Les nouveaux usages d'aujourd'hui seront les business de demain.
Revue de presse sur les tendances et évolutions technologiques utiles.
http://theitwatcher.fr/.
Près de la moitié des Hexagonaux achètent en
boutique, et une minorité se montre disposée à changer. Mais des
évolutions sont attendues. La clé pour se démarquer ? Innover.
49% des Français avouent effectuer leurs
achats du quotidien uniquement en magasin et seuls 10% d'entre eux se
disent près à changer cette habitude. Ces résultats, issus d'une étude réalisée conjointement par L'Atelier et l'institut de sondage IFOP à l'occasion du Théma sur "L'avenir du magasin : la fin du magasin ?",
s'avèrent plus que positifs d'un point de vue marketing pour les
enseignes traditionnelles physiques. En effet, ceux-ci indiquent que ces
magasins se positionnent toujours comme un point central du commerce et
peuvent encore attirer de nouvelles clientèles. Une tendance, par
ailleurs confirmée récemment par Bonial dans un sondage du même type. Mais pour garder ce cap, un seul mot d'ordre : l'innovation et ce, de manière omnicanale.
Un équilibre en physique et en ligne
Car en effet 15% des Français se rendent tout spécialement dans des
enseignes physiques quand celles-ci proposent des services innovants
(comme l'utilisation d'Ipad, de bornes connectées...). D'ailleurs, 80%
d'entre eux expliquent que la présence de ces innovations les incitent à
fréquenter une enseigne plutôt qu'une autre. Et s'ils ne se rendent pas
directement sur place, ils sont 31% à aller sur le site de la marque
pour ses innovations (drive, réservation...), dont 10% affirment le
faire fréquemment. Une personne sur deux admet d'ailleurs opter plus
facilement pour une enseigne qui innove sur son site. Et si ces deux
types d'achats sont en faveur des magasins traditionnels plutôt que des
pure-players, la différenciation des stratégies de vente (promotions,
livraison...) d'un canal à un autre est attendue par les consommateurs à
hauteur de 80%.
Facilitation de l'expérience d'achat et mobile
Alors pourquoi cet engouement pour les innovations tous canaux
confondus ? Selon le sondage, 65% des Français estimeraient que
celles-ci ont facilité leur parcours d'achat. Quant à l'usage des
innovations au sein du magasin, 50% d'entre eux espéreraient un meilleur
d'accès aux informations produits (prix, origine...) et 32%
estimeraient que cela leur permet d'en découvrir de nouveaux. Ceux-ci
espèrent également que ces innovations amélioreront la relation
personnalisée avec l'enseigne (29%), simplifieront le paiement (27%) et
leur permettront une bonne gestion de leur compte client (23%). Enfin,
concernant l'accès au sites des enseignes via mobile, seuls 13% des
individus interrogés affirment avoir effectué un achat par ce biais et
uniquement 17% se sentent incités à consommer.
A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/mobile-tablette-simplifient-apprentissage-murs-scolaires?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
Les élèves qui utiliseraient des outils mobiles pour
faire leurs devoirs se montreraient plus intéressés et attentifs. Un cap
encore loin d'être franchi au sein de la classe.
Outre-Atlantique, plus d'un tiers des
collégiens feraient leurs devoirs en partie en se servant d'appareils
mobiles type tablette ou smartphone. Mais cet usage reste au domicile :
l’utilisation des appareils mobiles en classe est encore loin de faire
partie des usages pédagogiques. Selon une étude réalisée en ligne par TRU et commissionnée par la Fondation Verizon
auprès d’un millier d’élèves, très peu d’élèves sont effectivement
autorisés à se servir de terminaux mobiles dans le cadre de travaux en
classe : 66% des personnes interrogées déclarent n'avoir pas le droit
d'utiliser une tablette, même à des fins pédagogiques, et 88% évoquent
l'interdiction d'un smartphone. Une large majorité (54%) d’élèves confie
également ne pas être autorisée à utiliser un ordinateur portable
pendant les travaux pratiques.
Des outils qui font naître certaines vocations ?
L’étude souligne pourtant que les élèves qui se servent de ces
terminaux en cours développeraient plus facilement des intérêts pour
certaines matières. En effet, 67% des élèves qui utilisent des
ordinateurs portables en classe admettent que cet outil leur permet
notamment de mieux retenir leurs leçons, notamment en mathématiques,
ainsi qu’en sciences. Un avis qu’il est possible de retrouver presque en
même proportion pour les élèves qui disposent de tablettes durant les
cours (55%). Autant de matières pour lesquelles les jeunes qui réalisent
des exercices via des outils numériques éprouvent plus d'intérêt que
ceux qui ne passent pas par ces canaux.
Quelques distinctions
Parmi ceux qui se servent de l’un de ces terminaux, 54% d’entre eux
se montrent plus attentifs pendant ces matières, contre 45% pour les
élèves qui n’en utilisent pas en classe. Les analystes pensent qu’il
pourrait s’agir ici d’un avantage non-négligeable tout au long la
poursuite de leurs études, et cela dès le lycée. Les analystes, qui ont
conduit les interviews d’un millier d’élèves âgés de 11 à 14 ans font
également certaines distinctions entre les élèves qui se servent
d’appareils mobiles chez eux. Les chiffres révèlent en effet que les
élèves afro-américains et hispaniques ont une plus grande propension à
utiliser ces outils mobiles pour leurs devoirs à la maison que les
élèves d’origine caucasienne.
A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/reseau-veineux-yeux-meilleur-de-passe-smartphone?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
EyeVerify propose un système qui donne accès au
contenu d'un téléphone après analyse des veines situées autour des
pupilles. Chaque œil proposerait ainsi une empreinte unique.
Utiliser
le réseau veineux des yeux pour donner accès au contenu d'un smartphone
? Voilà le credo de l'équipe du professeur Reza Derakhshani de
l'université américaine du Missouri, qui est également responsable
scientifique d'EyeVerify.
La société a mis au point un logiciel éponyme permettant à
l'utilisateur d’un smartphone de sécuriser ses données, grâce à la
reconnaissance non pas de sa pupille mais des veines autour. Le logiciel
ne nécessiterait aucun accessoire hormis la caméra arrière du
téléphone. Les scientifiques garantiraient la fiabilité de leur système
par le caractère unique du système oculaire de chaque individu, même
entre jumeaux. Ce logiciel ferait également la distinction entre une
personne physique et une image, quelle que soit la luminosité ambiante.
