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mardi 8 janvier 2013

Cloud : la pénurie de compétences s’accentue, selon IDC

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/economie/carriere/2013/01/07/cloud-la-penurie-de-competences-saccentue-selon-idc/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20130108&xtor=ES-6
 
Le 7 janvier 2013 (14:00) - par

Si le cloud reste une priorité n°1 des entreprises, il apparait que l’industrie peine à trouver les bons profils pour répondre à ce nouvel environnement. En 2012, 1,7 million de postes liés à l’informatique en nuage sont restés vacants dans le monde. En cause : le manque de formation et de certification.
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Quelque 1,7 million de postes liés au Cloud Computing dans le monde n’ont pas pu être pourvus en 2012 dans le monde à cause du manque de formation, de certification et d’expérience des potentiels demandeurs, nécessaire dans le monde de l’informatique en nuage, nous apprend une étude d’IDC.
La demande pour les professionnels du Cloud devrait croitre de 26% par an jusqu’en 2015 créant ainsi un nombre de postes vacants sur cette thématique de l’ordre de 7 millions dans le monde, prévoit le cabinet d’analystes dans un livre blanc intitulé  “Climate Change: Cloud’s Impact on IT Organisations and Staffing” (Changement d’environnement : l’impact du cloud sur l’emploi IT et les entreprises). Sponsorisé par Microsoft, ce document est basé sur les réponses de quelque 600 responsables du recrutement dans le monde.
IDC tire ainsi une vraie sirène d’alarme, précisant qu’il y a un besoin urgent de former les professionnels IT en place et d’encourager les étudiants à s’engager dans des formations sur le Cloud, et surtout dans les certifications. « Alors que nous entrons en 2013, le nombre de postes liés au Cloud va grandissant, mais cette progression est également accompagnée d’une dure réalité de terrain : les professionnels du IT dans le monde ont plusieurs tours de retard lorsqu’il s’agit d’acquérir les compétences nécessaires dans l’industrie du Cloud », affirme Cushing Anderson d’IDC.
Cet écart en matière de compétences est d’autant plus alarmant que presque deux-tiers des entreprises mondiales envisagent d’implémenter ou d’utiliser le Cloud et plus de 50% des entreprises s’accordent à dire que le nuage constitue une priorité. « A l’inverse des pénuries de compétences qu’a pu rencontrer l’industrie du IT, résoudre celle-ci est particulièrement difficile, étant donné que le Cloud met en avant de nouvelles compétences qui n’ont pas été développées ni souhaitées par le passé. Il n’existe pas de critères uniformisés en matière d’emplois dans le Cloud », ajoute l’analyste. Par conséquent, la formation et la certification sont essentiels pour préparer les potentiels candidats à travailler dans le Cloud, poursuit-il.
En EMEA, IDC prévoit une croissance de 24% par an du nombre de postes autour du Cloud pour atteindre 1,4 million en 2015. Mais, dans la région Asie-Pacifique, cette croissance devrait atteindre 32% par an. En 2015, le nombre d’emplois liés au cloud devrait ainsi dépasser les 2,3 millions dans la région.
Un manque de spécialistes Cloud difficile à combler
La pénurie de professionnel IT dits « Cloud Ready » est l’enjeu n°1 des entreprises qui cherchent à renforcer leurs capacités Cloud, souligne le rapport. « Le Cloud Computing est un élément clé dans la rentabilité des entreprises de part ses possibilités de réduction des coûts. Il représente également un moteur d’efficacité des entreprises vis-à-vis de leur client, commente Cushing Anderson. Par conséquent, une main d’oeuvre formée au cloud est essentiel à la bonne santé financière de l’industrie IT ».
IDC prévoit également que le nombre total de postes IT dans les entreprises progressera dans le monde de 4,3% par an dans les trois prochaines années pour atteindre 29,3 millions 2015.
Traduit et adapté de l’anglais par la rédaction

dimanche 23 décembre 2012

Le Big Data est-il soluble dans le Cloud public ?

