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mercredi 17 octobre 2012

Le gouvernement veut des garanties sur l'emploi avant d'autoriser l'utilisation des fréquences 2G pour la 4G

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/le-gouvernement-veut-des-garanties-sur-l-emploi-avant-d-autoriser-l-utilisation-des-frequences-2g-pour-la-4g-39783658.htm#xtor=EPR-100


Le gouvernement veut des garanties sur l'emploi avant d'autoriser l'utilisation des fréquences 2G pour la 4GRéglementation - Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'Economie numérique semble adepte du "donnant-donnant".
Alors que les licences 4G ont été distribuées, certains estiment que les déploiements pourraient aller plus vite. L'idée formulée par Bouygues Telecom : convertir en 4G les fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
L'Arcep, l'autorité de régulation a lancé une consultation publique sur la question suite à une demande formelle du numéro trois français en juillet dernier. Et le gouvernement, par la voix de Fleur Pellerin,  la ministre déléguée à l'Economie numérique, ne semble pas hostile au projet.
Mais pas à n'importe quel prix. Ce "cadeau" fait aux opérateurs et surtout à Bouygues Telecom qui dispose d'un important réseau d'antennes 2G et qui est le premier à être concurrencé par Free Mobile, ne pourra pas se faire sans contre-parties.
La ministre entend bien trancher la question si les opérateurs et Bouygues en particulier font des efforts en matière d'emploi.
Hostilité d'Orange et de SFR
"Le gouvernement a pris ses responsabilités en présentant des mesures propres à stimuler le déploiement de la fibre et de la 4G. Dans ce cadre, nous relançons la 4G sur toutes les bandes de fréquences. Sur celle de 1800 Mhz tout est ouvert. Nous prendrons une décision début 2013 avec l'Arcep. Bouygues Telecom est celui qui, objectivement, a le plus pâti de l'arrivée de Free Mobile. Le gouvernement agit et j'invite Bouygues à reconsidérer l'ampleur de son plan de départs qui porte sur 556 postes", explique-t-elle au Figaro.
Si Bouygues veut du 1800 Mhz pour la 4G, il devra donc limiter la casse sociale. Reste qu'une décision favorable risque bien d'ulcérer Orange et SFR qui ont à plusieurs reprises dit tout le mal qu'ils pensaient d'une telle réaffectation.
"On demande une certains stabilité dans les décisions", s'agace Stéphane Roussel, nouveau p-dg de SFR. "On a dépensé 1 milliard d'euros pour les fréquences, on ne souhaite pas que l'Etat change les règles du jeu à court terme", poursuit-il.
Il s'agirait alors de laisser la primeur de la 4G à ceux qui ont investi pour, l'utilisation des 1800 Mhz pouvant être acceptée seulement dans un second temps. "Auquel cas, nous serons prêts", ajoute le p-dg.
Même tonalité de la part de Pierre Louette, Directeur général adjoint, Secrétaire général du groupe France Télécom Orange. "Le 'refarming' 1800 Mhz ne peut avoir pour seul objet de contourner des licences vendues 3,6 milliards d'euros, et d'avantager un acteur".En l'occurrence BouyguesTel.
L'Arcep tranchera la question en mars prochain. Le régulateur indique toutefois qu'elle "est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".

jeudi 27 septembre 2012

Conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G : Orange et SFR y sont opposés

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/conversion-en-4g-des-frequences-utilisees-pour-la-2g-orange-et-sfr-y-sont-opposes-39782922.htm#xtor=EPR-100

Conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G : Orange et SFR y sont opposésTechnologie - Le régulateur a lancé une consultation publique sur la question sous l'impulsion de Bouygues Telecom. Ses deux concurrents y voient un déséquilibre qui profiterait notamment à Bouygues ou à Free Mobile.
Rappel des faits. Fin 2011, l'Arcep a attribué les licences 4G aux opérateurs après une série d'enchères. Deux types de sésames ont été distribuées : dans la fréquence des 2,6 Ghz (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en ont obtenu une) et dans les 800 Mhz, les fameuses 'fréquences en or' où Free Mobile n'a rien obtenu.
Suffisant pour couvrir la demande ? Pas si sûr.  Avec l'explosion de la consommation data (risque d'engorgement) et surtout le problème récurrent de l'installation de nouvelles antennes dans les grandes villes comme Paris ou encore l'incompatibilité de l'iPhone 5 avec les fréquences 4G françaises, Bouygues Telecom plaide pour la conversion en 4G des fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
Rappelons que pour le moment, les 1800 Mhz sont exclusivement réservés au GSM. Moins qualitative que le 800 Mhz, cette bande est néanmoins plus efficace que les 2,6 Ghz.
Orange : "avantager un acteur"
L'appel a été entendu puisque l'Arcep, l'autorité de régulation a lancé une consultation publique sur la question suite à une demande formelle de Bouygues Telecom faite en juillet dernier.
Mais ses concurrents ne l'entendent pas de cette oreille et estiment qu'une telle mesure créerait un déséquilibre concurrentiel. "On demande une certains stabilité dans les décisions", s'agace Stéphane Roussel, nouveau p-dg de SFR.
"On a dépensé 1 milliard d'euros pour les fréquences, on ne souhaite pas que l'Etat change les règles du jeu à court terme", poursuit-il. Il s'agirait alors de laisser la primeur de la 4G à ceux qui ont investi pour, l'utilisation des 1800 Mhz pouvant être acceptée seulement dans un second temps. "Auquel cas, nous serons prêts", ajoute le p-dg.
Même tonalité de la part de Pierre Louette, Directeur général adjoint, Secrétaire général du groupe France Télécom Orange. "Le 'refarming' 1800 Mhz ne peut avoir pour seul objet de contourner des licences vendues 3,6 milliards d'euros, et d'avantager un acteur".
L'opérateur historique parle-t-il de Free, absent des 800 Mhz ? Or ce sont ces fréquences qui sont les plus pertinentes grâce à une couverture bien plus importante. Ou de Bouygues qui teste ce type de conversion ?
L'Arcep tranchera la question en mars prochain. Le régulateur indique toutefois qu'elle "est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".

mercredi 19 septembre 2012

Antennes : accord entre les opérateurs et la Ville de Paris

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/antennes-accord-entre-les-operateurs-et-la-ville-de-paris-39782660.htm#xtor=EPR-100

