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mardi 26 février 2013

La génération Y sait manifestement délimiter vie privée et vie professionnelle

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/generation-y-sait-manifestement-delimiter-vie-privee-vie-professionnelle

Par Guillaume Parodi 25 février 2013 Génération Y
Si les membres de la génération Y ne peuvent pas se passer de se connecter aux réseaux sociaux, ils sont pour autant conscients de la limite que ceux-ci entrainent quant à leur notion de vie privée dans l'entreprise.
Bien que l'usage des technologies lui semble presque innée, la génération Y serait plus à même qu'on ne le pense à savoir différencier sa vie professionnelle de sa vie privée. André Perret, auteur de Travailler avec les générations Y et Z,a expliqué à L'Atelier qu'à la différence de ce que l'on peut penser " il n'existe pas une seule génération Y mais plusieurs générations Y. D'ailleurs, leur relation aux outils informatiques dépend fortement de leur niveau d'éducation ", continue-t-il. Cela est par ailleurs confirmé par une étude menée par Opinion Way et mandatée par Kaspersky Lab dont les résultats ont été dévoilé ce matin. Ce sondage, effectué auprès de 1001 jeunes de 25-30 ans à travers toute la France, démontre que bien que ceux-ci soient très souvent connectés aux réseaux sociaux, ils n'attendraient pas de leur entreprise qu'elle leur laisse obligatoirement cette liberté.

Le paradoxe d'une vie privée et professionnelle entremêlées l'une avec l'autre

En effet, 80% de ces jeunes accepteraient de travailler pour une entreprise qui ne leur permet pas de se connecter sur les réseaux sociaux depuis le matériel fourni par l'entreprise, et près de 60% des répondants accepteraient de travailler pour une firme qui leur interdirait l'accès aux réseaux sociaux même depuis leurs appareils personnels. De plus, 52% des 25-30 ans affirmeraient préférer travailler au bureau que depuis leur domicile. D'ailleurs, ils seraient seulement 14% à préférer leur demeure au bureau traditionnel. Toutefois, l'étude rappelle que tout de même 73% d'entre eux envisagent le travail chez eux. « Il existe dorénavant une certaine porosité entre sphère professionnelle et sphère privée », note paradoxalement André Perret. Mais s'ils se disent prêts à de tels sacrifices au nom de leur travail, les mots ne semblent pas concorder avec les gestes.

La connectivité, le maître mot de la génération Y

En effet, ceux-ci se connecteraient sur ces médias en moyenne 6,4 fois par jour, et si les actifs vont davantage utiliser leurs propres appareils, près de 44% des 25-30 ans utilisent le matériel de leur entreprise pour s'y rendre. Il faut toutefois prendre en considération que plus le niveau d'études est bas, moins le salarié aura l'occasion d'utiliser un outil professionnel pour aller sur Internet: la plupart des professions ne disposent pas d'outils informatiques aux salariés. De manière corollaire, plus le niveau d'études augmente, plus ils vont utiliser les outils professionnels pour utiliser des réseaux sociaux dépendant de leur vie privée. Enfin, l'étude précise que 48% des individus interrogés considèrent les réseaux sociaux comme un outil professionnel à part entière, et cela, à la même hauteur que l'email.


samedi 26 janvier 2013

BYOD : le monde avance, pas la France

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/poste-travail/2013/01/24/byod-le-monde-avance-pas-la-france/
 
Le 24 janvier 2013 (16:25) - par

Une récente étude conduite par Dell Quest Software sur l’adoption du BYOD à travers le monde confirme la frilosité de la France à l’égard de ce phénomène. Et tant pis si c’est la satisfaction qui l’emporte très largement chez ceux qui y sont passés.
BYOD
Le BYOD, c’est bien, semblent dire en majorité les décideurs IT sondés sur le sujet par Dell Quest Software : des 1500 personnes interrogées aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Australie, à Singapour, en Inde et dans la région de Pekin, il ressort que «plus de 70 % des entreprises ont constaté une amélioration de la productivité de leur personnel et des temps de réponse aux clients » avec le BYOD. Certes, seules 18 % des entreprises sondées encouragent le BYOD, mais près des trois quarts estiment qu’une telle stratégie peut offrir des avantages substantiels si les besoins et droits des utilisateurs sont compris. Y passer, donc, mais de manière réfléchie et adaptée aux situations de chacun.
Aux Etats-Unis, Good Technology, spécialiste de l’administration des parcs de terminaux mobiles, constate de son côté que le support du BYOD a fortement progressé en un an, passant de 72 à 76 % fin 2012. Il serait particulièrement développé dans les secteurs de la finance et de l’assurance (à 35 %) et dans les grandes entreprises (10 000 employés et plus).
Il convient là de relever que Dell Quest Software a, pour son étude, intégré gestion des terminaux mobiles et virtualisation des postes de travail. Le diable se cachant dans les détails, les chiffres montrent, en France, une adoption très limitée du BYOD au sens des terminaux mobiles : la virtualisation des postes de travail y serait utilisée à hauteur de 28 %, contre 10 % pour la gestion des terminaux mobiles. Anthony Moillic, directeur général de Quest en France, reconnaît que la virtualisation participant d’une recentralisation de l’IT, elle «rassure les patrons de l’IT alors que le MDM… ça leur fait plus peur; le sentiment de maîtrise est plus faible ». Et de concéder que, «au niveau des équipes internes, cela relève sûrement d’un certain paternalisme ». Les freins apparaissent d’ailleurs assez nombreux dans l’Hexagone : «nous sommes l’un des pays où il est le plus nécessaire que les utilisateurs s’engagent, signent des charges, etc.» Anthony Moillic n’en est pas moins raisonnablement optimiste : «on ne pourra pas faire autrement; c’est une logique qui sera inscrite dans l’esprit des jeunes employés.» Mais des discours tel que la sortie de Patrick Pailloux, patron de l’Anssi, à l’automne dernier, n’aident pas beaucoup…
Surtout, le BYOD semble largement donner satisfaction en France : 100 % des entreprises qui y sont passées indiquent avoir constaté des gains de productivité; 69 % d’entre elles estiment que l’absence de BYOD les pénaliserait face à la concurrence.
En complément, sur LeMagIT :

mardi 22 janvier 2013

Marketing: le retour au traditionnel pour un futur innovant ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/marketing-retour-traditionnel-un-futur-innovant?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par Aurore Geraud 21 janvier 2013 back to basics
Pour atteindre une plus large audience et se démarquer de ses concurrents, l'entreprise devrait innover en appliquant les techniques traditionnelles.
Selon Forrester, on attend pour 2013 une augmentation du budget marketing consacré au numérique de plus de 20% par rapport aux autres types de marketing. L'institut de recherche estime d'ailleurs que les investissements dans le secteur devraient s'élever à plus de 50 milliards de dollars. Et la raison de cette augmentation réside dans la nécessité d'améliorer la « brand experience », l'expérience qui rend l'entreprise singulière aux yeux du client, auprès des consommateurs. Cela, les entreprises l'ont bien compris. Mais étonnamment, ce que propose Forrester pour atteindre cet objectif est le retour aux fondamentaux du marketing pour aller de l'avant.

