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mercredi 19 septembre 2012

Les projets Big Data ne soulèvent pas les passions parmi les DSI

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/les-projets-big-data-ne-soulevent-pas-les-passions-parmi-les-dsi-39782687.htm#xtor=EPR-100

Les projets Big Data ne soulèvent pas les passions parmi les DSIAnalyse - D’après une étude IDC pour EMC, 70% des entreprises n’ont ni projet ni réflexion dans le domaine du Big Data. Et pour 73% des responsables infrastructures interrogés, aucun bénéfice tangible n’est perçu. Mais pour EMC, avec le Big Data, il en va pourtant de la compétitivité des entreprises françaises. Pourquoi alors un tel désintérêt ?
Big Data, c’est sans doute le dernier terme à la mode dans le secteur de l’IT. Dans les directions marketing des grands acteurs, on a souvent ce mot à la bouche – sans dans le même temps pouvoir formuler une définition claire de ce que recouvre le Big Data.
Grossièrement, ce concept consiste à stocker et analyser des grands volumes de données pour en extraire des informations, par exemple sur sa clientèle. Mais une fois évacuée la rumeur marketing qui entoure le sujet, que reste-t-il concrètement ?
Big Data pour la "réactivité et l’interactivité en temps réel"
C’est une question à laquelle a essayé de répondre une étude d’IDC (160 entreprises de plus de 200 salariés interrogées), commanditée par EMC, naturellement intéressé commercialement par le Big Data. Et premier constat, il ne s’agit pas pour l’heure d’un sujet de préoccupation. 70% des entreprises n’ont tout simplement ni initiatives ni réflexion dans ce domaine.

Faut-il en conclure que le sujet suscite une profonde indifférence parmi les décideurs IT ? A priori non. Voilà de quoi rassurer EMC qui présente le Big Data comme « l’un de ses premiers chantiers ». Au moins du côté des offreurs, est-on déjà sur les chapeaux de roue.
Du côté des responsables informatiques études ou infrastructures, la perception serait également positive, assure l’étude. « Il s'agit pour 75% d’entre eux d'un sujet important, voire même très important, nécessitant fortement l’implication de la direction générale pour 58%. » Important donc, mais pas prioritaire malgré tout.
Et pourtant, ces mêmes décideurs IT ont une perception tout aussi favorable quant aux bénéfices qu’il est possible de retirer des technologies Big Data. « 59% estiment qu’elles pourraient tirer parti de données jusqu’alors inaccessibles. 40% indiquent que le Big Data rend possible de nouveaux modèles économiques basés sur la réactivité et l’interactivité en temps réel. »

18 % d'utilisateurs des solutions Big Data
Mieux encore, « le Big Data est donc considéré comme un vecteur d'innovation. » Après tant de louanges (faut-il douter de leur sincérité ?), on pourrait dès lors s’interroger sur le peu d’entrain manifesté à s’impliquer dans ce domaine.
Début de réponse : les équipes infrastructures éprouvent manifestement un profond scepticisme – pour le moins – sur le sujet : « 77% estiment que ce n’est pas vraiment un sujet pour leur entreprise et 73% ne perçoivent pas de bénéfices. »
Mais des projets Big Data, il y a en a malgré tout, à en croire l’étude en tout cas. Et cela devrait progresser. « 60% des entreprises interrogées utilisent ou prévoient d’utiliser des technologies Big Data » C’est un ouf de soulagement alors ?

Presque. Il faut en effet relativiser : « 18 % déclarent utiliser des solutions Big Data et 11% ont prévu ou envisagent d’investir ». Cela ne fait pas en effet 60% de convertis. A ces entreprises « volontaristes », dont les initiatives restent néanmoins « limitées par leur nombre et l’ampleur des projets », il faut ajouter 31% d’entreprises encore au stade des « réflexions et des discussions », ainsi que celles faisant du Big Data sans le savoir (c'est possible oui), confesse l’étude.
Les premiers convaincus par le concept de Big Data sont sans conteste les offreurs de solutions. C’est le minimum. Mais ces derniers n’affichent pas encore une franche sérénité, au point pour EMC de s’inquiéter de voir les entreprises françaises « passer à côté des opportunités majeures qu'offrent le Big Data en termes de compétitivité. »

lundi 10 septembre 2012

Cloud Computing : c’est la désillusion

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/cloud-computing-c-est-la-desillusion-39782366.htm#xtor=EPR-100

Cloud Computing : c’est la désillusionAnalyse - D’après le « Hype Cycle » 2012 de Gartner, qui mesure la maturité des technologies, le Cloud Computing en est désormais à la phase de désillusion. Mais pas de quoi s’inquiéter selon l’hébergeur Claranet, pour qui il ne s’agit nullement d’une remise en cause des bénéfices des technologies Cloud.
Comme chaque année, Gartner évalue, au travers de son « Hype Cycle », la maturité de différentes technologies, dont notamment les imprimantes 3D, le NFC, les tablettes tactiles, le BYOD, et aussi le Cloud Computing. Le Cloud, qui selon le cabinet, se situe désormais dans la phase de « désillusion. »
Une phase qui succède à celle des « attentes excessives ». Gartner rappelle ainsi que le soufflé est retombé, mais surtout que la maturité du Cloud doit encore progresser. Le cabinet donne ainsi entre deux et cinq ans pour atteindre l’étape de la « productivité ».
Des inquiétudes bien réelles et de la confusion
Pour les nombreux fournisseurs de services Cloud, ce « Hype Cycle » 2012 sonne un peu comme un rappel à l’ordre. Du côté de l’hébergeur Claranet, qui s’est fendu d’un communiqué, il n’y a ici pas de quoi s’angoisser. Le Cloud poursuit naturellement son parcours le long de la courbe de maturité définie par Gartner, interprète ainsi Claranet.

