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jeudi 21 février 2013

Les technologies redessinent la ville du futur pour améliorer l'environnement

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/technologies-redessinent-ville-futur-ameliorer-environnement

Par L'Atelier - Paris 20 février 2013 écologie
Le progrès technologique a son rôle à jouer dans l'écologie. Deux chercheurs ont publié une liste de recommandations et de suggestions nécessaires afin de réduire l'émission de Co2 dans l'atmosphère.
La nécessité de réduire le taux d'émission des gaz à effet de serre n'est plus à démontrer. L'outil technologique permettrait d'abaisser drastiquement la proportion de Co2 émise actuellement. C'est en tout cas ce que suggère deux chercheurs du département de l'ingénierie civile de l'université de Toronto. Ceux-ci ont en effet proposé une ligne directrice à destination des municipalités en se basant uniquement sur des modifications a effectuer sur des infrastructures existantes. Le projet qu'ils proposent envisage un abaissement de 31 à 71% de notre production de carbone sur les 20 prochaines années.

Modifier la ville future

Le scénario exposé se base sur la modernisation des bâtiments existant sans totalement bouleverser le mode de vie des habitants d'une ville. Les auteurs présentent des mesures dites raisonnables en prenant l'exemple de Toronto d'ici 2031. Il s'agit principalement de s'appuyer sur l'énergie solaire et d'exploiter les pertes de chaleur afin de les réutiliser en circuit fermé. La rénovation d'une bâtisse permettrait en effet de réduire les dépenses énergétiques de 20 à 30%. L'utilisation d'une toiture végétale afin de supplanter aux systèmes de climatisation, en été, permettrait d'abaisser la production de Co2 de 25%. Concernant les transports, le développement des moteurs électriques par rapport à leurs homologues à explosion permettrait par ailleurs de baisser de 20% la dépenses énergétique, même s'il ne s'agit toutefois pas de passer au tout électrique. Enfin, les chercheurs émettent le conseil d'augmenter le prix des parkings dans les agglomérations afin de dissuader les automobilistes d'utiliser leur véhicule.

Un scénario agressif

Un second plan envisagé par les chercheurs réduirait l'émission des gaz à effet de serre de 71%. Tandis que les solutions du scénario précédent sont envisagées de manière partielle, il s'agirait ici d'une rénovation complète du mode de vie des habitants. La modernisation de tous les bâtiments construits avant 2012 inclurait l'utilisation d'ampoules basse consommation, afin de réduire de 81% les dépenses énergétiques chez les particuliers et de 61% dans les bâtiments à usage commercial, mais aussi l'utilisation plus intensive des toitures vertes et des systèmes de chauffage et de refroidissement liés à l'énergie solaire. L'augmentation du nombre de métros légers, des transports en commun positionnés entre le tramway et le métro traditionnel, et le passage de tous les véhicules aux moteurs électriques seraient une autre constituante importante de ce scénario. Néanmoins de tels changements sont drastiques et, s'ils sont théoriquement réalisables, ils permettent de mettre en lumière les modifications auxquelles il nous faudrait consentir, sans considérer la volonté et l'important budget qui peuvent manquer aux municipalités.

mercredi 13 février 2013

Cyber Europe 2012 : du mieux, mais pas encore assez

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/securite-technologie/2013/02/11/cyber-europe-2012-du-mieux-mais-pas-encore-assez/
 
Le 11 février 2013 (20:17) - par

L’Agence européenne pour la sécurité des réseaux et des systèmes d’information vient de rendre public le rapport tiré de son second exercice de cyber-sécurité pan-européen, réalisé à l’automne dernier. Un bilan globalement satisfaisant qui met toutefois en évidence de véritables lacunes.
High Speed Internet Communications
C’est la seconde fois que l’Agence européenne pour la sécurité des réseaux et des systèmes d’information (Enisa) organise un tel exercice. Son édition 2010 visait «à déclencher la communication et la collaboration entre les pays dans l’éventualité de cyber-attaques à grande échelle.» Il s’agissait d’une «activité éducative et de préparation [...] organisée comme un exercice distribué de discussion avec des acteurs participants depuis leurs bureaux personnels, de manière intégrée à leur routine quotidienne.» L’exercice avait permis de mettre le doigt sur des lacunes, à commencer dans la communication des états membres entre eux. A son issue, l’Enisa recommandait notamment de renouveler l’expérience pour renforcer les relations trans-nationales des responsables de sécurité et d’intégrer le secteur privé afin de produire des exercices plus réalistes.
Mettre au défi acteurs publics et privés
C’est donc très logiquement que l’édition 2012 de l’exercice, organisée début octobre dernier, avait trois objectifs : «tester l’efficacité et les capacités d’évolution des mécanismes, des procédures et des flux d’information pour la coopération des pouvoirs publics en Europe; explorer la coopération entre les acteurs publics et privés en Europe; identifier les lacunes et les défis sur la façon dont les incidents cybernétiques à grande échelle pourraient être traités plus efficacement en Europe.» 29 états membres de l’Union et l’association européenne du libre-échange ont pris parti à l’exercice, dont 25 activement, auxquels il faut ajouter 339 organisations – institutions financières et opérateurs télécoms notamment. Concrètement, il s’agissait de «simuler une série de cyber-incidents à grande échelle survenant en Europe et affectant tous les pays participants», principalement avec des attaques en déni de service distribué (DDoS) contre des services publics et des services financiers en ligne. L’ensemble était conçu pour forcer la coopération transfrontalière.
Un bilan mitigé 
Sur ce terrain, l’exercice semble avoir eu des résultats positifs. Ainsi, le rapport de l’Enisa relève de «fréquents» échanges au niveau national entre acteurs publics et privés, mais également des réactions volontaristes des pays participants «en renforçant leurs cellules nationales de réponse aux crises et/ou en activant des structures de crise nationales.» Toutefois, la prise de décision dans le cadre de la gestion n’a pas été uniformément fluide parmi les pays et les structures nationales n’ont pas forcément été propices à une bonne coopération entre public et privé.
Malgré la disposition «d’une série de procédures opérationnelles et d’outils de communication standardisés», «des imperfections ont été repérées dans les procédures opérationnelles»… «du fait du grand nombre de pays et d’institutions participants.» Un point qui pourrait être considéré comme particulièrement préoccupant.
Mais l’Enisa ne désarme pas et estime qu’il faudrait aller au-delà et impliquer «d’autres secteurs vitaux» à des exercices futurs qu’elle appelle de ses voeux, «la santé, les transports», par exemple.

samedi 26 janvier 2013

BYOD : le monde avance, pas la France

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/poste-travail/2013/01/24/byod-le-monde-avance-pas-la-france/
 
Le 24 janvier 2013 (16:25) - par

Une récente étude conduite par Dell Quest Software sur l’adoption du BYOD à travers le monde confirme la frilosité de la France à l’égard de ce phénomène. Et tant pis si c’est la satisfaction qui l’emporte très largement chez ceux qui y sont passés.
BYOD
Le BYOD, c’est bien, semblent dire en majorité les décideurs IT sondés sur le sujet par Dell Quest Software : des 1500 personnes interrogées aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Australie, à Singapour, en Inde et dans la région de Pekin, il ressort que «plus de 70 % des entreprises ont constaté une amélioration de la productivité de leur personnel et des temps de réponse aux clients » avec le BYOD. Certes, seules 18 % des entreprises sondées encouragent le BYOD, mais près des trois quarts estiment qu’une telle stratégie peut offrir des avantages substantiels si les besoins et droits des utilisateurs sont compris. Y passer, donc, mais de manière réfléchie et adaptée aux situations de chacun.
Aux Etats-Unis, Good Technology, spécialiste de l’administration des parcs de terminaux mobiles, constate de son côté que le support du BYOD a fortement progressé en un an, passant de 72 à 76 % fin 2012. Il serait particulièrement développé dans les secteurs de la finance et de l’assurance (à 35 %) et dans les grandes entreprises (10 000 employés et plus).
Il convient là de relever que Dell Quest Software a, pour son étude, intégré gestion des terminaux mobiles et virtualisation des postes de travail. Le diable se cachant dans les détails, les chiffres montrent, en France, une adoption très limitée du BYOD au sens des terminaux mobiles : la virtualisation des postes de travail y serait utilisée à hauteur de 28 %, contre 10 % pour la gestion des terminaux mobiles. Anthony Moillic, directeur général de Quest en France, reconnaît que la virtualisation participant d’une recentralisation de l’IT, elle «rassure les patrons de l’IT alors que le MDM… ça leur fait plus peur; le sentiment de maîtrise est plus faible ». Et de concéder que, «au niveau des équipes internes, cela relève sûrement d’un certain paternalisme ». Les freins apparaissent d’ailleurs assez nombreux dans l’Hexagone : «nous sommes l’un des pays où il est le plus nécessaire que les utilisateurs s’engagent, signent des charges, etc.» Anthony Moillic n’en est pas moins raisonnablement optimiste : «on ne pourra pas faire autrement; c’est une logique qui sera inscrite dans l’esprit des jeunes employés.» Mais des discours tel que la sortie de Patrick Pailloux, patron de l’Anssi, à l’automne dernier, n’aident pas beaucoup…
Surtout, le BYOD semble largement donner satisfaction en France : 100 % des entreprises qui y sont passées indiquent avoir constaté des gains de productivité; 69 % d’entre elles estiment que l’absence de BYOD les pénaliserait face à la concurrence.
En complément, sur LeMagIT :

