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mercredi 5 décembre 2012

Le marché mobile, un moteur de la croissance économique

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/marche-mobile-un-moteur-de-croissance-economique?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

 
Par L'Atelier - Paris 04 décembre 2012 Croissance économique sur un smartphone
L'industrie mobile joue un rôle clé dans le développement des infrastructures des pays, mais aussi dans leur développement économique.
Le marché de la téléphonie mobile est un vecteur de croissance économique que ce soit dans les pays développés ou en voie de développement. Selon un rapport de GSMA, Deloitte et Cisco, il existe un lien entre les bénéfices croissants apportés par les technologies mobiles de nouvelle génération comme la 3G, l’utilisation de services de données mobiles et l’évolution du produit intérieur brut par habitant. L’analyse de près d’une centaine de marchés développés et en développement entre 2008 et 2011 montre un effet positif des consommateurs passant de la 2G à la 3G. En effet, une hausse de 10% de la pénétration 3G augmente le PIB par habitant de 0,15 point de pourcentage.

3G et PIB sont liés

D’autres données du rapport provenant de Cisco montre que le doublement de l’utilisation des données mobiles conduit à une augmentation de 0,5 point de pourcentage du PIB par habitant dans quatorze pays analysés. L'impact de l'utilisation accrue des données mobiles est plus fort dans les pays où le niveau moyen de consommation de données mobiles par connexion 3G est élevé. Les pays caractérisés ce niveau plus élevé, comme la Russie, le Royaume-Uni et la Corée du Sud, ont vu une augmentation de leur PIB par habitant de plus de 1,4 point. L'effet est plus limité pour les pays où l'utilisation des données mobiles est actuellement moins répandue, comme la Chine, l'Inde, le Mexique et l'Afrique du Sud.

L’industrie mobile, un partenaire clé

Les pays industrialisés ont connu un développement rapide de la technologie mobile, jusqu’à atteindre un taux de pénétration moyen de la 3G de 60% pour les pays européens, et de 90% pour les Etats-Unis en 2011, synonyme d’investissements importants dans ce secteur d’activités. Outre-Atlantique, le nombre de données échangées par le biais de la 3G a augmenté de 300% en moyenne par année. Les gouvernements devraient donc considérer l’industrie mobile comme un partenaire clé pour la croissance, surtout en cette période d’instabilité économique. Ils doivent également mettre en place des politiques pour encourager les investissements dans les infrastructures, surtout que le rapport soulève que de nombreux secteurs d’activités ont pu bénéficier des apports technologiques de la téléphonie mobile.
*What is the impact of mobile telephony on economic growth – Deloitte, GSMA, Cisco

jeudi 6 septembre 2012

L'Australie veut accélérer son intégration du numérique

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/australie-veut-accelerer-integration-numerique

Par L'Atelier - Paris 28 août 2012 Australie
La croissance australienne serait en retard comparée aux autres pays industrialisés. La faute à un trop lent passage à l'ère numérique. Pourtant, l'économie du pays pourrait être stimulée par Internet.
Pour pousser son économie vers le haut, l'Australie doit tirer davantage parti de l'industrie numérique et notamment des infrastructures de télécommunications. Que ce soit les consommateurs, les entreprises ou encore le gouvernement, les Australiens seraient trop lents à s'adapter à la réalité numérique par rapport aux autres pays développés, et en subiraient les conséquences. En effet, les entreprises qui ne s'adapteraient pas à Internet en souffriraient. Pourtant, pour le ministère chargé des télécommunications et de l'économie numérique qui a rassemblé les résultats de plusieurs études, l'Australie a le potentiel pour devenir un acteur majeur de l'Internet d'ici à 2020.
 Le ministère encourage ainsi son gouvernement ainsi que les entreprises du pays à innover, conscient que le web a fait tomber de nombreuses barrières et notamment exposé ses entreprises à la concurrence sur les marchés internationaux.

Les frontières s'abaissent



Selon une étude menée par Boston Consulting Group, le cabinet a estimé qu'en 2012, Internet générait 3,3% du PIB du pays, comparativement à une moyenne de 4,3% pour les pays industrialisés. En effet, la performance en ligne serait pauvre comparée au niveau de vie des Australiens. Quant à la croissance, elle se développe à seulement 3,7% par rapport à la croissance moyenne de 5,5%.
Reste que le pays semble avoir saisi l'ampleur des enjeux. Le ministère cite ainsi une étude d'IBIS world, qui estime que des améliorations en matière de technologie de l'information et de la communication à haut débit permettraient à l'Australie de revenir jouer les premiers rôles. Et ça tombe bien, puisque début 2013, la construction d'un réseau national à haut débit devrait être en chemin et accessible à une grande partie du territoire d'ici 2015.

Un avenir à prendre en main



Selon le cabinet, cela permettra de faciliter la croissance de l'exportation de services, que ce soit sous la forme du tourisme, de l'éducation, des services de santé et d'affaires, de l'Internet. Le pays pourrait voir sa croissance à long terme revenir à 1,7% en 2020. Et en 2011, Access Economics Deloitte estimait que la contribution directe d'Internet à l'économie australienne était d'environ 50 milliards de dollars par an et devrait progresser pour atteindre plus de 70 milliards par an d'ici 2016. Mais construire des réseaux ne suffit pas. Le ministère rappelle également que le pays doit former et assister sa population active, ses consommateurs et ses entreprises pour les doter de compétences en matière de numérique. Cela, afin de sensibiliser et rattraper un retard d'usage. Une autre étude d'Access Economics Deloitte datant de 2011 constatait ainsi que l'Australie ne disposait que d'environ la moitié du taux de télétravail du Canada et des États-Unis.