Une utilisation simplifiée
Pour cela, il doit enregistrer la composition du groupe
veineux de l’utilisateur. Il faut donc prendre des clichés des yeux de
la personne (quatre prises de vue sont nécessaires). Le logiciel analyse
ensuite le réseau veineux et en dresse un schéma type de
reconnaissance, qui deviendra l'empreinte permettant l'accès. Pour y
parvenir au mieux, le système corrige et améliore la qualité des images,
pour reconnaître avec précision ces "empreintes", en fonction de
paramètres tels que la couleur ou la largeur des veines. Ces empreintes
servent ensuite de référence pour verrouiller ou déverrouiller l’accès à
certaines données (accès général, mails, messages...), selon les
paramètres souhaités et déterminés par l’utilisateur. Pour les
scientifiques en charge de l’élaboration du logiciel, la fiabilité de ce
système serait ainsi de 99,97%.
Quelles améliorations possibles ?
A ce jour, le logiciel considère également le
vieillissement des veines, et reste capable, malgré leurs différentes
évolutions dans le temps, de les reconnaître assez précisément.
Cependant, les scientifiques espèrent à terme utiliser la caméra
frontale de n’importe quel smartphone, qui souffre encore pour certains
de problèmes de résolution, et ainsi faciliter l’usage d’EyeVerify. En
collaborant également avec l’Université Purdue de l’Indiana, les
responsables voudraient rendre le logiciel infaillible, pour introduire
son usage dans les aéroports ou certains lieux publics.
Gauntlet Keyboard est un gant connecté en Bluetooth à
un smartphone ou une tablette, et qui sert de clavier : il suffit de
toucher des zones différentes de ses doigts avec le pouce pour voir
apparaître des lettres sur l'écran.
Les solutions se multiplient qui font
disparaître l'écran pour taper plus facilement sur un écran tactile :
LiquidKeyboard, SnapKeys, Asetniop...
Mais plutôt que tout faire disparaître, la solution serait peut être
dans l'ajout d'une interface, en dehors de l'écran. C'est la thèse
défendue par Gauntlet Keyboard,
qui a mis au point un gant connecté en Bluetooth au smartphone, et qui
fait office de clavier. Ou plutôt, c'est la main de celui qui le porte
qui devient un clavier sans fil. Concrètement, à chaque partie des
doigts correspond une lettre. Il suffit à l'utilisateur de toucher une
zone avec le pouce pour que la lettre qui y est rattachée apparaisse sur
l'écran. Pour effacer, il faut également opérer un geste particulier
avec le pouce. L'ensemble du système étant connecté par fils à un petit
centre de commandes installé à l'arrière du gant.
Un gantelet pour clavier
Seule une main est requise, cela laisse la possibilité d’effectuer
des tâches supplémentaires. Et il peut ainsi être utilisé par quelqu’un
souffrant d’une main paralysée. Il pèse seulement cinquante grammes,
batterie incluse. Ce clavier est compatible pour l’instant avec
l’Iphone, Android et Bluetooth et fonctionne sur tablette, ordinateur
portable et de bureau. Grâce à son interface Bluetooth, il peut être
utilisé comme un périphérique d'entrée universel. Le nom signifie en
français gantelet soit un gant qui couvre le poignet, la main, les
doigts et les avant-bras. C’est en fait l’acronyme de Generally
Accessible Universal Nomadic Tactile Low-power Electronic Typist.
L'idée vient de la science-fiction
C’est-à-dire le dactylo électronique à faible énergie, tactile et
généralement accessible de façon nomade et universelle. Jiake Liu, est
le designer du produit. Il a eu l’idée d’un clavier en forme de gant en
s’inspirant de films tel que Minority Report ou Children of Men. Dans ce
dernier "il y a une scène dans laquelle un individu tape sur son
téléphone intelligent dans l’air grâce à des capteurs et des câbles
enroulées autour de sa main", note t-il sur son site.
A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/forcephone-veut-rendre-telephone-capable-de-transmettre-emotions?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea
Le système souhaite réinstaller le sens du toucher
lors d'une conversation téléphonique. Comment ? En réagissant à la
pression exercée sur le combiné A, et traduit en vibration sur le
combiné B.
Lors d'une conversation téléphonique, il y a
forcément tout un pan de la communication avec autrui qui reste
insaisissable : tout ce qui a trait au langage corporel, et au toucher.
Selon une équipe du Helsinki Institute for Information Technology et du
centre de recherche finlandais de Nokia, il est possible de redonner
cette dimension de contact. Comment ? En rendant le téléphone sensible à
la pression exercée sur eux par la main de leur propriétaire. Et de
transmettre un signal au téléphone de l'autre interlocuteur, qui le
traduira par une vibration, et dont l'intensité varie selon la pression
exercée. Le système mis au point, baptisé ForcePhone, consiste en un
téléphone muni d'un capteur de pression sur la paroi de la coque. Ce
système, un senseur de force résistif (en anglais ), résiste à la
pression quand il en ressent une. Ce capteur est relié à la carte
microSD via un fil de 0,5 millimètres.
Comprendre comment ce canal supplémentaire est utilisé
Le microcontrôleur communique avec le téléphone est capable
d’enregistrer et de reconnaître quatre types de pression, à intensité
variable. Cela réalise en fait un changement de voltage, enregistré et
envoyé à l'autre téléphone, qui fait réagir le capteur en fonction. Le
système a été expérimenté auprès de douze personnes, 6 hommes et 6
femmes, en couple. Résultat : lors de chaque appel, des pressions
spontanées ou volontaires ont été exercées, particulièrement au début et
à la fin de l'appel. L'autre but de la recherche, en plus de développer
un outil, était de comprendre comment un dispositif de communication
haptique pouvait être intégré à un appareil mobile standard. Mais aussi
comment traduire de la manière la plus appropriée la "réponse" à la
pression exercée. Et enfin voir comment l'outil était utilisé lors d'une
conversation normale. Selon les chercheurs, ce mode de communication
supplémentaire aurait été bien intégré par les participants aux tests.
Des participants qui ont adapté leur conversation
Ces derniers auraient expliqué avoir adapté leur conversation en
prenant en compte ce moyen de faire passer un message : faire passer de
l'affection, souligner un argument, attirer l'attention, ou surprendre.
