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mardi 11 septembre 2012

Vers un smartphone autonome et qui s'adapte à son utilisateur

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/vers-un-smartphone-autonome-adapte-utilisateur

Par L'Atelier - Paris 11 septembre 2012  
smartphone intelligent
L'Université de Rice a mis au point un système qui combine l'ensemble des données permettant de comprendre les goûts et les priorités du propriétaire d'un téléphone. Cela, sans consommer trop de batterie.
Pour faciliter le développement de smartphones capables de prendre en compte le contexte d'utilisation, une équipe de l'université de Rice a mis au point un système capable d'agréger plusieurs sources d'informations, sans que l'appareil utilise trop d'énergie pour analyser ces sources. Le but : rendre les mobiles capables d'adapter la présentation des contenus, voire l'envoi d'information, et la gestion de la consommation, en fonction de l'usage, des goûts et des priorités. Selon l'équipe, des systèmes de prise en compte du contexte d'utilisation existent déjà (type d'applications téléchargées et utilisées, contacts favoris...), mais il serait difficile d'agréger et d'analyser des informations issues de différentes couches. Autre problème : ces applications d'étude du contexte consommeraient beaucoup de batterie, notamment en raison de certains capteurs plutôt gourmands.

Combiner trois sources de contexte

D'où le travail de l'équipe, qui a élaboré un dispositif embarqué prenant en compte trois sources : sites visités, appels téléphoniques et utilisation des applications. L'information contextuelle étant enrichie par les capteurs (accéléromètre, GPS, identification de la cellule radio, horloge...). Le système combine l'ensemble de ces informations afin d'obtenir une vision la plus complète du profil de l'utilisateur. Pour réduire la consommation de batterie que de telles solutions nécessitent, ils ont également mis au point un outil qui ne puise des données à une source que quand il devine qu'elle va être utilisée. Pour y parvenir, cela nécessite évidemment avant tout un travail d'observation de l'usage fait du téléphone, afin de rendre l'outil, baptisé SmartContext, capable de prédire quand il faut collecter des informations auprès des capteurs ou auprès des applications.

Réduire la consommation d'énergie

Si l'on en croit les scientifiques, cela permettrait de réduire de 60 % la consommation d'énergie des applications de compréhension du contexte. En ce qui concerne les usages, les scientifiques parlent de la mise en place d'applications d'affichage de ses sites préférés plus pertinentes que celles existant déjà, qui se basent sur les derniers sites ou les plus consultés récemment. Les mobiles pourraient également réorganiser l'organisation des applications en fonction de l'usage, et pré-télécharger celles considérées comme les plus susceptibles de plaire. Enfin, les chercheurs parlent de la mise en place de listes évolutives de ses dix contacts favoris.

dimanche 12 février 2012

La Tribune de Thomas Husson, Forrester : les tendances 2012 du mobile


Avis d'expert - Il y a 2 ans, dans un rapport intitulé '2010 mobile trends', j’indiquais que vous ne deviez pas compter sur moi pour titrer « 2010, l’année du mobile » pour la bonne et simple raison que les changements induits par la révolution mobile sont trop importants pour qu’on ne leur consacre qu’une seule année. Après tout, qui se souvient de l’année de la TV ou de celle d’Internet ?
Avec un doublement du nombre d’activations journalières de terminaux Android – passant de 350 000 à 700 000 entre avril et décembre derniers, il serait tentant de dire 2011 l’année d’Android. Ou peut-être était-ce l’année de la guerre des systèmes d’exploitation mobile, avec le virage stratégique de Nokia vers l’OS Windows de Microsoft.
Cependant la bataille n’est pas pour autant  terminée et de nombreuses autres tendances sont en train de façonner le marché, dont notamment la croissance des tablettes.  Je continue de penser que parler de l’année de « … »  n’a pas de sens car les nouvelles technologies mobiles ouvrent une période de transition qui va modifier significativement la façon dont les marques et les consommateurs interagissent.   
La plupart des tendances identifiées en 2011 restent d’actualité mais sont en train d’évoluer et de s’accélérer. Forrester a donc classé les nouvelles tendances 2012 en 4 catégories : business, ecosystème, attentes des consommateurs et technologies.
Le mobile est un vecteur clé de la stratégie d’entreprise
Les marques qui souhaitent accélérer le déploiement de leur stratégie mobile doivent :
•    Industrialiser le déploiement de services mobiles. L’ère du « test and learn » est terminée. Il faut maintenant anticiper les impacts du mobile sur l’organisation de l’entreprise , assurer l’intégration aux systèmes d’information et de CRM, déployer des plans de formation dans le cadre des projets digitaux et de la gestion du changement, et définir un mode de gouvernance pour le mobile. Il sera notamment de plus en plus important de définir de véritables indicateurs de performances pour mesurer la réussite des initiatives mobiles.
•    Elaborer une stratégie mobile au-delà des smartphones. L’émergence des tablettes en particulier - qui devraient atteindre un taux de pénétration de 12% parmi la population Européenne d’ici fin 2012 - exige une approche différente de celle des smartphones. Leur contexte d’utilisation diffère et ces nouveaux outils connectés ne sont réellement mobiles que pour une proportion décroissante des utilisateurs. Les tablettes vont cannibaliser le temps passé à domicile sur les smarpthones.
•    Différencier l’expérience utilisateur. L’avantage du premier entrant se réduit maintenant que la plupart des marques ont une présence minimum sur le mobile. La différentiation viendra davantage de la capacité à créer des expériences plus simples et encore plus intuitives qui utiliseront au mieux les caractéristiques uniques du mobile (intimité, immédiateté, contexte). L’importance accordée au design et à l’expérience client fera la différence.

