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mercredi 17 octobre 2012

Le gouvernement veut des garanties sur l'emploi avant d'autoriser l'utilisation des fréquences 2G pour la 4G

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/le-gouvernement-veut-des-garanties-sur-l-emploi-avant-d-autoriser-l-utilisation-des-frequences-2g-pour-la-4g-39783658.htm#xtor=EPR-100


Le gouvernement veut des garanties sur l'emploi avant d'autoriser l'utilisation des fréquences 2G pour la 4GRéglementation - Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'Economie numérique semble adepte du "donnant-donnant".
Alors que les licences 4G ont été distribuées, certains estiment que les déploiements pourraient aller plus vite. L'idée formulée par Bouygues Telecom : convertir en 4G les fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
L'Arcep, l'autorité de régulation a lancé une consultation publique sur la question suite à une demande formelle du numéro trois français en juillet dernier. Et le gouvernement, par la voix de Fleur Pellerin,  la ministre déléguée à l'Economie numérique, ne semble pas hostile au projet.
Mais pas à n'importe quel prix. Ce "cadeau" fait aux opérateurs et surtout à Bouygues Telecom qui dispose d'un important réseau d'antennes 2G et qui est le premier à être concurrencé par Free Mobile, ne pourra pas se faire sans contre-parties.
La ministre entend bien trancher la question si les opérateurs et Bouygues en particulier font des efforts en matière d'emploi.
Hostilité d'Orange et de SFR
"Le gouvernement a pris ses responsabilités en présentant des mesures propres à stimuler le déploiement de la fibre et de la 4G. Dans ce cadre, nous relançons la 4G sur toutes les bandes de fréquences. Sur celle de 1800 Mhz tout est ouvert. Nous prendrons une décision début 2013 avec l'Arcep. Bouygues Telecom est celui qui, objectivement, a le plus pâti de l'arrivée de Free Mobile. Le gouvernement agit et j'invite Bouygues à reconsidérer l'ampleur de son plan de départs qui porte sur 556 postes", explique-t-elle au Figaro.
Si Bouygues veut du 1800 Mhz pour la 4G, il devra donc limiter la casse sociale. Reste qu'une décision favorable risque bien d'ulcérer Orange et SFR qui ont à plusieurs reprises dit tout le mal qu'ils pensaient d'une telle réaffectation.
"On demande une certains stabilité dans les décisions", s'agace Stéphane Roussel, nouveau p-dg de SFR. "On a dépensé 1 milliard d'euros pour les fréquences, on ne souhaite pas que l'Etat change les règles du jeu à court terme", poursuit-il.
Il s'agirait alors de laisser la primeur de la 4G à ceux qui ont investi pour, l'utilisation des 1800 Mhz pouvant être acceptée seulement dans un second temps. "Auquel cas, nous serons prêts", ajoute le p-dg.
Même tonalité de la part de Pierre Louette, Directeur général adjoint, Secrétaire général du groupe France Télécom Orange. "Le 'refarming' 1800 Mhz ne peut avoir pour seul objet de contourner des licences vendues 3,6 milliards d'euros, et d'avantager un acteur".En l'occurrence BouyguesTel.
L'Arcep tranchera la question en mars prochain. Le régulateur indique toutefois qu'elle "est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".

jeudi 27 septembre 2012

Conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G : Orange et SFR y sont opposés

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/conversion-en-4g-des-frequences-utilisees-pour-la-2g-orange-et-sfr-y-sont-opposes-39782922.htm#xtor=EPR-100

Conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G : Orange et SFR y sont opposésTechnologie - Le régulateur a lancé une consultation publique sur la question sous l'impulsion de Bouygues Telecom. Ses deux concurrents y voient un déséquilibre qui profiterait notamment à Bouygues ou à Free Mobile.
Rappel des faits. Fin 2011, l'Arcep a attribué les licences 4G aux opérateurs après une série d'enchères. Deux types de sésames ont été distribuées : dans la fréquence des 2,6 Ghz (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en ont obtenu une) et dans les 800 Mhz, les fameuses 'fréquences en or' où Free Mobile n'a rien obtenu.
Suffisant pour couvrir la demande ? Pas si sûr.  Avec l'explosion de la consommation data (risque d'engorgement) et surtout le problème récurrent de l'installation de nouvelles antennes dans les grandes villes comme Paris ou encore l'incompatibilité de l'iPhone 5 avec les fréquences 4G françaises, Bouygues Telecom plaide pour la conversion en 4G des fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
Rappelons que pour le moment, les 1800 Mhz sont exclusivement réservés au GSM. Moins qualitative que le 800 Mhz, cette bande est néanmoins plus efficace que les 2,6 Ghz.
Orange : "avantager un acteur"
L'appel a été entendu puisque l'Arcep, l'autorité de régulation a lancé une consultation publique sur la question suite à une demande formelle de Bouygues Telecom faite en juillet dernier.
Mais ses concurrents ne l'entendent pas de cette oreille et estiment qu'une telle mesure créerait un déséquilibre concurrentiel. "On demande une certains stabilité dans les décisions", s'agace Stéphane Roussel, nouveau p-dg de SFR.
"On a dépensé 1 milliard d'euros pour les fréquences, on ne souhaite pas que l'Etat change les règles du jeu à court terme", poursuit-il. Il s'agirait alors de laisser la primeur de la 4G à ceux qui ont investi pour, l'utilisation des 1800 Mhz pouvant être acceptée seulement dans un second temps. "Auquel cas, nous serons prêts", ajoute le p-dg.
Même tonalité de la part de Pierre Louette, Directeur général adjoint, Secrétaire général du groupe France Télécom Orange. "Le 'refarming' 1800 Mhz ne peut avoir pour seul objet de contourner des licences vendues 3,6 milliards d'euros, et d'avantager un acteur".
L'opérateur historique parle-t-il de Free, absent des 800 Mhz ? Or ce sont ces fréquences qui sont les plus pertinentes grâce à une couverture bien plus importante. Ou de Bouygues qui teste ce type de conversion ?
L'Arcep tranchera la question en mars prochain. Le régulateur indique toutefois qu'elle "est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".

mardi 25 septembre 2012

SFR : la 4G fin novembre et des forfaits associés à des services haut de gamme

A lire sur: http://www.businessmobile.fr/actualites/sfr-la-4g-fin-novembre-et-des-forfaits-associes-a-des-services-haut-de-gamme-39782833.htm#xtor=EPR-10010