Du marketing classique aux portées digitales>

Tout comme le marketing classique, Forrester insiste donc sur le fait de « regrouper » les forces pour mettre en marche la stratégie d'innovation. Ainsi, l'institut de recherche propose la création d'un groupe multifonctionnel comprenant les pôles marketing, recherches et informatiques, mais également de faire participer à tous les niveaux les différentes parties prenantes. Parmi les tendances pour l'année 2013, on retrouve également la nécessité de mettre en avant sa valeur ajoutée. Une stratégie tout ce qu'il y a de plus classique mais qui, toutefois, doit prendre en compte le digital. Forrester propose ainsi 2 grands axes qui méritent l'attention des marketeurs. Tout d'abord, il faudra s'attaquer en 2013 au marketing de contenu. Et les marketeurs sont, en effet, attachés à cette tendance puisqu'il sont 86% à proposer ce type de contenu qui va au delà des simples promotions ou bénéfices. Et pour cela, rien de tels que les réseaux sociaux.

Un retour au traditionnel à l'image des consommateurs

Le second axe à exploiter, selon le rapport Forrester, serait le retour vers le commerce de détail afin de créer une expérience unique entre le online et le offline. Et il prend pour exemple le récent « flagship store » de Burberry, un magasin où la technologie est particulièrement présente et qui ressemble à son site internet. Et l'idée est bonne quand on sait qu'en France, les enseignes « classiques » suscitent de nouveau un certain engouement à la différence des sites de commerce électronique. Quoi qu'il en soit, le retour au fondamentaux du marketing est une tendance qui semble toucher tous les domaines, puisque nous avons pu constater récemment que les Français se tourneraient de plus en plus vers les médias traditionnels, comme la télévision, pour avoir des informations.

mardi 11 décembre 2012

Les marchés émergents plus enclins à utiliser le BYOD que les marchés matures ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/marches-emergents-plus-enclins-utiliser-byod-marches-matures?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - San Francisco 11 décembre 2012 
main utilisant un smartphone qui projette une image de globe terrestre
Les environnements de travail très différents dans les pays développés et ceux en forte croissance montrent les différences d'approche du BYOD. Les employés des marchés en forte croissance sont beaucoup plus susceptibles de participer et de soutenir le BYOD.
Cela fait déjà un certain temps que le « Bring Your Own Device » a modifié l'utilisation des mobiles, ordinateurs portables et autres dans le cadre de l’entreprise. Cette tendance a permis aux entreprises de réaliser des économies en autorisant les employés à utiliser leurs propres appareils plutôt que ceux fournis par l'entreprise. Globalement, quand on compare les marchés matures et les marchés émergents ou en forte croissance, le succès du BYOD est très différent. Des pays comme les États-Unis, la France ou le Japon, sont considérés comme des marchés plus matures et les employés de ces pays ont tendance, bien plus que dans les marchés à forte croissance, à faire la distinction entre le travail et le temps libre. Dans une étude consacrée au comportement des employés face à l'utilisation des mobiles sur le lieu de travail, la firme d'analyse digitale Ovum  identifie une « ligne de démarcation BYOD » montrant la différence d'utilisation des mobiles entre ces régions.
Une séparation moins radicale des heures de travail et du temps libre
Dans l'étude d'Ovum, le Brésil, l'Inde, la Malaisie, les E.A.U., la Russie, Singapour et l'Afrique du Sud sont considérés comme des marchés à forte croissance (MFC). Il ressort que les employés de ces régions affichent « une attitude plus flexible par rapport aux heures de travail et apprécient d'utiliser leurs propres appareils sur leur lieu de travail. » L'analyse montre que 75% d'entre eux utilisent leurs propres appareils au travail, par rapport à 44% dans les marchés matures, plus spécifiquement en Australie, Belgique, France, Allemagne, Italie, Japon, Suède, au Royaume-Uni et aux USA. Ces pays affichent une volonté plus ténue de séparer travail et temps libre. Dans les MFC 79% des employés estiment « qu'être connecté en permanence leur permet de mieux réaliser leur travail », comparé à 54% seulement dans les marchés matures.
Les activités BYOD non gérées restent nombreuses
L'intérêt pour les employés de n'avoir qu'un seul appareil pour les besoins professionnels et personnels est très différent dans ces deux types de marché. Plus de la moitié (59%) des employés des MFC sont en faveur d'un appareil unique par rapport à 38% des employés des marchés matures. Reste que, même quand un support est prévu pour les employés, il nécessite un développement structurel pour s'assurer le succès du BYOD à terme. Pas plus de 18% des départements informatiques savent que les employés viennent au travail avec leurs propres appareils, et 28% « ignorent sciemment » cette pratique, soit une absence de gestion pour 46% de ces activités. Cette évolution peut déboucher, pour les entreprises, sur des problèmes de sécurité.

mercredi 7 novembre 2012

"Les outils 2.0 sont cruciaux mais ne remplaceront jamais le médecin"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/outils-20-cruciaux-ne-remplaceront-jamais-medecin?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Par Claire Cavret 07 novembre 2012 Pascal Lardier