« Cette phase de désillusion initiée depuis l'année dernière, n'a rien de nouveau », tout comme les inquiétudes des utilisateurs (« souveraineté des données », « sécurité » et « fiabilité ») concernant le Cloud, assure Olivier Beaudet, DG France de Claranet.
« Notre enquête souligne qu'un tiers des décideurs interrogés ont retardé de 12 mois en moyenne l'adoption du Cloud, précisément en raison de toutes ces inquiétudes » ajoute-t-il.
Olivier Beaudet évoque par ailleurs une confusion « sur la nature exacte des services proposés ». Confusion qui tient en partie à la communication et au marketing de certains acteurs du marché.
« Coller l'étiquette Cloud sur les offres de services ne suffit pas » déclare le patron de Claranet, qui appelle les industriels à « répondre concrètement aux interrogations légitimes des utilisateurs » : lieu et processus pour le stockage de données (souveraineté des données), responsabilité des fournisseurs, disponibilité (y compris réseau), etc.

dimanche 11 mars 2012

Windows 8 : des DSI pas convaincus par les fonctionnalités


Windows 8 : des DSI pas convaincus par les fonctionnalitésAvis d'expert - D’après les 12 DSI du jury TechRepublic, les nouveautés présentées par Microsoft ne justifient pas à ce stade une migration vers Windows 8. Les évolutions fonctionnelles pour l’entreprise sont jugées, par une grande majorité des DSI, comme insuffisantes par rapport à Windows 7.
Les présentations de Windows 8 se sont d’abord concentrées sur le grand-public, même si à l’occasion d’un keynote au Cebit 2012, Microsoft a défendu l’idée de ponts entre l’informatique personnelle et professionnelle.
« La consumérisation de l’IT – des consommateurs apportant leur technologie sur le lieu de travail – est quelque chose que toutes les entreprises doivent embrasser » déclare Kevin Turner, le directeur des opérations de Microsoft.
Pas de plus-value réelle pour l'entreprise
Windows 8 sera-t-il l’argument qui amènera les DSI à épouser les vues de Microsoft et à faire une place dans leur SI à la nouvelle plate-forme de Microsoft ? D’après les 12 DSI du jury TechRepublic (groupe CBS Interactive), la firme de Redmond a visiblement encore du travail pour convaincre.
Seuls trois des douze DSI interrogés considèrent que les nouveautés apportées par Windows 8 en font une option attractive pour leur entreprise. Les DSI cherchent encore, dans les annonces de Microsoft, ce qui constituerait un motif valable justifiant une adoption.
« Si je demeure optimiste concernant l’unification de l’interface Metro sur toutes les plates-formes – poste de travail, mobile et tablette –, je ne perçois pas en revanche cela comme une plus-value dans notre entreprise » commente Kevin Leypoldt, DSI de Structural Integrity Associates.
Pour ce responsable des systèmes d’information, des fonctionnalités comme le tactile, Windows Store ou Internet Explorer 10 constituent d’abord un projet de convergence de l’informatique pour Microsoft, plus qu’une initiative à destination des clients entreprises.
Les utilisateurs en entreprise d'abord producteurs d'information
Le DSI de JD Williams, Neil McGowan, lui non plus n’est pas convaincu par Windows 8, estimant que les fonctionnalités additionnelles par rapport à Windows 7 ne sont pas majeures d’un point de vue business. Avec des utilisateurs majoritairement sur des PC portables classiques, le DSI s’interroge également sur l’apport de l’interface Metro et de l’évolution vers le tactile.
Pour le DSI d'Universal Lighting Technologies, Kelly Bodway, les utilisateurs en entreprises étant des producteurs d’information, non des consommateurs, les fonctionnalités de Windows 8 ne constituent pas une motivation suffisante pour l’implémenter.
D’autres DSI se montrent moins réticents, même si c’est la prudence qui prédomine. « A mesure que le mobile gagne en importance dans l’entreprise, il y a de la valeur en matière d’administration à avoir la capacité d’accroître la connaissance et les outils au travers d’un OS commun aux terminaux mobiles et non-mobiles. Mais bien sûr, je me réserve le droit de dire : attendons et voyons » déclare ainsi le DSI d’un tribunal américain, Tom Galbraith.