Business - Moins de forfaits, plus de services, un réseau à haute vitesse : SFR mise sur l'innovation et la simplicité pour reprendre "un coup d'avance".
SFR avait promis une "révolution" pour ses nouvelles offres de rentrée. Sans aller jusque là, l'opérateur semble s'être mis en ordre de bataille pour reprendre la main dans le marché du mobile secoué par l'arrivée de Free.
"Nous allons reprendre ce coup d'avance, cet esprit pionnier qui est notre ADN. Nous annonçons une grosse offensive", a ainsi déclaré Stéphane Roussel, nouveau p-dg de SFR lors d'une conférence de presse ce lundi.
Il faut dire que le groupe a souffert ces derniers mois. Après avoir perdu 620 000 clients lors des trois premiers mois de l'année, le numéro deux français en a perdu encore 53 000 entre avril et juin. Financièrement parlant, l'activité mobile a reculé de 8,8 % à 3,8 milliards d'euros au premier semestre, tandis que le bénéfice opérationnel a baissé de 10,3 %, à 1,1 milliard.
Fidèle à ses habitudes, SFR entend se démarquer par le réseau.  L'opérateur annonce d'abord la généralisation du Dual Carrier (ou DC-HSDPA+) à 60% de la population d'ici la fin de l'année.
4G : les terminaux seront là
Rappelons que cette ultime évolution de la 3G+ permet d'atteindre un débit théorique de 42 Mb/s, le double du HSPA+ classique qui couvre déjà 88% de la population. Une annonce qui tombe à pic : les terminaux compatibles commencent enfin à se multiplier avec l'iPhone 5 ou encore le HTC One XL et le Motorola Razr HD.
Surtout, comme avec la 3G, SFR veut être le premier à lancer commercialement la 4G. L'opérateur annonce une ouverture commerciale à Lyon le 28 novembre prochain, pour le grand public et les entreprises.
Le choix de la ville n'est pas un hasard. L'opérateur, comme ses concurrents, éprouve toutes les difficultés du monde à déployer de nouvelles antennes à Paris même si les choses viennent de se débloquer avec un accord avec la Mairie. "Les accords vont dans le bon sens, mais ça reste encore compliqué", nous explique Stéphane Roussel.
"Pour autant, la 4G va arriver vite à Paris tout comme dans d'autres grandes villes entre la fin 2012 et le début 2013", promet de son côté Pierre-Alain Allemand, directeur général Réseaux de SFR.
L'opérateur souligne que des terminaux (smartphones et clés) seront disponibles en nombre. Quant aux offres, la 4G sera proposée à travers les nouveaux forfaits Carrés à partir de 49,99 euros par mois que l'opérateur a annoncé aujourd'hui.
Ces offres ont été considérablement simplifiées, ce qui n'était pas un luxe. Le catalogue de SFR compte désormais 6 forfaits contre 38 il y a un an. Comme prévu, la plupart sont articulés autour de la data et pas de la voix.
En voici le détail :
1 heure d'appel : 14,99 euros par mois
2 heures d'appel et 500 Mo : 24,99 euros par mois
Illimité voix + 500 Mo : 39,99 euros par mois
Illimité voix + 2 Go (en Dual Carrier et/ou en 4G) + le Multisurf (deux cartes SIM pour surfer sur une tablette avec le même forfait) + 2 Go de stockage en ligne avec Dropbox : 49,99 euros par mois.
Illimité voix + 4 Go (en Dual Carrier et/ou en 4G) + le Multisurf + Dropbox : 69,99 euros par mois.
Illimité voix + 6 Go (en Dual Carrier et/ou en 4G) + le Multisurf + Dropbox : 89,99 euros par mois.
Une remise de 2 euros à 15 euros par mois est offerte en cas de Multi-packs, si l'abonné est en même temps client à une offre ADSL ou fibre de SFR.
Enfin, l'opérateur étoffe également son offre low-cost RED qui compte 460 000 clients. Afin de mieux faire le poids face à Sosh, B&You et Free Mobile, SFR offre un peu plus de data avec un forfait voix illimitée + 1 Go à 19,90 euros par mois et un forfait illimité voix + 3Go à 24,90 euros par mois.
Des services haut de gamme pour justifier des écarts de prix
Comme Orange avec ses nouveaux Origami, SFR assume totalement le surcoût de ses offres face à un Free Mobile ou aux autres offres low-cost. Il met évidemment en avant son réseau mais surtout de nouveaux services associés.
Les offres de 2 à 6 Go permettent donc le Multi-surf  avec 2 cartes SIM qui partagent la data pour connecter sa tablette ou son PC sans abonnement supplémentaire. Une possibilité très attendue qui arrive enfin chez les opérateurs. Rappelons que ces derniers avaient bien tenté de vendre des forfaits supplémentaires pour tablettes. Ce qui frisait l'escroquerie...
Avec Dropbox, l'espace de stockage pour les clients SFR sera donc de 4 Go avec les 2 Go offert par défaut par l'application. Quant au service SFR TV, il supporte désormais un mode haute qualité (HQ)

Les services Carrés lancés en avril couvrent désormais tous les forfaits. Ils incluent le renouvellement de mobile au tarif nouveau client tous les 24 mois, 15 jours pour essayer son mobile et l’échanger, prêt d’un mobile en cas de problème.
De nouveaux services Carrés baptisés Gold viennent enrichir les forfaits 2 et 4 Go. On y trouve le renouvellement de mobile proposé au tarif nouveau client tous les 21 mois, le prêt d’un mobile équivalent en cas de problème, la prise de rendez-vous avec un conseiller en espace SFR, un service clients dédié Gold et l’intervention à domicile garantie dans les 24h en cas de panne de la box.
Enfin, des services Carrés Platine sont associés à l'offre 6 Go à 89,99 euros par mois. Ils incluent le renouvellement de mobile proposé au tarif nouveaux clients tous les 18 mois, la livraison à domicile d’un mobile de remplacement en cas de panne, l’accès prioritaire en espace SFR, un service client dédié Platine sans serveur vocal avec un service cocooning de bout-en-bout et un coach informatique pouvant, à la demande du client, prendre la main à distance sur l’ordinateur.
Toujours au rayon services, SFR indique que ses clients pourront en octobre effectuer leurs achats dans Google Play Store sans avoir à fournir leurs coordonnées bancaires. Ces achats seront portés directement sur leur facture SFR qui est donc le premier en France à proposer cette option bien pratique.
Suffisant pour reprendre la main ? Une offre de services haut de gamme permettra-t-elle de mieux valoriser les forfaits avec subvention et de retenir des clients attirés par les prix bas ?
La filiale de Vivendi refuse de donner des objectifs mais promet encore des nouveautés. Une "nouvelle révolution qui donnera le pouvoir au client", promet Stéphane Roussel.
On en saura plus en octobre mais déjà un site de 'teasing' vient d'être mis en ligne : joemobile.fr. Doit-on s'attendre à une nouvelle marque ?
Avec Mastercard, une carte de paiement prépayée et NFC
Visiblement sur tous les fronts, SFR a également annoncé une offensive dans le paiement avec un partenariat avec Mastercard autour d'une carte prépayée baptisée "SFR PayCard". Elle permet de payer l’ensemble de ses achats dans les 34,3 millions de points de vente en France, à l’international et sur Internet. Elle offre aussi la possibilité de retirer de l’argent dans tous les distributeurs automatiques en France et auprès du réseau MasterCard à l’étranger. Elle est également NFC.

Commercialisée au prix de 14,90 euros et valable un an, elle ne nécessite pas d’ouverture de compte bancaire et peut être rechargée en espèce, par carte bancaire ou gratuitement par virement bancaire.
Elle est également associée à une application Android et iOS pour suivre ses dépenses et devrait à terme à être complètement dématérialisée. "C'est notre premier pas dans le M-Wallet. On vise les jeunes qui n'ont pas de compte bancaire ou encore les consommateurs qui ne veulent prendre aucun risque lors de leurs achats en ligne", explique l'opérateur.

dimanche 16 septembre 2012

Très haut débit : Fleur Pellerin accélère le calendrier mais lève le pied sur la fibre optique

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/tres-haut-debit-fleur-pellerin-accelere-le-calendrier-mais-leve-le-pied-sur-la-fibre-optique-39782519.htm#xtor=EPR-100