Certains participants auraient également expliqué apprécier ce mode de
communication particulièrement dans un environnement bruyant, pour
véhiculer un propos sans s'exprimer. Reste que pour que cela fonctionne,
il faut que les interlocuteurs établissent un code au préalable. En
effet, les chercheurs reconnaissent qu’il est impossible d’assimiler une
émotion précise à une pression particulière. Ce smartphone, développé
sur les bases du Nokia N900, pourrait également incorporer un code DTMF
(Dual-Tone Multi-Frequency), capable de reconnaître les émotions
humaines à travers la variation de la voix, pour envoyer et réceptionner
des messages vibrotactiles durant une conversation, et qui permettrait
de faciliter la synchronisation entre la parole et les pressions.
A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/technologie-ne-seule-transformer-milieu-travail?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea
L'acquisition de nouvelles technologies doit être
pensée de façon globale en tenant compte de l'infrastructure
informatique existante, mais aussi des processus de l'entreprise.
Les entreprises ne seraient pas en mesure de
tirer pleinement profit des dernières technologies acquises. La raison ?
Pour 79 % des entreprises, cela serait dû à l'obsolescence de leurs
systèmes informatiques existants, selon une étude menée par Ricoh.
Mais surtout, 78% des entreprises investiraient dans de nouvelles
technologies avant même de maîtriser pleinement les fonctionnalités du
matériel dont elles disposent. Or la technologie ne doit pas être
considérée comme un remède universel, car elle ne peut transformer à
elle seule le lieu de travail. La technologie et les processus doivent
être liés.
Une relation étroite
L’étude démontre que les entreprises évaluent leur technologie et
leurs processus documentaires (la circulation de l'information à travers
une entreprise) séparément, au lieu d’envisager ces deux éléments comme
étant reliés l’un à l’autre. L'efficacité de l'un serait dépendante de
l'autre. Seulement 53 % des organisations ont affirmé évaluer leur
technologie de gestion des processus tous les six mois, ou tous les six à
douze mois. Les entreprises européennes doivent dès à présent évaluer
leurs processus sensibles et leurs technologies pour maximiser autant
que possible leur fonctionnement, ce, en adoptant une démarche globale
pour Michel de Bosschere, Président de Ricoh France.
Un fossé dans les investissements
En effet, seule une compréhension approfondie du fonctionnement des
processus permettra d'appréhender les difficultés et d'identifier des
solutions. Mais bien intégrée, les technologies peuvent avoir un impact
sur les méthodes de travail, les rendant mobiles et souples.
L'innovation technologique va continuer à un rythme sans précédent, et
les entreprises doivent réagir dès aujourd'hui pour rester compétitives.
Toutefois, l'étude montre actuellement qu'il existe un fossé existant
entre les investissements technologiques au profit du front office
(vente et service client) et ceux à destination du back office
(finances, RH et marketing). Beaucoup d'entreprises équipent
prioritairement le front office de nouvelles technologies, mais ne
parviennent pas à les intégrer au back office. Cela peut avoir des
répercussions sur la gestion des processus et engendrer différents
risques tels que des engorgements, la multiplication inutile des efforts
et des failles dans la sécurité de l'entreprise.
Les entreprises prévoient d'élargir leurs équipes
dédiées au mobile. Notamment en recrutant des individus chargés de
penser la mobilité comme une véritable stratégie.
Le recrutement de profils possédant des compétences dans le mobile devrait s'accélérer dans les 12 prochains mois selon une étude menée par Antenna Software.
En effet, les entreprises américaines et britanniques considéreraient
toujours plus l'impact de la mobilité. Et si 51% d'entre elles auraient
récemment créé des postes dédiés au mobile, 25% comptent continuer
d'embaucher dans ce secteur. La demande serait ainsi croissante puisque
74% des responsables des ressources humaines interrogés ont déclaré
avoir actuellement des postes mobiles à pourvoir. Un phénomène qui voit
se développer des départements dédiés au mobile au sein des entreprises,
mais également voit émerger un nouveau rôle, le "stratège mobile".
Un rôle émergeant
Près d'une entreprise sur trois serait en quête d'un tel profil afin
de développer sa stratégie sur le support. Près de 30% des entreprises
interrogées ont actuellement une personne dédiée àla direction mobile.
En attendant que le mobile arriveà maturité, l'étude prévoit qu'un grand
nombre d'entreprises devrait élargir leurs équipes mobiles et désigner
un stratège mobile pour montrer la voie et assurer à long terme le
succès. "Si les technologies mobiles et sans fil font partie de la
culture d'entreprise depuis de nombreuses années, nous sommes en fait
encore dans les premiers stades. Nous commençons à peine à percevoir
l'important impact social et économique qu'elles engendreront dans les
années à venir," dit Jim Somers, directeur marketing et stratégie chez
Antenna.
Un déficit de compétences?
Toutefois, parmi les entreprises ayant besoin de recruter des
personnes dédiées au mobile, 25% rencontrent des difficultés à trouver
les bons profils. Pour 93% d'entre elles, cela ne serait pas dû à un
manque de postulants, mais plutôt à une absence de compétences adaptées
au poste. Ces résultats soulignent l'importance de définir clairement
les compétences et les qualités requises. Actuellement, les compétences
les plus recherchées seraient celles relatives au développement et à la
gestion mobile parmi les entreprises américaines et britanniques.
*menée auprès des responsables des ressources humaines de 600 entreprises
L'université de Pittsburgh travaille sur une
application qui reconnaîtrait la démarche de son propriétaire. Et qui
pourrait peut-être du coup être utilisée pour bloquer le téléphone si
celle-ci changeait brusquement.
Reconnaissance faciale, reconnaissance
digitale, et bientôt la reconnaissance de la démarche. Le but ? Proposer
des systèmes d'identification alternatifs, moins invasifs et proposant
un niveau de sécurité élevé. L'idée a déjà suscité plusieurs programmes
de recherche, comme celui, l'année dernière, de chercheurs
sino-européens qui ont travaillé à implanter des capteurs dans le sol
permettant d'identifier une personne. Dernier projet en date : celui
d'une équipe de chercheurs du Departemental of Electrical and Computer Engineering University de Pittsburgh,
qui eux souhaitent transposer ces méthodes d'identification sur le
téléphone. Ils ont mis au point une application Android qui reconnaît le
pas normal ou rapide d'une personne et est capable d'identifier son
propriétaire. Et qui pourrait peut-être permettre par exemple de bloquer
un téléphone si celui-ci était considéré comme volé, suite à un
changement drastique de démarche de la personne qui le porte.
