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jeudi 6 septembre 2012

L'Australie veut accélérer son intégration du numérique

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/australie-veut-accelerer-integration-numerique

Par L'Atelier - Paris 28 août 2012 Australie
La croissance australienne serait en retard comparée aux autres pays industrialisés. La faute à un trop lent passage à l'ère numérique. Pourtant, l'économie du pays pourrait être stimulée par Internet.
Pour pousser son économie vers le haut, l'Australie doit tirer davantage parti de l'industrie numérique et notamment des infrastructures de télécommunications. Que ce soit les consommateurs, les entreprises ou encore le gouvernement, les Australiens seraient trop lents à s'adapter à la réalité numérique par rapport aux autres pays développés, et en subiraient les conséquences. En effet, les entreprises qui ne s'adapteraient pas à Internet en souffriraient. Pourtant, pour le ministère chargé des télécommunications et de l'économie numérique qui a rassemblé les résultats de plusieurs études, l'Australie a le potentiel pour devenir un acteur majeur de l'Internet d'ici à 2020.
 Le ministère encourage ainsi son gouvernement ainsi que les entreprises du pays à innover, conscient que le web a fait tomber de nombreuses barrières et notamment exposé ses entreprises à la concurrence sur les marchés internationaux.

Les frontières s'abaissent



Selon une étude menée par Boston Consulting Group, le cabinet a estimé qu'en 2012, Internet générait 3,3% du PIB du pays, comparativement à une moyenne de 4,3% pour les pays industrialisés. En effet, la performance en ligne serait pauvre comparée au niveau de vie des Australiens. Quant à la croissance, elle se développe à seulement 3,7% par rapport à la croissance moyenne de 5,5%.
Reste que le pays semble avoir saisi l'ampleur des enjeux. Le ministère cite ainsi une étude d'IBIS world, qui estime que des améliorations en matière de technologie de l'information et de la communication à haut débit permettraient à l'Australie de revenir jouer les premiers rôles. Et ça tombe bien, puisque début 2013, la construction d'un réseau national à haut débit devrait être en chemin et accessible à une grande partie du territoire d'ici 2015.

Un avenir à prendre en main



Selon le cabinet, cela permettra de faciliter la croissance de l'exportation de services, que ce soit sous la forme du tourisme, de l'éducation, des services de santé et d'affaires, de l'Internet. Le pays pourrait voir sa croissance à long terme revenir à 1,7% en 2020. Et en 2011, Access Economics Deloitte estimait que la contribution directe d'Internet à l'économie australienne était d'environ 50 milliards de dollars par an et devrait progresser pour atteindre plus de 70 milliards par an d'ici 2016. Mais construire des réseaux ne suffit pas. Le ministère rappelle également que le pays doit former et assister sa population active, ses consommateurs et ses entreprises pour les doter de compétences en matière de numérique. Cela, afin de sensibiliser et rattraper un retard d'usage. Une autre étude d'Access Economics Deloitte datant de 2011 constatait ainsi que l'Australie ne disposait que d'environ la moitié du taux de télétravail du Canada et des États-Unis.

jeudi 24 mai 2012

L'hologramme se généralise pour la vidéoconférence

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/hologramme-se-generalise-videoconference

Par L'Atelier - Paris 09 mai 2012 homme vert
Pour améliorer les interactions entre des interlocuteurs qui discutent par le biais de vidéoconférence, plusieurs projets misent sur une projection par hologramme. Dernier en date : un système à taille humaine.

Pourquoi choisir d'organiser une conférence par téléphone lorsque l'on peut le faire en discutant avec une représentation de son interlocuteur grandeur nature ? La question a été posée par les chercheurs de l'Human Media Lab de la Queen Université du Canada. Ces derniers ont développé un pod permettant la vidéoconférence en 3D via une image holographique à taille humaine. Dans les faits, deux personnes utilisant cet outil se retrouvent toutes deux face à un cylindre de 170 cm de hauteur posé sur un socle pour atteindre environ 200 cm et 75 cm de diamètre. Un individu y voit la représentation de la personne avec qui il discute comme si celle-ci était devant lui, et peut à loisir le voir de face, sur les côtés ou de derrière puisqu'il s'agit d'un outil fonctionnant à 360°. Selon les chercheurs, le dispositif ne serait pas particulièrement onéreux.