Très haut débit : Fleur Pellerin accélère le calendrier mais lève le pied sur la fibre optiqueRéseaux - Fleur Pellerin, la ministre en charge de l'Economie numérique fixe à 2022 l'année du "très haut débit pour tous" en pariant sur un mix technologique.
Le déploiement du très haut débit en France semble prendre un nouveau virage sous l'impulsion du nouveau gouvernement. Un nouveau virage qui s'apparente plus à une remise à plat.
Rappelons que le plan national THD mis en place par la précédente majorité prévoyait une couverture de 100% de la population en 2025 en se concentrant presque exclusivement sur un réseau en fibre optique.
Or, il est très vite apparu que si les déploiements en zones denses ne posaient pas de problèmes, la couverture dans les zones peu denses voire rurales relevait du défi économique. Le manque de financement a ainsi très vite été dénoncé par les collectivités et les élus.
Fidèle à la promesse électorale du candidat-président François Hollande, Fleur Pellerin, la ministre en charge de l'Economie numérique, vient d'annoncer une accélération du calendrier. Le très haut débit pour tous est donc désormais fixé à 2022.
Consciente des lacunes du modèle économique autour de la fibre optique (accentué par les difficultés financières des opérateurs), la ministre plaide désormais pour un mix technologique où coexisteront fibre optique, 4G et VDSL2.
Solutions complémentaires
Une vision qui est d'ailleurs validée par l'Arcep, le régulateur des télécoms. "Même si l'accès de tous, à terme, au FTTH doit être notre horizon, il est nécessaire de recourir à des technologies comme à des solutions économiques complémentaires pour répondre au mieux aux besoins variés de chaque territoire. La multiplication des solutions techniques et économiques permettant d'aller vers le très haut débit rend de plus en plus nécessaire une efficace coordination entre les projets de montée en débit et les projets FTTH", a déclaré son président Jean-Ludovic Silicani.
La perspective d'une France fibrée de bout en bout passe donc à la trappe. Réalisme économique ou erreur stratégique ? Limiter la fibre optique aux zones denses et très denses n'apparait-il pas comme un coup d'épée dans l'eau puisque l'ADSL est confortable dans ces zones ? La faiblesse des abonnements FTTH illustre ce constat.
Par ailleurs, les alternatives proposées par le gouvernement pour le reste du territoire risquent de ne pas tenir toutes leurs promesses.
Le déploiement de la 4G prendra également du temps et les opérateurs couvriront d'abord les zones rentables même si les investissements sont inférieurs à ceux pour la fibre. Quant à son adaptation pour l'Internet fixe dans les zones reculées, son efficacité doit être validée. Souvenons-nous de l'échec du WiMax.
Le VDSL2 de son côté présente des atouts mais aussi pas mal de contraintes. Cette technologie est économique car elle permet à moindre coûts de booster le réseau cuivre classique (utilisé pour l'ADSL) et le hisser à 50 Mb/s théoriques en exploitant les infrastructures existantes.
Pour autant, cette technologie n'offre des débits supérieurs à l'ADSL que sur de courtes distances. Au-delà d'un kilomètre entre le NRA et la prise terminale, le gain devient négligeable. Le VDSL2 est donc finalement peu pertinent dans les zones reculées qui seraient pourtant la cible de cette technologie...
Comme l'explique Pierre Col, notre bloggueur spécialisé dans les réseaux : "À mes yeux, la difficulté posée par le VDSL2 pour la France vient de ce que, pour faire simple, c'est une bonne solution pour les villes, mais pas pour les campagnes. L'autorisation du VDSL2 pourrait effectivement permettre aux opérateurs de basculer à moindre coût une bonne partie des clients citadins, pour des investissements faibles.
VDSL2 : une fausse bonne idée ?
Mais alors, une fois le marché du très haut débit ainsi « écrémé », quelle sera la volonté et l'intérêt des grand opérateurs d'aller déployer la fibre en zones rurales ? Et ce même si le VDSL2, qui leur aura coûté moins cher que la fibre pour le développement en zone urbaine,  leur procurerait une marge de manœuvre plus importante pour financer en partie un tel investissement ?".
Ainsi, les "défenseurs du très haut débit rural , parmi lesquels les collectivités concernées, s'opposent au VDSL2, et militent pour un changement d'infrastructure avec un passage aussi rapide à la fibre optique plutôt qu'une prolongation de la durée de vie des bonnes vieilles lignes téléphoniques en cuivre".
Les opérateurs plaident évidemment pour une montée en puissance du VDSL2 bien moins douloureuse pour leur bilan. Reste un dernier problème : le VDSL2 n'est toujours pas autorisé et les retards s'accumulent.
Rappelons que l'Arcep a confié, depuis 2002, à un comité d'experts indépendants, le soin d'émettre des avis sur les technologies nouvelles demandées par les opérateurs, notamment le VDSL2.
Le régulateur précise donc qu'"à l'issue de l'ensemble de ces travaux, le comité sera amené à rendre librement un avis sur l'introduction du VDSL 2 et pourrait accompagner cet avis des prescriptions techniques appropriées. Les travaux du comité doivent donc se poursuivre sereinement et sans précipitation, afin de s'assurer que cette nouvelle technologie ne va pas détériorer les services existants".

"L'achèvement des études en cours sur le VDSL dépendra de la nature des problèmes qui pourront être rencontrés au cours des expérimentations. Nous pouvons simplement espérer que ces travaux seront conclus début 2013. Cette étape franchie, et sous réserve que l'avis du comité soit positif, France Télécom disposera alors d'un délai de 6 mois pour autoriser l'utilisation de cette nouvelle technologie par les opérateurs dégroupeurs. Le rendez-vous est donc au début de l'automne 2013", explique Jean-Ludovic Silicani.
Les communes proposent d'autres solutions
Enfin, la vision du gouvernement semble s'opposer à celle des communes qui plaident pour un passage à la fibre. Yves Rome, président de l'Avicca, l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel en appelle à l'Etat et aux opérateurs.
"Je ne sous-estime pas la difficulté qu’il y a pour chacun à réunir le financement de ces investissements. Mais il ne s’agit pas d’un puits sans fond. Toutes les études récentes ont montré qu’investir dans les réseaux de communications électroniques était porteur de développement et d’activité", explique-t-il.
Et d'avancer d'autres solutions pour parvenir à boucler le financement des investissements. "Il faut organiser les flux pour financer cette transition, les mutualiser. De nombreux mécanismes sont possibles pour cela. Il suffit d’un euro sur chaque abonnement mensuel, en moyenne, soit 4% de la facture actuelle, pour construire le réseau du XXIe siècle. Qui peut penser que c’est trop, que c’est impossible ?"
Et d'ajouter : "Comme pour l’électricité, nous devrions instaurer une contribution au service public des communications électroniques, et pas seulement pour le Très haut débit, pour pallier les carences de déploiement du mobile aussi."
Autres pistes proposées par l'Avicca, la mise en place d’offres activées communes aux réseaux d’initiative publique (RIP), ou un mécanisme d’extinction du cuivre qui constitue la solution la plus radicale mais peut-être la plus efficace pour faire émerger une vraie France du très haut débit.

dimanche 5 août 2012

La conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G à l'étude

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/la-conversion-en-4g-des-frequences-utilisees-pour-la-2g-a-l-etude-39774844.htm#EREC-103

Réglementation - L'Arcep, le régulateur des télécoms, vient de lancer une consultation publique sur la question. La réutilisation de ces fréquences permettrait d'accélérer le déploiement du très haut débit mobile.
On le sait, fin 2011, l'Arcep a distribué les licences 4G s aux opérateurs après une série d'enchères. Deux types de sésames ont été distribuées : dans la fréquence des 2,6 Ghz (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en ont obtenu une) et dans les 800 Mhz, les fameuses 'fréquences en or' où Free Mobile n'a rien obtenu.
Suffisant pour couvrir la demande ? Pas si sûr.  Avec l'explosion de la consommation data (risque d'engorgement) et surtout le problème récurrent de l'installation de nouvelles antennes dans les grandes villes comme Paris, certains opérateurs comme Bouygues Telecom plaident pour la conversion en 4G des fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
Levée de la restriction au GSM
Moins qualitative que le 800 Mhz, cette bande est néanmoins plus efficace que les 2,6 Ghz.
L'appel a été entendu puisque l'Arcep, l'autorité de régulation, vient d'annoncer l'ouverture d'une consultation publique sur la question suite à une demande formelle de Bouygues Telecom faite en juillet dernier. Il s'agit de savoir si les fréquences de la 2G peuvent être utilisées à d'autres fins, notamment pour faire passer la 4G.
Rappelons que pour le moment, les 1800 Mhz sont exclusivement réservés au GSM.
L'Arcep précise que "dans un délai de huit mois à compter de la réception de cette demande, l'Autorité notifie au demandeur la conclusion de son réexamen ainsi que, le cas échéant, les nouvelles conditions d'autorisation qu'elle envisage pour l'utilisation des fréquences. A cet égard, l'Autorité est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".
Des  travaux préparatoires sont d'ores et déjà menés en concertation avec les acteurs, notamment par le biais d'auditions des opérateurs mobiles. La consultation publique s'achèvera le 28 septembre prochain.

mardi 3 juillet 2012

SFR sera le premier à proposer la 3G et la 4G à ses clients dans le métro parisien

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/sfr-sera-le-premier-a-proposer-la-3g-et-la-4g-a-ses-clients-dans-le-metro-parisien-39773653.htm#xtor=EPR-100


Technologie - L'opérateur a signé un accord non-exclusif avec la RATP. La couverture dans les stations et les rames sera progressive et atteindra 75% des voyageurs fin 2014. D'autres opérateurs pourront offrir le même service.
Surfer sur son smartphone dans le métro parisien va-t-il enfin devenir une réalité ? L'attente est forte. Selon la RATP, la régie autonome des transports parisiens, 50% des 11 millions de voyageurs quotidiens sur le réseau utilisent leur téléphone en déplacement et 36% ont un smartphone.
Une chose est sûre, le réseau 2G (Edge) qui couvre toutes les lignes est aujourd'hui largement insuffisant. "C'est un sujet majeur, on ne peut pas accepter cette rupture de service notamment pour accéder à nos propres services en temps réel sur un smartphone", souligne Pierre Mongin, p-dg de la RATP lors d'une conférence de presse ce lundi.
Il y a quelques semaines, l'annonce de l'espagnol Gowex promettant un réseau Wi-Fi gratuit dans le réseau a fait long feu. Le buzz a été largement surestimé puisque ce Wi-Fi ne couvrira que quelques stations et pas les rames.
En fait, c'est bien du côté de la 3G qu'il faut regarder. La RATP a ainsi lancé en 2011 un appel d'offres visant les quatre opérateurs de réseau que sont Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR afin de permettre une connexion 3G dans ses installations.
Avantage concurrentiel pour SFR
Aujourd'hui, la régie annonce que SFR sera le premier à offrir le service à ses clients, à travers un accord non-exclusif. Bonne nouvelle, la 4G est également concernée par l'accord.

