltsoff, Sustainability Strategist, à l'occasion de la conférence sur les nouveaux visages de l'entreprise, organisée hier à Londres par PSFK.
L'Atelier : Vous aidez les grandes entreprises à se tourner vers des business model innovants, notamment en les encourageant à travailler avec des startup, issues du monde entier. Pourquoi cette démarche ?
Tamara Giltsoff : Les grands groupes ont pendant longtemps principalement innové en interne. Mais aujourd'hui, ce ne sont souvent plus eux qui mettent au point des modèles complètement innovants. L'innovation vient désormais du monde entier, notamment dans les startup. L'innovation disruptive, j'entends, pas incrémentale.
Comment est perçu ce constat par les grandes organisations avec lesquelles vous travaillez ?
Depuis trois ou quatre ans, on observe véritablement un virage vers une innovation plus ouverte. Les entreprises sont moins accrochées au concept de propriété intellectuelle. Certaines comme Telefonica ou IBM estiment que la valeur à venir de leur compagnie réside dans des opportunités extérieures, existant notamment dans les pays émergents.
Mais cela reste nouveau et difficile. Les entreprises sont de lourdes machines, qui obéissent à un fonctionnement bien implanté. Il faut en effet opérer un changement total de compréhension de l'entreprise. Il faut apprendre à débloquer la valeur de son entreprise.
Et alors, comment s'inspirer de ces innovations, comment en profiter ?
Il ne faut surtout pas tomber dans le préjugé qu'une solution sera la même pour tous. Il y a ceux qui collaborent avec des entreprises comme IBM, avec Smarter Planet. Le but est de leur permettre de développer leurs projets avec les solutions de la marque. Si elles connaissent le succès, alors elles versent des dividendes à IBM. D'autres mettent au point des incubateurs. Telefonica, par exemple, a lancé Wayra en Amérique latine. La motivation au départ était double, il s'agissait de repérer les talents mais aussi de les conserver dans les pays d'origine, et d'éviter la fuite des cerveaux. Cela a tellement bien fonctionné que d'autres incubateurs ont été lancés en Europe (Allemagne, Irlande, UK). Il y a aussi les solutions plus traditionnelles, de joint venture, de rachat d'entreprise.
Quel cheminement doivent suivre les entreprises qui décident de s'ouvrir de cette manière ?
Cela doit être intégré comme un chemin parallèle, pas comme une nouvelle voie dans laquelle on se jette. L'entreprise doit rester sur ses valeurs et ses produits, et s'impliquer peu à peu sur d'autres voies, qu'elle intègre à son business. Avant tout, il faut surtout que cela ne soit pas lié à un travail uniquement sur son image. Il faut qu'il y ait derrière une problématique commerciale à résoudre, pas une question réputationnelle. Cela doit faire partie d'une stratégie, avoir une réelle direction, et ne pas être un exercice philanthropique.

dimanche 3 juin 2012

La voiture électrique se rechargera bientôt sans fil et chez soi


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/voiture-electrique-se-rechargera-bientot-fil-chez-soi

Par Aurore Geraud 30 mai 2012 La voiture électrique se rechargera bientôt sans fil et chez soi
Pour atteindre un public plus large dans le domaine de la voiture électrique, une solution est de recourir à des stations de rechargement sans fil, qui pourront être adaptées aux particuliers.

Le rechargement sans fil n'est pas chose nouvelle. Mais appliqué aux véhicules électriques et hybrides, cela peut avoir un réel intérêt commercial. En effet, selon Joe Barrett, responsable de la stratégie marketing chez Qualcomm, présent hier au salon Digital Shoreditch, "ce qui bloque encore les individus concernant le fait de posséder un véhicule électrique est de savoir où et quand le recharger". Qualcomm, spécialiste des technologies sans fil propose donc, à la manière de celles que l'on trouve pour les mobiles, des stations de chargement sans fil pour les véhicules électriques qui pourront être placées aussi bien dans n'importe quelle place de parking. Mais également chez le particulier.

Chargement à induction et précision

Et pour cela, le système est composé d'une plaque de transfert placée sur le sol et d'une plaque
réceptrice dans la voiture. Celles-ci, comme de nombreuses technologies sans fil, fonctionnent
à l'induction magnétique. Cela signifie tout simplement que la plaque sur le sol utilise des
aimants pour envoyer de l'énergie (jusqu'à 7 kW) et des données, à la plaque placée dans la
voiture grâce à l'électromagnétisme. Ce qui est néanmoins nouveau concernant la technologie
de Qualcomm est tout d'abord que les plaques de chargement pourront être vendues aux
particuliers pour un chargement chez eux. De plus, il ne sera pas nécessaire de se garer très
précisément sur une place et de s'aligner pour que le chargement soit effectué.
 

Rechargement en marche

Enfin, les plaques de transfert pourront être directement placées sous le béton. Ce qui est
vraiment intéressant, en particulier pour le chargement sans fil en marche. Car le but sur le
long terme pour Qualcomm est de permettre le rechargement en roulant pour éviter que les
voitures électriques tombent en panne sur les grandes artères. Ce qui en soit devrait permettre
une commercialisation plus large des véhicules électriques. "Ces plaques permettront de
réduire la taille des moteurs de ce genre de véhicules et réduira ainsi le coût de fabrication
et d'achat pour les particuliers", conclut Joe Barrett. Ces plaques sont déjà à l'essai avec
50 prototypes se déplaçant actuellement dans les rues de Londres. A noter que l'objectif
de recharger un véhicule quand il est en mouvement fait également partie des priorités de
l'université de Stanford, qui propose d'utiliser un circuit électromagnétique pour permettre aux
véhicules de capter l'énergie.