http://www.zdnet.fr/actualites/windows-8-des-dsi-pas-convaincus-par-les-fonctionnalites-39769386.htm#xtor=EPR-100

jeudi 19 janvier 2012

DSI : des budgets en baisse en 2012


DSI : des budgets en baisse en 2012Chiffres - En Europe, les budgets informatiques seront en moyenne en baisse de 0,7% selon Gartner. Les DSI devraient en 2012 se consacrer, en priorité, à la BI, aux technologies mobiles, au Cloud et au collaboratif.
La tendance à une certaine rigueur budgétaire était attendue. Elle est confirmée par Gartner qui s’appuie sur une étude réalisée auprès de 2.335 DSI, représentant un budget IT global de 321 milliards de dollars.
Selon le cabinet, au niveau mondial, la hausse des budgets informatiques sera de l’ordre de 0,5%. Mais pour les DSI des entreprises basées en Amérique du Nord et en Europe, c’est la baisse qui prévaudra en 2012, avec respectivement -0,6% et -0,7%.
Des coupes moins sévères qu'en 2009
C’est donc le scénario de 2009 qui se répète en 2012, 2009, autre épisode de la crise mondiale qui s’était traduit pour 46% des DSI interrogés par une diminution de budget de 7,4% en moyenne.
Toutefois, Gartner rappelait en novembre dernier que les entreprises européennes avaient déjà commencé à se serrer la ceinture. Les analystes estiment en outre que cette rigueur se traduira par des choix bien identifiés en matière de projets IT.
Gartner classe ainsi le décisionnel, la mobilité, le Cloud (SaaS, IaaS et PaaS) et le collaboratif au rang des priorités technologiques des entreprises. Des priorités à mettre en parallèle avec les priorités « business » : augmenter la croissance de l'entreprise, attitrer et fidéliser de nouveaux clients, réduire les coûts et créer de nouveaux produits et services.


http://www.zdnet.fr/actualites/dsi-des-budgets-en-baisse-en-2012-39767623.htm#xtor=EPR-100

jeudi 22 décembre 2011

Etude Cloud Computing : beaucoup de projets mais aussi des freins à l'adoption


Enquête - Selon une étude de ZDNet.fr, 40% des décideurs IT considèrent le Cloud Computing comme une priorité pour 2012 mais des barrières demeurent à son adoption. Les déploiements consistent principalement en l’adoption de logiciels en mode hébergé (SaaS)
Etude Cloud Computing : beaucoup de projets mais aussi des freins à l'adoption
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Du Cloud… enfin surtout du SaaS
Marque ombrelle, le Cloud Computing en entreprise c’est d’abord des concrétisations dans le secteur des logiciels hébergés… des technologies accessibles depuis déjà plusieurs années. Ainsi pratiquement 60% des 331 décideurs témoignent du recours au SaaS par leur entreprise.
C’est le double de la part de répondants (33,3%) rapportant des réalisations dans les domaines de l’IaaS et du PaaS. Mais à ces projets d’infrastructure à la demande correspondent surtout des services d’hébergement (83,1%) et de stockage (79,7%) – et dans une moindre mesure du calcul (61%).
Globalement, les déploiements dans le domaine du Cloud Computing ont été entamés pour 61,5% des entreprises depuis désormais plus de 12 mois – rien d’étonnant à cela, si les mises en œuvres concernent des logiciels en mode hébergés. Pour 12,8% d’entre elles, l’amorce de ces projets est plus récente (6 derniers mois).

 
 
 
http://www.zdnet.fr/actualites/etude-cloud-computing-beaucoup-de-projets-mais-aussi-des-freins-a-l-adoption-39765634.htm

dimanche 11 décembre 2011

La tablette, environnement de travail de demain ? Non, peut-être après-demain alors...


La tablette, environnement de travail de demain ? Non, peut-être après-demain alors...Débat - 95% des tablettes vendues en France en 2011 sont destinées au grand-public. Les entreprises, elles, explorent, tâtonnent encore. Mais hormis pour des populations spécifiques d’utilisateurs, et pour des raisons de coûts et d’usages, la tablette ne peut prétendre se substituer à un PC.
Les tablettes tactiles sont sur le marché depuis moins de deux ans. Dans les entreprises, elles ne font pas encore office d’outils de travail standards, même si des pilotes – sur des populations ciblées d’utilisateurs – se penchent sur les usages professionnels.
Et à l’avenir, le poste de travail sera-t-il une tablette ? Les chiffres tendraient à indiquer le contraire. En France, ce sont 2,7 millions de tablettes qui devraient se vendre cette année estime IDC. En 2012, le cabinet table sur un peu plus de 4 millions.
1 million de tablettes entreprise d'ici 2015
Mais plus de 95% de ces appareils sont acquis par le grand-public. En 2012, la part restera élevée, de l’ordre de 93%. Il faudra attendre l’horizon 2015 pour qu’un marché de la tablette d’entreprise, d’envergure (1 million d’unités), se développe.
C’est bien peu par rapport à un parc de PC d’entreprise estimé à 16 millions de machines en France. Difficile d’imaginer qu’une simple tablette puisse remplacer un poste de travail classique, même si l’ajout d’un dock et d’un clavier permet de gagner en confort sur des tâches de production (par opposition à la consommation de l’information) que la seule interface tactile complexifie.
Pour Nathalie Feeney d’IDC France, il est trop tôt pour trancher sur l’avenir de la tablette en entreprise. « Les technologies ne sont pas encore stabilisées. Il y a beaucoup d’OS, pas vraiment de standards. »
« Ce qu’il est intéressant de voir c’est que les salariés se projettent déjà dans l’utilisation de ces tablettes. Pour ces possesseurs de tablette, avec des améliorations, dont peut-être une meilleure ouverture au système d’information, il est perçu comme possible de réaliser plus de 50% de son travail grâce à une tablette » ajoute-t-elle encore.
25% des utilisateurs réalisent plus de 50% de leur activité sur tablette
Précision de taille néanmoins, ils sont seulement 25% de possesseurs de tablette interrogés à imaginer pouvoir réaliser plus de 50% de leur activité grâce à ce type de terminal. Les 75% restant ne pensent pas parvenir à réaliser au moins la moitié de leur activité. Comment dès lors imaginer la tablette faire office standard et supplanter le PC.