Réglementation - Faute d'accord entre les deux parties, les déploiements de nouvelles antennes dans la capitale étaient bloqués, menaçant l'arrivée de la 4G.
C'était une grande préoccupation des opérateurs mobiles. La pression des riverains et des associations, notamment sur les maires, retarde considérablement l'installation de nouveaux équipements 4G, notamment à Paris.
"C'est de plus en plus compliqué de déployer. A Paris, c'est quasiment impossible", nous confiait il y a peu un responsable de SFR. En fait, les discussions achoppaient depuis de longs mois entre élus et opérateurs sur le renouvellement d'une charte qui régit depuis 2003 l'installation des antennes.
Faute d'accord entre les deux parties, les déploiements de nouvelles antennes dans la capitale étaient bloqués depuis l'automne dernier, menaçant l'arrivée de la 4G. On comprend alors pourquoi les villes pilotes choisies sont en province : Lyon, Marseille, Montpellier. 
Deux niveaux de champs maximums fixés
Après d'âpres négociations, la Ville de Paris et les quatre opérateurs de téléphonie mobile français ont annoncé mardi être parvenus à un accord.
Le projet de nouvelle charte "prend en compte les préoccupations des Parisiennes et des Parisiens en conciliant l'aménagement numérique de la capitale en technologies mobiles avec la volonté de la Ville de maîtriser l'exposition dans une relation partenariale de concertation renforcée", expliquent la Ville de Paris et les opérateurs Orange, SFR (Vivendi), Bouygues Telecom (Bouygues) et Free (Iliad) dans un communiqué commun.
Il répondra "à des critères de transparence et d'information, contenant l'exposition à un niveau aussi bas que possible tout en maintenant la couverture et la qualité de service à l'extérieur et à l'intérieur des bâtiments".
Les deux parties ont ainsi décidé de fixer "deux niveaux de champs maximaux à ne pas dépasser dans les lieux de vie fermés (appartement, bureaux): 5 volts par mètre ou 7 V/m" avec la 4G, conformes aux seuils réglementaires recommandés par l'Organisation Mondiale de la santé (OMS), selon la Fédération Française des Télécoms (FFT).
Vote du conseil municipal à venir
Le projet doit encore être confirmé par un vote en conseil municipal, est-il précisé dans le texte.
"C'est un progrès par rapport à la charte précédente" estime  Mao Peninou , adjoint au maire de Paris chargé de la qualité des services publics municipaux, de l'accueil des usagers, et du bureau des temps.

Selon la mairie de Paris, les opérateurs financeront, chaque année, une campagne de 400 mesures dans les établissements particuliers (crèches, écoles, établissements de soins).

En contrepartie de ces engagements, "la ville de Paris mettra en oeuvre une concertation renforcée chaque fois que nécessaire», indique-t-elle, ajoutant «qu'elle facilitera alors la recherche de solutions d'implantations d'antennes dans la capitale, notamment par l'accès à son patrimoine".

Pour l'association Robin des Toits, ce projet de charte est en revanche "un vrai recul" car le conseil de Paris avait voté en juillet 2010 que la renégociation de la charte de Paris devait se faire avec un objectif de 0,6 V/m. .

jeudi 6 septembre 2012

Fleur Pellerin rappelle les engagements du PS sur le haut débit

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/fleur-pellerin-rappelle-les-engagements-du-ps-sur-le-haut-debit-39775501.htm#EREC-103

Fleur Pellerin rappelle les engagements du PS sur le haut débitRéglementation - Lors du dernier Séminaire des élus, la ministre déléguée à l’Economie numérique a confirmé les engagements pris par le PS durant la campagne. Elle évoque notamment un débit minimum de 3 à 5 Mb/s pour tous en 2017.
Le gouvernement réaffirme ses visées en matière de haut débit. Lors du Séminaire des élus qui s’est tenu la semaine dernière, la ministre déléguée à l’Economie numérique, Fleur Pellerin, s’est exprimée sur les objectifs en matière d’aménagement numérique  du territoire. Les propos sont rapportés par Jean-Pierre Jambes, ex-directeur du développement économique de Pau et blogueur spécialisé.
Selon la ministre, une proposition de loi arrivera d’ici la fin de l’année pour revoir en profondeur le plan national très haut débit. L’objectif : assurer un débit minimal pour tous en 2017, possiblement de 3 à 5 Mb/s… En ligne avec les annonces de campagne du Parti socialiste (PS).
Sa réussite passera par « un mix technologique adapté aux différentes situations géographiques ». La complémentarité technologique, qui exploite les technologies filaires et sans-fil, peine dans les faits, autant techniquement qu’économiquement. La couverture des zones blanches et grises est actuellement un objectif difficile avec le « mix » en place.
Une structure d’Etat… et une taxe sur le cuivre ?
Pour réviser cet aménagement numérique, Fleur Pellerin a évoqué la création d’une « petite équipe de mission » dédiée au soutien des collectivités territoriales dans l’élaboration de leur schéma directeur territorial d'aménagement numérique (SDTAN). Plusieurs experts seraient ainsi mobilisés pour appuyer les élus dans le travail de maîtrise d’ouvrage, soit la définition des besoins, moyens et objectifs. Cela notamment, selon Jean-Pierre Jambes, pour les réseaux d’initiative publique (RIP).
Le programme du PS (PDF) mentionnait un « un opérateur national public "France Très Haut Débit" ». « Le périmètre et les compétences » de cette équipe d’assistance, semble-t-il bien moins ambitieuse, resteraient toujours à définir, sûrement dans la proposition de loi. A voir dans quelle mesure cette initiative fera concurrence aux cabinets spécialisés (privés) qui accompagnent déjà les collectivités sur ces problématiques.
Concernant le financement des réseaux, la péréquation (évoquée dans le programme du PS) semble une solution appréciée du gouvernement. Le financement d’un réseau en zone peu dense par les bénéfices d'un autre (rentable) en zone dense est ainsi rappelé par la ministre. Une taxe sur le réseau cuivre serait ainsi envisageable selon elle, même si à discuter.
D’autres sources de financement sont aussi dans les tuyaux. Les deux milliards d’euros du Grand emprunt dévolus aux infrastructures, pour l’instant en zones denses et moyennement denses, pourraient ainsi être utilisés pour des RIP. La ministre a également rappelé l’engagement de la Banque européenne d’investissement (qui vient de confier 200 millions d’euros à Free) dans le financement des infrastructures réseau.
La réussite de la montée en débit ne serait enfin pas qu’une question technique mais d’usages, ce qui devra mobiliser plusieurs ministères pour assurer sa réussite.

Alstom introduit le numérique au coeur du poste électrique

A lire sur:  http://www.industrie.com/it/alstom-introduit-le-numerique-au-coeur-du-poste-electrique.13610?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

Le 28 août 2012 par Hugo Leroux

A l’occasion du Conseil international des grands réseaux électriques (CIGRE) 2012, l’industriel français a présenté son nouveau poste électrique. Equipé de technologies numériques, il permet une automatisation et une surveillance en temps réel pour prévenir les coupures de courant.
Alstom Grid a dévoilé ses nouvelles solutions intelligentes pour les réseaux électriques du futur lors du CIGRE 2012, qui se tient à Paris du 27 au 31 août au Palais des Congrès. Parmi celles-ci, un nouveau poste de transport électrique. Baptisé Agile, il est présenté comme le premier équipé de technologies numériques faisant le lien complet entre l'apareillage et le poste de contrôle national.

« Alstom Grid propose maintenant toute les briques numériques de la chaîne reliant l’appareillage à la salle de dispatching », explique Laurent Schmitt, vice président smart grid chez Alstom. Le premier exemplaire de ce poste a été vendu à l’opérateur russe FSK pour une sous-station de transport d’électricité à haute tension (220 kV)  située non loin de Moscou.

