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lundi 18 février 2013

Collaboration et technologies : duo clé de la performance en entreprise

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/collaboration-technologies-duo-cle-de-performance-entreprise
 
Par L'Atelier - Paris 18 février 2013 Collaboration

Une enquête montre que les équipes de direction qui intègrent les conversations numériques à travers tous les aspects de leurs stratégies obtiennent de meilleurs résultats.
Les entreprises dont les directeurs collaborent le plus entre eux seraient 4 fois plus performantes que les autres et, d'autant plus, lorsque celles-ci intègrent particulièrement à leur stratégie d'entreprise les technologies de l'information. C'est en effet ce que révèle les résultats du sondage annuel du cabinet d’audit, PwC, sur le QI numérique. Une meilleure collaboration serait entre autres reflétée par une plus grande utilisation des moyens de communication numérique internes, et par une maîtrise des investissements dans les technologies émergentes.

Collaborer, c'est maîtriser les systèmes de communication numériques

Même si toutes les entreprises prévoient d'investir en 2013 dans les technologies émergentes, compagnies à forte collaboration posséderaient une marge d'avance sur leurs concurrentes. Ainsi, 32% d'entre elles investissent déjà dans les médias à l'usage de communications internes, et 48% de ces compagnies prévoient de le faire encore plus. 61% engagent plus de telles que les réseaux sociaux, le Big Data ou les systèmes de cloud-computing, les fonds dans les technologies mobiles pour leurs employés, et et 46% développent leur système de cloud privé en 2012, pour 58% en 2013. A l'inverse, seulement 37% des autres firmes ne développent leur cloud-computing en 2012, et si 30% investissent dans les communications internes, elles ne le feront que pour 35% d'entre elles en 2013.

Des disparités selon les régions

L'étude, menée auprès de 1108 cadres supérieurs dans 12 pays, montrent de grandes différences entre les différentes région du monde. Les compagnies asiatiques (Australie, Japon, Chine et Inde) possèdent une réelle avance sur leurs concurrentes d'Europe et des Amériques. En 2012, elles ont davantage investi dans pratiquement tous les secteurs des technologies émergentes : réseaux sociaux internes, infrastructures et applications de cloud-computing, technologies mobiles pour leurs employés ainsi que l'exploitation du Big Data. A l'inverse, les répondants des Etats-Unis et du Brésil rattraperont leur retard et se feront plus agressifs pour l'année 2013, laissant derrière elles les firmes européennes.

mercredi 13 février 2013

Intégré à la culture d'entreprise, le Big Data est plus facile à implémenter

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/integre-culture-entreprise-big-data-plus-facile-implementer

Par L'Atelier - San Francisco 13 février 2013 professionnel sur son bureau, flottant au milieu d'une mer de données
Le Big data est nécessaire au succès des entreprises, mais celles-ci ont du mal à implémenter leurs projets. Au cœur du problème : un manque de communication entre décideurs et équipes techniques.
Big Data est une problématique majeure pour les décideurs aujourd’hui. 81% des Chief Information Officers (CIOs) considèrent que Big Data fait partie du top 5 de leurs priorités technologiques pour 2013. Cependant, moins de la moitié des projets Big Data arrivent à aboutissement dans les entreprises américaines, et ce chiffre exclut les projets qui ne remplissent qu’une partie de leurs objectifs. Alors que la maîtrise des données devient un axe fondamental de toute stratégie d’entreprise, le besoin d’intégrer Big Data à la culture d’entreprise se fait également plus pressant.  Une étude réalisée par Infochimps et SSWUG.org, intitulé « CIO & Big Data, » montre que les partis pris technologiques doivent être, plus que jamais, compris par l’ensemble des employés, de façon à adopter Big Data de façon performante, tout en restant compétitif.
Un problème de communication de la part des CIOs
Le problème est donc, avant tout, un problème de communication, entre les décideurs qui possèdent la vision (les CIO), et les exécutants en charge d’appliquer ces projets (les équipes IT.) Et de fait, le manque de dialogue entre les managers IT de haut niveau et les équipes est perçu comme un enjeu pour les entreprises. Big Data étant un sujet relativement nouveau pour beaucoup d’entreprises, elles doivent souvent faire face à un décalage entre les compétences de leurs employés et les compétences requises par ces projets d’un nouveau genre. Les managers interrogés dans l’étude citent le « Manque de contexte business autour des données » et le « Manque d’expertise pour avoir une compréhension globale du problème. » Bref, les entreprises doivent d’abord sensibiliser et former leurs équipes avant de se lancer dans les projets Big Data.
Qui doivent davantage s’appuyer sur leurs équipes pour le développement de projets
D’un autre côté, les équipes des départements IT peuvent apporter « un point de vue de grande valeur » sur les processus à suivre pour implémenter Big Data, pour reprendre les mots de Jim Kaskade, CEO d’Infochimps. Leurs perspectives peuvent notamment aider les CIO à décider où allouer leurs ressources. Par exemple, l’étude montre que la plupart des équipes IT préfèrent se concentrer sur les problèmes de front-end, et la gestion des données, plus que sur les infrastructures. Beaucoup d’entreprises ont tendance à vouloir développer leurs propres infrastructures, mais la perte de temps et de ressources que cela représente pousse 61% des personnes interrogées à préférer les solutions extérieures. Bref, les CIO doivent se reposer sur leurs équipes pour adopter une approche réaliste de Big Data, et développer une stratégie de la performance

*CIOs & Big Data, Infochimps and SSWUG.org, 2013.

To implement Big Data, companies need to create a business culture that supports it

A lire sur:  http://www.atelier.net/en/trends/articles/implement-big-data-companies-need-create-business-culture-supports-it

By L'Atelier - San Francisco February 13, 2013 business man on his desk floating in a sea of data
Big Data is critical to business success, but many projects to implement it stall or remain incomplete. In order to successfully implement Big Data in a company, businesses must first integrate it to company culture.