Avec une demande provenant des patients, toujours plus d'outils orientés santé 2.0 voient le jour sur tablette, smartphone ou Internet. Une impulsion donnée à l'innovation qui reste souvent à attribuer aux startups.
Interview de Pascal Lardier, Directeur International de Health 2.0, rencontré à l’occasion du Health 2.0 Europe qui a lieu à Berlin du 6 au 7 novembre 2012.
L’Atelier : D’un point de vue technologique, quelles sont les tendances émergentes à venir dans le secteur de la santé ?
Pascal Lardier : Les tendances ne sont pas forcément les mêmes aux quatre coins du monde. Je ne veux pas comparer l’Europe aux Etats-Unis car je pense que ce n’est pas une question de vitesse. Il y a des choses que nous mettrons plus rapidement en place que les Américains car notre système plus centralisé le permettra. Toutefois, il y en a qui sont assez similaires. Prenons par exemple la gestion de la maladie chronique à qui l’ont peut attribuer 70% des dépenses d’un système de santé. On voit beaucoup d’outils sortir pour aider les patients à gérer leurs propres conditions. Pour un diabétique, cela peut être un outil qui rappelle de se piquer et calcule son taux de glucose et d’insuline. Cela peut s’étendre aussi à la santé mentale comme la schizophrénie ou la bipolarité avec un outil qui aide à tenir un agenda de ses humeurs. Ce sont des outils qui aident le patient, mais qui ne remplaceront jamais le médecin.
Tout cela concerne les capteurs physiologiques, mais on voit également pas mal d’outils qui fonctionne sur des mécanismes communautaires?
Tout à fait, les communautés de patients, ce n’est pas quelque chose de tout nouveau. Il y a du mouvement quand même. En France, il y a des plateformes comme entrepatients qui viennent de se lancer et qui sont intéressantes. Ce que l’on observe surtout, c’est une convergence des informations entre les communautés de patients, les communautés de médecins et toute l’information médicale qui peut être disponible sur le web. Le problème aujourd’hui, ce n’est pas tant de trouver l’information, mais plutôt de la filtrer, car il y en a pléthore et de trouver ce qui concerne le malade.
Qui conduit l’innovation dans le secteur ? Est-ce que ce sont les grands groupes ou plutôt les startups ?
 Les startups représentent le gros de l’innovation. Les grands groupes sont moins connus pour leur aspect créatif. Ils aident au niveau financier et achètent ces startups à un moment pour les intégrer dans leur panoplie d’outils. Je pense que toute l’innovation va venir des gens qui travaillent dans leur garage, qui n’ont pas beaucoup de moyens. Ce qui est en train de se passer avec la santé 2.0, cela me rappelle beaucoup ce qu’il s’est passé avec le .com.
Du point de vue de l’investissement, il y a une avance des Etats-Unis par rapport à l’Europe pour l’instant. Il y a des mécanismes d’investissement qui sont bien huilés outre-Atlantique. Que cela parte de la petite entreprise qui n’a pas encore un projet mais une idée, on a déjà les « angels investors ».  Ensuite l’idée est plus aboutie, la jeune pousse peut aller voir des « ventures capitalists » et ensuite la porte est ouverte aux autres investisseurs. En Europe, il y a des choses qui commencent à se mettre en place du point de vue de l’investissement, mais nous ne sommes pas encore tout à fait là.

Interview de Pascal Lardier Health 2.0 Europe à Berlin by L Atelier

mardi 6 novembre 2012

La DSI de l’Etat hérite de la modernisation des administrations

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/projets/organisation/gestion-projet/2012/11/05/la-dsi-de-letat-herite-de-la-modernisation-des-administrations/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121106&xtor=ES-6

Le 5 novembre 2012 (14:00) - par Reynald Fléchaux

Jusqu’alors séparées, la direction interministérielle des SI et la direction générale de la modernisation de l’Etat fusionnent, sous l’autorité de Matignon. Jusqu’alors DSI de l’Etat, Jérôme Filippini hérite d’une administration aux pouvoirs élargis et renforcés.
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Cette fois-ci, le message est sans ambiguïté. La RGPP (Révision générale des politiques publiques), c’est bel et bien fini ! Fin juin, Marylise Lebranchu, la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, avait déjà annoncé l’enterrement de cette politique initiée en juin 2007, juste après l’élection de Nicolas Sarkozy. Le rattachement de la DGME (Direction générale de la modernisation de l’Etat), souvent vue comme le bras armée de la RGPP, à Matignon ne fait que confirmer la fin d’une époque. Et d’une certaine vision de la réforme de l’Etat. Comme l’expliquait récemment le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à nos confrères d’Acteurs Publics, « la réforme de l’État n’avance pas ou peu si elle s’effectue avec le seul levier budgétaire et si c’est le ministre du Budget qui en est exclusivement chargé. L’échec de la RGPP le prouve. » Sous entendu : place donc à une nouvelle méthode.
Jusqu’à présent dans le giron de Bercy, la DGME (qui devient la direction interministérielle pour la modernisation de l’action publique) rejoint le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique aux côtés de la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication), la fameuse DSI de l’Etat créée début 2011, et de Etalab (la mission chargée de la politique Open Data de l’administration). Placée sous l’autorité du Premier ministre, et mise à disposition de Marylise Lebranchu, cette entité regroupe environ 150 fonctionnaires, dont les 120 issus de la DGME. Chargé de piloter la simplification des démarches tout en améliorant l’efficacité budgétaire, le secrétariat doit veiller « à ce que les systèmes d’information et de communication concourent à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu et à simplifier les relations entre les usagers et les administrations de l’Etat, et entre celles-ci et les autres autorités administratives ». La réforme des services déconcentrés de l’Etat figure également parmi ses missions.
AMOA voire MOA tout court
En matière d’IT, par décret, le secrétariat général devra pousser à la dématérialisation des procédures administratives, jouer un rôle d’appui aux administrations dans « l’identification des besoins, la connaissance de l’offre, la conception des projets et l’évaluation des résultats » (bref assumer un rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage) ou encore aider les ministères « dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur stratégie de modernisation ». Il se voit par ailleurs confier des missions de contrôle : suivi et évaluation des stratégies ministérielles, animation et coordination des travaux d’audit des politiques publiques. Par ailleurs, à la demande des ministères, la nouvelle entité pourra même assumer directement la maîtrise d’ouvrage de projets.
Déjà nommé directeur général de la modernisation de l’État le 3 octobre, Jérôme Filippini, jusqu’alors à la tête de la Disic, hérite de la nouvelle organisation. Il sera secondé par Serge Bossini, l’ancien directeur de cabinet de Marylise Lebranchu. Un DSI viendra renforcer le secrétariat général prochainement.
En complément, sur LeMagIT :