Une précision millimétrée
Pour le mettre au point, les chercheurs ont exploité les données des
capteurs des accéléromètres et du gyroscope des téléphones. Le
développement de l’application, réalisé auprès d’une trentaine
d’individus, s’est concentré sur les démarches normales et rapides des
utilisateurs, sur des périodes de cinq à dix minutes, sur une distance
courte et plane. Les chercheurs ont d’abord développé un logiciel
capable de collecter les données issues des différents capteurs. Dans le
cadre de ces travaux, le gyroscope, présent sur chacun des smartphones,
a permis de localiser le téléphone, placé dans la poche droite, contre
la hanche de chacune des personnes. Chaque individu a par la suite
parcouru une distance précise, soit un vecteur, d’une vingtaine de
mètres pendant un temps donné, à une allure déterminée.
Des bénéfices technologiques et médicaux
Les capteurs de l’accéléromètre ont alors relevé le nombre et la
fréquence de pas effectués, les points d’impacts du pied droit ainsi que
la vitesse de chaque personne. D’abord enregistrée à vitesse dite
normale, l’opération a été également répétée à marche rapide. Les
données ont ensuite été fusionnées et ont permis d’établir une identité
de démarche propre à chacun des individus. Une fois la fiche de chaque
personne déterminée, la multiplication de la manœuvre a permis de
délivrer un taux d’identification proche de 100% de la démarche de
chacun. Afin d’augmenter ce taux, les données enregistrées ont permis
notamment par la suite une amélioration des différents capteurs de
l’accéléromètre et du gyroscope des smartphones par les scientifiques.
Les chiffres dépassent les prévisions et les
tablettes prennent de l'importance comme outil de connexion. Les
tablettes gagnent en popularité et leur aspect est appelé à changer,
comme leur accessibilité pour des utilisateurs pleins d'attentes.
Alors que l'économie n'a pas encore repris,
les ventes de tablettes devraient augmenter plus que prévu. Dans cette
catégorie récente, les consommateurs continuent à acheter des tablettes,
en particulier les iPads d'Apple. Selon la dernière prévision de
l'nternational Data Corporation, le marché mondial des tablettes
pourrait grimper à 117,1 millions d'unités au lieu des 107,4 millions
précédemment annoncés. Pour 2013, la prévision d'IDC est passée de 142,8
millions d'unités à 165,9 millions, alors que la prévision pour 2016
s'établit à 261,4 millions. Mais sa jeunesse laisse augurer d'autres
changements dans le marché des tablettes. Pas de diversification du marché
Au cours des prochaines années, on s'attend à un glissement, mais non
à une diversification du marché, les tablettes Windows s'attribuant une
plus grande part, les Android en perdant et les autres systèmes
d'exploitation disparaissant du paysage. En 2011, 57,2% des 70,9
millions de tablettes vendues à travers le monde étaient des iPads, un
chiffre qui reste assez stable dans les prévisions, avec 60% en 2012 et
58% en 2016. Les appareils Android représentaient 38,9% du total de
tablettes en 2011, chiffre qui devrait tomber à 30,5% en 2016. Enfin,
les tablettes Windows représentaient en 2011 environ 1% mais devraient
pouvoir atteindre 11% d'ici 2016. Plus de tablettes, moins d’ eReaders
Malgré des prévisions plus optimistes pour les tablettes, IDC les a
revues à la baisse concernant les eReaders. Selon leurs paramètres,
ceux-ci ont connu une première moitié d'année décevante, subissant
l'impact de la disponibilité de tablettes vendues, au détail, à moins de
200 $. De ce fait, les ventes d'eReaders pourraient s'effondrer d'un
niveau de 27,7 millions d'unités en 2011 à 23,6 millions. Cette
évolution met en lumière l'augmentation de la demande pour des appareils
à usage multiple et l'existence d'un marché pour des tablettes moins
coûteuses, au détriment de cette catégorie moins versatile.
Pour améliorer les systèmes de guidage mais aussi les
appareils électroniques, le KIT a mis au point un radar qui tient dans
une puce.
Et si une puce électronique contenait un radar ? C’est ce qu'a réalisé l’institut des technologies de Karlsruhe (KIT)
et ses partenaires du consortium SUCCESS. Les chercheurs ont réussi à
concentrer sur une puce un système de radio fréquences qui émet et
reçoit des ondes électromagnétiques. Elle permet de mesurer la distance
et la vitesse de tous les objets qui sont autour de vous. Le système
pourrait être utilisé dans de multiples domaines. Comme par exemple dans
les systèmes d'autoguidage des voitures ou encore pour des robots
industriels dont les déplacements doivent être mesurés au millimètre
dans un environnement inconnu.
Mesurer la distance au millimètre près
La puce, moins grosse qu’une pièce d’un centime, est un ensemble de
capteurs à ondes millimétriques intégrés et miniaturisés dans un
plastique SMD (protégeant de la lumière). Ces capteurs haute-résolution
peuvent mesurer la distance, la vitesse et l’angle d’un objet. De ce
fait en couplant les ondes, la puce peut calculer au millimètre près un
objet qui est à plusieurs mètres. Pour cela elle contient deux antennes
pour recevoir et émettre des ondes basses fréquences supérieures à 100
GHz. Ainsi elle peut mesurer la vitesse précise de l’objet qui contient
la puce par rapport aux objets qui se trouvent dans son entourage.
Pour moins d’un euro
Pour cela elle calcule la fréquence entre l’émission de l’onde et la
fréquence de celle-ci à la réception (c’est ce qu’on appelle l’effet
Doppler). Aujourd’hui cette puce peut s’adapter à tous les engins
électroniques du quotidien. Mais d’après Thomas Zwick
responsable de l’institut de technologie de haute fréquence et de
l'électronique à KIT « les utilisateurs peuvent souder cette puce sur
toutes les cartes de circuits standards et recevoir des signaux qui
peuvent être traité sans difficulté ». Elle sera produite à grande
échelle pour un coût de production ne dépassant pas un euro.
A lire sur: http://www.usinenouvelle.com/article/paiement-par-mobile-le-nfc-a-la-francaise-inspire-les-etats-unis.N181865#xtor=EPR-192
Par Christophe Guillemin -
Publié le
La société française FIME a été retenue par les opérateurs américains
AT&T Mobility, T-Mobile USA et Verizon Wireless pour tester des
produits NFC, en vue d'un futur déploiement national de cette
technologie de paiement mobile sans contact. Le modèle américain est
similaire à celui de Cityzi, plateforme française sur lequel FIME a
acquis son expérience.