L’innovation principale réside dans le remplacement des bus de communication en cuivre par de la fibre optique, qui offre une capacité de transmission d’information plus élevée. L’ensemble de la sous-station a ainsi pu être truffée de capteurs numériques qui relèvent en permanence ses paramètres de fonctionnement. Analysées via une couche logicielle appropriée, ces informations sont transmises en temps réel à l’opérateur. Ce dernier peut ainsi mieux prévoir  une surcharge depuis le centre de distribution nationale.

Une sécurité accrue

Pour Alstom, cette solution devrait permettre des sécuriser les points névralgiques du réseau électrique.  « Surveiller les sous stations critiques, pouvoir intervenir à temps est d’un intérêt capital pour éviter des blacks-outs massifs », explique Laurent Schmitt, vice-président smart grid. Les distributeurs d’électricité sont en effet confrontés à une instabilité croissante des réseaux, due au développement conjugué de la demande électrique et de la production fluctuante des énergies renouvelables.

Les risques d’attaques informatiques visant des installations industrielles – incarnées par l’affaire du virus Stuxnet – sont également pris de plus en plus au sérieux. « Une attaque sur le réseau électrique national pourrait avoir des conséquences néfastes », souligne Laurent Shmitt. « Il y a donc une demande pour une surveillance accrue des installations ».

Hugo Leroux

dimanche 5 août 2012

La conversion en 4G des fréquences utilisées pour la 2G à l'étude

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/la-conversion-en-4g-des-frequences-utilisees-pour-la-2g-a-l-etude-39774844.htm#EREC-103

Réglementation - L'Arcep, le régulateur des télécoms, vient de lancer une consultation publique sur la question. La réutilisation de ces fréquences permettrait d'accélérer le déploiement du très haut débit mobile.
On le sait, fin 2011, l'Arcep a distribué les licences 4G s aux opérateurs après une série d'enchères. Deux types de sésames ont été distribuées : dans la fréquence des 2,6 Ghz (Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en ont obtenu une) et dans les 800 Mhz, les fameuses 'fréquences en or' où Free Mobile n'a rien obtenu.
Suffisant pour couvrir la demande ? Pas si sûr.  Avec l'explosion de la consommation data (risque d'engorgement) et surtout le problème récurrent de l'installation de nouvelles antennes dans les grandes villes comme Paris, certains opérateurs comme Bouygues Telecom plaident pour la conversion en 4G des fréquences de 1800 Mhz actuellement utilisées pour la 2G.
Levée de la restriction au GSM
Moins qualitative que le 800 Mhz, cette bande est néanmoins plus efficace que les 2,6 Ghz.
L'appel a été entendu puisque l'Arcep, l'autorité de régulation, vient d'annoncer l'ouverture d'une consultation publique sur la question suite à une demande formelle de Bouygues Telecom faite en juillet dernier. Il s'agit de savoir si les fréquences de la 2G peuvent être utilisées à d'autres fins, notamment pour faire passer la 4G.
Rappelons que pour le moment, les 1800 Mhz sont exclusivement réservés au GSM.
L'Arcep précise que "dans un délai de huit mois à compter de la réception de cette demande, l'Autorité notifie au demandeur la conclusion de son réexamen ainsi que, le cas échéant, les nouvelles conditions d'autorisation qu'elle envisage pour l'utilisation des fréquences. A cet égard, l'Autorité est tenue de prendre les mesures appropriées afin que soient respectés le principe d'égalité entre opérateurs et les conditions d'une concurrence effective".
Des  travaux préparatoires sont d'ores et déjà menés en concertation avec les acteurs, notamment par le biais d'auditions des opérateurs mobiles. La consultation publique s'achèvera le 28 septembre prochain.

mercredi 9 mai 2012

Free Mobile : l'ANFR valide la couverture et dit pourquoi le gros du trafic passe par Orange

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/free-mobile-l-anfr-valide-la-couverture-et-dit-pourquoi-le-gros-du-trafic-passe-par-orange-39771481.htm#EREC-103


Réseaux - L'Agence nationale des fréquences a rendu son rapport. Il confirme les précédentes vérifications du régulateur estimant que Free Mobile respecte ses engagements. Surtout, il démontre que Free Mobile n'est pas plus lent en matière de déploiement que ses concurrents à l'époque où ils se sont lancés.
Fin de la polémique ? Lors du lancement de Free Mobile en janvier dernier, ses concurrents étaient plusieurs fois monté au créneau pour dénoncer un réseau peu ou pas allumé, accusant le nouvel entrant de ne pas respecter ses obligations de couverture.
Malgré une première vérification avant l'arrivée du trublion, l'Arcep, le régulateur des télécoms, avait procédé (quelque peu sous la pression du gouvernement et du marché) à une seconde vérification. Résultat des courses : un taux de couverture de 28%, supérieur au minimum requis (27%).
Mais dans le même temps, le Eric Besson, le ministre en charge de l'Economie numérique a demandé à l'ANFR, l'Agence nationale des fréquences d'effectuer ses propres tests, se basant sur une demande faite par l'Arcep.
"Un avancement comparable aux concurrents au début effectif de leur déploiement"
Il s'agissait de mesurer la couverture effective du réseau de Free Mobile et sa disponibilité. Certains concurrents estiment en effet que l'opérateur aurait trompé l'Arcep avec des antennes allumées au moment des tests et éteintes ensuite ayant pour conséquence la prise en charge à plus de 90% des communications par le réseau d'Orange, entraînant mécaniquement des problèmes de qualité de service.
La mission de l'ANFR était donc "d'effectuer les mesures nécessaires pour vérifier la couverture effective des réseaux de l'opérateur Free Mobile sur le territoire métropolitain" ainsi que le taux de disponibilité "d'au moins 95%, hors itinérance, à toute heure de la journée".

L'agence devait également établir "la liste des stations effectivement constatées en service, c'est-à-dire émettant un signal et paramétrées pour accueillir concrètement et effectivement des communications électroniques sur le réseau propre de l'opérateur », s’y ajoutent « la liste des stations en service permettant un accès effectif au service téléphonique et au haut débit".
Ce 2 mai, l'ANFR a rendu son rapport. Il semble confirmer les mesures de l'Arcep. "L’ANFR a contrôlé 979 stations, soit l’intégralité des stations qui avaient été déclarées mises en service auprès de l’Agence à la date du début de la mission. Parmi les stations contrôlées, 781 d’entre elles ont rendu à la fois un service de voix et un service de transmission de données".
 