Big Data is a major topic for decisions makers. 81 percent of CIOs list “Big Data/Advanced Analytics Projects” in their Top 5 2013 IT priorities*. However, less than half of Big Data projects get actually completed in US companies - and that excludes the projects that do not implement all objectives. As the ability to gain insights from huge amounts of information becomes more central to business strategizing, creating a culture that supports these projects will become more vital. A report from Infochimps and SSWUG.org,“CIOs & Big Data”shows how enterprise technology and enterprise culture must be integrated as never before to productively incorporate Big Data and remain competitive.
A communication problem between CIOs and the IT staff
Central to this integration is reconciling the disconnect between overall project vision and those whose role is to implement it - communication must improve between CIOs or managers and IT staff. And indeed, the lack of dialogue between higher level technical staff and IT departments would appear to be an issue for enterprises. Since this is a relatively new business tool, many companies are faced with a talent gap, where they must educate and understand platforms and other Big Data project challenges before starting. The top reasons that these projects fail are “Lack of Business Context Around the Data” and “Lack of Expertise to Connect the Dots.”
Effective Big Data implementation insight is available from IT staff
On the other hand, IT staff offer an “invaluable perspective” when it comes to the process of developing technology projects, according to Infochimps CEO Jim Kaskade. This perspective can give CIOs indication of where they should invest. For instance, the study show that IT staff prefer to focus on front-end difficulties such as processing, analyzing and ongoing management of Big Data, rather than back-end issues. While many companies initially want to develop their own infrastructure, it can drain so much time and resrouces that 61 percent of respondent are actually willing to consider managed remote solutions. These findings show how important it is to realistically approach Big Data and know what to outsource and what to do in-house.
*CIOs & Big Data, Infochimps and SSWUG.org, 2013

mercredi 6 février 2013

La collaboration, une solution aux entraves à l'innovation !

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/collaboration-une-solution-aux-entraves-innovation
 
Par L'Atelier - Paris 06 février 2013 Innovation
La créativité, le développement et la nouveauté restent au cœur des préoccupations des entreprises en 2012. Néanmoins, certaines barrières se renforcent et brident les politiques d'innovation.

91% des entreprises considèrent toujours l'innovation comme l'une de leurs priorités stratégiques, selon le GE Global Innovation Barometer. L'étude, conduite par StrategyOne auprès de 3000 salariés, a examiné quels facteurs étaient à même d'encourager ou au contraire de dissuader l'innovation sur les marchés, et ce à travers 25 pays différents. Et l'on retrouve au centre des inquiétudes, tous pays confondus, la collaboration. En effet, les salariés sont nombreux à estimer que celle-ci manque cruellement aussi bien du point de vue des organisations gouvernementales que des universités et des partenaires de leur entreprise, alors qu'elle pourrait être la solution au développement de l'innovation.

Quelles sont les entraves à l'innovation ?

Ainsi, si le manque de confiance envers les états baisse par rapport à l'année, il reste toutefois assez conséquent avec 40% des répondants (contre 43% en 2011) qui pensent que les gouvernements ne sont pas assez organisés pour promouvoir l'innovation dans leur pays. De plus, 50% pensent que les gouvernements devraient encourager davantage une culture entrepreneurial. Même constat du point de vue du système éducatif. Les salariés interrogés s'accordent sur le fait que leur pays ne permet pas de préparer les innovateurs de demain (61% en 2011 contre 55% en 2012). Cette tendance se remarque nettement en Corée du Sud où cette confiance a diminué de plus de 50%, mais aussi en Chine, au Canada ou en Israël. Autre entrave à l'innovation, la difficulté de recruter des talents étrangers (souvent lié à l'obtention d'un visa) qui impacte négativement pour 41% la capacité à innover des entreprises.

De nouvelles idées pour évoluer

Et si l'innovation peine dans leur pays, 87% des salariés pensent que la collaboration, cette fois par le biais d'un partenariat avec d'autres entreprises, est la solution. Les marchés du Mexique, de la Russie et des Emirats Arabes Unis se montrent les plus ouverts de ce point de vue là. D'ailleurs, l'accès à de nouvelles technologies et à de nouveaux marchés demeure l'une des raisons principales de cette collaboration, selon 79% des répondants. Toutefois des barrières persistent : le manque de protection des IP selon 64% des cadres interrogés ou le manque de confiance dans la compagnie partenaire pour 47%. Enfin, le Big Data apparaît comme une autre solution, avec 53% des répondants estimant que la clé du succès est dans l'extraction de données, et 63% dans l'utilisation de celles-ci par l'entreprise.

Autant pour les salariés que les entreprises, la mobilité, ça se paye !

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/autant-salaries-entreprises-mobilite-ca-se-paye
 
Par L'Atelier - Paris 06 février 2013 expensive tablet
Le travail en mobilité à un coût qui est parfois plus facile pour les salariés que pour les entreprises elle-même à appréhender.
29% des salariés dans le monde se disent "nomades", c'est-à-dire qu'ils pratiquent le télétravail et le BYOD. Et si ceux-ci sont de plus en plus enclins à réclamer la possibilité de travailler en mobilité, ils sembleraient qu'ils soient également prêts à y mettre le prix. En effet, une étude de l'institut de recherche Forrester révèle que 36% des salariés travaillant dans le domaine de l'informatique se disent prêt à mettre la main à la poche pour pouvoir choisir les appareils qu'ils souhaitent pour travailler. Et c'est d'une certaine façon déjà le cas puisque le rapport révèle que la part des entreprises dans l'achat des appareils électroniques pour l'usage en BYOD n'est pas encore assez importante.

Encore trop peu de choix

Ainsi, si 84% des salariés interrogés utilisent un ordinateur fixe, ils ne sont que 30% à l'avoir choisi et 15% à l'avoir payé. 15% également ont payé leurs ordinateurs portables, alors que 63% les utilisent dans le cadre de leur travail et 42% ont eu la possibilité de les choisir. En ce qui concerne les smartphones, les salariés apparaissent beaucoup plus nombreux à les avoir achetés eux-mêmes (21%). Mais c'est sans compter qu'ils ne sont que 48% à les utiliser dans le cadre de leur travail et 40% à les avoir choisis. Enfin, concernant la tablette, seuls 21% des salariés admettent l'utiliser, contre 17% à l'avoir choisie et près de 10% à l'avoir payée.