Des technologies existantes

Et pour cause, il utilise des outils existants, notamment provenant de chez Microsoft. Par exemple, la technologie Kinect. Six de ces appareils, déposés au dessus de l'appareil, permettent d'enregistrer une vidéo en 3D de l'utilisateur en capturant chacune 30 images par seconde. L'enregistrement est alors transféré instantanément à l'autre utilisateur. Ce dernier, pour pouvoir bénéficier de la représentation du premier individu projeté sur le cylindre d'acrylique sablé pour en faire une surface de projection, doit porter des lunettes à obturateur afin de bénéficier de la stéréoscopie. Représentation identique qui fonctionne également grâce à la mise en place d'un miroir convexe en haut de chaque appareil afin de diffuser une projection sur l'ensemble de la surface. Autre technologie utilisée pour la projection : une application 3D XNA, à savoir l'application qui permet de générer la représentation par la création de chaque pixel de l'utilisateur pour former un hologramme.

Une utilisation médicale

Du reste, cette technologie n'a pas été testée que pour des vidéoconférences, mais également pour le secteur de la santé. En effet, les chercheurs ont également développé BodiPod, un système qui repose sur la même technologie. Avec une petite différence toutefois, le cylindre permet cette fois d'interagir avec l'anatomie d'une personne en épluchant les différentes couches d'un corps, par exemple d'enlever la peau par un mouvement de doigts pincés pour accéder aux muscles, ou en demandant à voir un organe en particulier. Ceux-ci étant représentés par un système identique auquel s'ajoute deux faisceaux lasers numérisés permettant de représenter l'anatomie interne. Intéressant, donc, mais qui n'est pas sans rappeler le système de vidéoconférence via hologramme développé par une équipe du MIT qui utilisait lui aussi la Kinect.

lundi 23 avril 2012

Une enzyme à la source du stockage d'énergie

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/une-enzyme-source-stockage-energie

Par L'Atelier - Paris 23 avril 2012 Pile
En modifiant la relation entre une enzyme et son enveloppe, un chercheur a trouvé le moyen de faire passer de une seconde à quelques heures sa capacité de stockage d’énergie.
Pour respecter l'environnement sans se passer d'énergie, il y a le solaire, l'éolien, l'hydraulique... Mais avez-vous pensé à la photosynthèse ? Ou, plus particulièrement, aux protéines que sont les centres réactifs photosynthétiques ? László Kálmán, professeur associé à l'Université Concordia au Canada, oui. Avec son équipe, il a trouvé le moyen d'augmenter la capacité de stockage d'énergie de cette enzyme bactérienne utilisant la photosynthèse. Permettant ainsi à celle-ci de garder l'énergie en elle pendant plus longtemps quelle ne le fait à l'état naturel. L’objectif ? La faire fonctionner comme une pile biologique. Car lorsqu'elle est exposée à la lumière, les charges se séparent de chaque côté de l'enzyme : la charge positive d'un côté, la négative de l'autre. Ce qui lui donne la possibilité de stocker pendant une seconde, au maximum, de l’énergie.

Disparité entre l'enzyme et son enveloppe

Après quelques légères modifications en laboratoire, l'énergie peut être conservée pendant quelques heures. Concrètement, l'enzyme dans son état initial est enveloppée dans une membrane qui lui permet de recombiner les charges. Néanmoins, l'ajout de molécules lipidiques à la membrane extérieure a pour effet de créer une disparité entre les formes des deux éléments, l'enzyme et la membrane. La différence de forme prolonge le travail de réadaptation de ces deux éléments entre eux, retardant ainsi la recombinaison des charges. Ce qui prolonge d’autant le potentiel électrique. Dès lors, le temps de stockage passe d'une seconde maximum à l'état naturel à plusieurs heures.

Des usages incertains

Même si le professeur László Kálmán a expliqué à L'Atelier qu'il ne s'agissait pas, pour lui, de développer un produit, il a toutefois ajouté que cette pile naturelle présentait plusieurs avantages. En premier lieu, l'utilisation de ressources propres, puisque carboneutres, mais également abondantes. Il envisage également des usages en milieu médical. En effet, les piles classiques utilisent des métaux toxiques. Grâce à la capacité de stockage de cette pile naturelle, le scientifique pense à l'utiliser pour alimenter un élément incorporé dans le corps d'une personne qui vient de subir une opération et dont il serait nécessaire de surveiller l'état pendant quelques heures. Reste que pour résoudre le problème du stockage d'énergie à grande échelle sur une longue période, d'autres travaux sont nécessaires. Pour utiliser la pile dans un stimulateur cardiaque, voire une télécommande.