"Ce nombre apparaît cohérent avec celui communiqué par l’opérateur à l’ARCEP, selon lequel 735 de ses stations étaient opérationnelles à la fin du mois de février. Le réseau de téléphonie mobile de troisième génération constitué par ces 781 stations apparaît fonctionnel".
Et de poursuivre : "Les cartes indiquent que Free Mobile a implanté de nombreuses stations de manière espacée. La simulation de couverture réalisée à partir des caractéristiques de ces stations permet d’estimer que ce réseau présente le potentiel de couvrir 30,8 % de la population métropolitaine".
Free Mobile respecte donc à la lettre ses engagements de couverture inscrits dans sa licence 3G et va même au-delà. Le débat sur l'effectivité du réseau de l'opérateur est donc clos.
Surtout, l'Agence souligne que Free Mobile ne fait ni moins bien ni mieux que ses concurrents à l'époque où ils déployaient eux mêmes leurs réseaux...
"Ce niveau d’avancement de la construction du réseau apparaît comparable à ce qui avait été réalisé par les trois opérateurs concurrents au début effectif de leur déploiement. En prenant chaque fois comme point de départ le moment où les dossiers COMSIS (Commission des sites et servitudes) ont commencé à affluer, chacun des trois opérateurs a atteint en deux années un total de stations 3G en projet variant entre 1 500 et 2 500. Avec 1 770 projets de stations déclarés deux années après avoir entamé la construction de son réseau, Free Mobile se situe donc dans cette moyenne de déploiement des réseaux".
Un résultat d'autant plus satisfaisant que les conditions de déploiements ne sont plus les mêmes. Il y a 15 ans, les installations d'antennes dans les villes ne posaient pas de problèmes, aujourd'hui, les associations de riverains multiplient les blocages et les délais sont bien plus longs.
Par contre, l'ANFR relève une fois de plus que si il existe bien, le réseau de Free Mobile est très largement moins sollicité que celui de son partenaire de roaming Orange.D'où l'utilisation de l'expression "ce réseau présente le potentiel de couvrir 30,8 % de la population".
Pourquoi le trafic passe-t-il en majorité par Orange ?
"Au stade actuel du déploiement de son réseau, la plus grande part des appels des abonnés de cet opérateur apparaît prise en charge par Orange. Cette situation est susceptible de perdurer jusqu’à ce que le réseau atteigne une couverture comparable à celle de son partenaire d’itinérance dans les zones principales de séjour de ses abonnés".
Et d'expliquer : "Pour un terminal, la cause principale du recours à l’itinérance réside dans le fait qu’il perde la couverture du réseau auquel il est raccordé. Le réseau 3G de Free Mobile produit une couverture propre d’un peu moins de 31 % de la population. Selon les derniers chiffres de l’ARCEP, le réseau 3G d’Orange couvre, quant à lui, plus de 98 % de la population. Cette différence de couverture n’est pas sans conséquence sur le comportement d’un terminal Free Mobile".
"En effet, dès qu’un terminal Free Mobile atteint la limite de la couverture de son opérateur, il se raccorde au réseau d’Orange. Mais ensuite, comme le réseau 3G d’Orange est très dense, rares seront les trous de couverture qui conduiront le mobile à réexaminer la situation : lorsque le mobile bascule sur le réseau Orange, il tend à rester en itinérance".
Pourtant, "les terminaux de l’opérateur, comme ceux de tous ses concurrents, sont programmés pour rechercher périodiquement quels sont les réseaux disponibles et réintégrer si possible leur réseau d’abonnement. Il n’en demeure pas moins une dissymétrie dans le fonctionnement du mobile : lorsque le mobile perd la couverture Free Mobile, il passe instantanément sur le réseau d’Orange ; lorsqu’il est passé en itinérance, il lui faut recourir à un test, dont la fréquence se compte en dizaines de minutes, pour retourner vers la couverture Free Mobile, sous réserve qu’elle soit disponible à cet endroit et à cet instant".
Le haut volume du trafic Free Mobile géré par Orange serait donc du à la qualité du réseau de ce dernier, les mobiles Free ayant tendance à rester sur ce réseau même si une antenne Free est disponible.
"Ce phénomène met en défaut le sens commun qui inciterait à penser que, dès lors que la couverture du réseau d’abonnement atteint 30 %, la probabilité pour que le mobile demeure sur ce réseau devrait être également voisine de 30 %", souligne l'ANFR.
Afin d'améliorer la situation, à savoir décharger le réseau Orange, l'ANFR estime qu"il conviendrait d’accroître sensiblement sa couverture ou de densifier les zones privilégiées par ses abonnés".

lundi 12 décembre 2011

Déploiement du (Très) Haut Débit en zones rurales : le point de vue d'un expert


Le déploiement du haut et très haut débit en zone rurale, ce sont beaucoup de projets menés par des collectivités locales qui s'appuient sur l'expertise de consultants spécialisés. Interview de l'un d'entre eux, Michel Lebon.
Michel Lebon se définit lui-même comme « un consultant des villes installé à la campagne »  et aussi « défenseur des Causses perdus et d'une ruralité qui se bat » : il vit en effet depuis 4 ans dans le Lot, et son activité l'amène à sillonner le territoire pour intervenir sur des projets de raccordement à Internet de collectivités locales très variées.

Je l'ai rencontré pour la première fois en avril 2010 lors du Colloque de l'ARCEP sur la Neutralité du Net et il m'a semblé intéressant de recueillir le témoignage de cet homme de terrain, dont vous pouvez aussi lire le blog « (Très) Haut Débit et Ruralité »
Michel Lebon, quelle est exactement votre activité, et depuis quand l'exercez-vous ?
Bonjour, je suis « Consultant en Aménagement Numérique Territorial ». Je me suis positionné sur ce créneau depuis fin 2007, lors de mon installation dans le Lot...  J'ai créé mon « entreprise individuelle » (j'ai un statut de libéral) de conseil, dans ce département au tout début 2008. Naturellement, et avec un clin d’œil à  mon patronyme, je  présente mes activités sous la marque « LEBON-Conseil » :-)
Après un passage chez un opérateur local Wifi intervenant sur les zones blanches de l'ADSL en Midi-Pyrénées, je me suis « immergé » dans la problématique du Très Haut Débit sous ses aspects réglementaires, législatifs, économiques... en capitalisant sur mon approche des territoires ruraux du grand sud-ouest et des constats que j'avais pu faire sur le terrain : quasi-abandon de certains territoires par l'opérateur historique, dégroupage balbutiant, mauvais niveau de service des offres haut-débit pouvant aller jusqu'à une dégradation inacceptable du service téléphonique … et des lignes de cuivre support de celui-ci !
Ma fréquentation des colloques et autres Assises, dont RURALiTIC, le suivi attentif de la « montée en charge » de l'ARCEP en terme de production de documents supports, recommandations, décisions sur des sujets comme le FTTH, la Montée en Débit sur le cuivre, m'ont permis d'exprimer sur mon blog mes « prises de positions liées » et de « recouper » mon constat avec celui effectué par d'autres sur d'autres territoires que le Sud-Ouest...
L'installation du concept de SDAN (devenu SDTAN) c'est à dire de Schéma Directeur d'Aménagement du Territoire par la Loi dite Pintat « contre la fracture numérique » du 17 décembre 2009 a contribué à démultiplier mes missions de conseil, jusque là menées de façon autonome auprès de Communes et Communautés de Communes, notamment en position de « partenaire local » du groupement  de cabinets de conseils parisien E-RESO / Stratégic-Scout dans le cadre de schémas directeurs du Très Haut-Débit.
C'est ainsi que je suis intervenu et interviens encore, sur les SDTAN du Lot et de l'Aveyron, initiés par leurs Conseil Général et Fédération d’électricité respectifs, la Stratégie de Cohérence (SCoRAN) de la Région Languedoc-Roussillon puis son SDTAN.
Et, je tiens à le préciser, dans ces missions de conseil et assistance, les besoins de mes clients et le cadre en place (réglementaire, législatif) sont prioritaires par rapport à mes « états d’âmes et réflexions » au sujet de ce qui pourrait être fait différemment ou mieux, PNTHD en premier !