mardi 30 octobre 2012

Les salariés convaincus des bienfaits du BYOD, pas disposés à se restreindre

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/salaries-convaincus-bienfaits-byod-disposes-se-restreindre?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - Paris 30 octobre 2012 BYOD
Les collaborateurs qui se tournent vers la consumérisation, baptisés d'élite mobile, le font car ils sont convaincus des bienfaits sur leur productivité. Et ils continueront à utiliser ainsi leurs combinés, même sous interdiction.
Le fossé est-il voué à grandir entre les salariés qui utilisent leurs outils personnels à des fins professionnelles et les responsables des systèmes d'information de l'entreprise ? En effet, on le répète fréquemment ces temps-ci, les collaborateurs sont de plus en plus nombreux à passer au fameux BYOD (Bring Your Own Device). Certains n'hésitent pas à les rebaptiser, comme "mobile elite" pour Unisys et Forrester Consulting, qui viennent de mener une étude sur le sujet, auprès de ces travailleurs et d'un groupe de dirigeants et DSI. La conclusion ? C'est que malgré les interdictions ou les frilosités de leurs entreprises, ces salariés continueront à le faire. 88% de cette "élite mobile" en France téléchargerait ainsi des applications ou des logiciels à des fins professionnelles, bien que leur entreprise ne les y autorise pas. Ces solutions répondant aux besoins de leurs activités, expliquent-ils. Au contraire, 84% des employeurs voient ces téléchargements comme une source potentielle future de conflit juridique.
Des salariés convaincus d'une meilleure productivité
Néanmoins, pour la mobile elite, ces actions sont importantes car ces salariés "ont l’impression que la consumérisation de l’IT les rend plus productifs (65%) et plus aptes à répondre efficacement à leurs clients", explique Alain Colombo, consultant Mobilité pour Unisys. Ainsi, 65% de l'élite mobile interrogée explique se sentir plus productive et efficace (si l'on élargit à l'ensemble des salariés à qui il arrive d'utiliser les technologies pour leur travail, soit les iWorkers, ce ratio tombe à 42% en France). 45%, également, jugent que cela simplifie la collaboration avec ses collègues. Et près de la moitié en sont tellement convaincus qu'ils achètent ces solutions sur leurs propres deniers. Véritable constat d'absence de solutions dédiées en entreprise ? Là encore, salariés et responsables ne sont pas d'accord. Près des deux tiers des salariés interrogés en France et qui utilisent leurs outils personnels pour travailler disent le faire car ils en ont besoin et que leur société ne leur propose pas d'alternative.
Des cadres en construction
Au contraire, seulement un quart des directeurs et DSI interrogés jugent que ces dispositifs sont essentiels pour le bon accomplissement du travail des collaborateurs. Le problème de cette incompréhension, c'est que du coup, le constat est souvent répété, cette multiplication des points d'entrée non sécurisée fait courir des risques à l'entreprise. Si l'on en croit l'étude, la mise en place de cadres sécuritaires et de chartes est cependant en train de progresser : plus de 60% des entreprises françaises interrogées auraient déclaré avoir placé en tête de leurs priorités le fait d'améliorer la sécurité mobile, et 60% ont déjà mis en place ou s'apprêtent à déployer des solutions comme des mots de passe sécurisés pour les téléphones de leurs employés.

dimanche 21 octobre 2012

L'entreprise étendue, dernière frontière de l’entreprise 2.0 ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/chronicles/entreprise-etendue-derniere-frontiere-de-entreprise-20?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Anthony Poncier

Anthony Poncier

Associé et «social business director» EMEA - Publicis Consultants Net Intelligenz

19 octobre 2012  
Entreprise 2.0, entreprise étendue, deux mots qui sont présentés comme synonymes, mais quand on regarde la réalité du fonctionnement des entreprises et les derniers mouvements stratégiques des éditeurs, il semble qu’il y ait un écart entre ces deux notions.

Pour le moment, interne et externe demeure un mur difficilement franchissable. Certaines entreprises font le choix de déployer dans un premier temps un réseau social d’entreprise, d’autres de privilégier une présence sur les médias sociaux en premier, mais il est rare que les deux se fassent simultanément. Quand à la collaboration avec les partenaires, cela est souvent un vœu pieux, même si comme le montre l’étude d’IBM sur les CEO, cela devrait changer. Quoiqu’il en soit, ce besoin de rendre les frontières de l’entreprise plus poreuses devient une véritable nécessité, notamment face à la montée en puissance des interactions avec les clients/prospects externes avec les entreprises.  En cela, développer une meilleure coordination notamment entre le marketing et la communication devient essentiel, comme le mette en avant de plus en plus de spécialistes. C’est dans ce cadre, lors du Dreamforce 2012, que Jeremiah Owayang a expliqué que la gestion de la relation client ne pouvait plus se concevoir sans l’organisation d’un hub digital interne, visant à organiser ces flux entrants et sortants en permanence de l’entreprise.
Interne, externe une frontière à conquérir ?
Dans le même temps, Dion Hinchcliffe, toujours lors de la même conférence, a mis en avant l’idée que le prochain challenge du social business serait le social marketing,  répondant à ces mêmes enjeux d’interaction avec les collaborateurs. Dans ce cadre, il a mis en avant la question des collaborateurs comme ambassadeurs de l’entreprise comme une nécessité. Là encore, sans rentrer dans des détails organisationnels, les interactions entre les collaborateurs et les parties prenantes externes de l’entreprise deviennent de plus en plus prégnantes et importantes, dépassant la simple présence sur les médias sociaux. Cette nouvelle dimension n’a pas échappé aux éditeurs. Réunir dans un même espace collaboratif les collaborateurs et les parties prenantes externes, devient central dans la stratégie des éditeurs. Ainsi, certains en France comme Yoolinkpro dans sa nouvelle version, annonce la mise en place de communautés externes. Les majors n’échappent pas à ce mouvement puisque c’est ainsi que Microsoft explique le rachat de Yammer, afin de permettre cette ouverture vers l’extérieure, cette dernière étant moins évidente avec sa solution collaborative Sharepoint.
De nouveaux entrants sur le marché des réseaux sociaux d’entreprise
Cependant deux « nouveaux acteurs », et pas des moindres, viennent renforcer cette tendance, visant à inclure les parties prenantes externe au sein d’un réseau social d’entreprise. Ainsi, Linkedin, premier réseau social professionnel, a annoncé qu’il développait son application, afin de simplifier la gestion de communauté de collaborateurs de l’entreprise, complétant ainsi son offre tournée vers l’externe. Peu de temps après, c’est Google+ qui annonce une orientation de plus en plus réseau social d’entreprise, renforçant aussi le collaboratif entre communauté de collaborateurs, vision que nous étions un certain nombre à pressentir, dès son lancement l’année dernière. Dans ce cadre là, Google fluidifie aussi les interactions entre collaborateurs et parties prenantes externes. Cette dimension du collaboratif interne avec les parties prenantes externes a longtemps été de l’ordre du discours, il semble qu’elle prenne de plus en plus forme. Alors, l’externe, dernière frontière de l’entreprise 2.0 et du social business ?

samedi 20 octobre 2012

La capacité d'analyse des données fera la différence entre deux entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/capacite-analyse-donnees-fera-difference-entre-entreprises?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

Par Damien Bréteau 18 octobre 2012 IT
Si beaucoup d'entreprises sont conscientes des bienfaits de la maîtrise du Big Data, une majorité n'est pas encore capable de gérer et analyser ces informations. Pourtant, c'est une nécessité tant sur le chiffre d'affaires que sur les processus.
La multiplicité des données pourrait bien être en train de former une fracture numérique entre les entreprises capables de gérer et d'analyser des informations venant de multiples sources, et ce en temps réel, et celles qui ne le peuvent pas. Dans une étude menée auprès de DSI en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne, le cabinet Vanson Bourne souligne ainsi que 43% des entreprises françaises utiliseraient les données qu'elles captent - 835TB en moyenne - pour détecter de nouvelles opportunités. Les entreprises allemandes, meilleures élèves, seraient 53% à le faire. Par contre les sociétés britanniques ne seraient que 38% à profiter de ces nouvelles perspectives. Parmi les entreprises qui n'exploitent pas leurs données (57% en France), un peu plus de 4 sur 10 déclarent espérer pouvoir les utiliser pour apporter éventuellement des changements.