Dès la rentrée 2012 (en octobre), SFR ouvrira le service 3G sur 2 pôles, Châtelet et Gare de Lyon (quais, gares, salles d’échanges, trains). L’intégralité des stations de la ligne 1 du métro ainsi que la grande majorité des gares des lignes du RER A et B seront couvertes en 2013.
 D’ici fin 2014, SFR s’est engagé à équiper en 3G et en 4G, les 170 principales stations du réseau (métro et RER) proposant le service à 75% des voyageurs. La totalité des stations de la RATP sera équipée d’ici fin 2015.
Concrètement, c'est la RATP à travers ses filiales TelCité et Naxos qui déploiera les équipements passifs (les antennes) et qui en restera propriétaire. Mais SFR co-investira dans ce déploiement et devra en outre payer une redevance annuelle pour l'occupation du domaine.
Bonne affaire pour la RATP
Les montants versés par SFR n'ont pas été divulgués mais on imagine qu'ils représentent une bonne affaire pour la régie. C'est également une bonne affaire pour SFR en termes de business et d'image puisqu'il sera le premier à proposer le haut débit mobile à ses clients dans le métro. Ce qui pourra représenter un argument de vente.
Pour autant, l'accord est ouvert et non-exclusif. "C'est un avantage indiscutable pour les clients de SFR mais cet avantage n'est pas exclusif. D'autres détenteurs de licence mobile pourront le rejoindre avec les mêmes conditions", ajoute Pierre Mongin.
On peut d'ailleurs s'étonner de l'absence des concurrents de SFR étant donné l'attente des utilisateurs et l'avantage concurrentiel permis par un tel accord. "SFR a été le plus rapide à prendre une décision. Par ailleurs, ils ont une ambition de service qui s'est plus fortement exprimée que les autres. Enfin, ils ont une vraie compréhension de nos attentes, notamment en termes de calendrier", nous explique le p-dg de la RATP.
Selon La Tribune, les concurrents de SFR ne se seraient pas empressés de signer l'accord car ils jugent la redevance exigée par la RATP trop chère. L'obligation d'acheter des prestations télécoms aux filiales télécoms de la régie aurait également fait grincer des dents.
Reste que Bouygues Telecom et Orange ne devraient pas laisser SFR seul sur le terrain du haut débit mobile dans le métro...

mercredi 27 juin 2012

France : de nouvelles fréquences 4G en perspective ?

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/france-de-nouvelles-frequences-4g-en-perspective-39773395.htm#EREC-103

France : de nouvelles fréquences 4G en perspective ?Réglementation - L'Arcep, le régulateur des télécoms, plancherait sur la conversion des fréquences allouées à la 2G en 4G. L'avantage serait double : diminuer le problème des nouvelles antennes et permettre à Free Mobile de plus rapidement se lancer dans le très haut débit mobile.
On pensait le dossier de l'attribution des licences 4G bouclé. Ce n'est peut-être pas encore le cas. Fin 2011, l'Arcep a distribué ces sésames aux opérateurs après une série d'enchères.
Deux types de licences ont été distribuées : dans la fréquence des 2,6 Ghz (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en ont obtenu une) et dans les 800 Mhz, les fameuses 'fréquences en or' où Free Mobile n'a rien obtenu.
Or ce sont ces fréquences qui sont les plus pertinentes grâce à une couverture bien plus importante. Si Free a obtenu un "droit à l'itinérance" avec SFR, il pourrait finalement aller plus vite que prévu.
Selon Les Echos, le régulateur plancherait sur la conversion en 4G des fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G. Moins qualitative que le 800 Mhz, cette bande est néanmoins plus efficace que les 2,6 Ghz.
Implanter de nouvelles antennes est très compliqué
L'Arcep serait sur le point de lancer une consultation publique sur la question afin d'organiser cette réallocation. Pour autant, rien n'oblige les opérateurs qui exploitent actuellement le 1800 Mhz à vendre des bouts à son concurrent, surtout dans le contexte actuel.
Les Echos rappellent néanmoins que "l'Europe exige que « soient respectés le principe d'égalité et les conditions d'une concurrence effective » entre opérateurs. Traduction : l'Arcep peut donner un coup de pouce à Free Mobile (qui n'existait pas à l'époque où le 1800 MHz a été attribué) si elle juge que l'avantage concurrentiel offert à ses concurrents est trop important". Reste la question du prix et du calendrier.
Cette réallocation n'est par ailleurs pas seulement destinée à favoriser Free. En basculant les 1800 Mhz de la 2G à la 4G, les opérateurs pourraient exploiter leurs réseaux d'antennes 2G déjà existant pour proposer de la 4G.
Or, on sait bien que le déploiement de nouvelles antennes se révèle de plus en plus compliqué, notamment à Paris qui selon tous les acteurs du mobile est très en retard. En mettant en place cette solution, le régulateur enlèverait une sacré épine dans le pied des opérateurs.

samedi 23 juin 2012

Orange allume son réseau 4G à Marseille

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/orange-allume-son-reseau-4g-a-marseille-39773229.htm#xtor=EPR-10010

Technologie - Le très haut débit mobile est opérationnel dans la ville. Opérationnel mais pas pour tous le monde, l'opérateur lance d'abord un pilote auprès de 2500 de ses clients et employés. Les premières offres nationales ne seront pas lancées avant la première moitié de 2013.
Reportage à Marseille – La course à la 4G est belle et bien lancée. Après Bouygues Telecom à Lyon et le lancement d'un pilote à Marseille par SFR, Orange a également choisi la Cité phocéenne pour ouvrir officiellement son réseau. La 4G est donc dès aujourd'hui opérationnelle (150 antennes déployées dans la ville), mais comme chez SFR, il s'agit d'abord d'un pilote. Pas d'offre commerciale mais un test en grandeur nature qui sera proposé à 2.500 clients et salariés d'Orange.
En l'absence de terminaux 4G type smartphones, ils seront équipés de clés 4G à brancher sur leur PC portable ou de tablettes Galaxy Tab de Samsung compatibles. « Nous procédons toujours de la sorte, il faut mener des tests en grandeur nature avant de se lancer nationalement », nous précise Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange.
Produit d'appel de la 4G : jeux en cloud multijoueurs
Inutile de rappeller les avantages du très haut débit mobile pour écouler le trafic data exponentiel des mobinautes. Orange promet une 4G dix fois plus rapide que la 3G avec un débit théorique de 150 Mb/s (30 à 40 en pratique) complété avec une super 3G+ (42 Mb/s) qui couvre déjà la moitié de la population.
Outre la vitesse, Orange espère séduire avec des usages spécifiques censés être des produits d'appel comme les jeux en cloud multijoueurs en mobilité ou encore la TV avec une image de haute qualité.
Bonne nouvelle, les entreprises ne sont pas oubliées avec l'amélioration visible de certains services déjà disponibles en 3G comme l'accès à distance à son espace de travail (à travers l'offre de cloud Forfait Informatique), la vidéoconférence, le travail collaboratif et l'échange de documents ultra-rapide.
Quel calendrier : lancement national au second semestre 2013 ?
Reste la question du calendrier. Si plusieurs pilotes vont être lancés d'ici la fin de l'année dans plusieurs villes comme Lyon et Nantes (Paris pose néanmoins d'importants problèmes, lire l'interview de Stéphane Richard), il ne faut pas compter sur un lancement national avant le premier semestre 2013.
Comme avec la 3G, la couverture sera progressive. Orange table sur 50% de la population eligible à la 4G à mi-2014. Dans le même temps, la 3G+ à 42 Mb/s continuera à monter en puissance (60% de la population couverte à fin 2012).
Enfin, quel sera la modèle économique de la 4G ? Il est pour le moment jalousement gardé par Orange mais on peut déjà se demander si des offres en fonction des usages seront proposées. En effet, qui dit 4G dit nouveaux services comme le cloud-gaming ou la TV. Surtout, les opérateurs cherchent avant tout à mettre la data au cœur de leurs offres pour compenser la baisse de leur chiffre d'affaires, on pourrait alors voir apparaître des forfaits différenciés.
Des forfaits 4G différenciés selon les usages et la conso data ?
On peut imaginer une 4G à bas coût (best effort) pour simplement surfer, lire ses mails, faire du Facebook et une 4G optimisée (donc plus chère) avec le support de services plus gourmands en bande passante. Ou encore proposer un Internet prioritaire pour les clients aux forfaits les plus onéreux comme le fait Bouygues Telecom Entreprises.
Interrogée sur ce point, Delphine Ernotte confirme cette réflexion : « On se pose la question de la différenciation tarifaire car regarder ses mails et faire de la vidéo, ce n'est pas la même chose. Mais nous n'en sommes qu'aux prémices du marketing de la 4G. »
On ne doit donc pas trop espérer une 4G universelle pour tous (un peu comme la 3G actuelle) où seul le volume de data articule les différences tarifaires.

