A lire sur: http://www.zdnet.fr/actualites/big-data-des-projets-encore-emergents-39783335.htm#xtor=EPR-100
Application
- Chef Jérôme, Imascap, BIME, PathoQuest… des startups françaises
imaginent des projets de Big Data dans des secteurs aussi divers que la
chirurgie augmentée ou la publicité sur Internet. Et pour faire émerger
ces projets, ces entreprises mettent à contribution HANA, la base de
données In-Memory de SAP.
Une
intense rumeur marketing entoure le concept de Big Data. Néanmoins, comme l’illustre
le programme
destiné aux startups ouvert par SAP autour de sa technologie de base de
données In-Memory, HANA, sous le vernis commercial se cachent de
réels projets.
Des
projets, encore souvent au stade de la R&D, qui pour émerger ont
besoin de technologies capables de traiter d’importants volumes de
données, et ce dans des délais relativement courts, parfois même en
temps réel. Début septembre, SAP, qui espère bien positionner
HANA comme une
brique majeure du Big Data,
avait convié une vingtaine d’entreprises françaises à présenter leurs projets sur sa plate-forme. Sélection.
Chef Jérôme : croiser recettes et panier d’achats en temps réel
Parmi ces participants du programme SAP, la startup
Chef Jérôme
qui se positionne au carrefour de « l’alimentaire et du datamining »,
et propose dans ce cadre des moteurs de recherche, des moteurs de
recommandation et de l’analyse de données pour le compte d’entreprise de
l’alimentaire, dont des distributeurs.
Chef Jérôme planche
sur un format publicitaire (une interface d’achat) intégré sur des sites
de cuisine dont Marmiton. Ce format associe des produits (des
ingrédients) et des recettes. « Ce que nous sommes en train de
construire, c’est un moteur de recommandation qui soit temps réel et
surtout bâti sur une compréhension ontologique des données. Pour cela on
accumule un certain nombre d’éléments : une ontologie, des données
produits, des données utilisateurs et le contexte temps réel » détaille
Antoine Durieux, fondateur et dirigeant de Chef Jérôme.
La
difficulté pour la startup étant justement de croiser en temps réel
toutes ces données, en grands volumes, ce qui interdit notamment de
faire du cache.
PathoQuest : gagner du temps sur les diagnostics
Startup du secteur biomédical,
PathoQuest
se focalise sur le diagnostic de pathogènes (bactéries et virus) chez
l’homme. Son ambition : se positionner comme la première e-compagnie du
diagnostic médical exploitant les dernières techniques de séquençage à
très haut débit en mode SaaS.
« Pour tester la présence d’un
virus ou d’une bactérie on itère jusqu’à trouver. Cela peut durer
plusieurs heures et jusqu’à plusieurs semaines » définit Charles Hébert.
L’objectif de PathoQuest est de raccourcir ces délais (moins de 24
heures), sachant que l’analyse de chaque échantillon génère plusieurs To
de données.
« Aujourd’hui nous avons à cross-référencer un
grand nombre de bases de données qui existent dans le public ou dans le
privé. Et ces bases sont de différents types : de type documents, des
entrepôts de clés de valeurs qui peuvent dépasser le milliard d’entrées
et enfin des bases plus classiques de type relationnelles où on peut
dépasser les 130 à 140 milliards de données » ajoute le PDG de
PathoQuest.
Avec HANA et les technologies existantes comme
Hadoop, l’entreprise souhaite ainsi par exemple pouvoir comparer
plusieurs échantillons et patients afin de constituer une base
documentaire, réaliser du datamining sur les données, introduire de
l’intelligence… la finalité, toujours la même, raccourcir le temps
nécessaire à l’analyse et à l’établissement du diagnostic.
Data Publica : gérer et proposer des jeux de données
Data Publica
développe des jeux de données, notamment sur-mesure, qu’elle livre
ensuite par API sous forme d’abonnement. Données et sources sont
diverses et peuvent provenir du Web, de l’Open Data ou de clients de
Data Public. Les indicateurs et données extraits ne sont pas statiques
et donc actualisés.
« Nous manipulons un très gros volume
d’indicateurs. Et aujourd’hui nous atteignons plusieurs To de données.
Et comme ces indicateurs nous devons les recombiner, faire des
agrégations, nous sommes confrontés à des limites pour les présenter en
temps réel par le biais de nos API. Cela fait donc du sens de pouvoir
stocker ces informations en mémoire » décrit Christian Frisch, directeur
technique de Data Publica.
Imascap : chirurgie augmentée
Imascap
est un acteur de niche, la chirurgie de l’épaule assistée par
ordinateur, dont les besoins technologiques sont néanmoins de pointe.
Cette société basée à Brest travaille en collaboration clinique avec le
CHU de Nice et l’hôpital Jean Mermoz de Lyon.
Chirurgie
complexe (17% de taux d’échec), l’arthroplastie de l’épaule est en plein
développement. Pour améliorer le taux de réussite de ces interventions,
Imascap propose une solution de planification chirurgicale 3D et un
système de navigation chirurgicale destiné à guider le chirurgien durant
l’opération.
« Le chirurgien insère le CD d’un examen
scanner du patient et le logiciel fait la reconstruction 3D de l’os,
prend automatiquement des mesures 3D […] Pendant l’opération, un système
de navigation composé de deux caméras infrarouge et de marqueurs fixés
sur l’os du patient et sur les instruments guide le chirurgien. L’os
sera ainsi repéré en temps réel et en 3D, comme les instruments » décrit
le dirigeant d’Imascap, Jean Chaoui.
« Aucun registre
anatomique 3D n’existe aujourd’hui malgré la forte demande des
chirurgiens, des établissements de santé et surtout des fabricants
d’implants. Une des solutions possibles est que ces données anatomiques
puissent être connectées, filtrées, contrôlées et analysées très
rapidement avec SAP HANA » propose-t-il. Les bénéfices attendus :
l’amélioration des prothèses, mais aussi de la technique chirurgicale en
évitant les erreurs communes.
BIME : BI en mode Cloud
BIME,
ex-We are Cloud, est un acteur (fondé en 2009) plus traditionnel que
les autres startups participant au programme HANA de SAP puisqu’il
propose du
décisionnel en mode SaaS.
« L’innovation, elle est à la fois en termes d’interface, de capacités
de calcul, mais surtout de rapidité » assure la co-fondatrice, Rachel
Delacour.
L’objectif pour BIME, avec HANA, est donc de
s’appuyer sur la technologie de l’éditeur allemand pour permettre à ses
clients (et futurs clients) de faire de la BI en mode Cloud sur des
volumes importants de données, le tout en affichant rapidement des
résultats et tableaux de bord.