Détecter de nouvelles opportunités

10% les utilisent uniquement dans un but de conformité, et 3% n'en font rien. Pourtant, les directions des systèmes d'information sont sensibilisées. Pour elles, la multitude de données permettra dedétecter de nouvelles opportunités pour 45% des DSI interrogés. De plus, ces informations permettent d'optimiser lesprocessus etla structure de l’organisation pour 11%  d'entre eux. Pour les entreprises, "il s’agit donc de la capacité à détecter et à analyser en temps réel ce qu’il se passe dans une infrastructure informatique et d’agir pro-activement en prévision de ce qu’il pourrait se passer", raconte Mark Darbyshire, directeur technique EMEA de Tibco, qui a commandité l'étude.

Des dommages dont sont conscients les DSI

C’est-à-dire une hausse des revenus et de performances. En France, encore, la majorité des responsables se dit consciente des dommages potentiels que cela pourrait provoquer. 45% jugent ainsi que l'impact sera significatif, et 31% modéré. 12% jugent ne pas être capables d'identifier ces potentialités, et 12% encore pensent que le Big Data n'aura pas d'impact sur leur activité. Parmi les compagnies qui aimeraient déployer des solutions d'analyse mais qui ne le font pas, 32% parlent de freins liés au budget, 24% aux ressources et 12% d'un manque de connaissance.

mercredi 10 octobre 2012

Des règles autour du BYOD pas assez généralisées dans les sociétés françaises ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/regles-autour-byod-assez-generalisees-societes-francaises?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

Par L'Atelier - Paris 09 octobre 2012 BYOD sécurité
Les compagnies approuvent de plus en plus l'usage de leurs appareils personnels par leurs salariés, et reconnaissent l'importance d'instaurer des mesures de sécurité autour. Mais encore trop peu sont passées à l'action.
Si les entreprises françaises reconnaissent les bénéfices de l'usage de ses outils personnels à des fins professionnelles, et ne sont plus contre leur généralisation, elles souhaitent cependant que cela se fasse en respectant des cadres sécuritaires bien établis. Le but étant de limiter les risques d'intrusion possibles. Pourtant, et c'est un paradoxe que souligne NetIQ dans une étude menée auprès de 160 décideurs, seule une petite partie de ces entreprises aurait déjà mis en place les solutions pour optimiser la sécurité des données stockées sur les smartphones et autres appareils personnels. Pour les chiffres, ce sont ainsi 72 % des décideurs qui estiment qu'il est nécessaire de signer un accord avec les collaborateurs pour gérer cette utilisation, et qu'il faudrait l'intégrer aux règles informatiques générales de l'entreprise. Pourtant, 31% d’entre eux avouent ne jamais avoir proposé à leurs salariés de formation pouvant les sensibiliser aux impératifs de sécurité.

Des entreprises en retard ?

Et seulement 21 % ont défini des règles spécifiques. Le problème : si les intrusions se généralisent, cela pourrait remettre en cause cet usage. "Les entreprises veulent que leurs employés puissent travailler partout et quand ils le souhaitent. Mais une telle flexibilité ne doit pas se faire au péril de la protection des données", précise Christophe Tonnerre, le directeur France de NetIQ. Reste que la situation est loin d'être catastrophique : le rapport souligne ainsi que les sociétés sont en train de prendre conscience de cela. Et 56 % des décideurs annoncent développer une politique dédiée. "Les entreprises françaises commencent à prendre des mesures appropriées pour intégrer le BYOD dans leurs règles de sécurité, même si le chemin est encore long", ajoute ainsi Christophe Tonnerre. Du coup, le rapport propose quelques pistes d'éléments à intégrer à une politique sécurité tournée vers le BYOD.

Des règles à suivre

Il rappelle ainsi que les entreprises ont tout intérêt à s'assurer que l'accès aux équipements privés est inclus dans la procédure de sécurité ordinaire, qu'elles doivent définir des processus expliquant précisément ce qui est accessible ou non depuis un appareil personnel. Enfin, l'étude souligne l'importance de la formation aux risques encourus en cas de perte ou de vol de son appareil, et celle de s'assurer que les procédures enregistrées sont valables et applicables, en les testant dans la perspective d'un incident. Des risques non-négligeables, puisque en effet 35 % des personnes interrogées ont déjà relevé la perte ou le vol d’appareils personnels dont le contenu concernait des données et informations confidentielles de l’entreprise.

mardi 25 septembre 2012

Le Premier Ministre invite à l’usage du logiciel Libre dans l’Administration

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/systemes-exploitation/linux/2012/09/24/le-premier-ministre-invite-a-lusage-du-logiciel-libre-dans-ladministration/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20120925&xtor=ES-6