La tablette ne pourrait-elle pas alors être un appareil de complément à un ordinateur classique ? C’est une alternative… qui a comme principal inconvénient d’être coûteuse. Peu probable, ni sans doute souhaitable, qu’une telle pratique se généralise.
Chez Danone la politique est claire : un seul équipement par utilisateur, équipement qui peut donc être une tablette. Si un salarié souhaite un appareil supplémentaire, charge à lui de l’acheter et d’en assurer le support. L’entreprise interviendra pour ouvrir l’accès au réseau et appliquer la politique de sécurité.
La solution envisagée par certaines entreprises est une substitution de la tablette à un PC portable. Mais il s’agit à chaque fois de scénarios d’usage bien précis et de population d’utilisateurs spécifiques, comme par exemple des commerciaux et des cadres dirigeants.
Des cas concrets, mais sur des populations ciblées
Des applications réelles sont ainsi explorées pour la vente dans les boutiques de l’enseigne Nature & Découvertes. Le marketing de Natixis réfléchit à des usages pour des ingénieurs commerciaux. Le groupe pharmaceutique Roche envisage lui d’équiper ses attachés scientifiques.
C’est désormais chose faite pour le laboratoire Innothera qui a équipé sa force de vente d’iPad et a développé une application sous iOS, en fait un catalogue interactif des produits du groupe pharmaceutique.
Ces pilotes, et réalisations, permettent d’ailleurs de constater que Windows a pu être court-circuité. Pour freiner l’entrée d’OS alternatifs dans l’entreprise, Microsoft a pu jusqu’à présent compter sur la problématique de la compatibilité applicative. Les logiciels professionnels tendent ainsi à être essentiellement compatibles avec Windows.
Le succès d’iOS (combiné à l’adoption du SaaS) a encouragé les éditeurs à adapter leurs applications sur la plate-forme d’Apple et progressivement aussi sur Android. Ces éditeurs ont développé de véritables stratégies dans le domaine de la mobilité.
Un marché qui fragilise Microsoft
C’est le cas par exemple de SAP pour ses outils décisionnels ou d’IBM. Microsoft lui traine encore des pieds en dehors de WP7. Quant à Windows 8, conçu pour les tablettes, les analystes ne lui prêtent pas pour le moment un avenir glorieux. Quoique…
« On a parlé de Windows 8 avec des directions informatiques et un certain nombre de DSI attendent beaucoup de la prochaine version de l’OS. Ces derniers peuvent regretter l’absence de certaines fonctionnalités sur les produits actuels, et ils attendent de savoir si Windows comblera ces lacunes » déclare Nathalie Feeney d’IDC France
Mais Microsoft part avec un retard dont ses concurrents comptent bien tirer profit. « Il faut savoir qu’Apple, c’était en septembre ou octobre, a fait une grande réunion en Suisse avec des entreprises pour recueillir leurs besoins. Apple réfléchit très sérieusement à la façon d’intégrer les fonctionnalités et problématiques nécessaires aux entreprises » confie encore l’analyste.

http://www.zdnet.fr/actualites/la-tablette-environnement-de-travail-de-demain-non-peut-etre-apres-demain-alors-39766377.htm#xtor=EPR-100

jeudi 8 décembre 2011

Des terminaux mobiles, oui, mais professionnels souhaitent les DSI


Des terminaux mobiles, oui, mais professionnels souhaitent les DSIDébat - Les DSI français ont-ils la vue basse et sous-estiment-ils le développement des terminaux personnels en entreprise ? D’après une étude d’IDC France, entre DSI et utilisateurs, les visions divergent, en particulier sur les bénéfices de tels usages. Pour l’informatique, c’est d’abord la mobilité, avec des terminaux professionnels, qui doit être prise à bras le corps. Et ce n’est pas une mince affaire.
Bring Your Own Device, consumérisation de l’IT, des termes différents, mais une même tendance. Une tendance, qui il faut le préciser n’a rien de neuve, mais dont le développement interpelle les DSI, les RSSI, et naturellement aussi les fournisseurs de solutions qui y voient un nouveau marché.
Quelques années plus tôt, c’était des outils comme la messagerie instantanée qui entraient dans l’entreprise, sans au départ le support de l’informatique. Désormais, ce ne sont plus seulement des logiciels personnels (ou en tout cas destinés au grand-public) qui prennent leur place dans les SI des entreprises, mais aussi des terminaux (PC portables, smartphones et tablettes).
Des usages ? Euh, quels usages ?
Selon une étude d’IDC/Unisys publiée en septembre, 40,7% d’utilisateurs déclarent utiliser des terminaux personnels pour accéder à des applications de leur entreprise. Pour évaluer cette pratique en France, IDC a mené, pour le compte d’IBM, une étude comparable auprès d’un panel de 206 utilisateurs (détenant un terminal mobile, personnel ou professionnel, et en ayant un usage pro) et auprès de 100 responsables informatiques d’entreprises de plus de 1.000 salariés.