L’écosystème mobile va accueillir de nouveaux entrants

En l’espace de 5 ans, Apple et Google ont révolutionné la chaîne de valeur traditionnelle des télécoms dominés par les marques de terminaux historiques et par les opérateurs qui contrôlaient la distribution des services mobiles. De nouveaux acteurs – venus d’horizons différents – devraient jouer un rôle nouveau. Les principales tendances attendues par Forrester sont les suivantes:
•    L’émergence des portefeuilles mobiles digitaux et leur capacité à aller au-delà du paiement. Les téléphones mobiles seront progressivement convertis en portefeuilles digitaux qui combinent non seulement le paiement, mais également, reçus, coupons et cartes de fidélité. Les consommateurs vont bénéficier de la facilité d’utilisation du téléphone pour régler leurs achats, en bénéficiant d’avantages avant et après la transaction (bons de réduction, information produits personnalisée sur le point de vente, points de fidélité, etc…). C’est tout le sens de l’approche d’un eBay/PayPal avec l’acquisition de sociétés come RedLaser, Milo, Where ou encore Hunch.
•    La guerre des OS n’est pas terminée. Si vous avez vraiment besoin d’une application native,  iOS et Android sont devenus incontournables. Il va y avoir de nouveaux morts et les blessés actuels vont avoir du mal à se redresser. Il y a terme de l’espace pour une 3ème plateforme OS. Windows est un bon candidat, mais même en exécutant leur stratégie parfaitement avec une nouvelle gamme de terminaux et un nouvel univers de marque, Nokia et Microsoft vont avoir du mal à s’imposer dès 2012.
•    Amazon et Facebook vont jouer un nouveau rôle dans la distribution de services mobiles. Amazon ne réussira pas à répliquer l’approche du Kindle sur le marché très encombré des smartphones pas plus que Facebook n’investissera avec succès dans un téléphone. Bien que leurs rôles respectifs dans l’univers mobile soient encore flous, Amazon et Facebook ont tous les atouts pour devenir des plateformes de distribution de contenus et services mobiles. L’utilisation de leur savoir-faire dans la gestion de communautés de développeurs ou dans leur capacité à faciliter la découverte de services mobiles par des outils de personnalisation et de recommandation en fera probablement des alternatives à l’Android Market ou à l’Apple Store.
Les attentes des consommateurs sont à la fois élevées et contradictoires
Les professionnels qui développent des services mobiles vont devoir prendre en compte les éléments suivants :
•    Les consommateurs attendent plus d’expérience contextuelles… Le téléphone mobile a  la capacité de collecter un nombre impressionnant d’informations sur son utilisateur et d’offrir de nouveaux services uniques au mobile et différents du PC. Les téléphones mobiles vont devenir les hubs de l’interaction consommateur, non seulement avec d’autres personnes, mais également avec d’autres services et machines, comme la TV, les voitures et même des appareils médicaux. Les produits physiques (des chaussures aux téléviseurs) vont de plus en plus avoir leurs compagnons digitaux et mobiles.
•    …Mais ils se préoccuperont plus de la confidentialité et de la sécurité. Lorsque les media ont réalisé que plusieurs acteurs du marché étaient en train de traquer où se trouvait l’utilisateur pour améliorer leurs services, ils ont provoque un tollé. La localisation géographique n’est d’ailleurs pas forcément l’élément central. Le téléphone mobile connait tout de son consommateur. Les préoccupations du consommateur portent 1/ sur l’utilisation commerciale de ses informations, et 2/ sur la sécurité, étant donné l’utilisation croissante du mobile banking et des transactions mobiles.
Les technologies émergentes ont besoin de standards et de taille critique pour réussir
Certaines technologies comme HTML5, le NFC ou encore le peronsal cloud computing vont susciter beaucoup d’enthousiasme. Et pourtant, il faut garder à l’esprit que:
•    Si HTML5 a fait d’énormes progrès, mais ce n’est encore pas la panacée. L’abandon de Flash par Adobe en fin d’année dernière et le support de HTML5 par des poids lourds de l’industrie comme Apple, Google, Amazon, et Microsoft ont multiplié son potentiel en tant que solution pour atteindre une cible plus large à moindre coût. Mais deux choses importantes constituent encore un frein : 1/ les différences d’expérience et de performance entre les applications natives et web sont notables et 2/ tirer parti de tous les avantages de HTML5 exige aussi une optimisation au niveau du terminal et de l’OS. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un choix exclusif (cf ma précédente tribune)
•    Malgré l’émergence du NFC, les usages resteront niches. Des douzaines de millions de terminaux NFC en provenance de nombreux constructeurs, dont enfin Apple, seront vendus en 2012. Les JO de Londres seront utilisés comme catalyseurs marketing pour  aider à présenter les nombreux usages potentiels de la technologie (cf ma tribune précédente). Mais au final, le faible parc installé, une expérience utilisateur limitée, un manque d’éducation consommateur et surtout un manque d’infrastructure vont limiter l’usage.
•    La notion de personal cloud va s’étendre mais... L’informatique dans les nuages est un concept très présent dans les directions informatiques. Pourtant de nombreux services comme Dropbox, Spotify ou encore iCloud d’Apple sont déjà une réalité pour les consommateurs.  Le personal cloud computing va prendre de l’importance et permettre d’offrir une palette de services accessibles à travers différents terminaux connectés mais sera limité par la capacité du réseau et son engorgement.
Thomas Husson est analyste au sein du cabinet d'études et de conseil Forrester Research, il contribue au blog Consumer Product Strategy Professionals. Ce billet a été reproduit avec l'autorisation de Forrester Research.

