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dimanche 23 décembre 2012

Le Big Data est-il soluble dans le Cloud public ?

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/12/20/le-big-data-est-il-soluble-dans-le-cloud-public/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121221&xtor=ES-6

Le 20 décembre 2012 (12:29) - par

Réuni au sein du prestigieux MIT, un groupe d’experts de l’industrie et de spécialistes de la donnée ont débattu sur le rôle, ainsi que sa fiabilité, du cloud dans le Big Data. Certains restent encore sceptiques, nous apprennent nos confrères de SearchCloudcomputing.
BigData
Un groupe de «  data scientists » et de ténors du IT d’entreprise se sont réunis la semaine dernière au très prestigieux MIT pour débattre de l’épineuse question de l’éthique et de la gestion de l’analytique des Big Data. Ces données en volume ont-elles oui ou non leur place au sein des clouds publics.
Lorsque la question fut posée à un panel de deux spécialistes de la donnée et un expert de l’industrie – quel rôle pour le Cloud dans le Big Data ? – le scepticisme était de rigueur, notamment autour de la confiance et de la fiabilité des nuages. « Nous allons continuer à investir dans notre infrastructure existante en interne », a ainsi affirmé Claudia Perlich, une responsable chez media6degrees, un société de recherche en marketing basée à New York. « Nos clients n’ont pas forcément confiance dans les fournisseurs de services Cloud, nous préférons contrôler autant que possible notre IT ». Elle ajoute que c’est dans l’intérêt de l’entreprise d’investir dans sa propre infrastructure, même si cela risque de coûter plus cher que de basculer vers un service de cloud public. Une entreprise, moins axée sur le traitement des données et qui utilise seulement les Big Data pour la prise de décision, pourrait certes avoir une autre vision, concède-t-elle.
Toutefois, de plus en plus d’entreprises ont commencé à placer les traitements de leurs Big Data dans le cloud, assure Mike Olson, le CEO de Cloudera, l’un des spécialistes des services et des applications bâtis sur Hadoop, présent lors de la conférence. Pas forcément parce que cela est moins cher – parfois c’est même l’inverse – mais de part les possibilités de scalabilité et de flexibilité que cela apporte, ajoute-t-il.
En fait, de nombreuses start-up du monde du Big Data sont nées en se reposant sur le cloud public, estimant que cela constitue le meilleur moyen pour conserver des coûts réduits d’administration et d’infrastructure, commente à son tour Tom Davenport, professeur à la Harvard Business School et au sien du Babson College. Il évoque également la prédominance des outils Open Source sur le marché des outils de Big Data comme une des raisons de l’adoption. Toutefois, il serait surpris de voir aujourd’hui de grandes entreprises externaliser leur traitement des Big Data sur le cloud public d’Amazon Web Services.
Un autre participant Rachel Schutt, statisticien chez Google Research, était quant à lui plus optimiste quant aux déploiements de Clouds privés pour supporter des projets atour du Big Data. Elle explique que le Big Data n’est généralement pas l’affaire d’une unique machine, mais nécessite une approche flexible (scale-out) pour assurer leur traitement. Une approche au sein de laquelle plusieurs modèles s’exécutent sur un parc de machines – ce qui accélère la notion de scalabilité. Les recherches menées sur le Big Data par Google reposent sur la propre infrastructure du groupe.
Un point sur lequel les membres du panel se sont accordés est la nécessité d’éduquer la prochaine génération de « data scientists », notamment en matière d’éthique. Alex « Sandy » Pentland, professeur au MIT Media Lab réfléchit avec l’Union européenne et les Etats-Unis à un « Data Bill of Rights ». « Ce doit être l’utilisateur qui contrôle ses propres données », affirme Pentland.
Mais il existe toutefois une forme de consensus lorsqu’il est question de confronter vie privée contre bien public et utilisation des techniques avancées de Big Data pour analyser l’information (comme l’enregistrement des données de santé ou le comportement des populations pour endiguer la propagation d’une maladie, par exemple). Avec l’accord des utilisateurs finaux évidemment, une approche plus invasive de l’analytique Big Data pourrait être très utile, soutient-elle enfin.

mercredi 7 novembre 2012

Le Big Data, nouvel outil dans la campagne présidentielle américaine

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/gestion-des-donnees/2012/11/06/le-big-data-nouvel-outil-dans-la-campagne-presidentielle-americaine/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121107&xtor=ES-6
Le 6 novembre 2012 (18:48) - par Cyrille Chausson