mercredi 6 juin 2012

4G : France Télécom n'est pas opposé à une mutualisation avec Free ou un autre

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/4g-france-telecom-n-est-pas-oppose-a-une-mutualisation-avec-free-ou-un-autre-39772494.htm#EREC-103

4G : France Télécom n'est pas opposé à une mutualisation avec Free ou un autreBusiness - Dans un contexte de pression sur les revenus et les marges, l'opérateur historique joue la carte du pragmatisme.
C'est le principal défi des opérateurs mobiles. La 4G doit permettre d'enfin mieux valoriser cette fameuse data qui devient centrale dans les modèles économiques des opérateurs.
Pour autant, ces derniers sont confrontés à une situation difficile. Comment conserver la tête hors de l'eau avec ces investissements réseaux massifs tout en subissant une baisse régulière de leurs revenus générée par la pression concurrentielle (Free Mobile, les MVNO, les géants du Web) et réglementaire (taxes) ?
Outre la mise en place des nouveaux modèles tarifaires en fonction de la qualité de service de la data, les opérateurs concernés par les déploiements 4G réfléchissent de plus en plus à une mutualisation des infrastructures pour réduire la facture.
En mai, Stéphane Richard, p-dg de France Télécom avait déjà évoqué cette piste.
Répartition des coûts
Il l'a confirme aujourd'hui. "La 4G est un investissement important, mais incrémental. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un nouveau déploiement, puisque nous réutilisons les sites actuels et, en partie, les équipements existants. Nous raisonnons, par ailleurs, à l'échelle d'un groupe présent dans 35 pays, et nos initiatives ne se limitent pas à la 4G en France. Nous partageons déjà nos réseaux avec d'autres opérateurs en Grande-Bretagne, en Espagne, en Pologne et en Roumanie, ce qui permet de répartir les coûts. Nous pourrions le faire en France avec SFR et/ou Bouygues", explique-t-il à l'Expansion.
Mieux, l'opérateur historique n'est pas contre avec Free. "Je ne suis pas quelqu'un qui ferme la porte à quoi que ce soit. Nous sommes donc libres de tout engagement. Cela étant dit, nous sommes ouverts à un partenariat avec Free. Dans la 3G, le contrat que nous avons déjà signé avec eux va nous rapporter plus de 1 milliard d'euros sur trois ans. Mais, pour l'heure, notre priorité est bien de déployer notre réseau 4G", poursuit-il.
Mais qui dit mutualisation dit réseau de part et d'autre. ce qui n'est pas encore le cas de Free. Interrogé par nos soins sur cette question, Delphine Ernotte, directrice exécutive d'Orange souligne :
"Dans un contexte de pressions sur les marges des opérateurs télécoms, la mutualisation des réseaux 4G peut en effet avoir du sens. Il faut pouvoir générer de la marge lorsqu'on investi plus de 2 milliards d'euros par an dans les réseaux.
On peut dupliquer le modèle de la fibre optique. Mais encore faut-il avoir un réseau à partager. Dans le cas de Free Mobile, c'est encore trop tôt pour évoquer une mutualisation. On en reparlera peut-être quand ils auront une couverture suffisante".
A nos confrères de BFM Business, Stéphane Richard s'est également exprimé sur les questions d'emploi. Depuis l'arrivée de Free Mobile, les estimations de destruction d'emplois se multiplient : 10 000 pour l'Arcep, 30 000 pour le syndicat FO et même 70 000 pour un universitaire.
Un plan social est-il prévu chez France Télécom ? "Non, il n'y pas de plan social sous la table ou sous le coude chez France Télécom", a-t-il déclaré sur BFM Business. Il a néanmoins admis que le groupe devrait s'adapter à cette nouvelle donne, mais "sans brutalité" et en tenant compte de la démographie de l'entreprise.

"Chez France Télécom Orange, ma ligne de conduite c'est 's'adapter sans brutalité. Cela veut dire que nous avons une approche de l'emploi qui est pluriannuelle et qui porte à la fois sur la définition des métiers que nous voulons conserver à l'intérieur de l'entreprise, qui porte sur les implantations du groupe et qui prend en compte la démographie de l'entreprise."

dimanche 3 juin 2012

SFR : "le lancement de la 4G en 2013 pourrait se faire sans Paris"

A lire sur: http://www.businessmobile.fr/actualites/sfr-le-lancement-de-la-4g-en-2013-pourrait-se-faire-sans-paris-39772324.htm#EREC-103

Technologie - La difficulté à déployer des nouvelles antennes dans la capitale, ou même à les modifier, rend la couverture en très haut débit mobile de la capitale aléatoire.
Paris sera-t-il exclu de la 4G au moment de son lancement en France, au début de l'année prochaine ? Chez SFR, l'inquiétude est de mise. On le sait, les lancements commerciaux du très haut débit mobile chez les trois grands opérateurs sont programmés pour le début de l'année prochaine.
Mais pour une fois, la capitale pourrait ne pas être servie en premier. "Pourquoi croyons-vous que nous commençons à déployer à Marseille ?", interroge Frank Cardoret, directeur général de SFR lors d'une rencontre avec la presse ce jeudi.
Les choix de la municipalité
"La réponse est simple : c'est de plus en plus compliqué. Il nous est quasiment impossible de déployer de nouvelles antennes", déplore le responsable.
Reste que la 4G n'exige pas de déployer un réseau à partir de zéro. Beaucoup d'antennes 3G opérationnelles sont prêtes pour la 4G. "C'est vrai mais il faut tout de même intervenir sur ces sites pour 'allumer' la 4G. Même pour ces manipulations, nos techniciens peuvent se retrouver bloqués par des associations", ajoute le dg.
"Paris a fait le choix d'être à la pointe de la réduction des émissions d'ondes mobiles mais prend le risque d'être la seule capitale sans 4G", conclut avec un poil d'exagération le responsable. Car on voit mal SFR lancer la 4G sans y inclure la capitale. SFR tente ici de faire pression et de débloquer la situation.
Reste que SFR critique à demi-mots les choix de la municipalité accusée de favoriser le blocage des associations et de mépriser quelque peu les opérateurs mobiles.
Interrogé sur cette question il y a quelques semaines, Bouygues Telecom tenait le même discours. Seul Orange est plus mesuré. "Les déploiements sont en phase avec nos objectifs, aucun retard n'est à prévoir de ce côté là", nous indiquait ce mercredi Delphine Ernotte, directrice exécutive de l'opérateur historique..

mardi 29 mai 2012

LTE/4G : un milliard de connexions en 2017

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/lte-4g-un-milliard-de-connexions-en-2017-39771891.htm#xtor=EPR-10010


Avis d'expert - L'essor de la 4G sera beaucoup plus rapide que les autres technologies mobiles (GSM, 3G...), pense Strategy Analytics.
Il a fallu 12 ans pour que le GSM atteigne 1 milliard de connexions dans le monde et 11 ans pour la 3G. Mais pour la 4G, ce seuil pourrait être atteint plus rapidement, croît savoir Strategy Analytics.
L'institut d'études table sur un délai de 7 ans pour se hisser à un milliard de connexions dans le monde contre 90 millions à la fin de cette année. La 4G profite en effet d'un contexte plus favorable que les technologies précédentes.
Conditions réunies
Quand la 3G a été lancée, les terminaux compatibles étaient très rares et surtout, les usages étaient inexistants. Il a fallu créer un marché. A l'inverse, avec le succès des smartphones et de l'Internet mobile, la demande de débits est de plus en plus forte et les usages explosent (vidéo, réseaux sociaux, web ...).
Par ailleurs, les opérateurs mobiles qui connaissent des difficultés financières ont conscience que la 4G est vitale afin d'enfin valoriser la data et augmenter le revenu moyen par abonné. Ils accélèrent donc leurs investissements en la matière.
Dans le même temps, avec des réseaux 4G déployés aux Etats-Unis, les fabricants ont multiplié les références compatibles. Le très haut débit mobile ne sera donc pas pénalisé par l'absence de terminaux, notamment en Europe.
Toutes les conditions sont donc réunies pour un décollage rapide. En France, rappelons que Bouygues Telecom, Orange et SFR prévoient un lancement commercial de la 4G dès le début de l'année 2013. Reste que la couverture sera progressive.