lundi 21 janvier 2013

"Les repères et valeurs ayant évolué, il faut passer au management augmenté"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reperes-valeurs-ayant-evolue-faut-passer-management-augmente
 
Par Aurore Geraud 18 janvier 2013 management
L'avènement des technologies met les responsables face à de nouveaux enjeux et les force à redéfinir leur place au sein de leur organisation et de leur équipe.
Interview de Dominique Turcq, Directeur de l'institut de recherche et de formation Boostzone, à l'occasion de la sortie de son ouvrage "Le management augmenté "*.

L'Atelier : Quels sont les enjeux auxquels doit faire face un manager à l'heure du 2.0?

Dominique Turcq : Actuellement, le manager doit continuer son travail tout en prenant en compte les différents bouleversements apparus ces 6 ou 7 dernières années aussi bien dans le domaine technologique qu'au point du vue du contexte social ou politique. En effet, celui-ci ne peut qu'être déboussolé car il est confronté au quotidien à de profonds changements de paradigmes. Les puissances se sont inversées, autant dans les hémisphère Nord et Sud que dans la manière dont les nouvelles technologies se diffusent, du grand public au entreprise et non plus le contraire. Et de même, l'équilibre rareté et abondance a complètement été redessiné. Alors que les ressources naturelles se font rares, nous nous retrouvons avec un trop plein d'informations, un trop plein "d'amis"... Ce qui crée un trouble au sein de l'entreprise à tous les niveaux. On constate un changement de valeur, une nécessité de transparence, une horizontalité hiérarchique.

Quels moyens d'action / outils peuvent actuellement s'offrir au manager ?

Pour que son rôle demeure, il est nécessaire qu'il devienne un "manager augmenté". Il se doit d'aller plus loin dans la qualité de ses services, et cela passe par une optimisation de ses domaines de connaissances et de compétences. Pour cela, plus que des outils, j'encourage à de profonds changements de savoir-faire et de savoir-être. Mon approche se base sur le développement de soi même, qui peut être réalisé en trois étapes. Tout d'abord, ce que j'appelle "l'éveil", le fait de prendre conscience des différents enjeux dont nous venons de discuter et de pratiquer un auto-développement. Ensuite, il y a le mentorat, ou lectorat ou coaching, mais en tout cas, se faire assister et conseiller pour mettre en place ces nouveaux savoir-faire. Enfin, on retrouve ce que j'appelle le "co" dans tous ses états, qui comprend la coopération, la collaboration etc...

Comment trouver sa place dans son équipe sachant que les technologies modifient les rôles de chacun ?

Avant, le manager, du fait de sa position, possédait les pouvoirs et les informations. Maintenant, les informations et les savoir-faire sont globalement disponibles pour tout un chacun et le manager se retrouve face à des individus qui possèdent souvent de meilleures connaissances que lui de leur domaine. Celui-ci a donc perdu une partie de ses pouvoirs, aussi bien dans la mise en relation, la possession d'information que dans le verrouillage des processes, et peut en venir à se demander "à quoi je sers ?". Eh bien, notre ouvrage rappelle que son rôle est nécessaire, mais qu'il a toutefois évolué : sa place est de donner une vrai vision stratégique pour son équipe. Il est en quelque sorte une courroie de transmission entre ceux-ci et la politique de l'entreprise. On se repose sur lui pour effectuer une curation et pousser les autres à faire de même, mais également pour réhumaniser le travail qui est devenu, à mon goût, trop virtualisé.
*Chez Boostzone Editions

mardi 8 janvier 2013

Cloud : la pénurie de compétences s’accentue, selon IDC

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/economie/carriere/2013/01/07/cloud-la-penurie-de-competences-saccentue-selon-idc/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20130108&xtor=ES-6
 
Le 7 janvier 2013 (14:00) - par

Si le cloud reste une priorité n°1 des entreprises, il apparait que l’industrie peine à trouver les bons profils pour répondre à ce nouvel environnement. En 2012, 1,7 million de postes liés à l’informatique en nuage sont restés vacants dans le monde. En cause : le manque de formation et de certification.
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Quelque 1,7 million de postes liés au Cloud Computing dans le monde n’ont pas pu être pourvus en 2012 dans le monde à cause du manque de formation, de certification et d’expérience des potentiels demandeurs, nécessaire dans le monde de l’informatique en nuage, nous apprend une étude d’IDC.
La demande pour les professionnels du Cloud devrait croitre de 26% par an jusqu’en 2015 créant ainsi un nombre de postes vacants sur cette thématique de l’ordre de 7 millions dans le monde, prévoit le cabinet d’analystes dans un livre blanc intitulé  “Climate Change: Cloud’s Impact on IT Organisations and Staffing” (Changement d’environnement : l’impact du cloud sur l’emploi IT et les entreprises). Sponsorisé par Microsoft, ce document est basé sur les réponses de quelque 600 responsables du recrutement dans le monde.
IDC tire ainsi une vraie sirène d’alarme, précisant qu’il y a un besoin urgent de former les professionnels IT en place et d’encourager les étudiants à s’engager dans des formations sur le Cloud, et surtout dans les certifications. « Alors que nous entrons en 2013, le nombre de postes liés au Cloud va grandissant, mais cette progression est également accompagnée d’une dure réalité de terrain : les professionnels du IT dans le monde ont plusieurs tours de retard lorsqu’il s’agit d’acquérir les compétences nécessaires dans l’industrie du Cloud », affirme Cushing Anderson d’IDC.
Cet écart en matière de compétences est d’autant plus alarmant que presque deux-tiers des entreprises mondiales envisagent d’implémenter ou d’utiliser le Cloud et plus de 50% des entreprises s’accordent à dire que le nuage constitue une priorité. « A l’inverse des pénuries de compétences qu’a pu rencontrer l’industrie du IT, résoudre celle-ci est particulièrement difficile, étant donné que le Cloud met en avant de nouvelles compétences qui n’ont pas été développées ni souhaitées par le passé. Il n’existe pas de critères uniformisés en matière d’emplois dans le Cloud », ajoute l’analyste. Par conséquent, la formation et la certification sont essentiels pour préparer les potentiels candidats à travailler dans le Cloud, poursuit-il.
En EMEA, IDC prévoit une croissance de 24% par an du nombre de postes autour du Cloud pour atteindre 1,4 million en 2015. Mais, dans la région Asie-Pacifique, cette croissance devrait atteindre 32% par an. En 2015, le nombre d’emplois liés au cloud devrait ainsi dépasser les 2,3 millions dans la région.
Un manque de spécialistes Cloud difficile à combler
La pénurie de professionnel IT dits « Cloud Ready » est l’enjeu n°1 des entreprises qui cherchent à renforcer leurs capacités Cloud, souligne le rapport. « Le Cloud Computing est un élément clé dans la rentabilité des entreprises de part ses possibilités de réduction des coûts. Il représente également un moteur d’efficacité des entreprises vis-à-vis de leur client, commente Cushing Anderson. Par conséquent, une main d’oeuvre formée au cloud est essentiel à la bonne santé financière de l’industrie IT ».
IDC prévoit également que le nombre total de postes IT dans les entreprises progressera dans le monde de 4,3% par an dans les trois prochaines années pour atteindre 29,3 millions 2015.
Traduit et adapté de l’anglais par la rédaction

dimanche 23 décembre 2012

Le Big Data est-il soluble dans le Cloud public ?