Point intéressant, deux visions, souvent radicalement différentes, s’affrontent, à savoir celles des responsables informatiques et des utilisateurs. D’après les premiers, les équipements mobiles utilisés par les salariés sont pour 23% d’entre eux des PC portables (dans 99,5% des cas fournis par l’entreprise), des smartphones pour 11% et des tablettes pour 0,6%.
C’est d’ailleurs pour les tablettes que la part des appareils personnels serait la plus importante d’après les estimations des DSI sondés. Sur les 0,6% de salariés équipés, 81% l’ont été par leur entreprise.
Selon les DSI, l’équipement en terminaux mobiles est donc encore restreint à ce jour. Toutefois, environ un tiers d’entre eux prévoient d’accroître le nombre de salariés équipés d’ici 12 à 18 mois (36% pour les PC portables, 27% pour les smartphones et 35% en tablettes).
Prolifération des équipements personnels pour des usages  pros
« Les entreprises ont plutôt une politique élitiste. Elles équipent les VIP, les cadres dirigeants, mais aussi une partie de la force commerciale, parfois aussi des salariés du marketing ainsi que des techniciens d’intervention » rapporte Nathalie Feeney, analyste chez IDC France.
Mais la vision des DSI est-elle la plus exacte quant aux usages réels de ces terminaux en entreprise ? Une chose est sûre, de l’examen des réponses des utilisateurs, c’est une tendance à la prolifération des équipements et des usages qui se dégage.
D’abord ces utilisateurs sont multi-équipés. Il s’agit principalement d’appareils personnels (96% ont un portable, 75% un smartphone et 19% une tablette). Mais ce que semblent sous-estimer les directions informatiques, ce sont les usages professionnels de ces équipements.
« Pour les tablettes, 45% des salariés ont une utilisation mixte [Ndlr : perso et pro] de leur tablette personnelle. 67% utilisent leur smartphone dans le cadre de leur activité. C’est principalement de l’accès à la messagerie et à l’agenda » chiffre Nathalie Feeney.
Mais surtout, pour 73% de ces salariés témoignant d’une utilisation professionnelle de leurs terminaux personnels, ces usages se font sans accord de la DSI. En somme, si les responsables informatiques supposent, à juste titre, que ces usages existent dans l’entreprise, ils pourraient bien être dans le flou total quant à l’ampleur de cette pratique – ou en tout cas la sous-estimer.
Les appareils personnels ne passeront pas ! pour 34% de DSI
D’ailleurs 32% d’entre eux ne constatent aucun usage de cette nature, et 44% le constatent oui, mais perçoivent cet usage comme marginal. Cette myopie pourrait expliquer en partie l’hostilité des DSI vis-à-vis de ce phénomène.
34% se déclarent opposés à l’utilisation des environnements personnels pour accéder au SI. 18% sont au contraire favorables à une intégration au système d’information de l’entreprise. Et les autres ? 49% sont pour tolérer ces usages et les accompagner d’une charte et de règles d’utilisation. Quid du respect des chartes ?
Pourtant, en apparence, DSI et salariés semblent partager un même constat sur l’apport des outils de mobilité : réactivité, plus grande flexibilité de travail, gain en productivité (selon 76% des salariés mais 63% des DSI), etc.
Jusqu’ici tout va bien. Car il y a une nuance de taille. La mobilité oui, mais pas par des appareils personnels répondent les DSI. « Quand on demande aux responsables informatiques s’ils pensent que les utilisateurs qui apportent leur outil personnel au sein de l’entreprise sont plus productifs, 79% nous disent non » explique Nathalie Feeney.
Productivité des salariés ? Cela reste à voir 
La solution serait donc par conséquent de fournir des terminaux mobiles d’entreprise aux salariés, ce qui freinerait ainsi le développement de l’utilisation des outils personnels. Sur le papier, cela se tient. Mais voilà, déployer de nouveaux équipements (et les administrer) ne se fait pas en un claquement de doigts.

Car les enjeux et difficultés sont bien réels, et très souvent négligés et/ou ignorés par les utilisateurs finaux avant tout préoccupés par les aspects utilitaires. Pour les DSI, qui se sont longtemps efforcés de bâtir un poste de travail homogène (et unique), les terminaux mobiles, intégrant des OS multiples, imposent des actions bien concrètes : l’adaptation des applications existantes, ce qui a un coût, l’administration de machines supplémentaires, dont leur sécurisation. Etc.
Gestion du multi-OS, coûts, sécurité et charge pour l’IT sont ainsi les quatre principaux enjeux relevés par les DSI. « Pourtant, ils ne doutent pas qu’à terme ils vont devoir intégrer les tablettes. Oui, mais ils pensent aux tablettes fournies par l’entreprise. Mais clairement, ils ne sont pas convaincus de la nécessité d’englober les outils personnels. Il y a un vrai besoin de démontrer que ces appareils peuvent être une vraie opportunité pour l’entreprise » analyse Nathalie Feeney.