Pour vous qui êtes sur le terrain, quelles sont aujourd'hui les préoccupations des collectivités locales quant au déploiement d'Internet sur les territoires ?
Globalement, les préoccupations des Collectivités se placent sur différents plans :
  • « service » : disponibilité, cohérence, qualité de l'accès à Internet, ie en Haut-Débit aujourd'hui, à Très Haut Débit demain... et pour ce dernier, rares encore sont les collectivités que je rencontre, dans les « ruralités » où j'interviens, de niveau inférieur au Conseil Général (communautés de communes, communes) qui expriment des besoins forts de THD pour leurs entreprises, points de Service Public et résidentiels... Le plus souvent, ce sont des préoccupations de « Montée en Débit » sur leur territoire qui sont exprimées, même si de temps en temps on trouve un « visionnaire » qui comprend ou a intuité les avantages de la fibre (symétrie des débits, QoS, faible latence, « scalabilité »
  • « financement » : les collectivités territoriales ont souvent des budgets restreints ou soumis à des incertitudes, du moins l'affirment elles, en relation avec la crise, la réforme territoriale, la suppression de la Taxe Professionnelle, etc. Elles estiment que la part de l'état (via le FSN) est insuffisante au regard des montants à investir pour déployer le très haut débit, en FTTH, sur leurs territoires. Elles déplorent de ne pas avoir de certitudes sur le financement de leurs projets, au delà de la phase 1 de lancement (via le FSN), et focalisent sur l'absence d'information sur les modalités d'abondement du FANT qui en prendra le relais.
  • « économique » :au sens de la  préservation de l'économie de leurs territoires, de son développement.
  • « sociétal » : au sens de ne pas laisser se développer une fracture numérique :
    • entre ceux qui disposent et maîtrisent l'accès à Internet et ceux qui, déjà, ne peuvent pas y accéder soit parce que cela coûte trop cher, soit parce qu'Internet n'est pas accessible pour eux du fait de leur "distance au NRA"  ou parce qu'ils refusent telle ou telle technologie d'accès (radio, satellite, ...)
    • entre ceux qui vont disposer à l'horizon ~2015 d'un accès THD, et ceux qui resteront une décennie encore à Haut-Débit/
  • la « ligne conductrice » étant de ne pas fragmenter un peu plus leurs populations d' administrés sur des critères arbitraires : géographiques, techniques, financiers e de garantir une péréquation optimale de l'accès à Internet...
  • « existentiel » : versus la priorité octroyé aux opérateurs privés pour préempter leurs territoires, de fait sur les fractions les  plus rentables de ceux-ci, avec la sensation de ne plus être maître chez elles... en étant considérés comme des « supplétifs ». Le débat entre le président de l'ARCEP et celui de la région Aquitaine a d'ailleurs été très vif, avec des mots lourds lors des Assises du Numérique, en une forme d'affrontement entre Jacobins et... Girondins !
Remarque au passage : rares encore (la Gironde fait justement exception) sont les collectivités locales ayant la préoccupation de développer pro-activement les usages « résidentiels et service public » du Très Haut-Débit (au delà de comptabiliser et géoréférencer les sites publics et privés potentiellement consommateurs de Mbits/s dans la phase d'expression des besoins de leur SDTAN). Des programmes nationaux et régionaux existent, sur les thématiques Télétravail, Espaces de Médiations numériques (EPN, Cyberbases, PIMMs), mais restent pour l'instant encore au stade des intentions sur la télé-médecine, l'aide au maintien au domicile, la e-education...  Le THD est encore par trop assimilé à un accélérateur de consommation (et production pour les plus geeks) de flux vidéos, Haute Définition autant que possible...
Quelle est la situation dans votre département du Lot ?
Avec une densité de population de 33 habitants par hectare et 175.000 habitants, un « taux de ruralité » (au sens de la DATAR) qui amène le taux de subvention à la prise FTTH à 385 € (pour un maximum de 435 € - seule la Creuse fait mieux), et 5 centraux dégroupés parmi 126 (dont 2 seulement par 2 opérateurs), 61 sous-répartitions rendues non éligibles à l'ADSL, pour cause de gros MUX en transport... le département du Lot « part de loin »...
Certes, au vu du passif de « zones blanches », une majorité d'entre elles ont été traitées en Wifi dans le cadre des appels à projets de la Région Midi Pyrénées (marchés de travaux suivis de DSP en affermage, pour des communes, groupements de communes et/ou EPCI... avec subvention jusqu'à 60% du budget global des travaux).
Certes, l'opérateur historique a entrepris de travailler sur la résorption des « gros MUX » (8 ont déjà été neutralisés), et poursuit son effort d'opticalisation des petits NRA et de rénovation de portions de boucle locale en mauvais état : cuivre, protections surtensions, mises à la terre...
Par ailleurs, avant de décider de lancer son SDTAN, le département  avait engagé environ 9 M€ pour créer un réseau de fourreaux (2 axes nord-sud, 1 axe ouest-est), infrastructure support d'un futur réseau de collecte, dont seul celui allant de Cahors au sud de Brive est aujourd'hui équipée de fibres optiques (faisant appel à des IRU - location sur 20 ans de fibres prises chez E-Tera, Arteria, ASF). Objectif : apporter du Très Haut-Débit dans les principales zones d'activité et contribuer à accélérer le dégroupage.
Mais trop de communes sont encore desservies par un ADSL à faible débit, quand il ne s'agit pas de Re-ADSL, avec un débit descendant entre 380/420 Kbits/s et 2 Mbits/s... pas toujours disponible, « les jours de pluie et de vent » (sic) pour certains ! (voir mon blog).
Orange et SFR on signé récemment un « traité de Yalta du Très Haut Débit », se répartissant à 3/4 – 1/4  le raccordement de près de 10 millions de foyers. Est-ce une bonne nouvelle ?
Oui, pour les communes retenues (majoritairement celles des communautés de communes ou agglomérations « phares » de leur département (en dehors des éventuelles communes classées parmi les 148 laissées en pâture aux privés). Enfin, oui et non, parce que apprendre qu'on fait partie des zones d'AMII - Appel à manifestations d'intentions d'investissement - et découvrir qu'il faudra attendre 2016 pour voir se commencer le déploiement du THD ça refroidit quelque peu.Certes, cela va alléger leur « budget déploiement » d'autant, mais avec quelles garanties de « bon achèvement » ?!
Bref, les Collectivités auraient bien aimé avoir un rôle « plus égal » intégrant leurs priorités en terme d'Aménagement Numérique Territorial, dans ce processus de concertation « à venir » dans  le cadre des  Commissions Consultatives Régionales d'ANT... où elles vont partir pour négocier des aménagements et obtenir des garanties... et en direct pour celles qui disposent des ressources, humaines, financières nécessaires à conduire une négociation elles même avec leur Assistant Maître d'Ouvrage, afin de boucler leur SDTAN au plus vite et surtout déposer leur projet dans la foulée.
Par ailleurs, il importe de « décliner » l'accord, territoire par territoire... le « poids » en populations concernées par cet accord de co-investissement étant bien plus fort dans les départements les plus denses (ou les moins ruraux)… des zones moins denses ! Pour exemple à peine 23% des foyers lotois sont concernés par cet accord... On est loin du communiqué de satisfaction de l'ARCEP qui parle de 60% des foyers !! Le président de l'ARCEP vient certes, par 2 fois donc, devant les Sénateurs et lors du dernier GRACO, d'affirmer que les collectivités territoriales pouvaient toujours tenter l'option SIEG étendu aux zones d'AMII, permise par les directives de l'UE relatives aux aides d'état, mais il reste de mon point de vue à « homogénéiser leur cadre d'action» entre ce que dit l'UE, ce que la réglementation de l'ARCEP permet, et ce que l'état accepte de financer dans le cadre du Plan National THD.
En tout état de cause, ceci ne fait que rajouter une couche supplémentaire de « concertation » lourde, au périmètre des SDTAN, que les collectivités n'avaient pu anticiper lorsqu'elles se sont lancées et retenus leurs AMO, dans l'élaboration de ceux-ci.
Que pensez-vous de la réalisation de Patrick Darlot, maire de Saint Bresson, et des difficultés qu'il a rencontrées ?
D'abord je dis : chapeau !