En France, le paiement via mobile possède sa bannière : la marque
Cityzi. Aux États-Unis, un projet similaire tente d'imposer la marque
Isis, du nom d'une joint-venture regroupant les trois principaux
opérateurs américains : AT&T Mobility, T-Mobile USA et Verizon
Wireless.
Isis a confié à la société française FIME le soin de tester les
dispositifs techniques de sa solution de paiement mobile. Comme Cityzi
elle est basée sur la technologie de communication sans contact NFC
(Near field communication). FIME avait déjà travaillé sur le projet
français Cityzi et permet donc aux opérateurs américains de bénéficier
de cette expérience. "Grâce au projet Cityzi, la France est en train de devenir un
leader mondial du déploiement de solutions NFC. Nous nous réjouissons de
mettre cette compétence à disposition pour aider à la mise en place de
projets NFC à travers le monde grâce à nos laboratoires locaux", explique Vincent Poty, directeur de la stratégie et du développement chez FIME.
En France, la plateforme Cityzi a été déployée dès 2010 à Nice, où elle
est aujourd'hui utilisée pour payer les tickets de transports ou les
courses chez certains commerçants. Le projet "Nice Ville NFC", a fait
des émules avec plus d'une dizaine de villes françaises qui testent
aujourd'hui le paiement mobile NFC dont Bordeaux, Lille, Marseille et
Paris. En juin 2012, plus d'un million de Français était équipé d'un
téléphone compatible Cityzi, indique l'association française du sans contact mobile (AFSCM). Premiers tests américains à Austin et Salt Lake City
Dès ce mois de septembre, Isis lance deux projets pilotes autour du
paiement mobile NFC : l'un à Austin au Texas et à Salt Lake City dans
l'Utah. "Il s'agit de pilotes commerciaux visant à tester les différents
services et bien entendu la technologie, dont une gamme de téléphones
NFC fournis par les principaux fabricants mondiaux. Des accords ont été
passés avec des chaînes de commerçants et des transporteurs publics
locaux, mais l'accent est surtout mis sur le paiement chez les
commerçants", explique à L'Usine Nouvelle, Xavier Giandominici,
directeur des activités de FIME pour l'Amérique du Nord et du Sud.
Si les tests sont concluants, l'ambition d'Isis est bien entendu de
passer ensuite à un déploiement national. Sa solution NFC entrera alors
en concurrence avec d'autres systèmes de paiement par mobile dont Google
Wallet, qui a signé un partenariat en août dernier avec American
Express, Discover, Mastercard et Visa. De son côté, PayPal propose
également des solutions de paiement par mobile depuis 2009, dont la
dernière évolution "PayPal Here", date de mars 2012. Enfin, une autre
solution, baptisée Square vient d'être retenue par l'enseigne Starbucks,
qui y a investi au passage 25 millions de dollars. Autant dire que la concurrence sera rude.
Mais le principal atout d'Isis est la puissance commerciale et
financière des trois opérateurs mobiles que sont AT&T Mobility,
T-Mobile USA et Verizon Wireless. Et côté banques : la joint-venture a
également signé avec MasterCard Visa, American Express et Discover. Sa
solution peut donc fonctionner avec les principaux moyens de paiements
américains. Les Etats-Unis prêts pour le NFC ?
Le choix d'Isis de proposer une solution de paiement mobile NFC peut
s'avérer audacieux aux États-Unis, pays qui connait encore peu la carte à
puce. Or, le paiement mobile NFC est très proche du système carte à
puce, avec l'utilisation d'un terminal spécifique chez le commerçant et
un code PIN à taper par l'utilisateur. Dans le cas du NFC, il suffit
d'approcher le téléphone du terminal du commerçant et le code est saisi
sur le téléphone. Les Américains sont-ils prêts pour ce type de système ? "L'acceptation du paiement mobile NFC ne devrait pas poser problème
car les États-Unis sont en pleine transition vers la carte à puce. Tous
les grands acteurs des systèmes de paiement ont lancé des programmes
pour passer à la carte à puce, ce qui va même profiter au NFC. Car les
commerçants vont devoir s'équiper en terminaux de paiements et ces
équipements seront directement compatibles NFC, en plus de la carte à
puce. Cela va donner un vrai coup de pouce au NFC", assure Xavier Giandominici. Selon une récente étude
réalisée par Juniper Research, le paiement mobile utilisant la
technologie NFC devrait atteindre 74 milliards de dollars en 2015, soit
trois fois plus qu'en 2011.
Les personnes qui possèdent un ordiphone estiment que
sans une batterie de meilleure qualité et une plus grande fiabilité au
niveau des données, le marché pourrait s'essouffler.
Si les utilisateurs sont en général satisfaits
des smartphones qu'ils possèdent, plusieurs aspects mériteraient encore
d'être améliorés. Parmi les priorités des individus : l'utilitaire, le
souhait d'une meilleure performance des composants comme la batterie par
exemple, plutôt que plus de technologies. Ce sont les conclusions d’une
enquête publiée par Retailmenot.com
et administrée par Ipsos. Celle-ci a profité en effet de la sortie
prochaine de l'iPhone 5 pour interroger des personnes sur leur rapport à
leur combiné et leurs attentes. Selon l’étude, 63% des utilisateurs
veulent une durée de vie de la batterie plus longue. La fiabilité du
téléphone, pour tout ce qui est relatif aux transferts (44%) et à la
réception (46 %) de données, est aussi une question de premier ordre.
Un intérêt pour la commande vocale
Fait intéressant : la commande vocale semble véritablement plaire. En
effet, un quart des personnes interrogées souhaiterait également une
amélioration de Siri ou un complémentaire (pour les autres modèles). Les
points de vue divergent sur les caractéristiques prioritaires à
améliorer, selon les genres. Ainsi, les hommes (49% contre 39%)
préfèreraient une vitesse de traitement plus rapide tandis que les
femmes opteraient pour une amélioration du clavier (42% contre 31%).
Quels sont les arguments au changement d'un combiné ? Ce sont les
améliorations, les mises à jours du logiciel ainsi que la fin de contrat
avec le fournisseur. Les femmes sont ainsi plus nombreuses que les
hommes (46 contre 38 %) à changer leur téléphone contre un plus moderne,
parce qu'elles sont parvenue au terme de leur contrat.