 http://www.businessmobile.fr/actualites/la-tribune-de-thomas-husson-forrester-les-tendances-2012-du-mobile-39768407.htm#EREC-103

dimanche 11 décembre 2011

E-commerce en France : les comportements des acheteurs et les sites gagnants


E-commerce en France : les comportements des acheteurs et les sites gagnantsAnalyse - Selon une vaste étude de PWC, la France dispose encore d'un important réservoir de croissance pour les achats en ligne. Les pure-players demeurent les grands gagnants du secteur tandis que les réseaux sociaux ont encore une influence très marginale pour passer à l'acte.
Chaque trimestre, les chiffres du commerce en ligne en France affichent des croissances insolentes. On compte désormais près de 20 millions de Français qui achètent en ligne et pour la période de Noël, ce sont pas moins de 7 milliards d'euros qui devraient être dépensés sur les sites marchands. Pour 2011, le chiffre d'affaires de l'e-commerce devrait dépasser les 37 milliards.
Mais au-delà des données brutes, il serait intéressant de se pencher sur les motivations, les choix et les processus d'achats des cyber-acheteurs. C'est à cette question qu'a tenté de répondre Pricewaterhousecoopers (PWC) à travers une vaste étude menée dans sept pays entre août et septembre dernier.
7000 web-acheteurs (uniquement de produits, pas de services) de 18 ans et plus ont ainsi été interrogés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et en Chine.
Le premier enseignement de cette étude, relativement étonnant, souligne que la France dispose encore d'un réservoir très important de cyber-acheteurs. En effet, 23% des sondés affirment avoir acheté en ligne pour la première fois l'année dernière. Ce flux constant de primo-acheteurs démontre la capacité de progression encore forte du marché.
Une fréquence d'achat en hausse
Le taux est quasiment deux fois plus élevé qu'en Grande-Bretagne (14%) qui dispose d'une maturité en matière de commerce en ligne plus ancienne et plus forte qu'en France.
L'étude montre également que les consommateurs "qui ont passé le cap" deviennent ensuite des fidèles du commerce en ligne. Ainsi, en France, 17% des sondés déclarent faire des achats en ligne toutes les semaines, 38% tous les mois et 28% trois ou quatre fois par an. Ils ne sont que 10% à réaliser des achats occasionnels. Et plus son expérience en la matière est ancienne, plus la fréquence des achats est importante.
Du côté des produits achetés, on observe d'importantes disparités. Si les consommateurs utilisent en priorité Internet pour acheter des produits culturels (62%), de l'électroménager (58%) et de l'informatique (68%), ils préfèrent se rendre en magasin pour l'alimentation (21%), les vêtements (34%), les meubles ou encore les bijoux et les montres.
Quant aux motivations, si le critère du prix arrive en tête de liste (31% des sondés), il est suivi de près par la praticité (28%), la rapidité (18%). La livraison à domicile et la meilleure information produit arrivent en derniers.