Définir le prix du travail

Et de manière plus globale, 3% des salariés expliquent avoir partager les frais avec leur entreprise concernant l'achat d'un ordinateur à usage professionnel, ce chiffre étant également valable pour les smartphones. Il en est de même pour 2% seulement des salariés ayant reçu une contribution de leur entreprise lors de l'achat de leur tablette. Enfin l'étude révèle qu'en moyenne chacun d'entre eux a dépensé 861 dollars pour un ordinateur fixe ou un portable, 420 dollars pour se procurer un smartphone et 526 dollars pour une tablette. Au vu de ces prix, il reste très étonnant que les entreprises ne participent pas un peu plus dans l'acquisition de ce matériel nécessaire à leur travail.

lundi 4 février 2013

Une intégration toujours mitigée des technologies au sein de l'entreprise ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/une-integration-toujours-mitigee-technologies-sein-de-entreprise
 
Par L'Atelier - Paris 04 février 2013 employee with phone
Alors que cloud, BYOD et autres réseaux sociaux sont au centre des préoccupations des dirigeants d'entreprise, les salariés, eux, ne les intégreraient encore que de manière inégale.
Si les entreprises ont bien compris la nécessité d'intégrer les nouvelles technologies à leurs stratégies marketing et, comme nous avons pu le voir récemment, les salariés semblent motivés par l'utilisation du BYOD, il n'en serait pas de même pour l'usage de celles-ci comme outil de communication interne. Un sondage réalisé par Aastra, une entreprise spécialisée dans la communication d'entreprise, met en lumière des disparités entre l'adoption de ces outils et l'usage d'autres plus classiques. Ainsi, les téléphones fixes et les e-mail auraient encore de beaux jours devant eux car particulièrement appréciés des salariés, à la différence des réseaux sociaux ou du principe de télétravail.

Le confort des outils classiques...

Concernant le téléphone fixe donc, 49% des individus interrogés affirment utiliser celui-ci à même hauteur que le téléphone mobile dans le cadre du travail. De plus, seuls 24% de ces individus affirment utiliser leurs téléphones (fixes ou mobiles) pour envoyer des messages au format texte (SMS, e-mail, messages instantanés...), et 2% seulement utilisent la visioconférence ou la visiophonie. Dans cette même logique d'utilisation d'outils plutôt classiques, l'étude révèle que le courriel garde une place prépondérante dans l'entreprise avec 45% des personnes interrogées affirmant qu'il reste indétrônable contre 14% qui pensent que sa fin est proche. Toutefois, un nombre également conséquent de salariés (41%) estiment que celui-ci continuera d'exister mais pour des échanges peu importants.

…face à l'inconnu des outils récents

Quant au télétravail, il existe une différence entre la volonté des salariés à l'appliquer et la réelle intégration dans l'entreprise. Ainsi, 36% affirment que leur entreprise accepte le travail à distance pour les collaborateurs nomades, 33% dans le cadre d'un usage ponctuel et de manière officieuse, et seulement 24% expliquent que cela est intégré à la politique interne. Enfin une même inquiétude concernant les changements des moyens de communication se répercute sur l'utilisation des médias sociaux et la relation client. En effet, l'étude révèle que 42% des individus interrogés estiment que ces outils méritent un traitement à part, alors que 46% pensent qu'ils doivent être intégrés aux flux du centre de contacts.

samedi 26 janvier 2013

Sondage Atelier/Ifop : Les Français restent fidèles au magasin physique

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/sondage-atelierifop-francais-restent-fideles-magasin-physique

Par L'Atelier - Paris 24 janvier 2013 family going shopping
Près de la moitié des Hexagonaux achètent en boutique, et une minorité se montre disposée à changer. Mais des évolutions sont attendues. La clé pour se démarquer ? Innover.
49% des Français avouent effectuer leurs achats du quotidien uniquement en magasin et seuls 10% d'entre eux se disent près à changer cette habitude. Ces résultats, issus d'une étude réalisée conjointement par L'Atelier et l'institut de sondage IFOP à l'occasion du Théma sur "L'avenir du magasin : la fin du magasin ?", s'avèrent plus que positifs d'un point de vue marketing pour les enseignes traditionnelles physiques. En effet, ceux-ci indiquent que ces magasins se positionnent toujours comme un point central du commerce et peuvent encore attirer de nouvelles clientèles. Une tendance, par ailleurs confirmée récemment par Bonial dans un sondage du même type. Mais pour garder ce cap, un seul mot d'ordre : l'innovation et ce, de manière omnicanale.

Un équilibre en physique et en ligne

Car en effet 15% des Français se rendent tout spécialement dans des enseignes physiques quand celles-ci proposent des services innovants (comme l'utilisation d'Ipad, de bornes connectées...). D'ailleurs, 80% d'entre eux expliquent que la présence de ces innovations les incitent à fréquenter une enseigne plutôt qu'une autre. Et s'ils ne se rendent pas directement sur place, ils sont 31% à aller sur le site de la marque pour ses innovations (drive, réservation...), dont 10% affirment le faire fréquemment. Une personne sur deux admet d'ailleurs opter plus facilement pour une enseigne qui innove sur son site. Et si ces deux types d'achats sont en faveur des magasins traditionnels plutôt que des pure-players, la différenciation des stratégies de vente (promotions, livraison...) d'un canal à un autre est attendue par les consommateurs à hauteur de 80%.

Facilitation de l'expérience d'achat et mobile

Alors pourquoi cet engouement pour les innovations tous canaux confondus ? Selon le sondage, 65% des Français estimeraient que celles-ci ont facilité leur parcours d'achat. Quant à l'usage des innovations au sein du magasin, 50% d'entre eux espéreraient un meilleur d'accès aux informations produits (prix, origine...) et 32% estimeraient que cela leur permet d'en découvrir de nouveaux. Ceux-ci espèrent également que ces innovations amélioreront la relation personnalisée avec l'enseigne (29%), simplifieront le paiement (27%) et leur permettront une bonne gestion de leur compte client (23%). Enfin, concernant l'accès au sites des enseignes via mobile, seuls 13% des individus interrogés affirment avoir effectué un achat par ce biais et uniquement 17% se sentent incités à consommer.

mardi 22 janvier 2013

Marketing: le retour au traditionnel pour un futur innovant ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/marketing-retour-traditionnel-un-futur-innovant?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par Aurore Geraud 21 janvier 2013 back to basics
Pour atteindre une plus large audience et se démarquer de ses concurrents, l'entreprise devrait innover en appliquant les techniques traditionnelles.
Selon Forrester, on attend pour 2013 une augmentation du budget marketing consacré au numérique de plus de 20% par rapport aux autres types de marketing. L'institut de recherche estime d'ailleurs que les investissements dans le secteur devraient s'élever à plus de 50 milliards de dollars. Et la raison de cette augmentation réside dans la nécessité d'améliorer la « brand experience », l'expérience qui rend l'entreprise singulière aux yeux du client, auprès des consommateurs. Cela, les entreprises l'ont bien compris. Mais étonnamment, ce que propose Forrester pour atteindre cet objectif est le retour aux fondamentaux du marketing pour aller de l'avant.