Nous sommes typiquement là dans le schéma de la rencontre sur un territoire « sinistré de l'ADSL » entre un leader entouré d'une équipe de bénévoles avec le soutien d'un opérateur local « très agile », soutenu par une communauté de Wifistes ruraux (cherchez sur Google le concept de Rural Area Network …) qui fournit une réponse quasi immédiate en Do It Yourself aux attentes d'une commune...  et qui plus est à la hauteur du budget, forcément modeste de ce village.

Au delà de faire la genèse de cette situation, et d'en  rechercher les coupables... les deux questions qui se posent sont
  1. la pérennité de cette réalisation, conditionnée à mon humble avis à la longévité de l'équipe,
  2. la reproduction du modèle dans d'autres situations, sur d'autres sites !
On aura noté de plus à la lecture de votre billet l’engagement à garder un comportement responsable, auto-régulé, de chacun de la petite vingtaine d'abonnés de ce réseau... Qu'un  loup « netgoinfre » arrive dans cette bergerie... et c'est la « cata » ! Certes on peut le virer, résilier,  en espérant qu'il n'ait pas en plus un bon avocat...  C'est du vécu, et c'est d'ailleurs la stratégie qu'utilise un autre élu local du côté du Lauraguais !

Mais finalement si cela leur permet d'attendre les 5, 10 à 15 ans qui les séparent d'une hypothétique arrivée d'un conduit de collecte adapté, fibré, à une distance acceptable de Saint Bresson, ou d'un RIP gardois FTTH...
Car comme le dit P. Darlot, je les imagine capables de fibrer leur village comme des grands, de se constituer un PM (Point de mutualisation) activé avec un bon switch installé à la Mairie, et de replonger pour quelques années de plus avec un beau réseau AON (Active Optical Network) et leur AS (Autonomous System) et le « range d'adresses IP »  qui va avec, leur routeur BGP... etc etc... bien à eux !!! Le tout en priant que l'équipe reste en place, sinon se renouvelle... et en leur disant au passage qu'il ne leur faut pas rêver que Orange, Free, SFR viennent délivrer leurs services sur cette poche ! Mais comme ils en sont bien conscients...

Avez-vous connaissance d'exemples similaires et si oui lesquels ?
Saint Bresson n'est pas un « cas » isolé... Un tour sur la « liste RAN-Group » vous permettra de découvrir d'autres initiatives Wifi-libristes en Dordogne, en Bretagne (« Le Net du Kermeur »), ou plus près dans le Tarn avec « Carbodebit » à Carbes à proximité de Castres, ou encore à Ferrières où le réseau « déserté » par un opérateur local défaillant, a été repris en « régie municipale » avec une exploitation confiée à une compétence locale experte des solutions WIFI 2,4 GHz et 5,4 Ghz (avec la chance de l'avoir « à la maison »). Tous ont pour « point commun » un leader local, élu ou technicien, qui porte le projet !
Et la liste n'est pas exhaustive !! Il en existe d'autres … dont un en Lozère (Lafage Saint Julien et environs), dans la Saône et Loire et certainement plein d'autres qui ont répliqué les solutions documentées et partagées sur le net dans leur coin, sans bruit...

Est-il imaginable qu'un petit village s'occupe seul de son raccordement à Très Haut Débit en fibre optique ? Si oui, quelle serait pour vous la meilleure démarche ?
Question de fond à rajouter, de mon point  de vue à la « liste de courses » des points à intégrer au Plan National THD pour en sortir une Version 2. Ce modèle DIY, plus ou moins, est-il réplicable aux déploiements de « poches FTTH » à plus ou moins grande échelle comme d'autres l'ont fait à l'étranger (ville de Nuenen en Hollande... voir mon blog et celui de JM Billaut). Le concept de « barning »  étendu au FTTH et siglé B4RN (Barn for Rural Network) chez nos amis de l'autre côté de la Manche a-t-il un avenir chez nous ? L'idée est à creuser, avec un jeu de mot à peine voilé...

Personnellement je pousse les groupes de réflexion où je m'active pour que cette possibilité soit approfondie et accompagnée (professionnalisation des intervenants, formation, coopératives pour l'achat de matériel, normalisation de processus, règles d’ingénierie). Mais il est encore un peu tôt pour en parler...
Jean-Michel Billaut, que vous connaissez, participe au projet de raccordement en très haut débit de son village de Villiers le Mahieu, à 45 km à l'ouest de Paris. Connaissez-vous ce projet, et qu'en pensez-vous ?
Oui, je le connais. Mais le projet semble un peu s'engluer et se dénaturer par l'intervention de personnes qui n'étaient pas au démarrage du projet... Mais bon, cela peut se débloquer !

Il existe un petit opérateur, Wibox, positionné sur le haut débit en zones rurales : est-ce une alternative au « do it yourself » ? A-t-il selon vous  les moyens de ses ambitions ? 
Je connais bien son directeur, Thomas Gassilloud, également issu, au tout début, de la mouvance RANiste, avec un réseau du côté de Pomeys, dans les Monts du Lyonnais... et nous avons même fait un court chemin ensemble fin 2007/2008.

Wibox est multi-technologies (au sens des réseaux supports : WiMax, Wifi, DSL, FTTH) et s'appuie sur des infrastructures déployées par des tiers (à l'exception de la partie interconnexion Internet, pour laquelle j'ai cru comprendre qu'elle faisait appel à des partenaires, comme Lasotel) dont sa maison mère Altitude Infrastructure. Wibox a une politique commerciale très « active » sur le réseau FttH SIEA de l'AIN (où d'ailleurs Luxinet avait déployé ses premiers réseaux WIFI, en propre pour ce coup), sur les plaques expérimentales FTTH d'Aumont-Aubrac, Chevry-Cossigny..., sur des réseaux WIMAX déployés par Altitude Infrastructure I et d'autres « opérateurs aménageurs ».

