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lundi 8 octobre 2012

Quand la démarche d'un individu sert d'antivol pour son téléphone

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/demarche-un-individu-sert-antivol-telephone?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - Paris 08 octobre 2012 phone gait
L'université de Pittsburgh travaille sur une application qui reconnaîtrait la démarche de son propriétaire. Et qui pourrait peut-être du coup être utilisée pour bloquer le téléphone si celle-ci changeait brusquement.
Reconnaissance faciale, reconnaissance digitale, et bientôt la reconnaissance de la démarche. Le but ? Proposer des systèmes d'identification alternatifs, moins invasifs et proposant un niveau de sécurité élevé. L'idée a déjà suscité plusieurs programmes de recherche, comme celui, l'année dernière, de chercheurs sino-européens qui ont travaillé à implanter des capteurs dans le sol permettant d'identifier une personne. Dernier projet en date : celui d'une équipe de chercheurs du Departemental of Electrical and Computer Engineering University de Pittsburgh, qui eux souhaitent transposer ces méthodes d'identification sur le téléphone. Ils ont mis au point une application Android qui reconnaît le pas normal ou rapide d'une personne et est capable d'identifier son propriétaire. Et qui pourrait peut-être permettre par exemple de bloquer un téléphone si celui-ci était considéré comme volé, suite à un changement drastique de démarche de la personne qui le porte.

Une précision millimétrée

Pour le mettre au point, les chercheurs ont exploité les données des capteurs des accéléromètres et du gyroscope des téléphones. Le développement de l’application, réalisé auprès d’une trentaine d’individus, s’est concentré sur les démarches normales et rapides des utilisateurs, sur des périodes de cinq à dix minutes, sur une distance courte et plane. Les chercheurs ont d’abord développé un logiciel capable de collecter les données issues des différents capteurs. Dans le cadre de ces travaux, le gyroscope, présent sur chacun des smartphones, a permis de localiser le téléphone, placé dans la poche droite, contre la hanche de chacune des personnes. Chaque individu a par la suite parcouru une distance précise, soit un vecteur, d’une vingtaine de mètres pendant un temps donné, à une allure déterminée.

Des bénéfices technologiques et médicaux

Les capteurs de l’accéléromètre ont alors relevé le nombre et la fréquence de pas effectués, les points d’impacts du pied droit ainsi que la vitesse de chaque personne. D’abord enregistrée à vitesse dite normale, l’opération a été également répétée à marche rapide. Les données ont ensuite été fusionnées et ont permis d’établir une identité de démarche propre à chacun des individus. Une fois la fiche de chaque personne déterminée, la multiplication de la manœuvre a permis de délivrer un taux d’identification proche de 100% de la démarche de chacun. Afin d’augmenter ce taux, les données enregistrées ont permis notamment par la suite une amélioration des différents capteurs de l’accéléromètre et du gyroscope des smartphones par les scientifiques.

lundi 23 juillet 2012

L'engouement pour la tablette bénéficie à la publicité

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/engouement-tablette-beneficie-publicite

Par L'Atelier - Paris 23 juillet 2012 Tablette

Les consommateurs privilégient toujours plus la tablette dans leurs démarches d'achats pour des raisons de praticité et d'accessibilité. Le support pourrait du coup devenir un canal publicitaire de plus en plus juteux.
Si IBM rappelait récemment la croissance du mobile comme canal d'achat, la tablette est elle aussi en train de faire ses preuves. Cela, même si évidemment elle reste moins possédée que les smartphones. Selon Shopatron, cela ne devrait pas l'empêcher de devenir l'un des canaux préférés des consommateurs pour effectuer leurs achats en ligne.Un engouement dont pourrait largement bénéficier la publicité. Depuis début 2012, 6% des commandes passées sur Shopatron ont émané d’un iPad. Et ce chiffre devrait continuer de croître avec l’augmentation du nombre de tablettes. D’ici 2016, le taux de pénétration devrait atteindre les 375 millions d’appareils vendus dans le monde selon une étude de Forrester Research.