mercredi 12 octobre 2011

France : les dépenses informatiques des entreprises revues à la baisse


France : les dépenses informatiques des entreprises revues à la baisseAvis d'expert - Les conséquences de la crise finissent par se faire sentir. Heureusement que le premier semestre a été dynamique en matière d'investissements.
Il fallait s'y attendre. Encore une fois, les conséquences de la crise financière qui s'est transformée en crise économique vont impacter les dépenses informatiques des entreprises, notamment en France.
IDC vient ainsi de revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année. Après avoir tablé sur un gain de +3,5%, le cabinet d'études estime que les investissements ne progresseront que de 2,5% à 45 milliards d'euros.
C'est 1,1 point de moins qu'en 2010 mais largement mieux que 2009 où les dépenses avaient reculé de plus de 7%, encore une fois suite aux effets de la crise des subprimes cette fois.
"Evidemment, il existe une corrélation entre la croissance du PIB et celle des marchés IT et télécom", commente Didier Krainc, directeur d'IDC France. "C'est pourquoi nous avons dû réviser nos prévisions à la baisse, mais nous pensons que cette fois-ci, l'impact négatif du contexte économique global restera limité sur 2011 et ne conduira pas à une récession en 2012" .
Grands projets maintenus
Toujours selon IDC, le secteur des logiciels devrait continuer à faire office de locomotive avec des dépenses en hausse de 4%, devant les services informatiques (+ 2,4%) et le matériel (+ 1,3%). Des chiffres positifs surtout dus à un premier semestre dynamique.
Cinq grandes tendances soutiennent le marché IT en France, estime le cabinet : le recours renforcé à l’externalisation des prestations informatiques, le développement des solutions mobiles, les solutions analytiques, le CRM, la sécurité, la rationalisation des infrastructures informatiques, la virtualisation, l’automatisation, l’industrialisation, le Cloud.
Par ailleurs, IDC estime que la baisse des dépenses ne touchera pas les grands projets mais plutôt les investissements à la marge. "Le ralentissement restera limité et il devrait davantage concerner les projets "de confort". Les grands projets de transformation restent d'actualité, car ils sont nécessaires.", commente aux Echos, Didier Krainc.
Abandon des prévisions d'une année sur l'autre ?
De la prudence donc mais pas d'alarmisme puisque la moitié des entreprises françaises maintient à la hausse ses budgets informatiques contre 10% qui les revoient à la baisse. Reste que l'extrême volatilité de la conjoncture économique pourrait très rapidement remettre en cause ces prévisions.
D'ailleurs, IDC est déjà en train de revoir ses analyses pour 2012, estimant que ses prévisions de dépenses en hausse de 3,3% sont d'ores et déjà obsolètes. Vu le contexte, il serait en effet peut-être temps d'abandonner les estimations d'une année sur l'autre qui finalement n'ont plus aucun sens, quel que soit le secteur...

 http://www.zdnet.fr/actualites/france-les-depenses-informatiques-des-entreprises-revues-a-la-baisse-39764729.htm#xtor=EPR-100

mercredi 14 septembre 2011

VolvoIT économise grâce à un poste utilisateur sous Linux

VolvoIT économise grâce à un poste utilisateur sous LinuxOpen Source - La branche informatique du constructeur Volvo teste auprès de ses utilisateurs chinois un poste de travail Open Source basé sur la distribution Ubuntu. Un poste qui couvre 80% des fonctionnalités d’un poste Windows classique, mais pour un coût de 20%.

Volvo IT est une entité à part au sein du constructeur Volvo. L’entreprise, forte d’environ 5000 salariés, délivre en effet des services informatiques à l’ensemble des filiales du groupe. Elle dispose pour cela, notamment, de trois datacenters.

Suite au rachat par Volvo d’une entreprise chinoise peu en règle sur le plan des licences, VolvoIT a défini un poste de travail alternatif composé de briques Open Source et baptisée prosaïquement « WorkPlace OpenSource ».

Une combinaison de logiciels libres ou en mode SaaS

L’objectif du projet était de délivrer un poste moins coûteux en termes de TCO (même si le poste Windows reste la référence sur le parc de 50.000 ordinateurs de Volvo), tout en restant flexible. La cible était ainsi un poste qui puisse couvrir environ 80% des fonctionnalités pour un coût de 20%.


Volvo IT a confié à la société canadienne Revolution Linux le développement d’un package distribution complète. Celle-ci doit être opérée dans les datacenters de la filiale IT de Volvo. Ce poste de travail Open Source comprend, outre l’OS, différents logiciels libres (OpenOffice, Firefox, Zimbra, Gimp…).

« Les outils de productivité, c’est-à-dire le collaboratif, la bureautique ou par exemple la messagerie, devaient être basés sur de l’Open Source pour n’avoir aucun coût de licence. A défaut, nous opterions pour des solutions de type SaaS. C’est ce que nous avons fait sur des domaines très spécifiques comme la messagerie avec une offre de service chinoise, pour des questions de support des caractères et de législation » liste Rémi Decorps, directeur des services utilisateurs chez Volvo IT.

Côté infrastructure, ce poste de travail libre repose sur la distribution Ubuntu. Il est décliné en plusieurs versions : totalement managée, client lourd (par exemple pour les lignes de production) et du client léger (avec Linux Terminal Server).

L'acceptation utilisateur : véritable frein

La complexité du projet ne fut pas d’ordre technique. « La difficulté que nous n’avions pas forcément mesurée à l’origine était l’acceptation utilisateur. Nous avions considéré que le véritable frein serait la compatibilité des applications business. Cela a été un problème, et le reste à ce jour, mais moins que l’acceptation utilisateur » souligne le responsable de Volvo IT.