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/12/20/le-big-data-est-il-soluble-dans-le-cloud-public/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121221&xtor=ES-6

Le 20 décembre 2012 (12:29) - par

Réuni au sein du prestigieux MIT, un groupe d’experts de l’industrie et de spécialistes de la donnée ont débattu sur le rôle, ainsi que sa fiabilité, du cloud dans le Big Data. Certains restent encore sceptiques, nous apprennent nos confrères de SearchCloudcomputing.
BigData
Un groupe de «  data scientists » et de ténors du IT d’entreprise se sont réunis la semaine dernière au très prestigieux MIT pour débattre de l’épineuse question de l’éthique et de la gestion de l’analytique des Big Data. Ces données en volume ont-elles oui ou non leur place au sein des clouds publics.
Lorsque la question fut posée à un panel de deux spécialistes de la donnée et un expert de l’industrie – quel rôle pour le Cloud dans le Big Data ? – le scepticisme était de rigueur, notamment autour de la confiance et de la fiabilité des nuages. « Nous allons continuer à investir dans notre infrastructure existante en interne », a ainsi affirmé Claudia Perlich, une responsable chez media6degrees, un société de recherche en marketing basée à New York. « Nos clients n’ont pas forcément confiance dans les fournisseurs de services Cloud, nous préférons contrôler autant que possible notre IT ». Elle ajoute que c’est dans l’intérêt de l’entreprise d’investir dans sa propre infrastructure, même si cela risque de coûter plus cher que de basculer vers un service de cloud public. Une entreprise, moins axée sur le traitement des données et qui utilise seulement les Big Data pour la prise de décision, pourrait certes avoir une autre vision, concède-t-elle.
Toutefois, de plus en plus d’entreprises ont commencé à placer les traitements de leurs Big Data dans le cloud, assure Mike Olson, le CEO de Cloudera, l’un des spécialistes des services et des applications bâtis sur Hadoop, présent lors de la conférence. Pas forcément parce que cela est moins cher – parfois c’est même l’inverse – mais de part les possibilités de scalabilité et de flexibilité que cela apporte, ajoute-t-il.
En fait, de nombreuses start-up du monde du Big Data sont nées en se reposant sur le cloud public, estimant que cela constitue le meilleur moyen pour conserver des coûts réduits d’administration et d’infrastructure, commente à son tour Tom Davenport, professeur à la Harvard Business School et au sien du Babson College. Il évoque également la prédominance des outils Open Source sur le marché des outils de Big Data comme une des raisons de l’adoption. Toutefois, il serait surpris de voir aujourd’hui de grandes entreprises externaliser leur traitement des Big Data sur le cloud public d’Amazon Web Services.
Un autre participant Rachel Schutt, statisticien chez Google Research, était quant à lui plus optimiste quant aux déploiements de Clouds privés pour supporter des projets atour du Big Data. Elle explique que le Big Data n’est généralement pas l’affaire d’une unique machine, mais nécessite une approche flexible (scale-out) pour assurer leur traitement. Une approche au sein de laquelle plusieurs modèles s’exécutent sur un parc de machines – ce qui accélère la notion de scalabilité. Les recherches menées sur le Big Data par Google reposent sur la propre infrastructure du groupe.
Un point sur lequel les membres du panel se sont accordés est la nécessité d’éduquer la prochaine génération de « data scientists », notamment en matière d’éthique. Alex « Sandy » Pentland, professeur au MIT Media Lab réfléchit avec l’Union européenne et les Etats-Unis à un « Data Bill of Rights ». « Ce doit être l’utilisateur qui contrôle ses propres données », affirme Pentland.
Mais il existe toutefois une forme de consensus lorsqu’il est question de confronter vie privée contre bien public et utilisation des techniques avancées de Big Data pour analyser l’information (comme l’enregistrement des données de santé ou le comportement des populations pour endiguer la propagation d’une maladie, par exemple). Avec l’accord des utilisateurs finaux évidemment, une approche plus invasive de l’analytique Big Data pourrait être très utile, soutient-elle enfin.

mardi 11 décembre 2012

Cloud : Gartner passe sur le grill les SLA d’Amazon et HP

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/12/10/cloud-gartner-passe-sur-le-grill-le-sla-damazon/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121211&xtor=ES-6
 
Le 10 décembre 2012 (17:10) - par

Dans un billet de blog, l’analyste Lydia Leong de Gartner assassine les accords de qualité de service (SLA) mis en place par AWS et HP. Trop complexes, incompréhensibles, structurés pour limiter les risques du fournisseur…Elle tire à boulets rouges, reconnaissant toutefois un léger mieux pour HP.
UnePAC
Inutiles et incompréhensibles. C’est ainsi que Lydia Leong, vice-présidente de la recherche au sein de la division Technology and Service Providers du cabinet d’analyste Gartner, qualifie les contrats de qualité de services (SLA – Service Level Agreement) de plusieurs fournisseurs de cloud d’infrastructure (Iaas), s’en prenant notamment à AWS (Amazon Web Services) et HP, dont l’offre de cloud public – bâti sur OpenStack -vient justement de sortir de ses phases de test.
Selon elle, le constat est quelque peu alarmant : les SLA ainsi que les compensations financières qui sont censées en découler sont le reflet de « risques partagés », qui tournent, dans le plupart des cas, à l’avantage du fournisseur de services. « Les SLA en matière d’Iaas peuvent facilement être structurés de façon à ce qu’il soit peu probable que [les clients] soient remboursés [à la suite d’une panne ou d’une interruption de services, NDLR], lance-t-elle sans ambages. Une façon de « réduire les risques financiers du fournisseur de service en cas de panne ».
Et de lancer une première salve en direction d’AWS, qui propose « le plus mauvais SLA de tous les principaux fournisseurs Iaas ». En cause, notamment : le fait que le n°1 du secteur  s’appuie sur la disponibilité des zones de disponibilité (Availibility Zone) (qui correspondent en fait à des data centers distincts), et non pas sur la disponibilité des instances. Ainsi, pour que le SLA s’applique, note l’analyste, AWS impose à ses clients de distribuer son application sur (au moins) deux zones de disponibilité distinctes. Le SLA est ainsi applicable si ces deux zones tombent en panne. Outre le fait que certaines applications peinent à s’adapter à ce contexte distribué, Lydia Leong pointe également du doigt le coût que cela induit.

Mieux chez HP, mais peu clair
Chez HP, qui a réagi au billet incendiaire de l’analyste, les exigences imposées par le groupe semblent davantage tournerà l’avantage du client, commente-t-elle. Le modèle choisi par HP amène le client à tenter de re-démarrer une instance défaillante dans une seconde zone de disponibilité (AZ), à la suite de l’interruption d’une première AZ. Si cette seconde ne démarre pas et que l’AZ n’est pas opérante, le SLA s’applique. Si cette distinction rend le niveau de qualité de service plus attrayant chez HP, que chez Amazon, il apparait toutefois qu’il illustre la complexité des règles et des termes employés dans les contrats de SLA. Trop verbeux, pas assez compréhensibles dans le texte.
Des taux de disponibilité très favorables aux fournisseurs
L’analyste s’en prend également à la méthode de calcul de la disponibilité, mise en place tant par AWS que HP. Les deux acteurs du Cloud garantissent ainsi un taux de disponibilité de 99,95% sur une base annuelle, et non mensuelle. Ce qui a pour conséquence de limiter les risques des fournisseurs en cas de petites pépins techniques. Sur l’année, ce taux de disponibilité autorise une interruption de services de plus de 4 heures et demi (en cumulé). Ramené au mois, il n’autoriserait plus que 21 minutes de panne sur une période de 30 jours (selon les calculs de l’analyste).
Enfin dernier écueil, tous les services ne sont pas couverts par un SLA. Les consoles d’administration par exemple, mais pire, les services de stockage en mode bloc semble également dissociés du contrat de garantie, un service sur lequel reposent pourtant de nombreuses applications, affirme-t-elle. « Si le service de stockage n’est pas disponible, peu importe que la machine virtuelle soit opérationnelle – elle ne sera utile en rien. »

mardi 27 novembre 2012

EMC Forum 2012 – Cloud, Big Data : la transformation de l’entreprise par l’IT est en marche

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/economie/business/editeurs/2012/11/15/emc-forum-2012-cloud-big-data-la-transformation-de-lentreprise-par-lit-en-marche/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121126&xtor=ES-6