On observe également la bonne connaissance de l'offre par les cyber-acheteurs français. Ainsi, 31% des sondés savent d'avance vers quel site se tourner pour réaliser un achat. 21% utilisent un moteur de recherche et 17% se laissent guider suite à la réception d'un e-mail.
A l'inverse, seulement 7% vont sur un site d'e-commerce depuis un comparateur de prix, 2% suite à une publicité en ligne et 1% suite à une publicité TV ou extérieure. De quoi atterrer les annonceurs...
Et les réseaux sociaux ? Sur toutes les bouches depuis des mois, Facebook est-il un vrai support de la vente multi-canal ? Permet-il d'influencer les achats ? Pour PWC, la réponse est non. Si 45% des web-acheteurs utilisent les réseaux sociaux, et si 22% suivent des marques, seulement 5% déclarent acheter un produit motivé par cette communication. En Europe, le taux de conversion est le même.
Les réseaux sociaux et la publicité influencent peu les achats
Reste que PWC nuance un peu cette conclusion en soulignant que son étude se base sur les 18 ans et plus et que les résultats seraient supérieurs en prenant en compte une population plus jeune et plus à l'aise avec ces outils. Les prochains chiffres seront donc à observer de près.
De l'autre côté de la chaîne, qui s'arroge la plus grosse part du gâteau du commerce en ligne ? Les pure-players dominent largement avec 81% de pénétration. En France, si Amazon arrive en tête (44% des sondés y ont effectué au moins un achat cette année), les sites français (CDiscount, Venteprivée, Price Minister...) tirent bien leur épingle du jeu avec 5 places dans le Top 10. 60% des sondés se rendent sur au moins deux sites pour acheter.
D'ailleurs, dans tous les pays observés, si Amazon est souvent premier, les acteurs locaux sont toujours fortement présents, notamment en Chine où Taobao s'offre le luxe d'être devant son concurrent américain.
Les distributeurs traditionnels qui ont une présence en ligne revendiquent 66% de pénétration mais seulement 37% des sondés achètent sur au moins deux sites. Il y a donc encore des places à prendre, souligne PWC. D'autant plus que la notion de variété des produits et de confiance sont mis en avant par les sondés plutôt que le prix qui caractérisent les pure-players. Ces acteurs peuvent donc prétendre à une rentabilité bien supérieure à celle des pure-players.
Enfin, les marques ayant une vitrine en ligne touchent directement 33% des web-acheteurs, intéressés d'abord par la largeur de la gamme de produits disponibles. Un taux plutôt élevé. Et certains secteurs feraient bien de s'adapter, comme celui du luxe qui rechigne à développer la vente sur Internet. 45% des sondés s'informent en ligne sur ces produits et ont (24%) ou pourraient acheter (21%) de tels produits en ligne.

http://www.zdnet.fr/actualites/e-commerce-en-france-les-comportements-des-acheteurs-et-les-sites-gagnants-39766368.htm#xtor=EPR-100