Des comportements qui limitent le gaspillage
13% souhaitent changer d’un logiciel d’exploitation (4% pour iOS, 7%
pour Androïd) à un autre. Et une vingtaine de pourcent des personnes
interrogées annoncent souhaiter passer à des modèles plus élaborés
notamment pour pouvoir payer sans contact. 75% des personnes trouvent un
autre usage pour leur ancien appareil : 25 % le recyclent, 17 % le
revendent, 13 % l'échangent avec un autre modèle. Enfin, une vingtaine
de pourcent le donnent, souvent à leurs enfants. A noter que l'enquête a
été réalisée aux Etats-Unis, sur un échantillon de mille personnes,
âgées de 18 ans au moins. Cette enquête met en relief une interrogation
Quelles seront les nouvelles caractéristiques du nouveau modèle
(batterie, contrôleur vocal...)?
L'Université de Rice a mis au point un système qui
combine l'ensemble des données permettant de comprendre les goûts et les
priorités du propriétaire d'un téléphone. Cela, sans consommer trop de
batterie.
Pour faciliter le développement de smartphones capables de prendre en compte le contexte d'utilisation, une équipe de l'université de Rice a
mis au point un système capable d'agréger plusieurs sources
d'informations, sans que l'appareil utilise trop d'énergie pour analyser
ces sources. Le but : rendre les mobiles capables d'adapter la
présentation des contenus, voire l'envoi d'information, et la gestion de
la consommation, en fonction de l'usage, des goûts et des priorités.
Selon l'équipe, des systèmes de prise en compte du contexte
d'utilisation existent déjà (type d'applications téléchargées et
utilisées, contacts favoris...), mais il serait difficile d'agréger et
d'analyser des informations issues de différentes couches. Autre
problème : ces applications d'étude du contexte consommeraient beaucoup
de batterie, notamment en raison de certains capteurs plutôt gourmands.
Combiner trois sources de contexte
D'où le travail de l'équipe, qui a élaboré un dispositif embarqué
prenant en compte trois sources : sites visités, appels téléphoniques et
utilisation des applications. L'information contextuelle étant enrichie
par les capteurs (accéléromètre, GPS, identification de la cellule
radio, horloge...). Le système combine l'ensemble de ces informations
afin d'obtenir une vision la plus complète du profil de l'utilisateur.
Pour réduire la consommation de batterie que de telles solutions
nécessitent, ils ont également mis au point un outil qui ne puise des
données à une source que quand il devine qu'elle va être utilisée. Pour y
parvenir, cela nécessite évidemment avant tout un travail d'observation
de l'usage fait du téléphone, afin de rendre l'outil, baptisé
SmartContext, capable de prédire quand il faut collecter des
informations auprès des capteurs ou auprès des applications.
Réduire la consommation d'énergie
Si l'on en croit les scientifiques, cela permettrait de réduire de 60
% la consommation d'énergie des applications de compréhension du
contexte. En ce qui concerne les usages, les scientifiques parlent de la
mise en place d'applications d'affichage de ses sites préférés plus
pertinentes que celles existant déjà, qui se basent sur les derniers
sites ou les plus consultés récemment. Les mobiles pourraient également
réorganiser l'organisation des applications en fonction de l'usage, et
pré-télécharger celles considérées comme les plus susceptibles de
plaire. Enfin, les chercheurs parlent de la mise en place de listes
évolutives de ses dix contacts favoris.
Le web et le mobile deviennent de plus en plus les
premiers supports de consultation d'annuaires. Mais ce virage ne
signifie pas uniquement un passage du papier au virtuel. Il demande de
repenser les services proposés.
Les sociétés européennes d'annuaires seront
principalement numériques d'ici 2016, et le papier aura quasiment
disparu de certains des marchés les plus avancés. C’est en effet ce que
révèle une étude menée par BIA/Kelsey, présent lors du futur Congrès annuel de l'Association européenne des Éditeurs d'Annuaires et de Base de données (EASDP). L’enquête révèle même que l’augmentation de la part des recettes numériques des Pages Jaunes
en Europe atteindra les 70% d'ici 2016. Les sources de recettes
numériques sont diverses, et incluent entre autres les annuaires sur
Internet, les sites Web et les services d'hébergement, la présence sur
les médias sociaux et la publicité, la vidéo, les réseaux de diffusion
d'annonces, la présence et la publicité sur téléphones portables. Un
constat confirmé par Julien Billot,
directeur général adjoint en charge du pôle média chez Pages Jaunes
Groupe. Selon lui, dans quatre ans, deux tiers du chiffre d’affaires de
Pages Jaunes sera digital.
Positionnement sur les réseaux sociaux
"On assiste à une digitalisation de l’ensemble des marchés. Dans
le cas de l’annuaire, on a observé l’écroulement du papier en même
temps que la croissance du digital. Il semblait donc tout naturel que
les annuaires se virtualisent", explique t-il à L'Atelier. Reste
que cette progression vers le numérique ne signifie pas automatiquement
un rebond et une bonne santé en terme de chiffre d'affaires. En effet,
en matière de plates-formes d'informations sur les entreprises, les
initiatives, web et mobile, sont de plus en plus nombreuses : réseaux
sociaux locaux, géolocalisés, applications de promotions ou
d'informations sur les stocks en fonction de sa position... Selon Julien
Billot, pour le groupe, sa renommée reste une protection non
négligeable. "Les utilisateurs ne peuvent pas retenir des centaines
de marques pour le même service. Ils fonctionnent par habitude en
cherchant directement sur les services dont ils ont coutume de se servir", souligne t-il.
Faire face à la concurrence
Assurance qui, précise t-il, n'empêche pas de développer sa stratégie
vers les contenus afin de fournir un service avec des informations de
qualité. Ainsi, le groupe semble lui aussi se diriger vers le local et
l'hyperlocal. A l'image des pages Facebook ZoomOn,
qui mettent en contact les utilisateurs et les annonceurs. ZoomOn offre
en effet des contenus hyperlocaux et thématiques aux internautes en les
informant par exemple sur les bons plans, informations pratiques et les
actualités de proximité. Rien d’étonnant dans ce déploiement
puisque une étude ZoomOn/Harris Interactive réalisée en juin 2012
révélait que 69% des utilisateurs de Facebook interrogés s’intéressaient
en premier lieu à l’actualité locale. A noter également qu'en ce qui
concerne le groupe français, parler d'une suppression du papier ne
semble pas réaliste. Malgré une baisse de 10% de leur chiffre d’affaire
papier, ce mode touche des catégories de personnes différentes. En
France dans les zones rurales, le support papier est encore fortement
plébiscité.
La croissance australienne serait en retard comparée
aux autres pays industrialisés. La faute à un trop lent passage à l'ère
numérique. Pourtant, l'économie du pays pourrait être stimulée par
Internet.