Le 24 septembre 2012 (17:49) - par Cyrille Chausson

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a publié en fin de semaine dernière une circulaire invitant les ministères à considérer fortement les logiciels libres dans leurs choix informatique. Parmi les recommandations de cette circulaire, la contribution aux communautés est évoquée. Un document salué unanimement par l’éco-système du Libre en France.
ayrault
A trois semaines de l’Open World Forum, grand raout national entièrement acquis à la cause du Libre, tant logiciel, matériel que culturel, l’éco-système du logiciel Libre hexagonal a trouvé de quoi bomber le torse. Vendredi 19 septembre, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a signé de sa main une circulaire invitant tous les ministères à considérer de près l’usage des logiciels libres dans leurs systèmes d’information. Une avancée clé pour l’ensemble de l’éco-système qui y voit une concrétisation de son approche. Après plusieurs années incertaines qui avaient vu le gouvernement précédent redonner des gages aux géants du logiciel commercial, l’Etat français connu comme un pionnier de  l’usage de libre, semble de nouveau parier sur ce mode de développement et de commercialisation pour développer l’emploi informatique en France, mais aussi pour réduire les coûts.
Intitulée « usage des logiciels libres dans l’administration », la circulaire se veut le reflet des travaux entrepris il y a plusieurs année dans l’Administration. «Une longue pratique» qui a notamment «permis le développement de compétences et la capitalisation de nombreuses expériences positives», écrit de sa plume Jean-Marc Ayrault. Le Libre a donc germé dans le tube à essai étatique ; il est désormais temps d’en déduire des orientations et bonnes pratiques qui permettront d’insérer le logiciel libre dans les processus des Ministères.
Si cette circulaire rappelle les mécanismes qui contribuent au fonctionnement du libre en général, elle illustre également la volonté du Premier Ministre de généraliser le logiciel à code ouvert et de ne pas le considérer comme un parent pauvre : « désormais, pour répondre aux besoins métiers, le logiciel libre doit être considéré à égalité avec les autres solutions. C’est dans cette évolution que s’inscrit l’usage du logiciel libre dans l’administration», écrit alors le groupe de travail commandité par la Disic (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication). Si la réduction des coûts est un argument qui revient souvent comme l’avantage clé, la circulaire évoque également la notion de support sur le long terme, la concurrence ouverte, la mutualisation, le modèle de développement communautaire, la rationalisation des outils informatiques. Mais attire également l’attention sur les contextes où le logiciel Libre n’est pas forcément souhaitable. Bref, «un choix raisonné et pas un engagement idéologique», souligne le document.
Une collaboration qui passe par la contribution
Mais l’un des points clé est certainement l’appel à la collaboration de tous les ministères. Le logiciel Libre ne pourra ainsi être considéré à égal des autres logiciels dits propriétaires que si les travaux sont placés sous le cadre de la mutualisation, semble ainsi dire la circulaire.
Un point déjà traduit très concrètement en juin dernier, lors de la signature par Capgemini, Alter Way et Zenika d’un contrat de support interministériel portant sur le logiciel Libre .
Selon le groupe de travail, cette collaboration et mutualisation devra être active en interne, en participant au maintien à jour du cadre de convergences des souches libres, mais également en s’associant à des groupes d’experts interministériels déjà en place. Et de citer le groupe interministériel «noyau» , qui pilote l’ensemble et est responsable des choix globaux en matière de logiciels libres, et les groupes d’experts thématiques. Parmi lesquels MIMO (Mutualisation Interministérielle pour une Bureautique Ouverte), lancé en 2005 par l’ADAE (aujourd’hui la DGME) et dont la vocation est de certifier une version de LibreOffice que les ministères peuvent déployer. En 2011, la Disic y a associé d’autres groupes thématiques, comme MIMDB (pour les bases de données), MIMOS (pour les systèmes d’exploitation) and MIMOG (pour les outils d’inventaires et de déploiement).
Mais, autre point clé – et c’est un grand pas en avant – la circulaire invite à collaborer avec les communautés et prône la contribution. «Une règle simple à appliquer serait de ré-injecter systématiquement de 5 à 10% des coûts de licences évités», est-il écrit.
Le CNLL et l’April s’en félicitent
Logiquement, l’éco-système du Libre en France a applaudi des deux mains la circulaire. A commencer par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL) pour qui ce document représente «une avancée majeure». “C’est un peu un coming-out du gouvernement sur le logiciel libre ! Depuis longtemps, le logiciel libre tient une place de choix dans les services informatiques de l’Etat, mais les prises de position officielles avaient rarement été aussi claires et engagées, accompagnées de résolutions concrètes,” déclare Patrice Bertrand, président du CNLL, dans un communiqué publié pour l’occasion.
Même son de cloche du côté de l’April, dont son président Lionel Allorge se félicite «de la volonté exprimée dans cette circulaire de travailler avec les communautés du Logiciel
Libre et ses entreprises, et de faire en sorte que les connaissances informatiques soient mieux partagées au sein des différents ministères ». Et d’ajouter : «après la circulaire Fillon sur la généralisation de l’usage des formats ouverts, cette décision du Premier Ministre est une bonne nouvelle pour l’administration française.»
Tout le monde est unanime : il s’agit d’un grand pas en avant.

dimanche 9 septembre 2012

Les possibilités de partage poussent au sentiment de surinformation

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/possibilites-de-partage-poussent-sentiment-de-surinformation

Par L'Atelier - Paris 07 septembre 2012 Informations volant au dessus d'une tablette, d'un smartphone et d'un ordinateur
Si les individus aiment envoyer et recevoir du contenu sur leurs proches, via différents canaux, beaucoup estiment que leurs pairs rendent trop d'informations personnelles publiques.
Le mobile encouragerait-il une surabondance du partage de l'information entre les personnes? L'utilisation croissante de la technologie mobile - smartphones, tablettes, ordinateurs portables - permet en effet à n'importe qui de créer, partager et consommer du contenu depuis n'importe où et à tout moment. Quels sont les risques? Selon un sondage d'Intel mené dans huit pays dont la France, 93% des Français interrogés pensent que les autres divulguent trop d'information sur la Toile. Un sentiment partagé parmi les autres nations étudiées qui convergent en ce sens, 90% pour les Américains, 78% pour les Chinois, 67% pour le Japon.

Une prise de conscience nécessaire?

Il ressort de ce sondage que la majorité des adultes interrogés se sentent plus connectés à leur famille et amis grâce aux outils mobiles. Cela leur permet de partager des photos, des vidéos, des opinions, et se tenir informé sur leur réseau. Toutefois, les comportements d'utilisation et de partage ont évolué vers une fréquence élevée voire pour certains une omniprésence. En France, 95% des personnes interrogées souhaiteraient que les autres améliorent leur comportement d'utilisation des appareils connectés. Les répondants tricolores trouvent que les autres dévoilent trop d'information sur leur vie privée (55%), mais que cela les pousserait à se plaindre constamment (50%) et à empirer leur niveau d'orthographe (50%).

Des pratiques qui agacent

Mauvaise foi française ou l'enfer c'est les autres? En effet, ces chiffres contrastent avec l'image que les répondants ont de leur pratique de partage de l'information puisque seulement 12% admettent partager trop d'information sur leur vie privée, 1% se plaignent et 9% ont des soucis avec l'orthographe. Parmi le top 3 des comportements qui exaspéreraient le plus, 62% des Français seraient agacés par les personnes parlant trop fort au téléphone dans les transports publics, 60% par ceux qui mettent le volume trop fort,  et 59% par un conducteur qui utiliserait son mobile pour envoyer des SMS.

Le numérique pousse les compagnies d'annuaires à la relecture de leur modèle

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/numerique-pousse-compagnies-annuaires-relecture-de-modele

Par Elyse Charvin 05 septembre 2012
annuaire
Le web et le mobile deviennent de plus en plus les premiers supports de consultation d'annuaires. Mais ce virage ne signifie pas uniquement un passage du papier au virtuel. Il demande de repenser les services proposés.
Les sociétés européennes d'annuaires seront principalement numériques d'ici 2016, et le papier aura quasiment disparu de certains des marchés les plus avancés. C’est en effet ce que révèle une étude menée par BIA/Kelsey, présent lors du futur Congrès annuel de l'Association européenne des Éditeurs d'Annuaires et de Base de données (EASDP). L’enquête révèle même que l’augmentation de la part des recettes numériques des Pages Jaunes en Europe atteindra les 70% d'ici 2016. Les sources de recettes numériques sont diverses, et incluent entre autres les annuaires sur Internet, les sites Web et les services d'hébergement, la présence sur les médias sociaux et la publicité, la vidéo, les réseaux de diffusion d'annonces, la présence et la publicité sur téléphones portables. Un constat confirmé par Julien Billot, directeur général adjoint en charge du pôle média chez Pages Jaunes Groupe. Selon lui, dans quatre ans, deux tiers du chiffre d’affaires de Pages Jaunes sera digital.