 
Le 15 novembre 2012 (18:27) - par

Nouveau succès pour l’EMC Forum qui réunissait ce matin l’ensemble de l’écosystème EMC au Carrousel du Louvre à Paris. Près de 1 200 participants – et une trentaine de sociétés partenaires – rassemblés autour du thème de la transformation (déclinée en trois axes : transformation de l’IT, transformation du business et transformation du métier).
En ouverture de l’événement, Jean Michel Giordanengo , Président d’EMC France, a rappelé combien la transformation était au cœur du projet informatique depuis ces premiers jours et jusqu’à ces derniers temps où le Big Data apparait comme le prochain élément de changement déterminant pour les systèmes d’information. Une vision particulièrement partagée par les participants qui – sondés en amont – sont quasiment les deux-tiers à maitriser le concept de Big Data. Un niveau important dont se félicite Jean-Yves Pronier expliquant que « dans une étude récente réalisée par IDC pour le compte d’EMC France (le Big Data Index, NDLR) 30% seulement des décideurs IT affirment qu’ils y voient clairs sur ce concept. Le delta entre les deux niveaux de réponse est symptomatique de l’engagement de l’écosystème EMC et de ses clients dans les technologies innovantes de transformation de l’entreprise ».
Le SI désormais au cœur du développement des entreprises
Un niveau de connaissance des DSI qui fait dire à Jean-Michel Giordanengo que « si le cloud computing aura mis cinq ans à être assimilé, c’est désormais chose faite, en témoigne les nombreux projets à l’œuvre présentés aujourd’hui. Pour le Big Data, les enjeux sont tels que l’adoption devrait être beaucoup plus rapide. » Reste à savoir qui sera moteur de la transformation associée à la valorisation des données portée par le Big Data. Pour Chuck Hollis, Global Marketing CTO d’EMC et désormais intervenant habituel sur l’événement français de l’année pour le groupe, le plus gros changement qui se joue actuellement au-delà des mutations technologiques, c’est bien la place du système d’information. Et d’expliquer « que l’on est passé d’une approche ou l’on demandait au DSI combien son service nous coûtait, à une période où la question portant sur les économies à un moment précis est : comment tu peux nous permettre d’augmenter nos revenus ». Dans ce contexte, la transformation dont est porteuse le SI et que promeut désormais EMC est générale et touche à tous les produits du fournisseur, à l’origine spécialisé dans le stockage. Pour Chuck Hollis « infrastructure, stockage des données, sécurité, applications – avec notamment les approches sociales et sur la mobilité - : toutes ces couches sont appelées à intégrer plus d’intelligence. Une intelligence dynamique, permettant de prévoir les événements liés au SI mais surtout impactant le business de l’organisation, avec une gestion des réponses plus vive et efficace ». En résumé, si la BI permet de regarder dans le rétroviseur, il s’agit maintenant de faire en sorte que le Big Data – et la transformation induite des infrastructures – permettent de regarder en toute confiance la route devant soi…

mercredi 7 novembre 2012

Le Big Data, nouvel outil dans la campagne présidentielle américaine

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/gestion-des-donnees/2012/11/06/le-big-data-nouvel-outil-dans-la-campagne-presidentielle-americaine/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121107&xtor=ES-6
Le 6 novembre 2012 (18:48) - par Cyrille Chausson

Loin des traditionnelles méthodes des instituts de sondage, l’analyse des Big Data, collectées sur le Web et sur les réseaux sociaux, s’est invitée dans la campagne présidentielle américaine. Définition de profils d’électeur, élaboration plus fine de campagne, le Big Data pourrait devenir un outil efficace dans une élection, en complément des sondages. SAP et Microstrategy y contribuent.
UneElection

Quoi de mieux qu’un contexte d’élection présidentielle pour faire parler les Big Data ? Alors que les Etats-Unis élisent leur prochain président, Microstrategy et SAP, deux cadres du segment de l’analyse des données en volume, recueillies notamment sur les réseaux sociaux, ont décidé d’illustrer les capacités de leur technologie respective en livrant des indicateurs sur l’électorat de chacun des deux candidats, Barack Obama et Mitt Romney. Le Big Data s’invite ainsi dans la campagne électorale, aux côtés des sondages, qui pour le coup prennent un coup de vieux.
« Les observateurs, tout comme les équipes des deux candidats, se reposent encore sur des méthodes classiques et laborieuses lorsque se pose la question de l’indice de popularité des candidats : celles des sondages, généralement menés par téléphone, oubliant du coup les personnes dont le numéro n’est pas référencé », note notre confrère allemand Süddeutsche Zeitung. Une méthode conventionnelle ? Trop. L’analyse des réseaux, et ainsi que celle des Big Data que ces nouveaux média génèrent, viennent ainsi apporter des indices, plus ou moins précis, à partir de données jusqu’alors peu traitées et analysées. Une analyse, qui à l’image d’une discussion de comptoir ou d’un diner, serait révélatrice d’un sentiment de l’électorat, ose notre confrère allemand.
Structurer les campagnes électorales
Au delà des reporting produits par les outils d’analyse de Microstrategy et de SAP, il apparait ainsi que la granularité des informations, plus fine, et l’identification des profils type, plus ciblés, sont davantage mises en relief. En s’appuyant sur sa plate-forme Wisdom, Microstrategy est par exemple parvenu à faire ressortir les préférences (anonymes) des potentiels électeurs d’Obama ou de Romney, en s’appuyant sur leurs actions sur Facebook (comme la fonction « like »). 535 000 « fans » d’Obama et 172 000 « fans » de Romney, tous basés aux Etats-Unis, ont été auscultés. Cette analyse a permis de créer des profils, rapporte en substance MicroStrategy : « où ils vivent, leur âge, ce qu’ils lisent, ce qu’ils regardent, ce qu’ils écoutent ; ce qu’ils mangent et boivent ; où ils sortent ». Pour au final, croiser la masse de données ainsi collectée et opérer des tris pertinents.
Evidemment, tant Microstrategy que SAP voient dans l’analyse des Big Data un outil affuté pour mettre en place des campagnes électorales plus ciblées. Comme par exemple, illustre MicroStrategy, sélectionner un lieu de campagne en fonction de ce qu’apprécient les fans Facebook d’un état particulier (un stade, un bar).
« Sonder » 5 millions de données
Chez SAP, l’approche se veut plus étendue et vise à donner une cartographie des tendances. Un peu à l’image des sondages, certes, mais opérée sur une somme d’informations gigantesque. L’éditeur de Hana, base de données in-memory, socle avec lequel a été réalisée l’analyse, a mis en place un programme de collecte de données en « sondant » 1 100 blogs, 93 plates-formes Internet, Facebook ainsi que 19 autres réseaux sociaux, associés à 350 sites d’informations. Au total, quelque 6 millions de contributions ont été glanées pour Romney, 5 millions pour Obama. « Les annotations sur Internet, comme par exemple sur les blogs, Facebook, Twitter ont évolué ces dernières années pour devenir « mainstream », à tel point que nous pouvons désormais mesurer l’humeur durant une élection », raconte Craig Downing, responsable SAP aux Etats-Unis, chez nos confrères de Süddeutsche Zeitung. Verdict : Obama était devant Romney lors de l’analyse, selon l’éditeur.
De quoi donner des idées aux instituts de sondage, souligne Paul Thurner, un professeur de l’Université de Munich, spécialisé dans la recherche en politique : « La connaissance reste toujours faible quant à la motivation des utilisateurs d’Internet, mais cette analyse logicielle de l’humeur et de l’état d’esprit devrait compléter les traditionnelles études représentatives dans le futur. »

lundi 5 novembre 2012

Pour bien collaborer, il faut être proche, mais pas forcément en distance

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/bien-collaborer-faut-etre-proche-forcement-distance?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=lettre_toute_zone