Pour pousser son économie vers le haut,
l'Australie doit tirer davantage parti de l'industrie numérique et
notamment des infrastructures de télécommunications. Que ce soit les
consommateurs, les entreprises ou encore le gouvernement, les
Australiens seraient trop lents à s'adapter à la réalité numérique par
rapport aux autres pays développés, et en subiraient les conséquences.
En effet, les entreprises qui ne s'adapteraient pas à Internet en
souffriraient. Pourtant, pour le ministère chargé des télécommunications et de l'économie numérique qui a rassemblé les résultats de plusieurs études, l'Australie a le potentiel pour devenir un acteur majeur de l'Internet d'ici à 2020.
Le ministère encourage ainsi son gouvernement ainsi que les entreprises
du pays à innover, conscient que le web a fait tomber de nombreuses
barrières et notamment exposé ses entreprises à la concurrence sur les
marchés internationaux.
Les frontières s'abaissent
Selon une étude menée par Boston Consulting Group, le cabinet a
estimé qu'en 2012, Internet générait 3,3% du PIB du pays,
comparativement à une moyenne de 4,3% pour les pays industrialisés. En
effet, la performance en ligne serait pauvre comparée au niveau de vie
des Australiens. Quant à la croissance, elle se développe à seulement
3,7% par rapport à la croissance moyenne de 5,5%. Reste que le pays
semble avoir saisi l'ampleur des enjeux. Le ministère cite ainsi une
étude d'IBIS world, qui estime que des améliorations en matière de
technologie de l'information et de la communication à haut débit
permettraient à l'Australie de revenir jouer les premiers rôles. Et ça
tombe bien, puisque début 2013, la construction d'un réseau national à
haut débit devrait être en chemin et accessible à une grande partie du
territoire d'ici 2015.
Un avenir à prendre en main
Selon le cabinet, cela permettra de faciliter la croissance de
l'exportation de services, que ce soit sous la forme du tourisme, de
l'éducation, des services de santé et d'affaires, de l'Internet. Le pays
pourrait voir sa croissance à long terme revenir à 1,7% en 2020. Et en
2011, Access Economics Deloitte estimait que la contribution directe
d'Internet à l'économie australienne était d'environ 50 milliards de
dollars par an et devrait progresser pour atteindre plus de 70 milliards
par an d'ici 2016. Mais construire des réseaux ne suffit pas. Le
ministère rappelle également que le pays doit former et assister sa
population active, ses consommateurs et ses entreprises pour les doter
de compétences en matière de numérique. Cela, afin de sensibiliser et
rattraper un retard d'usage. Une autre étude d'Access Economics Deloitte
datant de 2011 constatait ainsi que l'Australie ne disposait que
d'environ la moitié du taux de télétravail du Canada et des États-Unis.
Un temps d'attente de chargement d'une page web trop
long serait la principale source de frustration des utilisateurs,
surtout sur mobile et tablette. Les marques doivent y prêter attention.
Si les attentes en matière d'expérience en
ligne varient quelque peu selon les plates-formes, - ordinateur,
smartphone, tablette - les utilisateurs sont toujours plus demandeurs de
haute performance et d'un temps de chargement rapide des pages web.
Pourtant, 2/3 des utilisateurs déclarent que leur expérience web sur
mobile est frustrante car les pages internet seraient trop longues à
charger selon un sondage* mené par Keynote Competitive Research.
La moitié des répondants pointent également que les sites web ne sont
optimisés pour un affichage sur smartphone. Pour les marques, la
performance des sites sur les appareils connectés est bien plus qu'un
enjeu technique, c'est essentiel pour leur visibilité et leur business.
Attente vs réalité
Le décalage entre les attentes de performance entre ordinateur,
smartphone et tablette s'est resserré considérablement. Et pour le
moment, les vendeurs ignorent ces attentes accrues vers toujours plus de
performances à leurs risques et périls.... Presque 50% des répondants
s'attendent à charger un site internet en moins de deux secondes depuis
un ordinateur. D'autre part, 60% des utilisateurs interrogés estiment
que le chargement d'une page web sur tablette doit être inférieur à
trois secondes et 2/3 d'entre eux s'attendent à charger un site sur
mobile en moins de quatre secondes.
Un enjeu d'accessibilité
Les marques se doivent d'être vigilantes car 16% des mobinautes
n'attendront pas, voir ne reviendront plus sur un site qui prendrait
trop de temps à charger et 6% iraient même sur le site d'un concurrent.
Parmi les autres difficultés rencontrées par les utilisateurs, 46%
estiment compliqué d'interagir avec une page web, 44% trouvent la
navigation pénible et 42% éprouvent des difficultés à lire sur leur
support. Il est donc essentiel pour les marques d'intégrer et de
développer des stratégies mobiles viables sur les différents supports et
d'évaluer l'expérience des utilisateurs de smartphones et de tablettes.
*mené auprès de 5 388 adultes américains sur le premier semestre 2012.
Most Americans watch traditional TV, but connected TV
purchases are rising. This could increase content consumption but will
influence the industry with its increased bandwidth demands.
Despite its veteran status, television still
is the main platform for watching content. Americans watch one screen or
another for 35 hours each week, 94 percent of which is on a traditional
TV. Though much of TV distribution is broadcast or cable, Internet
Protocol television - IPTV - is influencing growth in viewing options
while still reinforcing the TV’s position as main video device. These
devices play regular programming and also connect to home broadband to
stream video services from Netflix, Amazon, etc. The spread of IPTV is
unique compared to other devices, since its expanded features are built
into devices that people have and continued to purchase. As of February
of this year, 10.4 percent of homes had an IPTV, up from 4.7 percent at
the same time in 2011. Connected TVs reinforce the television screen…
Instead of cannibalizing another device’s market share, IPTV
increases the feature set of traditional TV sets, driving purchases
within the category, as Nielsen’s reports.
So while television usage remains strong, connected TVs support usage
and increase the adoption of streaming features. This directly opposes
the trends seen in once essential stand-alone devices; VCR and DVD
player sales decreased over the same period. DVRs, however, are now
found in 44 percent of homes, so the category of set-top boxes may not
yet be a maximized category. … And make bandwidth a priority for the media industry
Trend confirmation can already be seen from industry support -
IP-based devices for watching video are currently being prioritized by
media companies. Time Warner Cable is deploying new gateway DVR devices,
and increase support to more connected devices, such as IPTVs and video
game consoles. This initial move may indicate the next struggle in TV
broadcast - the demand for bandwidth will increase dramatically with
higher penetration of connected TVs. ValueMarkconsiders
the possibility of Google’s ISP offering, which will surpass speeds of
1GBPS. This and other future entries into the industry could finally
offer consumers a viable media offering that competes with traditional
telecoms.