Du marketing classique aux portées digitales>

Tout comme le marketing classique, Forrester insiste donc sur le fait de « regrouper » les forces pour mettre en marche la stratégie d'innovation. Ainsi, l'institut de recherche propose la création d'un groupe multifonctionnel comprenant les pôles marketing, recherches et informatiques, mais également de faire participer à tous les niveaux les différentes parties prenantes. Parmi les tendances pour l'année 2013, on retrouve également la nécessité de mettre en avant sa valeur ajoutée. Une stratégie tout ce qu'il y a de plus classique mais qui, toutefois, doit prendre en compte le digital. Forrester propose ainsi 2 grands axes qui méritent l'attention des marketeurs. Tout d'abord, il faudra s'attaquer en 2013 au marketing de contenu. Et les marketeurs sont, en effet, attachés à cette tendance puisqu'il sont 86% à proposer ce type de contenu qui va au delà des simples promotions ou bénéfices. Et pour cela, rien de tels que les réseaux sociaux.

Un retour au traditionnel à l'image des consommateurs

Le second axe à exploiter, selon le rapport Forrester, serait le retour vers le commerce de détail afin de créer une expérience unique entre le online et le offline. Et il prend pour exemple le récent « flagship store » de Burberry, un magasin où la technologie est particulièrement présente et qui ressemble à son site internet. Et l'idée est bonne quand on sait qu'en France, les enseignes « classiques » suscitent de nouveau un certain engouement à la différence des sites de commerce électronique. Quoi qu'il en soit, le retour au fondamentaux du marketing est une tendance qui semble toucher tous les domaines, puisque nous avons pu constater récemment que les Français se tourneraient de plus en plus vers les médias traditionnels, comme la télévision, pour avoir des informations.

lundi 21 janvier 2013

"Les repères et valeurs ayant évolué, il faut passer au management augmenté"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reperes-valeurs-ayant-evolue-faut-passer-management-augmente
 
Par Aurore Geraud 18 janvier 2013 management
L'avènement des technologies met les responsables face à de nouveaux enjeux et les force à redéfinir leur place au sein de leur organisation et de leur équipe.
Interview de Dominique Turcq, Directeur de l'institut de recherche et de formation Boostzone, à l'occasion de la sortie de son ouvrage "Le management augmenté "*.

L'Atelier : Quels sont les enjeux auxquels doit faire face un manager à l'heure du 2.0?

Dominique Turcq : Actuellement, le manager doit continuer son travail tout en prenant en compte les différents bouleversements apparus ces 6 ou 7 dernières années aussi bien dans le domaine technologique qu'au point du vue du contexte social ou politique. En effet, celui-ci ne peut qu'être déboussolé car il est confronté au quotidien à de profonds changements de paradigmes. Les puissances se sont inversées, autant dans les hémisphère Nord et Sud que dans la manière dont les nouvelles technologies se diffusent, du grand public au entreprise et non plus le contraire. Et de même, l'équilibre rareté et abondance a complètement été redessiné. Alors que les ressources naturelles se font rares, nous nous retrouvons avec un trop plein d'informations, un trop plein "d'amis"... Ce qui crée un trouble au sein de l'entreprise à tous les niveaux. On constate un changement de valeur, une nécessité de transparence, une horizontalité hiérarchique.

Quels moyens d'action / outils peuvent actuellement s'offrir au manager ?

Pour que son rôle demeure, il est nécessaire qu'il devienne un "manager augmenté". Il se doit d'aller plus loin dans la qualité de ses services, et cela passe par une optimisation de ses domaines de connaissances et de compétences. Pour cela, plus que des outils, j'encourage à de profonds changements de savoir-faire et de savoir-être. Mon approche se base sur le développement de soi même, qui peut être réalisé en trois étapes. Tout d'abord, ce que j'appelle "l'éveil", le fait de prendre conscience des différents enjeux dont nous venons de discuter et de pratiquer un auto-développement. Ensuite, il y a le mentorat, ou lectorat ou coaching, mais en tout cas, se faire assister et conseiller pour mettre en place ces nouveaux savoir-faire. Enfin, on retrouve ce que j'appelle le "co" dans tous ses états, qui comprend la coopération, la collaboration etc...

Comment trouver sa place dans son équipe sachant que les technologies modifient les rôles de chacun ?

Avant, le manager, du fait de sa position, possédait les pouvoirs et les informations. Maintenant, les informations et les savoir-faire sont globalement disponibles pour tout un chacun et le manager se retrouve face à des individus qui possèdent souvent de meilleures connaissances que lui de leur domaine. Celui-ci a donc perdu une partie de ses pouvoirs, aussi bien dans la mise en relation, la possession d'information que dans le verrouillage des processes, et peut en venir à se demander "à quoi je sers ?". Eh bien, notre ouvrage rappelle que son rôle est nécessaire, mais qu'il a toutefois évolué : sa place est de donner une vrai vision stratégique pour son équipe. Il est en quelque sorte une courroie de transmission entre ceux-ci et la politique de l'entreprise. On se repose sur lui pour effectuer une curation et pousser les autres à faire de même, mais également pour réhumaniser le travail qui est devenu, à mon goût, trop virtualisé.
*Chez Boostzone Editions

mardi 11 décembre 2012

"L'Internet des objets nous apprend qu'il ne faut pas avoir peur du terrain"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/internet-objets-apprend-qu-ne-faut-peur-terrain?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea
 