Par L'Atelier - Paris 31 octobre 2012 collaboration
Travailler au sein d'une même structure et se fréquenter tous les jours facilite la collaboration. Mais pour qu'elle soit vraiment effective, et fonctionne aussi bien en présentiel qu'à distance, c'est sur la qualité de cette relation qu'il faut miser.
La proximité entre salariés présents dans un même lieu favorise la collaboration. Cela semble évident, et a été à l'origine de la multitude d'espaces de travail partagés (les open space). Récemment, une étude empirique s'est aussi attachée à en prouver les bienfaits. Elle a été menée par l'université de Michigan auprès de cent soixante-douze membres de la faculté et des instituts de recherche. Les résultats démontrent que les chercheurs occupant le même bâtiment seraient à 33% plus susceptibles de collaborer que les chercheurs qui occupent des bâtiments différents et 57% pour ceux qui seraient au même étage. Pourquoi remettre le doigt dessus ? Parce qu'à un moment où la mobilité et le travail à distance commencent à redéfinir les espaces de travail et les façons de collaborer, la question se pose de savoir si cette diminution du présentiel quotidien va réduire également la capacité à échanger et produire ensemble. Pour Bertrand Duperrin, Directeur de Nextmodernity, la réponse est non. "La technologie est un levier formidable qui peut aider à développer un contexte favorable à la collaboration en amont", explique-t-il.
Se focaliser sur l'humain
Elle permet de s'affranchir des barrières spatio-temporelles mais pas de la dimension humaine. Toutefois, "dissocier la technologie, l'humain et la dimension culturelle est une erreur", explique-t-il. Ce qui veut dire, évidemment, que même si elles facilitent le fait de garder contact et collaborer à distance, il ne faut pas annihiler totalement ce lien physique. L'étude montre d'ailleurs qu'il y a eu davantage de relation en face-à-face que par un canal électronique, même si les usages ont varié selon les groupes de chercheurs étudiés.La technologie ne peut pas remplacer totalement la proximité humaine. Et surtout la confiance. Pour continuer à collaborer efficacement, par tous les biais, il faut donc avoir établi une relation avec les individus avec qui l'on travaille. Cela, qu'on les fréquente au sein d'un même bureau ou à distance. Connaître les personnes avec qui l'on travaille mais également comprendre leurs besoins est également un facteur favorisant. "La technologie à elle seule ne suffit pas à véhiculer une dimension humaine, ni à aider les gens à se connaître", juge Bertrand Duperrin.
L'outil ne fait pas la collaboration
Beaucoup d'entreprises intègrent des communautés d'entreprise dans le but de faire collaborer les salariés. Mais si cette communauté n'a pas de sens auprès des collaborateurs, elle ne fonctionnera pas. Par contre, si la base humaine est solide, la technologie peut par contre aider à aller plus loin. Le réseau social est une technologie qui a un avantage par rapport à cela. Il comporte deux dimensions : la collaboration et le réseautage. Les médias sociaux permettent de rencontrer des personnes par communauté d'intérêt et de créer une relation en dehors d'un projet à réaliser. Le côté réseautage est un moyen de connaître les gens par l'intermédiaire de leur profil, de l'historique de leur contribution sur la plate-forme. Mais le jour où ces personnes seront amenées à travailler ensemble, elles pourront le faire car il y aura une relation qui aura été créée entre elles.

mercredi 17 octobre 2012

La technologie ne peut pas à elle seule transformer le milieu du travail

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/technologie-ne-seule-transformer-milieu-travail?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea

Par Claire Cavret 17 octobre 2012 Businessman au milieu de stratégie et de processus
L'acquisition de nouvelles technologies doit être pensée de façon globale en tenant compte de l'infrastructure informatique existante, mais aussi des processus de l'entreprise.
Les entreprises ne seraient pas en mesure de tirer pleinement profit des dernières technologies acquises. La raison ? Pour 79 % des entreprises, cela serait dû à l'obsolescence de leurs systèmes informatiques existants, selon une étude menée par Ricoh. Mais surtout, 78% des entreprises investiraient dans de nouvelles technologies avant même de maîtriser pleinement les fonctionnalités du matériel dont elles disposent. Or la technologie ne doit pas être considérée comme un remède universel, car elle ne peut transformer à elle seule le lieu de travail. La technologie et les processus doivent être liés.

Une relation étroite

L’étude démontre que les entreprises évaluent leur technologie et leurs processus documentaires (la circulation de l'information à travers une entreprise) séparément, au lieu d’envisager ces deux éléments comme étant reliés l’un à l’autre. L'efficacité de l'un serait dépendante de l'autre. Seulement 53 % des organisations ont affirmé évaluer leur technologie de gestion des processus tous les six mois, ou tous les six à douze mois. Les entreprises européennes doivent dès à présent évaluer leurs processus sensibles et leurs technologies pour maximiser autant que possible leur fonctionnement, ce, en adoptant une démarche globale pour Michel de Bosschere, Président de Ricoh France.

Un fossé dans les investissements

En effet, seule une compréhension approfondie du fonctionnement des processus permettra d'appréhender les difficultés et d'identifier des solutions. Mais bien intégrée, les technologies peuvent avoir un impact sur les méthodes de travail, les rendant mobiles et souples. L'innovation technologique va continuer à un rythme sans précédent, et les entreprises doivent réagir dès aujourd'hui pour rester compétitives. Toutefois, l'étude montre actuellement qu'il existe un fossé existant entre les investissements technologiques au profit du front office (vente et service client) et ceux à destination du back office (finances, RH et marketing). Beaucoup d'entreprises équipent prioritairement le front office de nouvelles technologies, mais ne parviennent pas à les intégrer au back office. Cela peut avoir des répercussions sur la gestion des processus et engendrer différents risques tels que des engorgements, la multiplication inutile des efforts et des failles dans la sécurité de l'entreprise.

dimanche 14 octobre 2012

Open World Forum : le CNLL rend publiques ses 10 propositions remises à Fleur Pellerin

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/open-source/2012/10/12/open-world-forum-le-cnll-rend-publique-10-propositions-remises-a-fleur-pellerin/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121012&xtor=ES-6

Le 12 octobre 2012 (08:22) - par Cyrille Chausson

A l’occasion de la 5e édition de l’Open World Forum, le Conseil national du logiciel libre a rendu publique les 10 propositions remise à Fleur Pellerin pour créer une politique industrielle autour du logiciel libre en France.
OWF
Coup d’envoi de la 5e édition de l’Open World Forum, la désormais grand Messe de l’Open Source et du logiciel Libre en France, qui se tient à Paris du 11 au 13 octobre. Une édition qui s’ouvre alors que l’éco-système Libre français a le sourire aux lèvres, depuis la signature par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault d’une circulaire recommandant l’usage de l’Open Source dans les systèmes d’information de l’Etat.  Fleur Pellerin, ministre en charge notamment de l’Economie numérique, n’a d’ailleurs pas manqué de le souligner dans un discours d’inauguration davantage teinté de numérique que de logiciels libres et Open Source, pourtant le coeur de l’Open World Forum.
Surtout, cette édition 2012 a également été l’occasion pour le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL) de rendre publique une liste de 10 propositions remise début septembre au directeur de cabinet de Fleur Pellerin. Des propositions qui visent notamment à concrétiser noir sur blanc les actions à porter pour garantir un environnement propice aux développements de l’éco-système Open Source.  Car si la circulaire représente une avancée clé dans l’usage du Libre dans l’administration, elle ne porte malgré tout que sur les systèmes d’informations de l’Etat. « Une politique de DSI, mais ce n’est pas une politique industrielle. Celle-ci reste encore à énoncer », précise Patrice Bertrand, président du CNLL. Ces 10 propositions visent quant à elles à contribuer à définir une « politique du logiciel libre en France », écrit le CNLL sur son site.
« Par définition, cette circulaire donne un périmètre lié aux systèmes d’information de l’Etat. A l’échelle de l’économie française, c’est encore insuffisant. Sans édicter des décrets pour les entreprises, on peut espérer deux choses : que ce soit une source d’inspiration pour des entreprises publiques et privées dont les DSI peuvent se dire ces arguments peuvent s’appliquer aussi chez moi », souligne Patrice Bertrand. Un premier pas, donc. Ces propositions, qui se veulent concrètes, vont au delà et livrer les actions à mettre en place.
Dans le détails, les 10 propositions du CNLL se décomposent en 4 axes majeurs. Le premier  vise à « encourager la commande publique à se porter sur les standards ouverts et les logiciels libres ». Les propositions ainsi énoncées reprennent grosso modo les principes de la circulaire Ayrault, comme l’obligation d’utiliser les standards ouverts, recommander le logiciel libre « à coût global, risques et efficacité comparables, dans les commandes publiques, ou encore encourager à la mutualisation.
Le second axe comprend des propositions visant à garantir un environnement juridique propice au développement du logiciel libre dans l’industrie. Logiquement, la question des brevets est coeur de ces propositions. « Le sujet des brevets revient souvent sur la table au Parlement européen, sans opposition forte du gouvernement sur le sujet », souligne Patrice Bertrand. Sont également abordées des propositions autour d’une définition rigoureuse des standards ouverts et du maintien de la neutralité du Net, indissociable du modèle du logiciel libre (en tant que canal de distribution et outil de collaboration).
Le 3e axe aborde la stimulation de l’innovation et l’emploi, afin de pérenniser l’éco-système du Libre. Si la charte du Libre Emploi également énoncée lors de l’Open World Forum constitue un premier levier, le document du CNLL porte l’action vers le maintien des dispositifs d’aides existants, comme celui de la Jeune Entreprise Innovante, du Crédit Impôt Recherche (Cir). Des dispositifs qui doivent « être pérennisés » car ils fonctionnent bien, note le CNLL avec toutefois une nuance : celle d’y intégrer la spécificité du logiciel libre. «Il s’agit de mieux prendre en compte les spécificités du logiciel libre, comme ne pas évaluer la qualité de la recherche au nombre de brevets. Ce qui n’est pas approprié », précise Patrice Bertrand. Le renforcement de la présence du Libre dans l’éducation ainsi que le maintien des recommandations liées au Libre dans les appels à projets.
Enfin le 4e et dernier axe prend un angle financement. Et Le CNLL de prôner la création d’un statut de fondation consacrée au développement de logiciel libre.  « Si les entreprises contribuent aux logiciels portés par ces fondations, comme Apache, elles bénéficient d’une défiscalisation partielle de leurs dons. Comme dans l’Art, par exemple », explique encore Patrice Bertrand. Un statut de fondation d’utilité publique ou d’entreprise est notamment évoqué. Un financement indirect de la contribution aux logiciels libres, en somme.