Si le téléphone et les réseaux sociaux suscitent
l'intérêt des marques pour communiquer, vendre et fidéliser, c'est le
premier qui semble prendre le pas pour la partie commerciale. Des
faveurs qui ne doivent pas faire oublier l'intérêt des autres canaux
pour la relation client.
Si l'approche cross canal est de plus en plus
défendue et considérée par les marques pour vendre, il semble qu'un
support prenne le pas sur les autres : selon un rapport d’IBM,
le mobile susciterait en effet toujours plus d’intérêt de la part des
marques aux Etats-Unis. D’autant plus que le shopping sur smartphone
serait en plein essor en comparaison des ventes sur les réseaux sociaux
qui seraient en déclin. En effet, les ventes depuis un terminal mobile
auraient enregistré une hausse de 15% tandis que celles réalisées sur
les médias sociaux auraient chuté de 20% en trois mois. "Cette
situation n’est pas étonnante et la tendance était prévisible, car entre
le mobile et les réseaux sociaux, les usages ne sont pas tout à fait
identiques", confie à L’Atelier Bertrand Louveau, Directeur associé chez BeSpoke Consulting. Et de rappeler que "si
les réseaux sociaux permettent de mieux développer la fidélisation et
la relation client, le mobile est une plateforme plus adaptée aux achats
grâce à des applications dédiées".
Le social commerce encore au stade de l’expérimentation
Il y a deux raisons majeures qui expliquent la baisse du "social
commerce" selon l’étude. Un argument qui n’est pas nouveau et souvent
invoqué. D’une part, c’est le manque de synergie, notamment entre les équipes marketing et informatique
qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble. Un autre facteur est
l’incapacité des départements marketing à définir une ligne directrice
claire dans l’utilisation des réseaux sociaux. "Les stratégies des
réseaux sociaux dans les entreprises sont loin aujourd'hui d’être
formalisées en effet. Cela veut dire que l’on est encore aux
balbutiements du social commerce et encore dans une phase
d’expérimentation", affirme Bertrand Louveau. Les entreprises
doivent donc réfléchir à une stratégie globale et développer des
services communs en interne. Aujourd’hui, les distributeurs
éprouveraient des difficultés à délivrer des campagnes attrayantes sur
les médias sociaux et leur côte de popularité aurait chuté de 6,5 points
du premier trimestre au second trimestre 2012. Le mobile continue quant
à lui son ascension dans la distribution et c’est l’iPhone qui se
classe premier en termes de trafic avec 8,2%, suivi par les appareils
Android devant les iPads à 6,8% et 6,7% respectivement.
Faire d’une différence une complémentarité
"Certaines entreprises sont particulièrement en avance sur les
réseaux sociaux et le mobile, et ce sont celles qui sont très
performantes dans tout ce qui est m-paiement. En France, voyagessncf.com
est extrêmement performante", poursuit le consultant. Les résultats de
ce rapport doivent-ils pour autant pousser les entreprises à miser uniquement sur le mobile pour leurs actions e-commerce ? Non, à en croire Bertrand Louveau qui confirme l’importance d’adopter une approche multicanale.
En effet, les habitudes d’achats des consommateurs sont en train de ch
anger. "Le mobile et les réseaux sociaux sont certes différents, mais
totalement complémentaires", conclut-il.
Ces supports sont de plus en plus utilisés aux
Etats-Unis, et plus particulièrement chez les propriétaires de
smartphones. Près de 10 % les utilisent quotidiennement pour regarder
des vidéos.
La tablette s'affirme de plus en plus comme un
outil idéal pour visionner des vidéos. Bien plus que le mobile, dont
l'écran est finalement bien trop petit. Selon comScore,
ces amateurs de tablettes étaient trois fois plus susceptibles de
regarder une vidéo sur leur appareil que les propriétaires d'un
smartphone. En effet plus de la moitié des utilisateurs de tablettes
regardaient la télévision ou des vidéos sur cet appareil en avril 2012,
alors que les utilisateurs de smartphones sont seulement 20%. L’étude
révèle également que les utilisateurs de tablettes sont non seulement
plus susceptibles de regarder des vidéos, mais en plus qu’ils le font
régulièrement puisque 18,9% de ces individus consultent des vidéos sur
leur appareil au moins une fois par semaine, et 9,5% tous les jours.
Enfin parmi ceux qui visionnent une vidéo au moins une fois au cours du
mois, un quart payent pour regarder ce contenu. Ainsi, on observe que
cette plate-forme représente un fort potentiel de monétisation pour les
fournisseurs de contenu.
Profil des usagers de tablettes
Si l’on veut proposer des contenus à ces utilisateurs, il faut tout
d’abord déterminer leur profil, afin de les cibler au mieux. D’après une
analyse démographique des détenteurs de périphériques mobiles, les
possesseurs de tablettes et de smartphones sont proches en terme de
genre. Toutefois, les utilisateurs de tablettes sont légèrement plus
susceptibles d'être des femmes que les possesseurs de mobiles.
Concernant l’âge, l’étude dévoile que les utilisateurs de tablettes sont
sensiblement moins jeunes que les usagers de smartphones. En effet, par
rapport aux propriétaires de smartphones, les utilisateurs de tablettes
sont 28% plus susceptibles d'être dans la tranche d'âge des 65 ans et
plus, et 27% moins susceptibles d’être dans celle des 18-24 ans. Et pour
les deux appareils, la plus forte concentration sont les personnes
âgées entre 25 et 44 ans.
Un marché en pleine expansion
Enfin, l’étude remarque que les utilisateurs de tablettes ont des
revenus élevés, puisque près de 3 utilisateurs de tablettes sur 5 sont
des ménages ayant un revenu annuel de 75,000 dollars ou plus.
S’implanter sur ce marché est prometteur puisque seulement deux ans
après le lancement de la première tablette, l'adoption de celle-ci a
explosé, grâce notamment à l'introduction de gammes diversifiées. En
effet, en avril 2012, 16,5% des abonnés à la téléphonie mobile ont
utilisé une tablette, soit une augmentation de 11,8% par rapport à l'an
dernier. La possession d’un tel mobile influence sûrement
l'adoption d’une tablette puisqu’au contraire seulement 10,4% des
propriétaires de téléphones non évolués utilisent une tablette.