Par L'Atelier - Paris 11 décembre 2012 Olivier Reisse
Comment encourager les entreprises à lancer des projets autour des objets connectés ? En leur montrant que ce type d'initiatives peut faciliter le positionnement d'une société autour de la qualité de services.
Entretien avec Olivier Reisse, associé chez Weave, cabinet de conseil en stratégie opérationnelle.
Pourquoi selon vous l’Internet des Objets est-il redevenu une tendance ?
Selon le Gartner, il s’agit de l’une des dix tendances de l'avenir. Mais pour moi, cela est lié à l’impact de l’usage de nouvelles technologies et de nouveaux services par le grand public. Pour de nombreuses entreprises, ces dernières sont un réel d’un pari d’avenir. A travers leurs usages par le grand public, ces technologies ont apporté un sens,  sans rester de simples gadgets. Toutes les entreprises malheureusement ne sont pas prêtes à franchir ce pas.
Justement, pour les entreprises, comment lancer de nouvelles initiatives ?
Je crois que les compagnies doivent s’organiser dans leurs expérimentations, car ces démarches auprès des clientèles prennent du temps, et coûtent beaucoup d’argent. L’Internet des objets nous apprend cependant qu’il ne faut pas avoir peur du terrain, et laisser un peu de côté l’étude prospective. Car notamment, via les réseaux sociaux, les entreprises peuvent avoir de nombreux retours rapides de leurs clientèles après le lancement d’un ou plusieurs services. Attention, cependant, certaines sociétés, par exemple Google changent assez souvent leurs interfaces, ce qui peut être assez perturbant pour leurs utilisateurs.
Qui va s’imposer selon vous alors ? Les grands acteurs ou les nouveaux entrants ?
Pour moi, ce sont les entreprises qui ont déjà une place importante dans leurs secteurs d’activités. Pour les sociétés, l’Internet des objets va permettre de lancer de nombreux services. En agrégeant de nouvelles fonctionnalités à des services déjà existants, les entreprises telles que Google et Apple auront forcément à un avantage sur de nouvelles compagnies. En créant des combinaisons de services, ces entreprises dégageront une vraie valeur ajoutée par rapport aux services qu’elles proposeront. D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles les consommateurs se tournent souvent vers ces grands acteurs. Cependant, n’oublions pas l’exemple de Facebook, ancienne start-up, qui est parvenu rapidement à tirer son épingle du jeu.
Pourquoi toutes les entreprises n’arrivent-elles pas à générer de la valeur ajoutée avec tant de nouvelles fonctionnalités
Certaines entreprises ont peut-être du mal à intégrer cette pléthore technologique. es entreprises préfèrent s’observer entre elles, et proposer la même quantité de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs, mais pas forcément la qualité. Peut-être craignent-elles d’être perçues comme dépassées technologiquement, par ces derniers. Je crois, au contraire, qu’elles doivent prendre des risques, et se soumettre au marché. Ce sont les utilisateurs qui feront leur choix, de par les services que pourront offrir ces fonctionnalités.


lundi 3 décembre 2012

Les réseaux sociaux affecteraient la productivité des employés

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-affecteraient-productivite-employes?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - Paris 03 décembre 2012 Réseau social
La perte de productivité et la sécurité restent les deux freins à l'intégration et l'utilisation des réseaux sociaux en entreprise.
Aux Etats-Unis, une majorité de cadres dirigeants (67%) estime que donner accès aux réseaux sociaux en entreprise aurait un impact négatif sur la productivité des salariés. C'est ce que montre un récent rapport de MySammy, mené auprès de 158 cadres dirigeants de sociétés. Ce serait toutefois un ressenti puisque d'après le sondage, 65% des répondants admettent ne pas avoir de moyen de mesurer l'efficacité de leurs collaborateurs derrière l'écran. Mais l'inquiétude la plus importante reste liée aux menaces sur la sécurité pour 77% des sondés. Toutefois, certains chiffres laissent apparaître certaines incohérences, notamment, en ce qui concerne le blocage de certains réseaux sociaux tels que Twitter ou bien encore Facebook.

Une politique floue et mal définie ?

En effet, 62% de ces cadres affirment ne pas en bloquer l'accès aux réseaux sociaux à leurs salariés. Il est à considérer que plus des deux tiers des cadres interrogés déclarent avoir une charte établie. Cependant, les règles seraient mal définies sur ces plateformes sociales puisque 86% des personnes interrogées admettent ne pas imposer de limitation de temps à leurs employés quant à la fréquentation quotidienne. Selon le rapport, les entreprises doivent modifier leurs politiques en matière d'utilisation des réseaux sociaux.

Des mentalités qui évoluent?

Mais les cadres dirigeants ne seraient pas totalement hostiles à l'idée d'autoriser l'accès aux plateformes sociales à leurs employés dans la réalisation de leurs missions. En effet, une majorité d'entre eux soit 54% l'estime même utile. D'autre part, les questions de sécurité n’échappent pas non plus aux statistiques. En effet, plus de 93% des cadres affirment que leur entreprise respective n’exige pas de mot de passe pour se connecter sur les réseaux sociaux. Egalement, en ce qui concerne les réseaux sociaux d’entreprises, peu de cadres dirigeants (34%) ont mis en place des plateformes internes.

mardi 27 novembre 2012

“Digital Maturity is a Key Performance Factor for Companies”

A lire sur:  http://www.atelier.net/en/trends/articles/digital-maturity-key-performance-factor-companies?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us_only