mercredi 10 octobre 2012

Art Coviello (RSA) identifie quatre difficultés majeures pour faire avancer la sécurité

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/securite-technologie/2012/10/09/art-coviello-rsa-identifie-quatre-difficultes-majeures-pour-faire-avancer-la-securite/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121010&xtor=ES-6

Le 9 octobre 2012 (17:52) - par Valéry Marchive

Depuis plusieurs mois, le président exécutif de RSA milite en faveur d’une approche de la sécurité basée sur l’analytique «Big Data». Mais, constatant la lenteur des organisations à adopter ce nouveau modèle, il pointe quatre difficultés majeures. Dont une approche peut-être un peu trop conservatrice de la protection de la vie privée.
Art Covielo, RSA Conference Europe 2012
Les exactions de certains États-nations, des cyberterroristes, des cybercriminels, des hacktivistes… rendent nécessaire un nouveau modèle de cybersécurité. Un modèle basé sur «le renseignement », a expliqué en substance Art Coviello, président exécutif de RSA, en ouverture de l’édition européenne de la conférence RSA, ce mardi 9 octobre à Londres.
Comme il le soulignait déjà en février dernier, lors de l’édition américaine de la conférence, la sécurité informatique doit donc passer à l’heure de l’analytique «Big Data ». Mais encore faudrait-il pour cela que les budgets soient adaptés. Or, selon Art Coviello, «80 % des budgets sont consacrés à la prévention selon des approches périmétriques». Pour lui, «à l’âge de l’ouverture [des systèmes d’information], il faut changer cela parce que, sinon, il sera très difficile de détecter les incidents et de limiter les pertes induites ». Et de souligner, lors d’une séance de questions/réponses à la presse, que les infrastructures de sécurité des entreprises se sont construites, historiquement, en réaction à des menaces, «en couches de contrôle – sur les données, les réseaux, les identités – isolées en silos et pour la plupart conçues sur un modèle périmétrique ». Le SIEM ne faisant qu’ajouter une couche de consolidation, juste en dessous d’une ultime couche de gouvernance et de gestion de la conformité. Une ultime couche, certes, mais qui permet enfin d’aborder la sécurité comme il se devrait, selon le président exécutif de RSA : sous l’angle du risque. Et de pointer que, bien que les SIEM aient fortement progressé et soient désormais capables de gérer de vastes volumes de logs systèmes, «de nombreuses organisations ne les ont pas adoptés ».
Art Coviello souligne les quatre défis à relever pour améliorer la sécurité des systèmes d’information.
Mais la problématique ne se limite pas à une composante économique ou technologique. La sécurité informatique manque de compétences : selon une étude Forrester citée par Art Coviello, il y avait 2 250 000 professionnels de la sécurité à travers le monde en 2010. Il en faudrait près du double en 2015. Toujours sur le terrain de l’humain, il y a la question de compréhension de la menace : «la conscience est là, mais nous devons comprendre.» Et cela suppose de replacer les informations sur les menaces dans un contexte qui permette de les exploiter : «certains menaces sont parfois traitées avec trop de sensationnalisme par la presse», et pas assez de contextualisation, selon Art Coviello. Reste que, selon lui, «l’étendu du problème reste cachée ». Notamment parce que la plupart des entreprises «n’ont pas envie d’être embarrassées» publiquement par la communication d’un incident de sécurité. Alors elles se refusent à communiquer. Alors qu’elles devraient le faire, selon lui. Ou au moins échanger des informations, rapidement, pour que la découverte d’activités suspectes puisse profiter plus largement à d’autres.
Face à la menace, toutes les entreprises ne sont pas égales. Mais les plus grandes entreprises ne sont pas forcément celles qui affichent le niveau de «maturité» le plus élevé : «j’ai vu de grandes entreprises être particulièrement naïves face à la menace », explique Art Coviello, précisant que le niveau 0 de la maturité, c’est de se limiter aux couches de contrôle périmétriques – «si le SI de ces organisations n’est pas totalement compromis, c’est qu’elles ont beaucoup de chance. Mais le plus probable est qu’elles soient un noeud de botnet en devenir.» Pas beaucoup plus tendre avec celles qui se concentrent sur la conformité : le président exécutif de RSA estime qu’elles «sont plus préoccupées par la forme que par la substance. La conformité ne devrait être qu’un effet secondaire d’une sécurité bien abordée ».
Le dernier point touche à un sujet propre à faire naître de nombreuses controverses : les règles de protection de la vie privée. Pour Art Coviello, certains assouplissements ou ajustements législatifs ne seraient semble-t-il pas mal venus : «à la moindre proposition d’État pour renforcer la protection des systèmes d’information, [les défenseurs des libertés civiles] crient à Big Brother… mais les données personnelles des citoyens sont déjà menacées par les cybercriminels.» Qu’est-ce qui est le plus le grave, en somme ? Pour lui, «les défenseurs des libertés individuelles doivent penser risque ». A titre d’exemple, il évoque le projet de directive européenne sur la protection des données sensibles et personnelles. Art Coviello estime que, pour assurer cette protection, les organisations n’auront d’autre choix que de mettre en oeuvre des solutions susceptibles de rentrer en conflit avec les règles de protection de la vie privée, comme celles qui assurent la captation complète des trafics réseaux. Une équation insoluble ? Se déclarant lui aussi attaché à la protection de sa vie privée, il veut croire qu’il existe des moyens de concilier les deux objectifs. Mais quoiqu’il en soit, pour Art Coviello, il faut avancer : «nous serions vraiment fous de ne pas agir et changer.»

dimanche 30 septembre 2012

Mobilité : les vieux pays sont-ils figés ?

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/poste-travail/bureautique/2012/09/27/mobilite-les-vieux-pays-sont-ils-figes/

Le 27 septembre 2012 (11:25) - par La rédaction
Selon une étude de TCS, le consommateur mobile est désormais une cible bien identifiée par les grandes entreprises. D’abord par celles des « pays jeunes ». Aujourd’hui en Asie-Pacifique et, demain, en Amérique du Sud.
BYOD
Menée par la SSII indienne TCS auprès de près de 700 grandes entreprises dans le monde, l’étude sur les comportements de ces organisations vis-à-vis de la mobilité montre clairement une prise de conscience. La société de services a ainsi identifié quelques 130 entreprises qui considèrent désormais la mobilité comme un canal à part entière, canal pour lequel elles développent une stratégie propre et très souvent des offres spécifiques. Ces « leaders » réalisent un nombre d’interactions mobiles avec leurs clients deux fois supérieur aux autres organisations.
Si cette prise de conscience globale se traduit par des investissements, d’importantes disparités apparaissent entre les différentes régions du monde. En 2012, la zone Asie-Pacifique devance ainsi l’Europe d’une courte tête, suivent l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud (bizarrement TCS n’a pas intégré l’Afrique à son étude).