dimanche 27 mai 2012

iPad WiFi + Cellular : recul d’Apple sur l’appellation 4G dans plusieurs pays

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/ipad-wifi-cellular-recul-d-apple-sur-l-appellation-4g-dans-plusieurs-pays-39771710.htm#xtor=EPR-100


iPad WiFi + Cellular : recul d’Apple sur l’appellation 4G dans plusieurs paysBusiness - Suite aux pressions émises par différentes associations de consommateurs, Apple a décidé d’abandonner l’appellation « 4G » associée à son nouvel iPad. Une décision qui n’est pas appliquée dans tous les pays de vente de la tablette.
Les premières réclamations étaient venues d’Australie : l’incompatibilité de l’iPad 4G avec le réseau 4G/LTE du pays avait forcé Apple à rembourser les clients australiens potentiellement trompés par l’appellation inexacte.
Pour rappel, la connexion au débit 4G LTE que propose le nouvel iPad n’est de facto possible qu’aux Etats-Unis et au Canada. En France, le problème ne se pose qu’à moitié puisque de tels réseaux ne sont simplement pas encore déployés par les opérateurs.
Appellation maintenue en France
En revanche, en Suède ou en Australie, où les réseaux sont d’ores et déjà opérationnels, c’est une incompatibilité des fréquences utilisées qui est mise en cause.
L’iPad sera donc désormais vendu sous le nom de « iPad WiFi + Cellular » dans de nombreux pays comme l’Australie, et la Suède, mais également le Royaume-Uni, la Thaïlande, Hong-Kong ou encore… les Etats-Unis et le Canada.
L’appellation 4G disparait des App Store et des boutiques Apple de ces pays, mais demeure ailleurs, comme en France ou dans de nombreux autres pays d’Europe pas encore équipés. C’est à n’y rien comprendre.
Rappelons que l’UIT (Union Internationale des Télécommunications), considère que seule le LTE-Advanced peut être qualifiée de 4G. Aujourd’hui aucun opérateur, dans le monde, n’offre un tel service.

lundi 7 mai 2012

4G : France Télécom tend la main à ses concurrents pour mutualiser

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/4g-france-telecom-tend-la-main-a-ses-concurrents-pour-mutualiser-39771494.htm#xtor=EPR-100

4G : France Télécom tend la main à ses concurrents pour mutualiserBusiness - Une proposition qui visiblement ne trouve pas beaucoup d'échos.
La 4G est le prochain défi des opérateurs. Défi technologique pour assurer l'écoulement du trafic exponentiel de la data mobile mais aussi défi économique pour enfin mieux valoriser cette fameuse data qui devient centrale dans les modèles économiques des opérateurs.
Pour autant, ces derniers sont confrontés à une situation difficile. Comment conserver la tête hors de l'eau avec ces investissements réseaux massifs tout en subissant une baisse régulière de leurs revenus générée par la pression concurrentielle (Free Mobile, les MVNO, les géants du Web) et réglementaire (taxes) ?
Les solutions ont souvent été évoquées par les opérateurs européens : faire payer les Google et autres Facebook pour qu'ils financent en partie les réseaux dont ils profitent et mettre en place des nouveaux modèles tarifaires en fonction de la qualité de service de la data.
Départ commercial début 2013
France Télécom propose aujourd'hui une alternative. Interrogé par l'Express, Stéphane Richard, p-dg explique : "Nous partageons déjà notre réseau avec d'autres opérateurs en Pologne et en Grande-Bretagne et, bientôt, en Roumanie et en Espagne. Nous sommes prêts à le faire en France avec SFR et/ou Bouygues dans la 4G".
L'opérateur historique propose donc une mutualisation des infrastructures pour réduire la facture. Une proposition d'autant plus pertinente qu'il est de plus en plus compliqué de déployer des antennes dans les grandes villes. Des blocages particulièrement inquiétants en matière de 4G, dénoncent les opérateurs.
Reste que pour le moment, la proposition ne semble pas convaincre. "Tous deux semblent réticents pour le moment", ajoute Stéphane Richard. En tout cas, l'appel est lancé...
Rappelons que les trois principaux opérateurs de réseaux français ont déjà annoncé leurs plans en matière de 4G. Orange va lancer un test en grandeur nature dans 5 villes cet été avant un lancement début 2013.
Bouygues Telecom indique que Lyon sera couvert en juin et 300 clients de l'opérateur seront équipés pour expérimenter les usages. L'opérateur leur fournira, au choix, une tablette ou un smartphone 4G (Samsung Galaxy Tab ou Galaxy S II), ou encore une clé USB à brancher à leur PC portable. Ce que ne fera pas Orange à Marseille.
Ensuite, il transformera 5000 de ses 17 000 de ses antennes relais en France afin d'opérer un lancement commercial « avant la fin de l'année ». Les principales agglomérations seront couvertes en 4G à fin 2013 avec un investissement de 1,5 milliard d'euros dans son réseau cette année contre 1 milliard en 2011.
Chez SFR, on annonce des déploiements déjà en cours à Lyon et Montpellier, un pilote à Marseille et on prévoit une ouverture commerciale début 2013. L'opérateur espère se démarquer en assurant une continuité de service 3G+/4G en faisant passer le HSPA+ à 41 Mb/s dans plusieurs villes.

dimanche 1 avril 2012

Le calendrier de la 4G retardé à cause de la difficulté à déployer des antennes ?

A lires sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/le-calendrier-de-la-4g-retarde-a-cause-de-la-difficulte-a-deployer-des-antennes-39770193.htm#xtor=EPR-10010


Business - C'est la principale angoisse des opérateurs. La pression des riverains et des associations, notamment sur les maires, retarde considérablement l'installation de nouveaux équipements 4G.
La 4G sera une réalité commerciale début 2013 ont annoncé les trois grands opérateurs français. On sait que ces lancements sont stratégiques, tant pour accompagner l'explosion des usages que pour générer de nouveaux revenus.
Mais ce calendrier pourrait être retardé, avouent à demi-mot les responsables réseaux de Bouygues Telecom ou de SFR. Le problème réside dans l'installation de nouvelles antennes, notamment dans les grandes villes.
"C'est de plus en plus compliqué de déployer. A Paris, c'est quasiment impossible", nous confie un responsable de SFR. On comprend alors pourquoi les villes pilotes choisies sont en province : Lyon, Marseille, Montpellier. "La logique aurait voulu que nous inaugurions la 4G à Paris, mais la situation nous pousse à débuter ailleurs".
"Quasiment impossible à déployer à Paris"
"C'est une vraie source d'angoisse", poursuit-il. Car si dans certains cas, la 4G ne nécessite qu'une mise à jour de certains équipements, dans d'autres, il faut déployer à nouveau.
Ces difficultés sont les mêmes en province où les maires sont sous pression. "Ils sont entre le marteau et l'enclume. Certains de leurs administrés exigent d'avoir de la 3G tandis que d'autres réclament dans le même temps de retirer une antenne trop proche de leur maison. Quelle est la responsabilité de l'Etat ?", s'interroge notre interlocuteur.
Les associations de consommateurs sont très actives en la matière et réussissent à obtenir en justice le démontage d'antennes ici et là. Par ailleurs, en période d'élections, les maires sont tentés de se ranger du côté des habitants que de celui des opérateurs. Ces derniers doivent alors multiplier les actions pour avancer. Quand ça avance...
Dans certains endroits, c'est le blocage total. Ailleurs, les délais de négociations ont été démultipliés, nous explique-t-on. Pourtant, les maires ont vu leur marge de manoeuvre réduite par le Conseil d'Etat.
Pas de pouvoir de régulation accordé aux maires
Saisi par des opérateurs, l'institution s'est prononcé sur la légalité de trois arrêtés pris par les maires de Saint-Denis, Pennes-Mirabeau et Bordeaux visant à réglementer de façon générale et unilatérale l'implantation des antennes de téléphonie mobile sur ces communes.
Les municipalités justifiaient « leur intervention sur le fondement de leur compétence de police générale, au nom du principe de précaution. » Mais selon le Conseil d'Etat, le législateur n'accorde pas aux mairies ce pouvoir de régulation.
Selon lui, seules les autorités de l'Etat désignées par la loi sont compétentes dans ce domaine, c'est-à-dire le ministère chargé des Communications électroniques, l'Arcep et l'ANFR (Agence nationale des fréquences).
Et les maires ? Il est prévu par le législateur qu'ils soient informés, à leur demande, de l'état des installations radioélectriques exploitées sur le territoire de leurs communes.
Si un maire ne dispose donc pas de la compétence nécessaire pour réglementer de façon générale l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile, il n'est toutefois pas sans autorité sur cette question tient à préciser le Conseil d'Etat. Notamment en exerçant un pouvoir de précaution.
Dialogue très difficile, retards accumulés
Cette décision ne préjuge « ni de la légalité des règlements nationaux applicables ni de l'éventualité de décisions individuelles de police municipale que les maires pourraient prendre, notamment en cas d'urgence, concernant une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles. »
L'association Robin des Toits estime que le nouveau cadre implique une "dépossession du pouvoir des maires" en matière de pouvoir réglementaire sur l'implantation des antennes. Pour les opérateurs au contraire, les pouvoirs des maires restent suffisants pour bloquer les déploiements.
Des blocages qui se multiplient selon eux. Le dialogue semble aujourd'hui très difficile et les opérateurs voient s'accumuler les retards. Ils espèrent qu'un nouveau contexte politique dans les prochains mois fasse bouger les lignes.