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/12/20/le-big-data-est-il-soluble-dans-le-cloud-public/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121221&xtor=ES-6

Le 20 décembre 2012 (12:29) - par

Réuni au sein du prestigieux MIT, un groupe d’experts de l’industrie et de spécialistes de la donnée ont débattu sur le rôle, ainsi que sa fiabilité, du cloud dans le Big Data. Certains restent encore sceptiques, nous apprennent nos confrères de SearchCloudcomputing.
BigData
Un groupe de «  data scientists » et de ténors du IT d’entreprise se sont réunis la semaine dernière au très prestigieux MIT pour débattre de l’épineuse question de l’éthique et de la gestion de l’analytique des Big Data. Ces données en volume ont-elles oui ou non leur place au sein des clouds publics.
Lorsque la question fut posée à un panel de deux spécialistes de la donnée et un expert de l’industrie – quel rôle pour le Cloud dans le Big Data ? – le scepticisme était de rigueur, notamment autour de la confiance et de la fiabilité des nuages. « Nous allons continuer à investir dans notre infrastructure existante en interne », a ainsi affirmé Claudia Perlich, une responsable chez media6degrees, un société de recherche en marketing basée à New York. « Nos clients n’ont pas forcément confiance dans les fournisseurs de services Cloud, nous préférons contrôler autant que possible notre IT ». Elle ajoute que c’est dans l’intérêt de l’entreprise d’investir dans sa propre infrastructure, même si cela risque de coûter plus cher que de basculer vers un service de cloud public. Une entreprise, moins axée sur le traitement des données et qui utilise seulement les Big Data pour la prise de décision, pourrait certes avoir une autre vision, concède-t-elle.
Toutefois, de plus en plus d’entreprises ont commencé à placer les traitements de leurs Big Data dans le cloud, assure Mike Olson, le CEO de Cloudera, l’un des spécialistes des services et des applications bâtis sur Hadoop, présent lors de la conférence. Pas forcément parce que cela est moins cher – parfois c’est même l’inverse – mais de part les possibilités de scalabilité et de flexibilité que cela apporte, ajoute-t-il.
En fait, de nombreuses start-up du monde du Big Data sont nées en se reposant sur le cloud public, estimant que cela constitue le meilleur moyen pour conserver des coûts réduits d’administration et d’infrastructure, commente à son tour Tom Davenport, professeur à la Harvard Business School et au sien du Babson College. Il évoque également la prédominance des outils Open Source sur le marché des outils de Big Data comme une des raisons de l’adoption. Toutefois, il serait surpris de voir aujourd’hui de grandes entreprises externaliser leur traitement des Big Data sur le cloud public d’Amazon Web Services.
Un autre participant Rachel Schutt, statisticien chez Google Research, était quant à lui plus optimiste quant aux déploiements de Clouds privés pour supporter des projets atour du Big Data. Elle explique que le Big Data n’est généralement pas l’affaire d’une unique machine, mais nécessite une approche flexible (scale-out) pour assurer leur traitement. Une approche au sein de laquelle plusieurs modèles s’exécutent sur un parc de machines – ce qui accélère la notion de scalabilité. Les recherches menées sur le Big Data par Google reposent sur la propre infrastructure du groupe.
Un point sur lequel les membres du panel se sont accordés est la nécessité d’éduquer la prochaine génération de « data scientists », notamment en matière d’éthique. Alex « Sandy » Pentland, professeur au MIT Media Lab réfléchit avec l’Union européenne et les Etats-Unis à un « Data Bill of Rights ». « Ce doit être l’utilisateur qui contrôle ses propres données », affirme Pentland.
Mais il existe toutefois une forme de consensus lorsqu’il est question de confronter vie privée contre bien public et utilisation des techniques avancées de Big Data pour analyser l’information (comme l’enregistrement des données de santé ou le comportement des populations pour endiguer la propagation d’une maladie, par exemple). Avec l’accord des utilisateurs finaux évidemment, une approche plus invasive de l’analytique Big Data pourrait être très utile, soutient-elle enfin.

