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mardi 26 février 2013

En France, le marché du livre numérique devra son salut à la tablette

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/france-marche-livre-numerique-devra-salut-tablette
 
Par L'Atelier - Paris 25 février 2013 livres VS tablette
Malgré une connectivité importante, l'e-book ne parvient toujours pas à intégrer les foyers des lecteurs français. Mais la tablette pourrait l'amener à accroître son potentiel.
Le nombre de Français connectés ne cesse d'augmenter, comme l'indique le 5e baromètre de l'économie numérique de l'université Paris-Dauphine. En effet, on dénombre en 2012 une augmentation de plus 7 millions de smartphones commercialisés et de plus d'1 million de nouveaux Internautes. Cependant, malgré une connectivité en constante hausse, l'industrie du livre numérique demeure, quant-à-elle, l'un des rares secteurs qui ne parvient pas s'affirmer. Les Français restent encore attachés à la lecture de livres papiers, et seulement 1 Français sur 5 a déjà lu un livre numérique. Cependant, ce marché pourrait trouver une porte d'entrée par le biais de la tablette.

La tablette préférée à la liseuse

Car, en effet, la tablette reste pour l'instant l'appareil préféré des Français pour la lecture numérique, malgré le confort de lecture apporté par une liseuse. 45,1% des français lisent sur tablette contre 29,5% sur liseuse. Le smartphone et l'ordinateur portable viennent ensuite, suivis de loin par l'ordinateur fixe. Et de manière plus précise, les 50 ans et plus seraient les plus nombreux à en envisager la lecture pour 30% d'entre eux. Ce chiffre est sans doute corollaire du pouvoir d'achat de cette partie de la population. En effet, chaque tranche d'âge possède son appareil particulier utilisé par une majorité d'entre eux. Les 15-34 ans préfèrent le smartphone pour la lecture de livre numérique à hauteur de 35,9%, les 35-49 ans utilisent la tablette pour 50,5% et les 50 ans et plus la liseuse pour 40,1%.

Un manque de moyens

Mais selon le baromètre de l'économie numérique de l'université Paris-Dauphine, les causes de ce désintérêt seraient multiples. D'une part, l'investissement dans l'achat d'un livre numérique n'est pas à la portée de tous les consommateurs. Il nécessite, pour un confort optimal, l'achat et l'entretien d'une liseuse dans le meilleur des cas, d'une tablette ou d'un autre appareil. D'autre part, le marché des liseuses numériques n'offre pas l'adaptabilité des autres produits culturels. En effet chaque marque possède son propre format de fichier électronique pour les livres numériques, si bien qu'il est impossible de les transférer sur tout type de support physique. Par ailleurs, le prix du livre numérique a longtemps fluctué, et la loi du prix unique sur le livre numérique n'est entrée en vigueur qu'en 2011.

lundi 11 février 2013

Quand les nanotechnologies améliorent la couleur des écrans

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/nanotechnologies-ameliorent-couleur-ecrans?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

Par L'Atelier - Paris 08 février 2013 iridescence
Inspirée par les couleurs naturelles des ailes du papillon ou de la queue du paon, l'université de Michigan a mis au point un système de filtre de la lumière à l'échelle nanométrique. Le but est de reproduire ces couleurs sur les écrans des liseuses.

Grâce aux nanotechnologies, le chercheur Jay Guo, professeur en génie électrique et informatique, et son équipe de scientifiques de l'université du Michigan sont parvenus à mettre au point une techniquecapable de "bloquer" la couleur structurelle permettant ainsi d'améliorer les couleurs de nos écrans. En fait, ils ont cherché à reproduire l'iridescence que l'on retrouve sur la queue du paon par exemple, et qui correspond à l'impression que l'on a d'une surface qui change de couleur selon l'angle pris ou l'éclairage. Selon eux, "imiter" le mécanisme d'affichage et de filtrage de la couleur de la nature était jusqu'à présent très compliqué, parce qu'elles correspondent à des textures plus qu'à des combinaisons chimiques. Pour parvenir à répliquer ce procédé, les scientifiques ont du coup créé leurs propres filtres et mis au point une technique pouvant servir en particulier à améliorer l'image des liseuses électroniques, pour un meilleur confort de lecture, ainsi que tous types d'écran qui ne nécessitent pas leur propre lumière pour être lisibles.
Une nano science
La couleur étant la perception subjective qu'a un individu d'une ou plusieurs longueurs d'ondes lumineuses, les scientifiques se sont penchés sur ce constat et ont cherché à modifier certaines de ces longueurs d'ondes. Il fallait prendre en compte que chaque couleur possédait une longueur d'onde différente, et ce à une échelle extrêmement petite. A l'échelle nanométrique, la lumière se retrouve en effet piégée dans des rainures métalliques et reste pour ainsi dire "vraie" quel que soit l'angle de l'observateur. Comme l'explique Jay Guo, "la lumière est canalisée dans une nanocavité, dont la largeur est beaucoup plus petite que la longueur d'onde de la couleur. Et c'est comme ça que nous pouvons obtenir des couleurs avec une résolution au-delà de la limite de diffraction. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la lumière de longueur d'onde plus longue est piégée dans des rainures plus étroites". Il a donc fallu jouer avec les différentes longueurs d'ondes, mais également les rainures propres à chaque couleur afin de les rapprocher ou non selon que l'on veut obtenir une couleur plus intense.
Des améliorations à venir
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la lumière de longueur d'onde plus longue est piégée dans des rainures plus étroites". Il a donc fallu jouer avec les différentes longueurs d'ondes, mais également les rainures propres à chaque couleur afin de les rapprocher ou non selon que l'on veut obtenir une couleur plus intense. Grâce à ces techniques, les écrans peuvent être mis en plein soleil et continuent à être lisibles. De plus, le travail qu'ils ont mené a également permis de créer de nouveaux pixels ouvrant la possibilité de créer des super-pixels utiles notamment dans la création des couleurs de la carte d'identité par exemple qui, si elles sont issues de cette technique, seraient très difficiles à reproduire, ce qui serait un problème de taille pour les contrefacteurs. Toutefois, certains points dont notamment celui des angles d'incidence qui diffèrent en fonction de la lumière, restent à améliorer. Et ce nouveau dispositif ne peut, à l'heure actuelle, s'appliquer qu'aux images statiques. Les chercheurs espèrent développer une version image animée dans un avenir proche.