4G, HSPA+, WiFi : SFR accélère sur le front de la qualité de service

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/hspa-4g-wi-fi-sfr-accelere-le-rythme-pour-se-demarquer-39770190.htm#xtor=EPR-10010


Business - L'opérateur annonce l'arrivée de la 4G début 2013, des déploiements sont déjà en cours à Lyon et à Montpellier. Mais il entend se distinguer de la concurrence en assurant une continuité de service homogène et sans rupture grâce au HSPA+ et à Auto Connect Wi-Fi.
Marseille - Premier à lancer en France la 3G, SFR n'entend pas perdre son rôle de pionnier dans la 3G+ et la 4G. Alors que Bouygues Telecom et Orange ont déjà annoncé leurs plans en la matière, avec des lancements début 2013, SFR a convié la presse à Marseille pour détailler sa stratégie.
Pas vraiment de surprises. L'opérateur annonce des déploiements déjà en cours à Lyon et Montpellier, un pilote à Marseille et prévoit une ouverture commerciale début 2013 (contre fin 2012 chez Bouygues).
Reste le problème des déploiements des antennes, de plus en plus contesté par les riverains et qui risque d'impacter les calendriers (voir notre article).
Comme ses concurrents, la filiale de Vivendi table sur des débits pratiques autour des 30/40 Mb/s mais souligne que la différence ne se fera pas là.
"Le discours commercial se fera sur la faible latence qui permet par exemple de lancer une vidéo en streaming sans aucun buffering ou participer à des jeux multijoueurs. Ce sont par les usages que se fera la séduction. Une fois que l'on goûte à la 4G, on ne revient plus en arrière", nous explique Pierre-Alain Allemand, directeur général Réseaux de SFR.
"On creuse l'écart avec la concurrence"
Reste que ces arguments sont également exploités par la concurrence. Mais SFR entend se distinguer par la qualité globale de son réseau très haut débit mobile et l'innovation. "Il faut éviter que les utilisateurs passent de la 4G à la 2G selon l'endroit où il se trouve", ajoute le responsable. "La 4G, c'est d'abord un bon réseau 3G+ et HSPA+".
Sur ce terrain, SFR s'estime au-dessus de ses petits camarades. Sa 3G+ couvre 98,5% de la population : "On creuse l'écart avec la concurrence", lance avec malice Pierre-Alain Allemand.
Pour assurer une bonne continuité de service, SFR continue le travail sur les débits de la 3G+ et du HSPA+. Ce dernier se hisse désormais à 21,2 Mb/s pour 52% de la population (88% à fin 2012) et même 42,4 Mb/s (théorique) pour 30% de la population (63% à la fin de l'année).
"Cette couverture est très importante", répète le directeur. "Etant donné que le LTE sera déployé par plaques, il faut proposer une alternative proche et éviter l'effet "déceptif". Le HSPA+ à 42 Mb/s, c'est la vitesse de la 4G sans la technologie de la 4G".
Attention néanmoins, la plupart des équipements ne sont pas encore compatibles avec cette vitesse (outre le nouvel iPad, des terminaux devraient arriver cet été) et il faudra payer plus cher son abonnement pour en profiter.
Une expérience homogène, sans rupture
"Le 21 Mb/s sera offert à tous nos clients gratuitement dès le 11 avril, sauf les clients RED plafonnés à 7 Mb/s. Le 42 Mb/s sera soumis à une offre spécifique pour les terminaux compatibles", précise Pierre-Alain Allemand.
Autre point de distinction,  le service Auto-Connect Wi-Fi. Expérimenté dans le Sud-Est, il sera déployé dans toute la France en juin. Le principe est simple et plutôt bien vu.
Un abonné SFR 3G+ pourra, à travers une application à installer sur son smartphone (iPhone uniquement pour le moment) se connecter au Wi-Fi ouvert des box ADSL des abonnés SFR. Surtout, le mobile se connecte automatiquement et sans coupure au réseau sans fil le plus rapide.
"4 millions d'abonnés ADSL SFR sur 5 millions ont ouvert leur box au Wi-Fi communautaire, c'est donc 4 millions de hotspots pour nos abonnés mobiles", souligne Jérémie Manigne, directeur général innovation, services et contenus de SFR.
Evidemment, le débit de l'abonné ADSL est prioritaire et n'est jamais impacté par l'usage d'un tiers. Pour l'utilisateur mobile, c'est l'assurance de ne jamais perdre une vraie connexion très haut débit mobile lorsqu'il n'est pas couvert en 3G par exemple, ou lorsqu'il souhaite limiter sa consommation data 3G.
Autant de briques qui permettent à SFR de proposer une offre homogène, sans rupture. L'argument a du sens même s'il est repris par la concurrence, notamment Orange qui a également annoncé l'extension de son réseau à 42 Mb/s. Reste à savoir s'il trouvera de l'écho auprès des consommateurs.
Il s'agit également pour l'opérateur de se distinguer au plus vite d'un Free Mobile encore absent du très haut débit mobile. "La différenciation se fera par le réseau" tentent de croire les géants français dont les finances sont aujourd'hui sous pression alors qu'ils doivent maintenir leurs investissements.
SFR souligne avoir dépensé 1,6 milliard d'euros dans son réseau, le retour sur investissement est donc fébrilement attendu d'autant plus que les sources de revenus sont happées par les géants du Web...

jeudi 29 mars 2012

HSPA+, 4G, Wi-Fi : SFR accélère le rythme pour se démarquer

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/hspa-4g-wi-fi-sfr-accelere-le-rythme-pour-se-demarquer-39770190.htm#xtor=EPR-100