Positionnement sur les réseaux sociaux

"On assiste à une digitalisation de l’ensemble  des marchés. Dans le cas de l’annuaire, on a observé l’écroulement du papier en même temps que la croissance du digital. Il semblait donc tout naturel que les annuaires se virtualisent", explique t-il à L'Atelier. Reste que cette progression vers le numérique ne signifie pas automatiquement un rebond et une bonne santé en terme de chiffre d'affaires. En effet, en matière de plates-formes d'informations sur les entreprises, les initiatives, web et mobile, sont de plus en plus nombreuses : réseaux sociaux locaux, géolocalisés, applications de promotions ou d'informations sur les stocks en fonction de sa position... Selon Julien Billot, pour le groupe, sa renommée reste une protection non négligeable. "Les utilisateurs ne peuvent pas retenir des centaines de marques pour le même service. Ils fonctionnent par habitude en cherchant directement sur les services dont ils ont coutume de se servir", souligne t-il.

Faire face à la concurrence

Assurance qui, précise t-il, n'empêche pas de développer sa stratégie vers les contenus afin de fournir un service avec des informations de qualité. Ainsi, le groupe semble lui aussi se diriger vers le local et l'hyperlocal. A l'image des pages Facebook ZoomOn, qui mettent en contact les utilisateurs et les annonceurs. ZoomOn offre en effet des contenus hyperlocaux et thématiques aux internautes en les informant par exemple sur les bons plans, informations pratiques et les actualités de proximité. Rien d’étonnant dans ce déploiement puisque une étude ZoomOn/Harris Interactive réalisée en juin 2012 révélait que 69% des utilisateurs de Facebook interrogés s’intéressaient en premier lieu à l’actualité locale. A noter également qu'en ce qui concerne le groupe français, parler d'une suppression du papier ne semble pas réaliste. Malgré une baisse de 10% de leur chiffre d’affaire papier, ce mode touche des catégories de personnes différentes. En France dans les zones rurales, le support papier est encore fortement plébiscité.

samedi 8 septembre 2012

L'innovation a encore besoin de se structurer en France

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-besoin-de-se-structurer-france

 
Par L'Atelier - Paris 30 août 2012 mécanisme dessin
La France sera-t-elle compétitive dans le domaine des technologies sur la scène internationale en 2030? Et en 2050? A condition bien sûr de développer ses atouts compétitifs, en tenant compte de l'aspect durable et en jouant sur la transversalité.
Comment parvenir à rendre les secteurs de l'énergie, des transports et du bâtiment compétitifs grâce aux technologies dans les prochaines décennies? C'est la réflexion qui a été menée par le centre d'analyse stratégique du gouvernement français en prenant également l'aspect du développement durable en ligne de compte en tant que levier de croissance économique, de préservation de l'environnement et de progrès social. Après avoir passé en revue le stade actuel de maturité des différentes technologies dans ces trois secteurs et leurs conditions de développement à l'international à moyen-terme - 2030 - et long-terme - 2050 - le rapport tire un enseignement. La prospective technologique reste très émiettée en France rendant difficile à la fois une approche systémique pourtant indispensable, et la définition des priorités sur des bases solides. Le rapport a publié quatre propositions concrètes permettant à la France de développer ses atouts compétitifs dans des technologies au service du développement durable.

Les quatre propositions

Pour réaliser ces objectifs, le centre d'analyse recommande premièrement de ne pas brûler les étapes en respecter le cycle de maturité technique et économique d'une innovation technologique, et d'étudier sa capacité d'intégration dans les systèmes existants. Il faut également avoir une bonne connaissance des forces et faiblesses de l'écosystème de la recherche et du tissu industriel français.Deuxièmement, il faudrait encourager le déploiement des énergies renouvelables compétitives dans le domaine de la production d’électricité, et privilégier celles dont le coût de production serait supérieur à un seuil à déterminer. Troisième proposition, afin de bénéficier d’énergies locales à moindre coût, le rapport suggère d'étendre le concept de bâtiment à énergie positive à un ensemble plus large, l’îlot ou le quartier. Enfin, investir dans des technologies transverses permettrait de produire des avancées déterminantes.

Jouer sur la transversalité pour décloisonner

Quelles technologies seront déterminantes dans les prochaines décennies pour promouvoir le développement durable et favoriser la croissance économique de la France ? La mission en a identifié plusieurs qui interviennent de façon constante dans les trois grands secteurs étudiés : la métrologie (techniques de mesure), les nanotechnologies, la régulation et le contrôle commande, le réseau domiciliaire (bâtiment) et les technologies de l'information et de la communication. Ainsi, réduire la consommation d'énergie et les effets de notre vie sur l'environnement ne reposerait pas uniquement sur l'apport des technologies et leur intégration. Les organisations des secteurs de l'énergie, du bâtiment et des transports ont besoin d'innovations structurelles. Dans le domaine du bâtiment par exemple, chaque filière - que ce soit de la construction, de l'exploitation ou de la maintenance - ne doit pas être cloisonnée.

lundi 6 août 2012

En France, le trafic sur les applications a le vent en poupe

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/france-trafic-applications-vent-poupe

Par Claire Cavret 06 août 2012 Applications virtuelles sur tablette
La fréquentation des sites web serait en recul en France. Une tendance qui s'installerait progressivement depuis plusieurs mois. L'explication?
La fréquentation moyenne des sites en France affiche une nouvelle baisse au second trimestre 2012, tandis que les applications mobiles voient leur trafic exploser. En effet, selon une étude* publiée par AT Internet, le trafic sur les sites web poursuit sa tendance à la baisse avec -5% en juin 2012 comparé à juin 2011, tandis qu'elle accusait déjà une baisse de -3,7% en mai 2012 comparé à la même période en 2011. Cette tendance serait le reflet d'un changement de comportement vers plus de mobilité, notamment avec l'explosion de la fréquentation des «apps».

Avantage au mobile pour l'avenir

En effet, le trafic des applications mobiles a connu une forte croissance avec plus de 54% en juin 2012 en France comparé à juin 2011. Deux tiers des applications ont connu une progression, et une application sur 2 enregistre une hausse de +37%. De plus, 25% d'entre elles ont connu une hausse supérieure à 100%. Un phénomène inverse pour les sites web sur la même période puisque 62% d'entre eux ont vu leur trafic chuter.