By L'Atelier - Paris November 26, 2012 Patrick Ferraris - Capgemini
Few companies have as yet embarked on a real digital transformation, but those that have are already reaping the benefits.
Interview with Patrick Ferraris, Global Leader of the Technology Transformation practice at Capgemini Consulting, on the sidelines of the Electronic Business Group (EBG) Mobile, Social & Big Data event in Paris. There he presented the findings of a study* published by Capgemini Consulting together with the MIT Sloan School of Management.
L'Atelier: It’s said that companies must embrace digital technologies if they want to remain competitive and innovative. But what has been the actual experience of those that have made the move?
Patrick Ferraris: We’ve seen that companies which succeed in moving to digital really benefit from the shift in comparison with those that haven’t done so. We’ve identified four levels of digital maturity. These are a combination of on the one hand, digital intensity – i.e. how much the company uses digital technology – and on the other, the intensity of its transformation management. Companies which are digital leaders are dubbed ‘Digirati’ in the study; these are firms which have benefitted most from their digital transformation. They’re on average 26% more profitable than their non-Digirati peers and enjoy a market value around 12% higher. Moreover, the study also indicates that all Digirati share the same digital DNA.
L'Atelier: What exactly is ‘digital DNA’? Is there a miracle recipe for creating digitally mature companies?
The study found that there was something different about the digital DNA of the Digirati companies that makes them stand out from other firms. People at the company tend to have a shared vision and there is strong involvement of the senior executives, the management and all departments in the transformation process. Another element which is common to these digital pioneers is the desire to become the benchmark in their industry. For example, Burberry, the iconic British brand, is the benchmark company in the luxury goods sector and also in terms of customer experience. For the last five years the company has been investing in its sales outlets, boosting its web presence and developing social and mobile.
Today, however neither media communications nor marketing will suffice. A company has to go beyond these efforts and thoroughly review its business model. All the Digirati we studied have tackled this challenge. These firms offer new services and target new markets using their digital technologies, but that doesn’t mean they give up their traditional business model entirely. They’ve managed to find the right balance.
L'Atelier: Which industries are leaders on the digital front?
The study found that there are three industries which lead the digital advance: High-tech (38%), Banking (35%) and Insurance (33%). Why do they outperform other sectors? Well, while every sector has a certain average level of digital maturity, the leading three have been forced to ‘go digital’ by fierce competition and a fast-changing environment, plus high customer expectations. So some industries have simply had no choice and have already taken the great leap forward into digital technology. By contrast, the manufacturing sectors have been much less affected by the digital revolution and can count only 12% Digirati. These are essentially B2B businesses, which operate at one remove from the end-customer, so their competitive environment is different and that’s mainly why they’ve been slow to shift to digital. However every industry and sector does have its examples of digitally mature companies.
*The Digital Advantage: How digital leaders outperform their peers in every industry, Capgemini Consulting and the MIT Centre for Digital Business at MIT Sloan School of Management


dimanche 18 novembre 2012

"La maturité numérique est un facteur de performance pour les entreprises"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/maturite-numerique-un-facteur-de-performance-entreprises?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Par Claire Cavret 16 novembre 2012 Patrick Ferraris - Capgemini
Si peu d'entreprises ont encore entrepris leur transformation digitale, celles qui l'ont fait récoltent les fruits de leurs efforts.
Interview de Patrick Ferraris, Directeur Associé Senior chez Capgemini Consulting. Rencontré à l'occasion de l'événement Mobile, Social & Big Data organisé par l'EBG à Paris, il présentait les résultats d'une étude* menée conjointement par Cagemini et le MIT Slogan Management.

L'Atelier : On parle de l'obligation des entreprises à se tourner vers le digital pour rester compétitives et innovantes. Qu'en est-il réellement de celles qui ont réalisé cette mue?

Patrick Ferraris : Nous avons constaté que les entreprises ayant accompli leur transformation digitale ont une réelle supériorité sur les autres. Nous avons identifié quatre niveaux de maturité, qui sont une combinaison de l'intensité digitale, c'est-à-dire l'usage par l'entreprise des technologies et l'intensité du processus de transformation. L'un de ces niveaux appelé "Digirati" dans l'étude est considéré comme leader digital, pour les entreprises qui ont su tirer le meilleur parti de leur transformation digitale. Celles-ci seraient 26% plus performantes que la moyenne de leur industrie et se révèleraient mieux valorisées de 12% par les marchés financiers. Mais l'étude nous montre aussi que tous les leaders partageraient un même ADN digital.

Qu'est-ce que l'ADN Digital ? Y a-t-il une recette miracle pour faire parti des leaders du numérique ?

On trouve dans l'ADN Digital des entreprises étudiées une excellence du pilotage de la transformation, une implication du management, le partage d'une vision, une implication de tous les départements et la gouvernance. Un autre point commun entre ces entreprises, c'est la volonté de devenir l'entreprise référente. Par exemple, le référent dans l'univers du luxe et l'expérience client aujourd'hui, c'est Burgers. Elle a investi pendant cinq ans sur ses points de vente, sur le web, sur le social, sur le mobile. Mais aujourd'hui, la communication dans les médias et le marketing ne suffisent plus. Il faut aller au-delà et passer par la transformation en profondeur du business model. Tous les leaders du digital que nous avons étudiés ont attaqué ce sujet-là. Ces entreprises offrent de nouveaux services et adressent de nouveaux marchés avec le digital mais cela ne veut pas dire qu'elles renoncent à leur business model historique. Elles ont réussi à trouver un équilibre.

Quelles industries sont considérées comme leader en matière de digital ?

Les résultats de l'étude montre qu'il y a trois secteurs d'activités qui sont leaders dans le digital : la high-tech (38%), la banque (35%) et l'assurance (33%). Pourquoi sont-ils plus performants que les autres aujourd'hui ? On constate un phénomène de maturité moyenne d'un secteur d'activité, mais que les trois secteurs leaders ont été poussés à effectuer leur transformation digitale par des jeux concurrentiels, un environnement évolutif mais aussi les attentes spécifiques des consommateurs. Certaines industries n'ont donc pas eu le choix et ont déjà fait un saut important dans les technologies. A contrario, les entreprises manufacturières (12%) ont été moins touchées par le digital. C'est un secteur Bot plus éloigné du consommateur, avec des jeux concurrentiels différents et donc  elles se sont moins transformées. Toutefois, il existe des leaders du digital dans chacune des industries.
*Capgemini Consulting, MIT Sloan Management, The Digital Advantage : How digital leaders outperform their peers in every industry

Les entreprises qui ont pris le virage du numérique, plus performantes en tous points