Altitude Infrastructure est-elle prête à investir en dehors du cadre de délégations de service public ? Il faudrait interroger leurs dirigeants ! Serait-elle prête à accompagner/encadrer des initiatives locales en mode DIY ? Même réponse... Il y a un risque financier certain pour une entreprise ! A moins que ce risque soit « délégué » à Wibox directement ?

Un autre point est à considérer également : celui de la concentration, inévitable, des acteurs « FAI Locaux » Cet été par exemple Nomotech a racheté Numéo, et c'est aujourd'hui sous la marque Ozone que Nomotech intervient en position de FAI. Il y a un cap à dépasser de « seuil d'abonnés » pour que toute la chaîne de relation client et de déploiement / maintenance ne constitue pas un risque lourd, déjà de dégradation de la qualité du support client, ensuite financier. pour l'entreprise ! Surtout avec une vocation « nationale » affichée d'opérateur de la « ruralité ». Bref, à la question sur les « moyens de son ambition », je préfère répondre « joker » !

Vous avez participé à la consultation sur le plan « France Numérique 2020 » : quelles sont les grandes lignes de vos préconisations ?
Ma contribution a été essentiellement centrée sur l'axe 1, ie la thématique « Permettre à tous les français d'accéder aux réseaux numériques ».
En premier, j'ai voulu insister sur la composante « territoriale » de cette action, en rappelant que derrière les mots « France » et « tous les Français », il y a, au moins, deux grandes notions :
  • l'approche « population » :quel % de la population toutes catégories (d'âge, de culture, de formation, de niveau social...) confondues, ayant accès aux « réseaux numériques »,
  • l'approche « territoriale » : celle qui distingue les zones urbanisées et industrielles à forte densité de population des zones à faible densité de population d'une économie plus tirée par l'agriculture et le tourisme...
Sur cette base, en alternative à la ré-industrialisation, j'ai affirmé que le « numérique » permettrait d'envisager un certain rééquilibrage de ces deux niveaux de « fracture », par le potentiel de développement économique des territoires ruraux (repopulation, développement du « tertiaire ») par les activités de télétravail, de e-commerce et de façon connexe de services de proximité (distribution, commerce local, …). Et en guise de clin d’œil à mon ami Pierre Ygrié, j'ai cité une de ses interventions auprès d'élus :
« ce n'est pas l'attrait au Très Haut Débit des Lozériens (ou des Lotois pour ce qui me concerne) d'aujourd'hui qui me préoccupe, mais bien celui des Lozériens de demain » !!

Sinon, en premier, j'ai formulé 8 propositions, en deux documents (le premier est le seul en ligne sur le site France Numérique) dont certaines d'ailleurs recoupent le projet de loi Maurey / Leroy déposé au Sénat..., pour tenter de « tenir l'objectif 2025 »  d'une France à Très Haut Débit, propositions visant à la définition d'une Version 2 de ce PNTHD qui fait tant débat dans les colloques et milieux politiques :
  1. un choix clair, régionalisé et cadencé d'un seuil de « switch-off » Cuivre → Fibre Optique , intégré dans les SDTAN, rendus opposables, avec en corollaire un travail à mener  avec les acteurs du service universel de téléphonie, pour qu'il soit décliné dès que possible SUR la fibre !
  2. des modalités d’abondement du FANT enfin déterminées, et conséquence du point précédent, une taxe sur le cuivre, directement prélevée sur les revenus du « dégroupage » (les 9 €, avec une modulation fonction de l'avancée des déploiements fibre optique)
  3. la Compétence A.N.T. reconnue pour les C.T., introduite par la loi dans le C.G.C.T (L1425-2 ou 1425-3 à créer) et le C.P.C.E. avec description des droits et devoirs associés, dont le statut d'opérateur d'opérateur... et d'opérateur d'immeuble à l'échelon communal et EPCI,
  4. la « parité de priorité » reconnue aux C.T. versus les opérateurs privés sur les territoires « zones denses et zones d'AMII dans le cade de projets intégrés ou de SIEG, permettant ab initio de lancer des projets de RIP péréqués...
  5. un travail de normalisation portant sur les matériels et process industriels encadrés permettant d'envisager un déploiement des réseaux FTTH « par le bas » à l'initiative des communes dans le cadre de leurs PLU élargis ANT, dans une optique de réduction des coûts,
  6. un cadre de Montée en Débit sur le cuivre, strictement régulé, ne laissant pas la place comme aujourd'hui, à l'oligopole de l'ADSL pour  faire perdurer plus longtemps que de raison, le cuivre sur certains territoires, y compris des communes déclarées FTTH dans les  réponses à l'AMII, par substitution en THD cuivre, basé VDSL2 par exemple...
  7. en corollaire, un cadre de Montée en Débit sur le cuivre vraiment adapté à la ruralité, ciblée sur les sous-répartiteurs de petites tailles (< 150 lignes, y compris les sous-répartiteurs secondaires), pour éviter un recours « plus que de raison » aux technologies radio, ou pire satellitaires...
  8. à l'autre extrémité, la mise en œuvre des moyens ad hoc (législation, réglementation, régulation) permettant de garantir un « tarif de péréquation » de l'IP collecté, quelque soit le territoire.
A ces préconisations fortement orientées « infrastructures », j'ai recommandé de porter l'effort sur la « médiation numérique dans les territoires » (accompagnement des acteurs et de la profession, renforcement des infrastructures intégrant l'apport du THD) qui est/sera  de plus une solution pour la réduction de la fracture numérique sociale ET territoriale !

Avez-vous un message à faire passer à l'ARCEP, qui régule le secteur des télécoms, ou au ministre Eric Besson, en charge de ces dossiers ?
Le premier message est que l'on veuille bien dépasser le seuil de l'écoute polie des acteurs de la « société civile » porteurs d'une vision décalée par rapport à celle des grands acteurs ! Nous étions 3 de ce « profil », aux côtés des représentants des « grands » industriels, lors du tour de table organisé le 27/9 au Ministère, et la phase de concertation nous a oubliés ! Pour l'ARCEP cela veut dire être plus transparent dans les synthèses de « consultation des acteurs » et faire remonter les divergences d'opinion de façon claire. Le rapport au Parlement sur les coûts de la boucle cuivre est un contre-exemple de transparence alors que des réponses (Caisse des Dépôts, AVICCA, Numéricable…) avaient formulé des avis divergents de la position « jacobine » autorisée, en recommandant des solutions pour l’alimentation du FANT !
Ainsi, j'ai noté dans les 4 pages du document de synthèse France Numérique 2020, que seuls les points 10 à 13 traitent en moins de 10 lignes des aspects infrastructures et ANT... J'attends de voir si  un « How To », un document plus détaillé sera publié pour y découvrir l'ébauche du PNTHD v2 que nous sommes nombreux à réclamer, et qu'on ne vienne pas me sortir l'histoire du « train en marche qu'on n'arrête pas » ! J'ai noté aussi que les mots « médiation numérique » sont absents du document, l'axe  « réduction de la fracture numérique sociale » ayant même disparu ?!