Le ROI favorable à la tablette

Pour les entreprises, miser sur la tablette plutôt que sur l’ordinateur pourrait du coup s’avérer plus rentable en termes d’investissement, notamment publicitaire. « Il y a moins d’annonceurs en compétition sur ce support actuellement, et la publicité sur tablette revient moins chère que la réclame sur ordinateur », dit Greg Squires, Responsable Marketing chez Shopatron. Le taux de clic sur les publicités sponsorisées a été 51% meilleur sur les tablettes que sur les PC, et le coût moyen par clic 7% moins cher.

Un canal adapté aux consommateurs

Les résultats de l’étude montrent ainsi un meilleur retour sur investissement supérieur pour les tablettes, pour 1 dollar investi, ce sont 7 dollars générés contre 6 dollars pour l’ordinateur. A noter que pour l'étude, si la tablette est aussi plébiscitée pour acheter, c'est qu'elle correspond aux attentes de praticité de consommateurs qui souhaitent également une accessibilité de services 24h/24 et 7j/7. Aux Etats-Unis, le nombre d’utilisateurs de tablettes atteint ainsi désormais les 11% de la population.

jeudi 26 avril 2012

Quand les capteurs adaptent la voiture aux personnes âgées

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/capteurs-adaptent-voiture-aux-agees

Par L'Atelier - Paris 25 avril 2012 old woman and car ImprimerTélécharger
Pour redonner confiance aux seniors qui hésitent à conduire, une équipe de Newcastle a étudié la conduite de volontaires pour mettre au point des systèmes de navigation correspondant à leur approche de la route.
Avant même d’être vraiment incapables de conduire, les automobiliste âgés ne prennent plus le volant. La raison ? Une perte de confiance en leurs propres jugement et réflexes. C’est à partir de ce constat que l’équipe Intelligent Transport de l’université de Newcastle, menée par le professeur Phil Blythe, projettent de développer une voiture bardée de technologies qui assisteraient le conducteur et faciliteraient ses manœuvres. Les chercheurs ont étudié le comportement au volant de dix-neuf personnes âgées de 60 ans et plus, en situation, sur des routes du nord-est de l’Angleterre, autour de Sunderland et Newcastle afin d’identifier les habitudes et les points sensibles dans leur manière de conduire. Ils ont pour cela utilisé une voiture équipée de capteurs, le « DriveLab » : lunettes pour repérer les mouvements oculaires, capteurs des rythmes cardiaque et respiratoire, de la température de la peau (pour détecter le stress), caméra pour repérer le positionnement de la voiture sur la voie, enregistreur de vitesse, freinage, changement de rapport…
Assistant de conduite personnalisé
Ces tests, conjugués à des entretiens et des séances en simulateurs de conduite, ont permis d’établir que ces conducteurs âgés n’étaient pas forcément plus lents que les autres ; au contraire, sur des zones limitées à 30 miles à l’heure (un peu moins de 50 km/h) ils s’efforcent de garder une vitesse constante, frôlant l’excès de vitesse. Autre enseignement : ils stressent à l’approche des ronds-points, quand leur route se connecte à un grand axe et n’aiment pas tourner à droite à une intersection car ils estiment mal évaluer la vitesse des voitures arrivant en face (pour rappel, les Britanniques roulent à gauche). L’équipe Intelligent Transport envisage de développer un système de navigation sur-mesure pour personnes âgées, qui proposerait par exemple des itinéraires limitant le nombre de « tourner à droite » ou évitant les routes à quatre voies. Autre pistes : une technologie de vision nocturne et l’affichage d’informations sur le pare-brise plutôt que sur le tableau de bord.
IT et intégration sociale
Le projet fait partie d’un programme plus vaste, appelé « Intégration sociale par l’économie numérique » mené par l’université de Newcastle. Il a pour enjeu de préserver l’autonomie des personnes âgées, notamment dans les zones rurales, et d’éviter leur isolement. Il ouvre aussi des pistes pour l’industrie en montrant comment développer des outils technologiques et multimédias accessibles aux personnes âgées ; ces dernières ne sont pas par principe réfractaires au multimédia, mais elles sont souvent rebutées par des outils qui ont été clairement conçus pour des générations plus jeunes. D’après le professeur Phil Blythe, les instruments développés par son équipe pourraient être intégrés par les industriels d’ici 5 à 10 ans.