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lundi 11 février 2013

L'investissement dans le secteur de la santé est en pleine effervescence

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/investissement-secteur-de-sante-pleine-effervescence
 
Par L'Atelier - San Francisco 11 février 2013 dollars et stétoscope

L'enthousiasme des investisseurs pour le secteur de la santé ne cesse de croître. Le capital provient de sources de plus en plus variées, et soutient la croissance d'une plus grande diversité de startups, allant de la télé-médecine à des secteurs de pointe.
Le secteur de l’innovation dans la santé ne cesse de susciter l’intérêt des investisseurs, qui sont de plus en plus nombreux, et diversifiés. StartUp Health, un réseau de startups et d’investisseurs dans le domaine de la santé, a publié ses « Insights » sur le secteur et sur les startups de son réseau. Les résultats montrent que l’investissement dans le secteur a augmenté de 172% en Janvier 2013 et Janvier 2012, avec 47 opérations. Les trois premières levées de fonds  étaient Access MediQuip en sérié D avec 45.8 millions de dollars, Health Catalyst en série B avec 33 millions de dollars et Nant Health en série A avec 31.13 millions de dollars.
Des catégories diversifiées
Les catégories les plus financées ont été Big Data (115 millions de dollars investis en Janvier), la santé mobile (60 millions) et la télémédecine (30 millions). D’après Unity Stoakes, co-fondateur et Président de Startup Health, le capital « se déplace progressivement des sciences du vivant et de la biotechnologie, aux technologies de la santé. » Si l’essentiel de la croissance du secteur reste lié au mobile et aux outils de collection et d’analyse de données, des technologies de pointes comme l’imprimerie d’ADN au laser ou les senseurs connectés commencent également à s’attirer le soutient financier d’investisseurs.
Des sources de financement plus nombreuses
En termes de sources de financement, elles sont de plus en plus variées, et investissent à différents stades de développement des startups. Comme le montre une infographie de ces données publiée par GigaOM, de plus en plus d’incubateurs et de « angel investors » investissent à des stades très précoces de développement, un type d’investissement d’habitude réservé aux fonds de capital risque. Les investissements ont également augmenté pour les startups plus matures. Bref, les motifs de financement se diversifient. La multiplication des sources de financement, notamment pour les jeunes startups du secteur santé, laisse penser que l’année 2013 sera également placée sous le signe de la croissance.

samedi 26 janvier 2013

Les informations médicales en ligne ne remplacent pas l'expertise humaine

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/informations-medicales-ligne-ne-remplacent-expertise-humaine


e-santé
Bien qu'on constate une démocratisation de la recherche d'informations médicales en ligne, les internautes américains restent toutefois soucieux d'avoir confirmation de leur médecin en face-à-face.
Aux États-Unis, 35% des internautes se rendraient sur internet pour vérifier si leurs symptômes correspondent à un problème médical. C'est en effet ce que constate le think-tank américain Pew Research Center dans son dernier rapport. Une opportunité pour relancer le commerce de l'e-santé qui est pour l'instant encore au ralenti ? Pas obligatoirement, puisque si les Américains commencent par se rendre sur internet, 50% d'entre eux vont ensuite voir leur médecin traditionnel pour confirmation. Et pour 46% de ces internautes, ce sont ces informations mêmes, trouvées sur internet, qui les ont amenés à penser qu'il était nécessaire de consulter un médecin.
Le contact humain préférable
Le rapport nous apprend, par ailleurs, que parmi les individus ayant effectué des recherches sur leur santé, celles-ci ont été effectuées en majorité par le biais des moteurs de recherche (8 individus interrogés sur 10). Viennent ensuite les sites spécialisés, comme webMD, qui sont utilisés dans 13% des cas, les sites plus généralistes, comme Wikipédia, pour 2% et enfin les réseaux sociaux pour seulement 1%. Mais le face-à-face reste tout de même le meilleur canal d'information, puisque 70% des Américains interrogés pensent que leur médecin est une véritable source d'informations et d'aide, 60% les amis et la famille et pour 24% les individus présentant les mêmes symptômes.
Des entraves financières
En plus d'être rassurés par l'avis d’un expert en face-à-face et donc plus à même d'analyser les symptômes, une autre entrave se place sur le chemin de l'auto-diagnostic médical en ligne : les accès payants aux informations. Ainsi, 26% des individus interrogés affirment s'être retrouvés confrontés à ce type de problèmes, et seuls 2% ont accepté de payer, contre 83% ayant choisi de rechercher l'information sur un autre site. Enfin, il est intéressant de noter que si 30% des individus consultent sur internet les critiques sur les services de santé ou sur un médecin, seuls 3 à 4% ont posté ce genre de critiques.

lundi 21 janvier 2013

2012, année faste pour les investissements dans la santé digitale

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/2012-annee-faste-investissements-sante-digitale?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone
 
Par L'Atelier - Paris 18 janvier 2013 investments on health technologies
Aux US, le nombre de transactions financières dans le secteur a enregistré une forte augmentation l'an passé. Les jeunes entreprises déjà conséquentes mais aussi les startup sont concernées.
Si les services d'e-santé aux Etats-Unis ne sont pas adoptés par les médecins et les patients à la vitesse escomptée, cela est loin de freiner les investissements en ce sens : selon l'incubateur Rock Health dans une étude, entre 2011 et 2012, le montant global investi sur ces services aurait enregistré une hausse de plus de 46%, passant ainsi de 968 millions de dollars à 1413 millions de dollars. En seulement 1 an, le nombre de transactions financières aurait augmenté de plus de 56 %. Et pour cause, l'année dernière, 134 des entreprises de santé numérique les plus importantes ont reçu plus de 2 millions de dollars de financements. D'ailleurs, plus de la moitié des transactions étaient évaluées à 5 millions de dollars ou plus.