Le second, c'est que l'on veuille bien descendre d'un cran, dans l'observation des territoires, en allant jusqu'au niveau de statistiques régionalisées (voire départementalisées) pour prendre en compte les disparités de couverture, services, classes de débit... en fixe comme en mobile ! Et ça, je l'ai dit en aparté au président Silicani lors du GRACO ! Ce serait une garantie de discours, avec un référentiel non contestable,  moins en écart avec ce que vivent au quotidien certains territoires comme l'a affirmé le sénateur Maurey dans son dernier rapport. Je note que le cahier des charges des licences 800 Mhz LT est une avancée sur ce point... nous verrons bien la régulation qui s'exercera !
Le troisième message, dédié à l'ARCEP, est de réfléchir, au delà des données statistiques déconcentrées (tiens au fait, j'ai posé la question de l'open-data et des télécoms au GRACO !), à ce que l'ARCEP fasse descendre ses équipes dans les CCRANT ou les préfectures de région voire des collectivités de niveau conseil généralou communautés d'agglomération, au démarrage de leur carrière, pour une bonne prise de conscience initiale que « tout n'est pas comme à Paris » ... Je pense que cela serait formateur et éviterait bien des blocages dogmatiques que je rencontre : la montée en débit est un dossier remarquable de ce point de vue.

Au delà, j'ai plein de « Mind the Gaps » mais mon blog en est le recueil et reflet !

http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/deploiement-du-tres-haut-debit-en-zones-rurales-le-point-de-vue-d-un-expert-39766404.htm#xtor=EPR-100

mardi 29 novembre 2011

La 3G enfin disponible dans le métro parisien ?


Technologie - La RATP serait sur le point de lancer un appel d'offres afin de couvrir en haut débit mobile son réseau souterrain. Mais les obstacles restent nombreux.
Depuis plus de dix ans, il est possible d'utiliser son mobile dans le métro parisien. Reste que le réseau déployé par les opérateurs et la RATP est 2,5G (Edge), il ne permet donc pas de surfer confortablement sur Internet.
Face à la demande et à l'explosion des usages, les opérateurs souhaitent depuis pas mal de temps proposer la 3G dans les stations et les tunnels. Pour autant, la RATP souffle le chaud et le froid depuis plus d'un an. Mais les choses pourraient enfin se débloquer.
Selon nos confrères de Libération, la RATP (la régie des transports parisiens) aurait lancé un appel d'offres visant les quatre opérateurs de réseau que sont Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR) afin de permettre une connexion 3G dans ses installations.
Concurrence

Reste que le dossier n'est pas si simple. Le choix serait de former un duo avec un opérateur exclusif (d'où cet appel d'offre) à travers une société commune. Mais on sait par exemple que les exigences financières de la RATP sont élevées ce qui calme les ardeurs des candidats. La régie entend bien obtenir une redevance sur les revenus générés par ce réseau qui serait ensuit loué à d'autres opérateurs.
"Nous avons 5 millions de voyageurs par jour, dont le tiers réalisent 2 actes téléphoniques - SMS, appel… -à chaque trajet. On ne peut pas exiger de poser ses antennes chez nous comme s'il s'agissait d'un toit ou d'un château d'eau au fin fond de la Beauce !", expliquait déjà il y a un an Marie-Catherine Lecoufle de la RATP.
Par ailleurs, cette approche pourrait se heurter à des problèmes concurrentiels. Toujours selon Libération, l'Arcep, le régulateur des télécoms chercherait déjà à savoir pourquoi cet appel d'offres est limité à 4 opérateurs et sur l'aspect exclusif de l'accord. Sur une zone donnée, on n'a en effet jamais vu un opérateur détenir l'exclusivité des déploiements.
A voir, notre galerie : Au coeur du déploiement de la fibre optique et du mobile dans le métro parisien

mercredi 12 octobre 2011

Le blackout mondial pour Blackberry se poursuit


Sécurité - Une nouvelle panne a touché les utilisateurs en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Inde, au Brésil, au Chili et en Argentine. Ca commence à faire beaucoup.
La joie aura été de courte durée. Après la méga panne qui a touché des millions d'utilisateurs de Blackberry plusieurs heures ce lundi, RIM pensait avoir réglé la situation mardi. Le canadien affirmait alors que tout était rentré dans l'ordre.
Une affirmation un peu rapide puisque les services de RIM sont une nouvelle fois tombés ce mardi après-midi, plongeant dans le noir les millions d'utilisateurs en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Inde, au Brésil, au Chili et en Argentine. Des problèmes auraient également été constatés aux Etats-Unis. Ce mercredi, le comportement des Blackberry est toujours aussi erratique.
Les effets sont les mêmes : impossible d'accéder aux mails, à la messagerie instantanée (BBM) et au Web. Une situation critique pour un fabricant qui met en avant la solidité de son infrastructure auprès de la cible pro.
Fronde
Et les causes commencent à être connues. La panne est due à la défaillance d'un "commutateur de coeur du réseau", a annoncé mardi Research in Motion dans un courriel transmis à l'AFP.
"Bien que le système soit conçu de manière à réorienter le trafic vers un commutateur de secours, ce système de secours n'a pas fonctionné comme lors d'essais antérieurs", a précisé RIM.
"Par conséquent, un gros encombrement de données s'est créé et nous travaillons maintenant à l'éliminer et restaurer le service normal aussi vite que possible", conclut le bref communiqué, ajoutant les excuses de RIM pour les inconvénients subis par les usagers.
Ce nouvel incident tombe mal pour RIM à l'heure où la concurrence dans le domaine des smartphones est acharnée mettant en  péril les parts de marché du canadien. Rappelons que le groupe ne représente plus que 12% du marché des smartphones contre 19% il y a un an.
Surtout, cet incident est loin d'être le premier. En 2009, un black out total de trois heures a touché les utilisateurs des célèbres smartphones. Quelques mois plus tard, la firme canadienne a connu un problème important qui a touché le service de diffusion des courriels aux Etats-Unis.
Quelques jours plus tard, une nouvelle panne a touché le service de courriel des BlackBerry en Amérique du Nord, mais aussi en Amérique du Sud. Apparemment, le problème était lié à la nouvelle version 5.0 du service de messagerie. D'autres pannes ont été signalées en 2008 et en 2007...
La panne a également renforcé la grogne des actionnaires déjà échaudés par les difficultés de RIM sur le marché américain. La banque Jaguar Financial Corporation a ainsi  affirmé mardi qu'au moins 8% des porteurs de titres RIM soutenaient son appel lancé début septembre en faveur de la vente de la société ou d'un changement à sa tête.

 http://www.businessmobile.fr/actualites/nouveau-blackout-mondial-pour-blackberry-ce-mardi-39764742.htm#xtor=EPR-100