La taille réduite du parc applicatif en Chine – une trentaine d’applications business, contre 3000 pour Volvo IT – a en revanche permis de répondre à la problématique de la compatibilité applicative. Par ailleurs, les progiciels SAP, exploités au sein du groupe, sont supportés par Linux. Du développement a cependant été réalisé autour de SAP, et les sources reversées à la communauté.

« Le niveau d’automatisation des usines et d’intégration du système d’information est assez faible aujourd’hui. Les solutions métiers sont peu intégrées, très verticales. Il est donc toujours possible de les remplacer une par une, ce qui n’est pas le cas dans des SI plus ancien, plus legacy » précise Rémi Decorps.

Un ROI bien tangible

Le pilote Linux a été lancé il y a désormais un peu moins d’un an auprès d’une population test de 150 utilisateurs. La cible visée est de 750 utilisateurs. 600 déploiements devaient être finalisés à la fin du mois d’août.

En termes de coûts, le poste Open Source représente 29% du coût d’un poste Windows de Volvo en Suède, pris comme référence. Les 20% visés initialement ne sont donc pas encore atteints. En ce qui concerne le ROI, Volvo IT évalue l’économie générée à 29% sur cinq ans.


« Pour le moment nous sommes toujours sur cette tendance. Si pour les déploiements nous avons pris du retard, notamment du fait de l’acceptation utilisateur, en revanche sur le plan financier nous sommes globalement dans les clous » estime Rémi Decorps.

« Pour une infrastructure basée sur du Microsoft, l’ajout de tout nouveau poste se traduit par l’ajout de toutes les CAL associées [Ndlr : licence d’accès client] à ce poste. Sur une plate-forme Open Source, vous n’êtes plus du tout dans cette mécanique. Vous investissez sur une infrastructure et ensuite chaque poste devient marginal en termes de coûts. Vous avez donc des effets de volume très intéressants » insiste-t-il encore.

Propos recueillis à l'occasion de la convention annuelle du CRIP qui se tenait les 21 et 22 juin au CNIT.


http://www.zdnet.fr/actualites/volvoit-economise-grace-a-un-poste-utilisateur-sous-linux-39763834.htm#xtor=EPR-100

samedi 10 septembre 2011

Les terminaux IT personnels forcent la porte de l'entreprise. Les DSI dépassées ?

Les terminaux IT personnels forcent la porte de l'entreprise. Les DSI dépassées ?Analyse - En 2011, 40% des salariés sondés par IDC déclarent avoir utilisé pour leur travail des terminaux personnels. C’est 10 points de plus en un an. Or la DSI sous-estimerait la consumérisation et tarderait donc à l’accompagner.

La tendance n’est pas nouvelle. A défaut d’outils professionnels, les salariés tendent à se tourner vers des solutions conçues pour le grand-public, obligeant parfois la DSI à courir après l’utilisateur pour encadrer enfin les usages.

Dans un monde de plus en plus connecté, la consumérisation de l’IT englobe les terminaux eux-mêmes, dont par exemple les téléphones mobiles. C’est ce développement que souligne une étude d’IDC, commandée par Unisys.

La DSI sous-estime-t-elle les usages ?

Réalisée auprès de 1.334 utilisateurs et 264 décideurs informatiques, l’étude conclut d’ailleurs à un écart de perception entre ces deux populations. La DSI tendrait ainsi à sous-estimer l’usage réel des outils personnels à des fins professionnelles, tout en reconnaissant parallèlement que la consumérisation est bénéfique à différents niveaux (satisfaction des employés, productivité…).

D’après IDC/Unisys, ils sont pourtant 40,7% de ces iworkers ou travailleurs numériques à déclarer utiliser des terminaux personnels (PC, smartphone, tablette…) pour accéder à des applications business. Un an plus tôt, cette part était de 30,7%.


Entre 2010 et 2011, le développement est donc tangible. La rupture est en revanche moins nette au niveau des terminaux eux-mêmes. Pour 47% des utilisateurs (51% en 2010), c’est la station PC (le bon vieux desktop) qui est considérée comme le terminal critique pour leur travail.

L’importance de l’ordinateur portable progresse, suivant en cela la tendance à une plus grande mobilité des salariés - et à effritement de la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle. 45% (36%) considèrent le PC portable comme leur terminal critique.

L'outil critique est très majoritairement un PC

Et les nouveaux terminaux, c’est-à-dire les smartphones et tablettes ? Ils sont, et le resteront certainement encore des années, des terminaux de complément. Seuls 5% jugent leur smartphone comme critique pour leur travail (4% en 2010, et 6% attendus pour 2012).

Pour la tablette, c’est 1%. Mais d’après l’étude, cette part devrait grimper à 9% l’année prochaine. Possible. Les entreprises devraient après tout s’équiper en 2011 et durant les prochaines années.

Toutefois, ce terminal, en raison des usages qu’ils proposent, semble se destiner d’abord à des populations de salariés bien définies comme les commerciaux, ou ceux issus du marketing ou de la vente en magasins. Les premiers retours et témoignages d’entreprises ciblent d’ailleurs ces segments de professionnels (en plus des cadres dirigeants).

Pour autant, les entreprises peuvent-elles multiplier les terminaux ? Non, principalement pour des questions de coûts. Danone a arrêté une politique sur cette problématique : « Danone ne fournit qu’un seul device. Si le salarié veut quelque chose en plus, charge à lui de l’acheter et d’en faire le support. L’entreprise lui connectera au réseau, avec les règles de sécurité qui vont bien » répond son DSI Jean-Marc Lagoutte.

