A lire sur: http://www.my-project-cafe.com/sommes-chefs-projet
Beaucoup
d’entreprises travaillent aujourd’hui en « mode projet ». Jusque dans
notre vie privée, la logique de projet rythme notre quotidien (maison,
enfant…) et parfois même notre « projet de vie ». Ce trait inédit,
caractéristique de l’époque actuelle, symboliserait-il l’hégémonie du
« tout-projet » ? Ou les limites de la démarche seraient-elles déjà
atteintes ? Regard d’un philosophe sur nos organisations
contemporaines.
Le management en mode projet, qui s’est généralisé dans les entreprises depuis une trentaine d’années, consiste à dépasser les modes organisationnels hiérarchiques traditionnels pour introduire une notion de transversalité. C’est le règne de la collaboration interfonctionnelle dans des domaines aussi divers que la recherche & développement, le développement de nouveaux systèmes informatiques, la création de nouveaux produits, l’ouverture de nouvelles implantations, etc. L’objectif principal étant de s’affranchir de la lourdeur de l’organisation traditionnelle pour favoriser l’innovation.
Mais le management en mode projet répond à d’autres objectifs, notamment le contrôle des coûts et des objectifs, facilité par une structuration plus précise de chaque activité – ou processus – composant le projet. Parallèlement, le « mode projet » signifie également plus de liberté créative, mais seulement dans la limite inhérente à sa durée dans le temps : un projet par définition a bien sûr un début, mais surtout une fin, ce qui ne doit pas être le cas d’une entreprise.
Cette montée en puissance du « mode projet » est telle qu’il a envahi désormais la vie quotidienne des individus (ex. : un projet immobilier ou un projet de mariage). Signe des temps diront certains. Cet article du philosophe Christian Fauré, ancien informaticien devenu enseignant à l’Université Technologique de Compiègne et participant aux travaux d’Ars Industrialis avec Bernard Stiegler, remonte aux origines de l’histoire du « mode projet » (le fameux projet Manhattan) pour mettre en relief le caractère hégémonique des logiques d’innovation dans les entreprises modernes et l’inévitable verticalisation des organisations horizontales issues du « mode projet », avec en corollaire bureaucratie et contrôle accru.
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21 janv. 2013

Le management en mode projet, qui s’est généralisé dans les entreprises depuis une trentaine d’années, consiste à dépasser les modes organisationnels hiérarchiques traditionnels pour introduire une notion de transversalité. C’est le règne de la collaboration interfonctionnelle dans des domaines aussi divers que la recherche & développement, le développement de nouveaux systèmes informatiques, la création de nouveaux produits, l’ouverture de nouvelles implantations, etc. L’objectif principal étant de s’affranchir de la lourdeur de l’organisation traditionnelle pour favoriser l’innovation.
Mais le management en mode projet répond à d’autres objectifs, notamment le contrôle des coûts et des objectifs, facilité par une structuration plus précise de chaque activité – ou processus – composant le projet. Parallèlement, le « mode projet » signifie également plus de liberté créative, mais seulement dans la limite inhérente à sa durée dans le temps : un projet par définition a bien sûr un début, mais surtout une fin, ce qui ne doit pas être le cas d’une entreprise.
Cette montée en puissance du « mode projet » est telle qu’il a envahi désormais la vie quotidienne des individus (ex. : un projet immobilier ou un projet de mariage). Signe des temps diront certains. Cet article du philosophe Christian Fauré, ancien informaticien devenu enseignant à l’Université Technologique de Compiègne et participant aux travaux d’Ars Industrialis avec Bernard Stiegler, remonte aux origines de l’histoire du « mode projet » (le fameux projet Manhattan) pour mettre en relief le caractère hégémonique des logiques d’innovation dans les entreprises modernes et l’inévitable verticalisation des organisations horizontales issues du « mode projet », avec en corollaire bureaucratie et contrôle accru.
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