mardi 11 décembre 2012

Cloud : Gartner passe sur le grill les SLA d’Amazon et HP

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/datacenter-technologie/cloud-grid-computing/2012/12/10/cloud-gartner-passe-sur-le-grill-le-sla-damazon/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121211&xtor=ES-6
 
Le 10 décembre 2012 (17:10) - par

Dans un billet de blog, l’analyste Lydia Leong de Gartner assassine les accords de qualité de service (SLA) mis en place par AWS et HP. Trop complexes, incompréhensibles, structurés pour limiter les risques du fournisseur…Elle tire à boulets rouges, reconnaissant toutefois un léger mieux pour HP.
UnePAC
Inutiles et incompréhensibles. C’est ainsi que Lydia Leong, vice-présidente de la recherche au sein de la division Technology and Service Providers du cabinet d’analyste Gartner, qualifie les contrats de qualité de services (SLA – Service Level Agreement) de plusieurs fournisseurs de cloud d’infrastructure (Iaas), s’en prenant notamment à AWS (Amazon Web Services) et HP, dont l’offre de cloud public – bâti sur OpenStack -vient justement de sortir de ses phases de test.
Selon elle, le constat est quelque peu alarmant : les SLA ainsi que les compensations financières qui sont censées en découler sont le reflet de « risques partagés », qui tournent, dans le plupart des cas, à l’avantage du fournisseur de services. « Les SLA en matière d’Iaas peuvent facilement être structurés de façon à ce qu’il soit peu probable que [les clients] soient remboursés [à la suite d’une panne ou d’une interruption de services, NDLR], lance-t-elle sans ambages. Une façon de « réduire les risques financiers du fournisseur de service en cas de panne ».
Et de lancer une première salve en direction d’AWS, qui propose « le plus mauvais SLA de tous les principaux fournisseurs Iaas ». En cause, notamment : le fait que le n°1 du secteur  s’appuie sur la disponibilité des zones de disponibilité (Availibility Zone) (qui correspondent en fait à des data centers distincts), et non pas sur la disponibilité des instances. Ainsi, pour que le SLA s’applique, note l’analyste, AWS impose à ses clients de distribuer son application sur (au moins) deux zones de disponibilité distinctes. Le SLA est ainsi applicable si ces deux zones tombent en panne. Outre le fait que certaines applications peinent à s’adapter à ce contexte distribué, Lydia Leong pointe également du doigt le coût que cela induit.

Mieux chez HP, mais peu clair
Chez HP, qui a réagi au billet incendiaire de l’analyste, les exigences imposées par le groupe semblent davantage tournerà l’avantage du client, commente-t-elle. Le modèle choisi par HP amène le client à tenter de re-démarrer une instance défaillante dans une seconde zone de disponibilité (AZ), à la suite de l’interruption d’une première AZ. Si cette seconde ne démarre pas et que l’AZ n’est pas opérante, le SLA s’applique. Si cette distinction rend le niveau de qualité de service plus attrayant chez HP, que chez Amazon, il apparait toutefois qu’il illustre la complexité des règles et des termes employés dans les contrats de SLA. Trop verbeux, pas assez compréhensibles dans le texte.
Des taux de disponibilité très favorables aux fournisseurs
L’analyste s’en prend également à la méthode de calcul de la disponibilité, mise en place tant par AWS que HP. Les deux acteurs du Cloud garantissent ainsi un taux de disponibilité de 99,95% sur une base annuelle, et non mensuelle. Ce qui a pour conséquence de limiter les risques des fournisseurs en cas de petites pépins techniques. Sur l’année, ce taux de disponibilité autorise une interruption de services de plus de 4 heures et demi (en cumulé). Ramené au mois, il n’autoriserait plus que 21 minutes de panne sur une période de 30 jours (selon les calculs de l’analyste).
Enfin dernier écueil, tous les services ne sont pas couverts par un SLA. Les consoles d’administration par exemple, mais pire, les services de stockage en mode bloc semble également dissociés du contrat de garantie, un service sur lequel reposent pourtant de nombreuses applications, affirme-t-elle. « Si le service de stockage n’est pas disponible, peu importe que la machine virtuelle soit opérationnelle – elle ne sera utile en rien. »