Les grands groupes, mais aussi les start-up

Et parmi les plus remarquables, on retrouve Castlight, une application permettant aux salariés de comparer les coûts et la qualité des services médicaux, qui a reçu 100 millions de dollars en 2012. Les startup n'ont, par ailleurs, pas non plus été lésées : Pingmd, une plate-forme d'échange entre parents et pédiatres, a par exemple reçu 1,3 millions de dollars de capital d'amorçage. Mais de manière plus large, 4 domaines ont été favorisés par 1/3 des investissements : l'engagement du consommateur (237 millions de dollars) l'informatisation des dossiers médicaux (108 millions de dollars), l'élaboration d'outils de Quantified-Self (150 millions de dollars) et d'outils organisationnels pour les hôpitaux (78 millions de dollars).

Les services de santé traditionnels desservis

Ces investissements représentent donc des opportunités très importantes pour le domaine médical, d'autant plus qu'ils seraient, selon le rapport, à l'origine de la création de plus de 600 emplois cette année aux États-Unis. L'étude pointe néanmoins du doigt le fait que ces importants investissements sont effectués au détriment des services de santé traditionnels. Ainsi, si l'on ajoute aux 46% d'investissements dans les technologies d'e-santé plus de 10% d'augmentation concernant les logiciels, un écart important se creuse avec ceux s'appliquant aux biotechnologies qui enregistrent une baisse de 4%. De la même manière, l'étude rappelle que les outils médicaux eux-mêmes sont touchés par cette redistribution des fonds puisque ceux-ci ont été réduit de près de 16% l'année dernière.

lundi 16 juillet 2012

La santé à distance plébiscitée par les professionnels

http://www.atelier.net/trends/articles/sante-distance-plebiscitee-professionnels
Par L'Atelier - Paris 16 juillet 2012 Robotique à distance
Aux Etats-Unis, l'utilité du recours au matériel fonctionnant à distance est reconnue par l'ensemble des médecins qui l'utilisent aussi bien pour des interventions urgentes que des contrôles de routine. Mais il s'agit souvent de médecins expérimentés.
La robotique à distance séduit le secteur de la santé, révèle une étude menée par des chercheurs de l'école de médecine de l'Université du Maryland et InTouch Health auprès de médecins utilisant ces dispositifs en Amérique du Nord. En effet, la totalité des médecins interrogés jugent ces dispositifs très utiles ou utiles dans l'amélioration des soins apportés aux patients et dans la satisfaction des patients et de leur famille. 78% d'entre eux jugent même que la robotique à distance aurait contribué à diminuer le temps de séjour dans les services de soins intensifs. De même, environ 90% jugent qu'elle améliore la conformité des bonnes pratiques (93%) et la formation des infirmières (87%). Les bénéfices apportés par la robotique à distance conduisent donc une majorité de 66% des personnes interrogées à la juger comme une "bénédiction" contre seulement 33% comme une "bénédiction et un fardeau" et aucun médecin juste comme un "fardeau".

Des usages divers

De sorte que l'intégralité des médecins participant à l'étude ont l'intention de continuer à l'utiliser. Mais de quoi parle t-on ? La robotique à distance est une technologie semi-autonome  fonctionnant grâce à internet pour permettre une communication audiovisuelle bidirectionnelle en temps réel grâce à une plate-forme. Elle est également équipée d'outils permettant de surveiller à distance l'état du patient, et de pratiquer des interventions, comme ausculter un patient. Celle-ci est contrôlée via une station de contrôle soit fixe, soit mobile grâce à un ordinateur portable. Ce dispositif est utilisé pour plusieurs opérations. D'abord, des interventions urgentes (73% "très souvent" ou "régulièrement"). Ensuite, des contrôles de routine qui permettent de n'avoir pas à se déplacer (60% "très souvent " ou régulièrement") et qui sont souvent programmés (73%). Enfin, dans un but de formation (21% "très souvent" et 21% "jamais) et, dans une moindre mesure, de rendez-vous avec la famille (53% "parfois").
 

Une technologie d'expérience

Malgré ses utilisations diverses et ses qualités reconnues, cette technologie n'est pas également utilisée. En effet, les médecins qui y recourent sont souvent des professionnels expérimentés : 73% des personnes interrogées ont plus de 41 ans et 60% ont plus de 16 ans de pratique de la médecine. De la même façon, ces médecins sont souvent spécialisés puisque 59% d'entre eux dédient entre 75% et 100% de leur pratique aux soins intensifs. Plus loin, 70% utilisent cette robotique depuis plus de trois ans dont la moitié depuis plus de cinq ans. Ce sont également et surtout les médecins de grandes villes qui bénéficient de cet appareillage puisque 87% des médecins se situent dans des villes de plus de 50 000 habitants, ainsi que, malgré l'utilité de la distance, 80% des patients. A noter qu'une large majorité recourt à cette technique sans rémunération supplémentaire (87,5%) alors que l'amélioration de leur qualité de vie n'est pas nettement partagée (43% la reconnaissent mais 50% n'y voient aucun avantage).