La micro-informatique stoppée

Selon les résultats d'une étude GfK TEMAX, l'essor des terminaux mobiles seraient responsables des changements de comportements des consommateurs. Les ventes de smartphones sont toujours en forte hausse et les ventes de tablettes auraient triplé au 1er trimestre 2012. Une autre tendance confirmerait également ce recul de la fréquentation des sites web. En effet, l'étude révèle une croissance freinée dans la micro-informatique. Cela devrait s'accentuer dans les mois à venir.
* Réalisée du 1er juillet 2010 au 30 juin 2012 sur un périmètre de 3 903 sites web et 108 applications audités par AT Internet.

lundi 23 juillet 2012

France : une culture de l'innovation qui peine encore à émerger

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/france-une-culture-de-innovation-peine-emerger

Par Aurore Geraud 23 juillet 2012 innovation in France har
L'innovation en France, encore douloureuse ? Pour beaucoup, oui. Les responsabilités sont nombreuses, mais les projets et initiatives à venir pour tenter de changer la donne également.
La France n'aurait pas produit d'entreprises véritablement innovantes depuis plus de 40 ans. C'est le constat plutôt dur effectué récemment par Terra Nova, un think tank dédié à la réflexion sur des solutions politiques innovantes, dans son rapport intitulé "L'innovation en France : un système en échec". Un constat d'ailleurs partagé par Pascal Morand, directeur général de l'ESCP Europe et intervenant à l'Institut pour l’Innovation et la Compétitivité, un autre think tank consacrée cette fois à l'innovation en Europe. Selon celui-ci, "le sujet n'est pas nouveau, car il manque à la France une véritable culture d'innovation qui nécessiterait, en fait, une innovation sociétale". Qui pourrait avoir lieu, selon les analystes de Terra Nova, si, dans un premier temps, les chiffres de l'investissement en recherche et développement et en innovation en France se rapprochaient un peu plus des autres pays.

Un retard conséquent dans les dépenses en R&D

Car en effet, l'étude montre que la moyenne de la Dépense Intérieure en Recherche et Développement rapportée au PIB pour l'OCDE en 2008 se situait autour de 2,3%, alors que la France n'atteignait alors que 2%. Elle se plaçait ainsi en dessous de l'Allemagne qui atteignait 2,6% et bien loin derrière les États-Unis et le Japon qui pour leur part comptabilisaient respectivement 2,8% et 3,4%. A ces chiffres s'ajoute une donnée inquiétante, la France se positionne parmi les très rares pays ayant vu leur ratio de recherche et développement diminuer sur les dix dernières années. Des chiffres donc alarmants mais qui n'expliquent pas tout, selon Pascal Morand : "évidemment plus il y a de R&D, plus il y a d'innovation, mais je regrette que de nombreuses études ne s'appuient que sur ces données économiques pour justifier le retard". Car pour celui-ci, il est très réducteur de ne pas prendre en compte
d'autres facteurs comme le design, la démarche globale des entreprises ou même la diversification des équipes.

Des initiatives qui devraient changer la situation à l'avenir

Alors comment faire émerger l'innovation dans un pays qui ne possède pas une telle culture de croissance ? "Tout n'est pas actuellement négatif en France mais il est nécessaire de se poser la question de qui apporte des idées nouvelles, et proposer des initiatives en accord", explique-t-il. Comme c'est le cas des pôles de compétitivité, qui sont actuellement un véritable facteur de mobilisation. Et par le biais d'un changement dans l'enseignement supérieur.
Ce que prodigue également le rapport de Terra Nova qui, encore une fois, compare la France aux États-Unis. Rappelant qu'à la différence d'Harvard, Yale ou du MIT, les établissements et universités françaises ne sont pas reconnues internationalement. De plus, alors qu'en moyenne les universités américaines emploient 1100 post-doctorants, en France le chiffre tombe à un chiffre entre 50 et 120. "Il faut donc accorder plus de confiance aux étudiants,
leur permettre de se diversifier, d'effectuer un développement personnel, leur donner les outils pour être partie prenante
", conclut-il.

dimanche 22 juillet 2012

Le social commerce, boudé au profit de celui sur mobile ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/social-commerce-boude-profit-de-celui-mobile

Par L'Atelier - Paris 20 juillet 2012 Mobile sur une carte du monde
Si le téléphone et les réseaux sociaux suscitent l'intérêt des marques pour communiquer, vendre et fidéliser, c'est le premier qui semble prendre le pas pour la partie commerciale. Des faveurs qui ne doivent pas faire oublier l'intérêt des autres canaux pour la relation client.
Si l'approche cross canal est de plus en plus défendue et considérée par les marques pour vendre, il semble qu'un support prenne le pas sur les autres : selon un rapport d’IBM, le mobile susciterait en effet toujours plus d’intérêt de la part des marques aux Etats-Unis. D’autant plus que le shopping sur smartphone serait en plein essor en comparaison des ventes sur les réseaux sociaux qui seraient en déclin. En effet, les ventes depuis un terminal mobile auraient enregistré une hausse de 15% tandis que celles réalisées sur les médias sociaux auraient chuté de 20% en trois mois. "Cette situation n’est pas étonnante et la tendance était prévisible, car entre le mobile et les réseaux sociaux, les usages ne sont pas tout à fait identiques", confie à L’Atelier Bertrand Louveau, Directeur associé chez BeSpoke Consulting. Et de rappeler que "si les réseaux sociaux permettent de mieux développer la fidélisation et la relation client, le mobile est une plateforme plus adaptée aux achats grâce à des applications dédiées".

Le social commerce encore au stade de l’expérimentation

Il y a deux raisons majeures qui expliquent la baisse du "social commerce" selon l’étude. Un argument qui n’est pas nouveau et souvent invoqué. D’une part, c’est le manque de synergie, notamment entre les équipes marketing et informatique qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble. Un autre facteur est l’incapacité des départements marketing à définir une ligne directrice claire dans l’utilisation des réseaux sociaux. "Les stratégies des réseaux sociaux dans les entreprises sont loin aujourd'hui d’être formalisées en effet. Cela veut dire que l’on est encore aux balbutiements du social commerce et encore dans une phase d’expérimentation", affirme Bertrand Louveau. Les entreprises doivent donc réfléchir à une stratégie globale et développer des services communs en interne. Aujourd’hui, les distributeurs éprouveraient des difficultés à délivrer des campagnes attrayantes sur les médias sociaux et leur côte de popularité aurait chuté de 6,5 points du premier trimestre au second trimestre 2012. Le mobile continue quant à lui son ascension dans la distribution et c’est l’iPhone qui se classe premier en termes de trafic avec 8,2%, suivi par les appareils Android devant les iPads à 6,8% et 6,7% respectivement.

Faire d’une différence une complémentarité

"Certaines entreprises sont particulièrement en avance sur les réseaux sociaux et le mobile, et ce sont celles qui sont très performantes dans tout ce qui est m-paiement. En France, voyagessncf.com est extrêmement performante", poursuit le consultant. Les résultats de ce rapport doivent-ils pour autant pousser les entreprises à miser uniquement sur le mobile pour leurs actions e-commerce ? Non, à en croire Bertrand Louveau qui confirme l’importance d’adopter une approche multicanale. En effet, les habitudes d’achats des consommateurs sont en train de ch anger. "Le mobile et les réseaux sociaux sont certes différents, mais totalement complémentaires", conclut-il.