60 % des interactions clients en Asie et en Amérique du Sud
La domination asiatique n’est que logique. C’est en effet sur ce continent que les consommateurs ont le plus volontiers recours à leurs terminaux mobiles pour interagir avec l’entreprise. Selon TCS, 51 % des ventes se dérouleraient déjà via ces terminaux dans la zone. Contre moins d’un tiers en Europe et moins d’un quart en Amérique du Nord. En 2015, TCS s’attend toutefois (ou espère ?) à un rattrapage : la SSII prévoit que toutes les entreprises dépenseront peu ou prou la même somme pour cibler les terminaux mobiles des consommateurs.

Ce qui, dans les faits, devrait se traduire par une croissance spectaculaire des investissements en Amérique du Sud. Une poussée là encore complètement liée à l’évolution des usages : en 2015, TCS prévoit que les consommateurs de ce continent utiliseront peu ou prou autant le mobile que leurs homologues asiatiques. Pour les ventes, les opérations marketing ou les services, les taux d’usage des terminaux mobiles avoisineront alors les 60 % dans ces deux zones. Tandis que l’Europe affichera des taux plus proches des 40 %, devançant de quatre ou cinq points l’Amérique du Nord.
Ce décalage entre « pays jeunes » et « pays vieux » est flagrant sur un autre indicateur : le niveau d’investissement par milliard de dollars de chiffre d’affaires. En 2012, il atteint 2,41 M$ en Asie-Pacifique, contre 1,43 en Amérique du Nord, 1,59 en Europe et 1,63 en Amérique Latine. En 2015, le rattrapage opéré par cette dernière est spectaculaire : le ratio y atteindrait alors 2,72 M$, presque le niveau attendu en Asie (2,85). Loin devant les pays européens (avec un niveau d’investissement par milliard de dollars de chiffre d’affaires de 1,76 M$) et même des états d’Amérique du Nord (1,98).
En complément :
- Télécharger l’étude

mardi 25 septembre 2012

Le Premier Ministre invite à l’usage du logiciel Libre dans l’Administration

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/systemes-exploitation/linux/2012/09/24/le-premier-ministre-invite-a-lusage-du-logiciel-libre-dans-ladministration/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20120925&xtor=ES-6

Le 24 septembre 2012 (17:49) - par Cyrille Chausson

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a publié en fin de semaine dernière une circulaire invitant les ministères à considérer fortement les logiciels libres dans leurs choix informatique. Parmi les recommandations de cette circulaire, la contribution aux communautés est évoquée. Un document salué unanimement par l’éco-système du Libre en France.
ayrault
A trois semaines de l’Open World Forum, grand raout national entièrement acquis à la cause du Libre, tant logiciel, matériel que culturel, l’éco-système du logiciel Libre hexagonal a trouvé de quoi bomber le torse. Vendredi 19 septembre, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a signé de sa main une circulaire invitant tous les ministères à considérer de près l’usage des logiciels libres dans leurs systèmes d’information. Une avancée clé pour l’ensemble de l’éco-système qui y voit une concrétisation de son approche. Après plusieurs années incertaines qui avaient vu le gouvernement précédent redonner des gages aux géants du logiciel commercial, l’Etat français connu comme un pionnier de  l’usage de libre, semble de nouveau parier sur ce mode de développement et de commercialisation pour développer l’emploi informatique en France, mais aussi pour réduire les coûts.
Intitulée « usage des logiciels libres dans l’administration », la circulaire se veut le reflet des travaux entrepris il y a plusieurs année dans l’Administration. «Une longue pratique» qui a notamment «permis le développement de compétences et la capitalisation de nombreuses expériences positives», écrit de sa plume Jean-Marc Ayrault. Le Libre a donc germé dans le tube à essai étatique ; il est désormais temps d’en déduire des orientations et bonnes pratiques qui permettront d’insérer le logiciel libre dans les processus des Ministères.
Si cette circulaire rappelle les mécanismes qui contribuent au fonctionnement du libre en général, elle illustre également la volonté du Premier Ministre de généraliser le logiciel à code ouvert et de ne pas le considérer comme un parent pauvre : « désormais, pour répondre aux besoins métiers, le logiciel libre doit être considéré à égalité avec les autres solutions. C’est dans cette évolution que s’inscrit l’usage du logiciel libre dans l’administration», écrit alors le groupe de travail commandité par la Disic (Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication). Si la réduction des coûts est un argument qui revient souvent comme l’avantage clé, la circulaire évoque également la notion de support sur le long terme, la concurrence ouverte, la mutualisation, le modèle de développement communautaire, la rationalisation des outils informatiques. Mais attire également l’attention sur les contextes où le logiciel Libre n’est pas forcément souhaitable. Bref, «un choix raisonné et pas un engagement idéologique», souligne le document.
Une collaboration qui passe par la contribution
Mais l’un des points clé est certainement l’appel à la collaboration de tous les ministères. Le logiciel Libre ne pourra ainsi être considéré à égal des autres logiciels dits propriétaires que si les travaux sont placés sous le cadre de la mutualisation, semble ainsi dire la circulaire.
Un point déjà traduit très concrètement en juin dernier, lors de la signature par Capgemini, Alter Way et Zenika d’un contrat de support interministériel portant sur le logiciel Libre .
Selon le groupe de travail, cette collaboration et mutualisation devra être active en interne, en participant au maintien à jour du cadre de convergences des souches libres, mais également en s’associant à des groupes d’experts interministériels déjà en place. Et de citer le groupe interministériel «noyau» , qui pilote l’ensemble et est responsable des choix globaux en matière de logiciels libres, et les groupes d’experts thématiques. Parmi lesquels MIMO (Mutualisation Interministérielle pour une Bureautique Ouverte), lancé en 2005 par l’ADAE (aujourd’hui la DGME) et dont la vocation est de certifier une version de LibreOffice que les ministères peuvent déployer. En 2011, la Disic y a associé d’autres groupes thématiques, comme MIMDB (pour les bases de données), MIMOS (pour les systèmes d’exploitation) and MIMOG (pour les outils d’inventaires et de déploiement).
Mais, autre point clé – et c’est un grand pas en avant – la circulaire invite à collaborer avec les communautés et prône la contribution. «Une règle simple à appliquer serait de ré-injecter systématiquement de 5 à 10% des coûts de licences évités», est-il écrit.
Le CNLL et l’April s’en félicitent
Logiquement, l’éco-système du Libre en France a applaudi des deux mains la circulaire. A commencer par le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL) pour qui ce document représente «une avancée majeure». “C’est un peu un coming-out du gouvernement sur le logiciel libre ! Depuis longtemps, le logiciel libre tient une place de choix dans les services informatiques de l’Etat, mais les prises de position officielles avaient rarement été aussi claires et engagées, accompagnées de résolutions concrètes,” déclare Patrice Bertrand, président du CNLL, dans un communiqué publié pour l’occasion.
Même son de cloche du côté de l’April, dont son président Lionel Allorge se félicite «de la volonté exprimée dans cette circulaire de travailler avec les communautés du Logiciel
Libre et ses entreprises, et de faire en sorte que les connaissances informatiques soient mieux partagées au sein des différents ministères ». Et d’ajouter : «après la circulaire Fillon sur la généralisation de l’usage des formats ouverts, cette décision du Premier Ministre est une bonne nouvelle pour l’administration française.»
Tout le monde est unanime : il s’agit d’un grand pas en avant.

mercredi 5 septembre 2012

Big data : New York et Microsoft associés contre le crime

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/big-data-new-york-et-microsoft-associes-contre-le-crime-39775354.htm#xtor=EPR-100

Big data : New York et Microsoft associés contre le crimeTechnologie - La police de New York dispose désormais d'une nouvelle technologie d'application de la loi développée conjointement avec Microsoft. Son principe : fournir, après analyse, toutes les infos disponibles depuis différentes sources et bases de données aux enquêteurs.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, a annoncé il y a quelques jours un partenariat avec Microsoft qui a donné naissance à un nouvel outil de maintien de l’ordre et de lutte contre le terrorisme, baptisé Domain Awareness System.
Cette technologie vise à rassembler et analyser rapidement toutes les données disponibles et pertinentes de diverses sources, telles que les 3.000 caméras de vidéosurveillance de la ville ou les lecteurs de plaques minéralogiques. « Il aidera la police de New York à mieux prévenir les crimes et à y répondre encore plus efficacement. »
D’après les autorités municipales, voici quelques-unes des façons dont le système sera utilisé :
- les enquêteurs auront un accès immédiat aux informations via des flux vidéo en direct et verront immédiatement le casier judiciaire du suspect, les appels au 911 associés à ce suspect, les crimes liés qui se sont produits dans le quartier, etc.
- les chefs de la police peuvent interroger des bases de données pour cartographier, revoir et corréler les informations criminelles avec le déploiement de ressources.