Business - L'opérateur annonce l'arrivée de la 4G début 2013, des déploiements sont déjà en cours à Lyon et à Montpellier. Mais il entend se distinguer de la concurrence en assurant une continuité de service homogène et sans rupture grâce au HSPA+ et à Auto Connect Wi-Fi.
Marseille - Premier à lancer en France la 3G, SFR n'entend pas perdre son rôle de pionnier dans la 3G+ et la 4G. Alors que Bouygues Telecom et Orange ont déjà annoncé leurs plans en la matière, avec des lancements début 2013, SFR a convié la presse à Marseille pour détailler sa stratégie.
Pas vraiment de surprises. L'opérateur annonce des déploiements déjà en cours à Lyon et Montpellier, un pilote à Marseille et prévoit une ouverture commerciale début 2013 (contre fin 2012 chez Bouygues).
Reste le problème des déploiements des antennes, de plus en plus contesté par les riverains et qui risque d'impacter les calendriers (voir notre article).
Comme ses concurrents, la filiale de Vivendi table sur des débits pratiques autour des 30/40 Mb/s mais souligne que la différence ne se fera pas là.
"Le discours commercial se fera sur la faible latence qui permet par exemple de lancer une vidéo en streaming sans aucun buffering ou participer à des jeux multijoueurs. Ce sont par les usages que se fera la séduction. Une fois que l'on goûte à la 4G, on ne revient plus en arrière", nous explique Pierre-Alain Allemand, directeur général Réseaux de SFR.
"On creuse l'écart avec la concurrence"
Reste que ces arguments sont également exploités par la concurrence. Mais SFR entend se distinguer par la qualité globale de son réseau très haut débit mobile et l'innovation. "Il faut éviter que les utilisateurs passent de la 4G à la 2G selon l'endroit où il se trouve", ajoute le responsable. "La 4G, c'est d'abord un bon réseau 3G+ et HSPA+".
Sur ce terrain, SFR s'estime au-dessus de ses petits camarades. Sa 3G+ couvre 98,5% de la population : "On creuse l'écart avec la concurrence", lance avec malice Pierre-Alain Allemand.
Pour assurer une bonne continuité de service, SFR continue le travail sur les débits de la 3G+ et du HSPA+. Ce dernier se hisse désormais à 21,2 Mb/s pour 52% de la population (88% à fin 2012) et même 42,4 Mb/s (théorique) pour 30% de la population (63% à la fin de l'année).
"Cette couverture est très importante", répète le directeur. "Etant donné que le LTE sera déployé par plaques, il faut proposer une alternative proche et éviter l'effet "déceptif". Le HSPA+ à 42 Mb/s, c'est la vitesse de la 4G sans la technologie de la 4G".
Attention néanmoins, la plupart des équipements ne sont pas encore compatibles avec cette vitesse (outre le nouvel iPad, des terminaux devraient arriver cet été) et il faudra payer plus cher son abonnement pour en profiter.
Une expérience homogène, sans rupture
"Le 21 Mb/s sera offert à tous nos clients gratuitement dès le 11 avril, sauf les clients RED plafonnés à 7 Mb/s. Le 42 Mb/s sera soumis à une offre spécifique pour les terminaux compatibles", précise Pierre-Alain Allemand.
Autre point de distinction,  le service Auto-Connect Wi-Fi. Expérimenté dans le Sud-Est, il sera déployé dans toute la France en juin. Le principe est simple et plutôt bien vu.
Un abonné SFR 3G+ pourra, à travers une application à installer sur son smartphone (iPhone uniquement pour le moment) se connecter au Wi-Fi ouvert des box ADSL des abonnés SFR. Surtout, le mobile se connecte automatiquement et sans coupure au réseau sans fil le plus rapide.
"4 millions d'abonnés ADSL SFR sur 5 millions ont ouvert leur box au Wi-Fi communautaire, c'est donc 4 millions de hotspots pour nos abonnés mobiles", souligne Jérémie Manigne, directeur général innovation, services et contenus de SFR.
Evidemment, le débit de l'abonné ADSL est prioritaire et n'est jamais impacté par l'usage d'un tiers. Pour l'utilisateur mobile, c'est l'assurance de ne jamais perdre une vraie connexion très haut débit mobile lorsqu'il n'est pas couvert en 3G par exemple, ou lorsqu'il souhaite limiter sa consommation data 3G.
Autant de briques qui permettent à SFR de proposer une offre homogène, sans rupture. L'argument a du sens même s'il est repris par la concurrence, notamment Orange qui a également annoncé l'extension de son réseau à 42 Mb/s. Reste à savoir s'il trouvera de l'écho auprès des consommateurs.
Il s'agit également pour l'opérateur de se distinguer au plus vite d'un Free Mobile encore absent du très haut débit mobile. "La différenciation se fera par le réseau" tentent de croire les géants français dont les finances sont aujourd'hui sous pression alors qu'ils doivent maintenir leurs investissements.
SFR souligne avoir dépensé 1,6 milliard d'euros dans son réseau, le retour sur investissement est donc fébrilement attendu d'autant plus que les sources de revenus sont happés par les géants du Web...

jeudi 22 mars 2012

Orange va tester la 4G à Marseille


Technologie - Le test en conditions réelles débutera en juin dans la cité phocéenne. Les premières offres commerciales 4G d’Orange seront lancées l’année prochaine.
Selon les informations du quotidien La Provence, Orange a choisi Marseille pour lancer le premier test en condition réelle de son réseau 4G qui délivrera un débit de 150 mégabit/seconde. Stéphane Richard, le patron de l’opérateur historique, doit en faire l’annonce aujourd’hui lors de l’inauguration de la plus grande boutique Orange de France installée dans la cité phocéenne.
Le test débutera en juin, mais l’on en ignore encore les conditions exactes. La Provence précise que 4 autres villes, non citées, participeront aussi à ce test et que les premières offres commerciales 4G d’Orange seront disponibles au début de l'année prochaine. (Eureka Presse)

Source:  http://www.businessmobile.fr/actualites/orange-va-tester-la-4g-a-marseille-39769882.htm#xtor=EPR-100

lundi 19 mars 2012

Europe : la non-compatibilité 4G du nouvel iPad confirmée par Apple

Technologie - Le modem utilisé par la tablette tactile n'utilise pas les fréquences exploitées en Europe.
La fonction 4G du nouvel iPad ne sera ouverte qu'aux américains. Apple vient officiellement de le confirmer.

La firme précise bien que sa tablette est compatible avec la 4G américaine (Etats-Unis et Canada) et pas avec les réseaux européens.

Cette confirmation est une demi-surprise. On savait que le modem 4G utilisé est compatible avec les fréquences 700 et 2 100 MHz.

Or en Europe (mais également en Chine et au Brésil), ce sont les bandes de fréquences des 800 Mhz, 1800 Mhz et 2600 Mhz qui ont été retenues.
C'est exactement la même chose avec les smartphones 4G lancés aux Etats-Unis qui eux non plus ne supportent pas les gammes de fréquences utilisées en Europe.
Rappelons qu'en France, si les licences 4G dans les 800 Mhz et les 2,6 Ghz ont été attribuées, il ne faut pas s'attendre à un lancement commercial du très haut débit mobile avant 2013.
A cette date, il y a fort à parier qu'Apple aura lancé un iPad de 4e génération compatible avec les réseaux LTE européens. En attendant, il faudra se contenter de la 3G+ ou du Wi-Fi avec le dernier iPad.

http://www.businessmobile.fr/actualites/europe-la-non-compatibilite-4g-du-nouvel-ipad-confirmee-par-apple-39769733.htm#xtor=EPR-100

dimanche 11 mars 2012

iPad 3 : pas de compatibilité 4G en France


Technologie - Le nouvel iPad 4G d’Apple est compatible avec les bandes de fréquences des 700 et 2 100 MHz. Or les futurs réseaux 4G français, comme les autres réseaux européens, seront basés sur les bandes des 800 et 2600 Mhz.
Si le nouvel iPad compatible 4G sera donc livré en France le 16 mars, comme aux Etats-Unis, l’argument de la 4G devrait laisser indifférents les consommateurs français – même si naturellement la tablette prend toujours en charge la 3G.
Au moins deux raisons l’expliquent. D’abord les réseaux 4G en France ne sont pas déployés et les opérateurs ne proposent donc pas de forfaits permettant de bénéficier des avantages du très haut débit mobile.
Des iPad non compatibles... et promis à l'obsolescence ?
Mais un autre frein est à noter : l’iPad présenté par Apple ne sera pas compatible avec les réseaux 4G français, ni même européens. Aux Etats-Unis, Apple a annoncé deux modèles distincts pour une compatibilité avec la 4G de Verizon et le LTE d’AT&T.
Comme l’expliquent nos confrères de 01Net, le module 4G de l’iPad est compatible avec les fréquences 700 et 2 100 MHz. L'information est d'ailleurs indiquée sur le site d'Apple, en fouillant dans les spécifications techniques de l'iPad.
Or en Europe (mais également en Chine et au Brésil), ce sont les bandes de fréquences des 800 Mhz, 1800 Mhz et 2600 Mhz qui ont été retenues.
En France, l’Arcep a attribué en septembre 2011, aux opérateurs, des blocs dans la bande des 2600 Mhz, puis ensuite les fréquences en or, c’est-à-dire dans la bande des 800 Mhz. Par conséquent, une tablette 4G acquise le 16 mars ne sera pas compatible avec les futurs réseaux 4G des opérateurs français.

http://www.businessmobile.fr/actualites/ipad-3-pas-de-compatibilite-4g-en-france-39769483.htm#xtor=EPR-100

lundi 13 février 2012

Smartphones LTE : premier décollage en 2012 ?


Chiffres - Avec des réseaux qui commencent à se multiplier dans le monde, la part de marché des terminaux compatibles va décoller cette année, estime iSuppli.
Opérationnels aux Etats-Unis et en Suède, les réseaux de téléphonie mobile 4G (ou LTE) devraient se multiplier dans les prochaines années, notamment en Europe. En France, rappelons que les licences viennent d'être distribuées pour un lancement en 2013.
Avec des besoins en bande passante de plus en plus prégnants et des contenus disponibles, nombreux sont les observateurs qui parient sur un décollage rapide. Notamment grâce à des combines disponibles chez de nombreux fabricants.
La montée en puissance semble d'ailleurs se vérifier, estime une étude d'iSuppli. Le marché des smartphones compatibles représentera en effet 21,7 milliards de dollars cette année, soit 5,5% d’un marché total estimé à 398 milliards de dollars (englobant terminaux et infrastructures) contre 4,6 milliards en 2011, soit un bond de 372%.

http://www.businessmobile.fr/actualites/smartphones-lte-premier-decollage-en-2012-39768495.htm#xtor=EPR-100