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprises-ont-pris-virage-numerique-plus-performantes-points?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Par L'Atelier - Paris 16 novembre 2012 entreprises digitalisation
Globalement, le nombre de sociétés ayant intégré le digital à leurs processus n'est pas encore important. Mais les bons résultats qu'elles affichent devraient créer l'émulation.
Dans l'interview accordée à L'Atelier à l'occasion de l'événement Mobile, Social & Big Data à l'EBG, Patrick Ferraris, de Capgemini Consulting, revenait sur les résultats de l'étude publiée par le cabinet, avec le MIT Center for Digital Business. Selon lui, le nombre des entreprises ayant amorcé leur transformation digitale n'est pas encore élevé. Dommage, car celles qui se sont lancées enregistreraient d'ores et déjà de véritables bénéfices, en termes de profitabilité et de compétitivité. Et ce, quelle que soit l'industrie. En effet, la recette fonctionne pour tout secteur d'activité, de la high-tech aux industries les plus traditionnelles. Les secteurs des hautes technologies (38% d'entre elles), de la banque de détail (35%), du voyage, de l'assurance et des télécoms se démarquent cependant du lot. Suivis de ceux des produits de grande consommation, de l'énergie, du détail, de la fabrication, le secteur public et celui pharmaceutique. Dans le détail, le rapport a étudié les cas de plus de quatre cents entreprises, qui ont permis de faire émerger quatre catégories, dont le facteur commun est l'intégration de l'innovation. Dans un ordre décroissant, il y a les "Digirati", qui figurent comme les sociétés dont l'assimilation est la plus importante. Puis les "Fashionistas", les "Beginners" et enfin les "Conservatives", dont l'adoption est quasi nulle.

Plus profitables et compétitives

Les analystes ont constaté que globalement, les deux premières catégories font respectivement 9 et 6% de chiffre d'affaires de plus que les autres. En revanche, seule la première, les Digirati, est en moyenne 26 % plus profitable que ses pairs qui ne sont pas au même niveau, et engrange une valeur de marché environ 12% plus élevée. L'autre avantage est aussi la flexibilité et l'adaptabilité de l'entreprise. Selon le rapport, 62% des Digirati ont réussi à apporter des changements partiels à importants à leur business model, qui leur ont permis de transformer le fonctionnement de leur entreprise. Contre 30% des Fashionistas et, étonnamment, à peu près autant des Conservatives. Selon l'étude, c'est cette maturité qui paie, et non pas un talent de départ particulier ou une culture d'entreprise tournée depuis toujours vers l'innovation. Une maturité qui prend plusieurs années à acquérir. L'ingrédient crucial, alors ? Le management. Les responsables senior de ces entreprises ont en effet en général saisi les opportunités d'une telle transformation et s'en sont emparé.

Partager une vision

Cela, en faisant partager une vision avant une technologie. Puis en construisant une relation entre les départements technologiques et décisionnels, et en faisant des choix sur les secteurs à transformer, afin de concentrer les investissements. Et enfin en mettant en place les solutions adaptées. Selon l’étude, les Digirati ont su reconnaître les domaines dans lesquels l’introduction d’innovations était nécessaire, comme avec l’utilisation des réseaux sociaux, des terminaux mobiles mais aussi des processus de numérisation, ou encore des données de clients, que leur audience soit B-2-B, soit B-2-C. L’étude souligne également les investissements conséquents effectués en termes de digitalisation par les Fashionistas. Cependant, les analystes perçoivent une nette différence avec les entreprises pionnières. En effet, si les innovations sont nombreuses, elles ne servent pas nécessairement à créer de la valeur, mais permettent souvent de présenter un aspect attrayant et moderne de l'entreprise.

mercredi 14 novembre 2012

Le BYOD et l'électronique portée n'ont pas fini de changer l'entreprise

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Par L'Atelier - Paris 14 novembre 2012 BYOD sécurité
Des tendances venues de l'extérieur impactent les sociétés et réduisent le contrôle qu'elles avaient auparavant sur les données. Le BYOD, mais bientôt aussi le vêtement intelligent, en sont des exemples parlants.
L’avènement du BYOD ou encore les vêtements connectés sont des tendances qui ne cessent de croître. Elles font d'ailleurs parties de celles vues par le Gartner comme devant s'imposer prochainement. Le cabinet, qui livre une perspective des dix grandes tendances pour l'année prochaine et au-delà, revient ainsi sur les risques, les opportunités économiques et les innovations à destination des DSI, pour les aider à passer à de nouvelles solutions axées sur les activités commerciales. D’après l’étude, tout est en effet corrélé. Par exemple, avec la montée en puissance du BYOD, d’ici 2014, les appareils personnels des employés seront deux fois plus contaminés par des logiciels malveillants que les dispositifs appartenant à l’entreprise. Du coup, les réseaux d'entreprises devraient ressembler davantage aux réseaux collégial et universitaire, qui étaient les premiers environnements du phénomène "apportez vos propres périphériques". En fait, puisque les collèges et les universités n'ont pas de contrôle sur les appareils des élèves, ils se concentrent sur la protection de leurs réseaux en imposant des politiques qui en régissent l'accès.

BYOD et vêtement connecté

Gartner estime que les entreprises adopteront une approche similaire et permettront de bloquer ou de restreindre l'accès aux périphériques non-conformes aux politiques de l'entreprise. Celles qui adoptent des initiatives BYOD doivent établir des politiques claires qui précisent quels sont les appareils des employés autorisés. Dans l'ère BYOD, les professionnels de la sécurité devront suivre avec diligence les alertes de vulnérabilité et les incidents de sécurité impliquant des appareils mobiles. Côté appareils électroniques qui se porteront, dans les chaussures, les accessoires, voire en tatouages, le Gartner juge qu'ils vont s'imposer en 2016, et représenter une industrie de 10 milliards de dollars. Ces applications et services créeront de la valeur pour les consommateurs, en particulier lorsqu'ils seront combinés avec les préférences personnelles, l'emplacement, la biodétection et des informations sociales. Enfin, ces appareils électroniques portables fourniront également des informations plus précises aux détaillants pour cibler les publicités et les promotions.