Quand la reconnaissance faciale n'est plus si futuriste sur les Smartphones

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reconnaissance-faciale-plus-futuriste-smartphones

Par L'Atelier - Paris 21 août 2012  
reconnaissance faciale
Développée en secret aux Etats-Unis depuis le milieu des années 60, la technologie de reconnaissance faciale pourrait se démocratiser d'ici la fin d'année sur les Smartphones.
Le nombre de Smartphones et de tablettes équipés de reconnaissance faciales pourrait atteindre le chiffre de 665 millions d'ici la fin de l'année, soit 20% du marché de ces appareils confondus. Cette technologie, qui équipe déjà certains écrans de télévision, pourra également bénéficier de l'avancée technique de la 3D. Une longue évolution depuis les années 60, et la mise au point par Woody Bledsoe, Helen Chan Wolf et Charles Bisson du premier système sur appareils photos. Très peu d'informations avaient d'ailleurs filtré, en raison de la confidentialité du projet, mais les impressions recueillies recensaient déjà les premières difficultés, que l'on rencontre aujourd'hui : à savoir la grande variabilité de visage, d'expressions faciales, d'angles mais aussi de la lumière.

Une évolution et un apport technologique considérable

Avant de pouvoir bénéficier de cette technologie, et d'en faire profiter de nombreux utilisateurs de Smartphones, beaucoup de scientifiques au cours des derniers l'ont fait progresser pour différentes utilisations telles que pour les services de police, les caméras de surveillance de certains lieux publics, tels que les aéroports ou les banques, dans l'identification de criminels par exemple. Pour Josh Flood, chef analyste chez ABI Research, « la technologie de reconnaissance faciale s'est considérablement améliorée au cours des 10 dernières années. Cependant, les améliorations apportées par la résolution de la caméra et la puissance de traitement des téléphones portement y ont grandement contribué. » Les travaux de scientifiques, tels que les chercheurs de l’Université Electrotechnique de Saint Petersbourg en Russie, ont permis par exemple, l'introduction de deux nouveaux algorithmes, «à deux dimensions», baptisés CCArc et PLSrc. Aujourd'hui, les logiciels de reconnaissance faciale ont atteint un niveau de fiabilité de plus 90 %. Une précision très utile pour les différentes utilisations de cette technologie par les Smartphones.

Une technologie bientôt disponible pour les utilisateurs de Smartphones

Les Smartphones vont donc bénéficier de tous ces apports. Les différentes marques devraient en effet installer un système de verrouillage par reconnaissance faciale de l'appareil et de certaines applications. Cette technologie permettrait entre autre d'augmenter la confidentialité de données personnelles, et de protéger certains dossiers rangés à l'intérieur.

lundi 6 février 2012

5 millions de tablettes dans des foyers déjà équipés


5 millions de tablettes dans des foyers déjà équipésBusiness - Selon le cabinet Deloitte, 5 millions des tablettes vendues en 2012 dans le monde le seront auprès de foyers déjà équipés d'un terminal de cette catégorie.
Deloitte a livré la 11ème édition de ses prédictions mondiales pour le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT). En 2012, le cabinet estime que le multi-équipement en tablettes va se développer.
Cela signifie, pour Deloitte, que cette année ce sont ainsi 5 millions de tablettes qui « seront vendues à des personnes qui en possèdent déjà une ».
Diversification des modèles en vente
Cet équipement en tablettes par des foyers déjà équipés représentera ainsi 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans le monde d'après les calculs de Deloitte.
« Il a fallu plusieurs décennies avant que plus de 5% des ménages possèdent plus d’un téléphone, d’une voiture, d’une radio ou d’un téléviseur. Dans le cas des ordinateurs personnels et des téléphones cellulaires, il a fallu attendre plus de 10 ans. Pour les tablettes, on attendra moins de trois ans » commente l'analyste Duncan Stewart.
Côté marché, Deloitte table sur une diversification des tablettes en termes de taille, de puissance, de prix et de systèmes d’exploitation en fonction de l’utilisation qui en est faite.
Pour les opérateurs, ce niveau  d'équipement devrait avoir des conséquences. « Ce mouvement constituera un réel défi pour les opérateurs télécom qui devront faire face à l’augmentation du trafic et prendre en compte la diversité des comportements en matière de connectivité » analyse ainsi le cabinet.

http://www.zdnet.fr/actualites/5-millions-de-tablettes-dans-des-foyers-deja-equipes-39768237.htm#xtor=EPR-100

mardi 29 novembre 2011

L'autonomie des smartphones dopée par les proxy ?


Technologie - Si les nouvelles solutions matérielles se font attendre, des chercheurs ont réussi à baisser drastiquement la consommation d'un smartphone 3G à travers une solution logicielle.
Les smartphones ont beau être de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, ils souffrent tous d'un talon d'Achille : l'autonomie. La plupart de nos compagnons ont bien du mal à tenir plus d'une journée de consommation 3G intensive. Un problème de plus en plus dénoncé par les utilisateurs.
Par ailleurs, la finesse des terminaux ne permet pas vraiment d'augmenter le volume des batteries. Le choix du design a donc supplanté celui de l'autonomie. Mais avec une consommation data de plus en plus importante, ce problème va se poser de manière de plus en plus prégnante dans les prochaines années.
Les solutions matérielles comme les batterie à gaz liquide, à eau etc... se font attendre et malgré les promesses des fabricants, rien n'arrivera avant plusieurs années. Il faut donc chercher ailleurs.
Universel
Des scientifiques de l’université finlandaise d'Aalto affirment avoir réduit de 75% l'impact de la consommation data sur l'autonomie d'un smartphone à travers une solution logicielle.
Une solution assez simple d'ailleurs puisqu'il s'agit d'utiliser un serveur proxy au niveau de la connexion Web. Cette passerelle optimise le transfert de données en récupérant la requête (un lien cliqué par exemple), en moulinant le contenu avant de l'afficher, donnant donc plus d'air au processeur (normalement dédié à cette tâche) et donc à l'autonomie.

L'astuce n'est pas nouvelle. Opera Software met en avant cette utilisation pour son navigateur mobile. Mais dans ce cas, le but est d'accélérer l'affichage des pages en les compressant sur ses serveurs, pas délester la charge sur le processeur.
Mais l'astuce est universelle : elle s'applique à tous les smartphones, tous les navigateurs. C'est le réseau qu'il faut configurer de la sorte.

Pour l'équipe de chercheurs, la solution viserait d'abord les pays émergents où l'usage de l'Internet mobile flambe mais où les possibilités de recharge électrique sont rares. D'ailleurs, c'est dans ces pays que les moyens de recharge alternatifs sont les plus nombreux : en marchant, en pédalant, énergie solaire...

http://www.businessmobile.fr/actualites/l-autonomie-des-smartphones-dopee-par-les-proxy-39766069.htm

mardi 22 novembre 2011

NFC, domotique, jeux... : les projets de SFR en préparation

Technologie - SFR a présenté une série d'innovations et de projets liés à la mobilité développés avec des partenaires. Domotique, NFC, éducation, réalité augmentée sont à l'honneur. Tour d'horizon en images.

Les cubes Sifteo
Chacun de ces blocs intelligents est en réalité un mini-ordinateur. Ils sont connectés les uns avec les autres en NFC. Ils permettent de proposer des jeux de lettre ou des mini-jeux pour les enfants afin de leurs permettre de mieux appréhender l'espace. Chaque bloc interagit avec l'autre une fois qu'on les rapproche suffisamment.
Par Olivier Chicheportiche , businessMOBILE.fr

 
http://www.businessmobile.fr/actualites/nfc-domotique-jeux-les-projets-de-sfr-en-preparation-39765802.htm#xtor=EPR-100