La consumérisation est inévitable selon les DSI

Les décideurs informatiques estiment par ailleurs que la consumérisation, ou BYOD ("bring your own device"), si elle est transparente pour l’utilisateur, ou en tout cas peu contraignante, elle a des effets en revanche bien concrets pour l’IT.

Ils sont ainsi 80% à considérer que le fait pour les salariés de rapporter leurs terminaux personnels se traduit par une augmentation de leur charge de travail. Mais ces professionnels de l’informatique ne s’y trompent pas. Cette tendance est inévitable (74%), notamment parce que la pression s’exerce par le haut.


Pour 79% des responsables IT, leurs cadres dirigeants attendent effectivement d’eux qu’ils supportent leur utilisation d’outils personnels. Le top management n’est cependant pas le seul à pousser. Et les DSI, à 72%, considèrent que les salariés apportant leurs propres terminaux sont plus productifs.

Une évolution donc inévitable, mais à quelle échéance ? Pas nécessairement à court terme pour les tablettes et smartphones. Ils ne sont en effet que 34% des décideurs IT à reconnaître un usage par le salarié du smartphone pour son travail, et 6% pour leur tablette.

Mais d’après les témoignages des salariés, ils sont en fait 60% à utiliser leur smartphone personnel dans le cadre de leur travail et 13% pour la tablette. Et c’est cet écart sur la réalité des usages qui peut expliquer un manque de réactivité de la part de la DSI.

Pas de BYOD sans sécurité

Première conséquence, 76% d’entre elles n’envisagent par exemple pas d’adapter au cours des 12 prochains mois les applications internes pour permettre une utilisation depuis ces terminaux mobiles (tablette et smartphone).

Les réticences et freins à l’ouverture du SI aux appareils personnels sont indéniables. Les deux principaux portent, sans surprise, sur la sécurité. En clair, la consumérisation ne sera possible que si elle est bornée par des règles de sécurité (mots de passe, mise à jour antivirale, SSO…). Bref, de la souplesse au profit des utilisateurs oui, mais à des conditions.

http://www.zdnet.fr/actualites/les-terminaux-it-personnels-forcent-la-porte-de-l-entreprise-les-dsi-depassees-39763692.htm#xtor=EPR-100

mercredi 20 juillet 2011

Interview DSI - Jean-Luc Amagat, NextiraOne : « Le Cloud pour réajuster la puissance de feu là où elle est utile »

Interview DSI - Jean-Luc Amagat, NextiraOne : « Le Cloud pour réajuster la puissance de feu là où elle est utile »Cloud Computing - L’intégrateur mène des projets Cloud Computing en interne, pour ses utilisateurs, en plaçant sur le nuage les applications périphériques à SAP. Objectif : gagner en flexibilité et réduire les coûts. En externe, NextiraOne travaille à l’impémentation de Cloud privés pour ses clients.

Jean-Luc Amagat, NextiraOne : Nous avons deux axes de réflexion, un en interne et l'autre en externe. En interne, nous envisageons en fait de placer sur le Cloud l'ensemble des applications périphériques autour de SAP. Cela concerne ainsi tout ce qui est Business Intelligence, informatisation des forces de vente, outils de gestion de l'activité de nos techniciens sur le terrain... Donc tout ce qui est périphérique à notre cœur de métier et cœur de système d'information.

Cela en interne, c'est une volonté assez forte pour justement avoir une réduction des coûts palpable et une flexibilité en termes de réactivité par rapport à une croissance ou une décroissance de l'activité. Pouvoir réajuster la puissance de feu là où elle est utile.

Pour la préparation des rollout SAP, mise en œuvre à travers un datacenter, un blade farm, la virtualisation de nos environnements SAP, nous allons simplement compléter des serveurs physiques sur lesquels seront ajoutés des environnements virtuels. Et, petit à petit, nous allons incrémenter l'environnement SAP. Cela, c'est sur une application mature.

Dans le même temps, nous réfléchissons actuellement, et nous avons un premier projet, à du Cloud externe sur des applications périphériques de notre SI, dont l'automatisation des forces de vente avec du Salesforce.com que nous cherchons à connecter à SAP avec des connecteurs Salesforce.com.

L'axe le plus important pour nous est vraiment sur l'externe, c'est-à-dire clients. Nous avons de plus en plus de clients auxquels nous proposons du Cloud. En France, nous avons deux gros clients déjà sur du Cloud : la CNAV [Ndlr : Caisse nationale d'assurance vieillesse] et Ricoh Europe.

L'axe extérieur est plus important en ce sens que notre propre expérience en interne nous pousse a réellement mettre en valeur ce qui nous semble être le plus porteur, c'est-à-dire cette flexibilité et cette adaptation entre le coût réel et le coût utilisé.

La CNAV est ainsi en train de passer sur du Cloud privé pour ses applications. Nous les aidons sur ce projet. Nous utilisons pour cela notre expérience afin de démontrer qu'au-delà du simple discours marketing, c'est une réalité en interne chez nous.

http://www.zdnet.fr/actualites/interview-dsi-jean-luc-amagat-nextiraone-le-cloud-pour-reajuster-la-puissance-de-feu-la-ou-elle-est-utile-39761827.htm#xtor=EPR-100