Loin des traditionnelles méthodes des instituts de sondage, l’analyse des Big Data, collectées sur le Web et sur les réseaux sociaux, s’est invitée dans la campagne présidentielle américaine. Définition de profils d’électeur, élaboration plus fine de campagne, le Big Data pourrait devenir un outil efficace dans une élection, en complément des sondages. SAP et Microstrategy y contribuent.
UneElection

Quoi de mieux qu’un contexte d’élection présidentielle pour faire parler les Big Data ? Alors que les Etats-Unis élisent leur prochain président, Microstrategy et SAP, deux cadres du segment de l’analyse des données en volume, recueillies notamment sur les réseaux sociaux, ont décidé d’illustrer les capacités de leur technologie respective en livrant des indicateurs sur l’électorat de chacun des deux candidats, Barack Obama et Mitt Romney. Le Big Data s’invite ainsi dans la campagne électorale, aux côtés des sondages, qui pour le coup prennent un coup de vieux.
« Les observateurs, tout comme les équipes des deux candidats, se reposent encore sur des méthodes classiques et laborieuses lorsque se pose la question de l’indice de popularité des candidats : celles des sondages, généralement menés par téléphone, oubliant du coup les personnes dont le numéro n’est pas référencé », note notre confrère allemand Süddeutsche Zeitung. Une méthode conventionnelle ? Trop. L’analyse des réseaux, et ainsi que celle des Big Data que ces nouveaux média génèrent, viennent ainsi apporter des indices, plus ou moins précis, à partir de données jusqu’alors peu traitées et analysées. Une analyse, qui à l’image d’une discussion de comptoir ou d’un diner, serait révélatrice d’un sentiment de l’électorat, ose notre confrère allemand.
Structurer les campagnes électorales
Au delà des reporting produits par les outils d’analyse de Microstrategy et de SAP, il apparait ainsi que la granularité des informations, plus fine, et l’identification des profils type, plus ciblés, sont davantage mises en relief. En s’appuyant sur sa plate-forme Wisdom, Microstrategy est par exemple parvenu à faire ressortir les préférences (anonymes) des potentiels électeurs d’Obama ou de Romney, en s’appuyant sur leurs actions sur Facebook (comme la fonction « like »). 535 000 « fans » d’Obama et 172 000 « fans » de Romney, tous basés aux Etats-Unis, ont été auscultés. Cette analyse a permis de créer des profils, rapporte en substance MicroStrategy : « où ils vivent, leur âge, ce qu’ils lisent, ce qu’ils regardent, ce qu’ils écoutent ; ce qu’ils mangent et boivent ; où ils sortent ». Pour au final, croiser la masse de données ainsi collectée et opérer des tris pertinents.
Evidemment, tant Microstrategy que SAP voient dans l’analyse des Big Data un outil affuté pour mettre en place des campagnes électorales plus ciblées. Comme par exemple, illustre MicroStrategy, sélectionner un lieu de campagne en fonction de ce qu’apprécient les fans Facebook d’un état particulier (un stade, un bar).
« Sonder » 5 millions de données
Chez SAP, l’approche se veut plus étendue et vise à donner une cartographie des tendances. Un peu à l’image des sondages, certes, mais opérée sur une somme d’informations gigantesque. L’éditeur de Hana, base de données in-memory, socle avec lequel a été réalisée l’analyse, a mis en place un programme de collecte de données en « sondant » 1 100 blogs, 93 plates-formes Internet, Facebook ainsi que 19 autres réseaux sociaux, associés à 350 sites d’informations. Au total, quelque 6 millions de contributions ont été glanées pour Romney, 5 millions pour Obama. « Les annotations sur Internet, comme par exemple sur les blogs, Facebook, Twitter ont évolué ces dernières années pour devenir « mainstream », à tel point que nous pouvons désormais mesurer l’humeur durant une élection », raconte Craig Downing, responsable SAP aux Etats-Unis, chez nos confrères de Süddeutsche Zeitung. Verdict : Obama était devant Romney lors de l’analyse, selon l’éditeur.
De quoi donner des idées aux instituts de sondage, souligne Paul Thurner, un professeur de l’Université de Munich, spécialisé dans la recherche en politique : « La connaissance reste toujours faible quant à la motivation des utilisateurs d’Internet, mais cette analyse logicielle de l’humeur et de l’état d’esprit devrait compléter les traditionnelles études représentatives dans le futur. »