Autres tendances

Côté entreprises, le Gartner juge que les DSI doivent évaluer la façon dont les données de l'électronique portable peuvent être utilisées afin d’améliorer la productivité des travailleurs, et le suivi des actifs. La majorité des revenus provenant des dispositifs électroniques prêt-à-porter au cours des quatre prochaines années viendront des chaussures de sport, de suivi de remise en forme, d’appareils de communication pour l'oreille, et l’injection automatique d’insuline pour les diabétiques. Les tendances évoquées dans l’étude sont également la demande du Big Data qui d’après celle-ci atteindra 4,4 millions d’emplois dans le monde, mais seulement un tiers de ces emplois seront pourvus. Ou encore les dépenses de logiciels résultant de la prolifération de la technologie à puce opérationnelle augmenteront de 25% d’ici 2014.

mardi 13 novembre 2012

"Avec les technologies, le savoir n'est plus une donnée rare"

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Par L'Atelier - Paris 13 novembre 2012 Clarisse Berrebi
Travailler de manière plus rapide, plus simple et moins contraignante. C'est ce que Clarisse Berebi, avocate au barreau de Paris, expérimente auprès de ses pairs.
L'Atelier a rencontré Clarisse Berrebi, qui est aussi associée gérante du cabinet B&H, à l’occasion de l’édition TEDx Panthéon Sorbonne du 8 novembre, sur le thème Le nouveau siècle des Lumières.
Clarisse Berrebi : Qu'a apporté l'insertion de plus en plus généralisée des technologies dans l'entreprise ?
L'Atelier :Les nouvelles technologies sont une forme de libération économique et humaine à l’intérieur de l’entreprise. Le web et ses usages ont apporté au monde professionnel un mode de communication, de partage de l’information et des connaissances qui font qu’effectivement aujourd’hui le savoir n’est plus une donnée rare qui a une certaine valeur, mais au contraire qui a pour objectif d’être partagé et de s’échanger plus vite. Le travail demain prendra cette forme extrêmement collaborative qui permettra aux individus d’échanger entre eux, et de collaborer davantage en mode projet comme on dit aujourd’hui dans l’objectif de résoudre une problématique pour un client ou pour un intervenant quelconque.
Et pas de disparaître, au profit de la technique ?
L’évolution est en cours et il est de la responsabilité de chacun de faire en sorte que les nouvelles technologies subliment le travail et permettent aux gens de mieux exercer leur activité professionnelle, plutôt que de réduire les emplois. A mon sens, les technologies devraient être un outil pour faciliter le travail quotidien. Maintenant évidemment il y aura toujours des abus et il faudra être vigilant.
Comment ces outils transforment-ils des métiers comme celui d'avocat, dont on peut penser à première vue qu'il pourrait ne pas en avoir besoin ?
Il y a de nombreuses technologies qui servent notre métier. Le web et les nouvelles technologies sont en eux-mêmes un nouveau champ d’investigation pour l’avocat puisque c’est extrêmement créateur de droit. Mais au-delà de ça, cela change profondément notre façon de travailler, d’apprendre, de faire entrer l’information, de faire de la veille pour notre cabinet, et enfin notre façon de communiquer. Les technologies sont en train de modifier profondément la profession d’avocat. Et c’est l’un des sujets qui me tient à cœur puisque je considère que la  profession doit rester mobilisée sur cette question pour justement s’imprégner et s’immerger dans les nouvelles technologies.
Les technologies facilitent elles également la mobilité dans votre métier ?
Je crois effectivement que sur cette question les nouvelles technologies sont un atout indéniable. Puisque d’abord la profession se féminise beaucoup, et c’est un point important car les femmes travaillent autrement. Elles ont besoin d’un rythme différent afin de mieux concilier la vie personnelle et la vie professionnelle. Et les technologies permettent par leur possibilité de communiquer à distance, de façon collaborative en temps réel. Ainsi elles permettront aux avocats et avocates de mieux travailler ensemble sur les projets à distance ou quelque fois depuis le domicile.

dimanche 11 novembre 2012

People Cooperate Better When They’re Close – And Not Just Spatially

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By L'Atelier - Paris November 09, 2012 collaboration
Working in the same environment as other colleagues and seeing each other every day fosters cooperation, research shows. But if you’re to work together really effectively – not just when spatially close but also when you’re separated by distance – the quality of the relationship is crucial.
It might seem obvious that proximity – having employees work together in the same place –promotes collaboration. It is, after all, the idea behind the ‘open plan’ office layout. Recently, however, an empirical study from the University of Michigan in the United States - A Tale of Two Buildings: Socio-Spatial Significance in Innovation – set out to test the truth of this assertion. The two-year study was carried out among 172 faculty members and research institute staff. Sure enough, the findings showed that researchers working in the same building were 33% more likely to collaborate well together than those working in separate buildings, and 57% more likely to work well together when they were on the same floor. So obviously, at a time when moves to increase mobility and home-working are beginning to redefine the work space and alter our ways of working together, it would be useful to know whether reducing the amount of daily contact between colleagues will adversely affect their basic ability to exchange ideas and co-create. However, Bertrand Duperrin, Social Business Consulting Director at enterprise 2.0 consultancy NextModernity, thinks this is unlikely, given the new communication technologies. “These technologies are a tremendous lever which can help develop an environment that fosters upstream collaboration,” he argues.

Focusing on the human side

Nevertheless, while technology helps to free you from space-time constraints, it won’t eliminate the human dimension, warns Duperrin, insisting that “it’s definitely a mistake to try to separate technology from the human aspect and the cultural dimension.” He means of course that even though technology helps people to keep in touch and collaborate remotely, it would be unwise to completely cut the physical link between them. Technology cannot entirely replace ‘people contact’. Trust is another important factor. So if people are going to work effectively together via a range of diverse channels, they really need to establish a human relationship in advance, and that’s true whether they’re going to be sharing an office or working remotely, stresses Bertrand Duperrin. It helps to know the people you work with and understand their needs. And here we see the limits of technology. “Technology alone cannot foster the human dimension or help people get to know each other,” he points out.

Collaboration means more than just tools

Many firms nowadays are creating in-company communities, with the aim of encouraging their employees to work together more closely, but that won’t work unless the employees really get the point, underlines the NextModernity expert. If, on the other hand, a solid core of human relationships already exists, technology can help to take this further, social networks being one of the tools that can bring benefits here with their dual dimensions: collaboration and networking. Social media enable people to get together according to their interests, and to create relationships quite apart from any specific project they’re working on. “Using the networks provides a means of getting to know people through their profiles, through the contributions that they’ve posted on the site over time. Then, when people find themselves working together, they’re more likely to collaborate smoothly as they will already have established some kind of relationship,” argues Bertrand Duperrin.