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mardi 26 juin 2012

Wi-Fi gratuit dans le métro parisien : 48 hotspots ouverts par Gowex

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/wi-fi-gratuit-dans-le-metro-parisien-48-hotspots-ouverts-par-gowex-39773423.htm#xtor=EPR-100

Wi-Fi gratuit dans le métro parisien : 48 hotspots ouverts par GowexMobilité - La société espagnole Gowex, spécialisée dans les solutions de connexions sans-fil dans les transports publics, a activé ce matin ses hotspots dans le métro parisien. Couloirs RATP, sortie de station, quais de métro et RER, 48 points d’accès sont disponibles dès à présent.
C’est donc bien Gowex qui a décidé de permettre aux franciliens de surfer dans le métro. La société espagnole a dévoilé ce matin la liste des stations de bus, métro, RER dans lesquelles le réseau Gowex Free WiFi est disponible. Pour délivrer ce service, Gowex exploite les installations de Naxos, la filiale de la RATP.
S’il était déjà établi que les connexions ne seraient pas possibles dans les rames en mouvement du métro parisien, la rumeur courait que les hotspots seraient uniquement placés sur les quais des transports souterrains. On sait désormais que seuls quelques quais seront couverts par Gowex. En contrepartie de nombreux « espaces d’échanges » (comprenez couloirs de métro) et arrêts de bus sont de la partie.
Jusqu’à 1 Mbit/s
Pour avoir accès au Wi-Fi gratuit, la méthode est simple. D’abord, télécharger l’application depuis le portail de Gowex (ou depuis GooglePlay et l’AppStore). Après avoir renseigné une adresse mail, un numéro de téléphone et une date de naissance, l’utilisateur recevra un SMS contenant son mot de passe temporaire qu’il pourra modifier à sa guise.
Il suffira ensuite de passer par l’application pour se connecter depuis les hotspots présents dans les transports en communs parisiens, puis d’utiliser son navigateur habituel pour entamer la navigation. Le test que nous avons effectué ce matin en gare RER d’Auber était plutôt concluant.
Depuis un Samsung Galaxy S2, la connexion au réseau Wi-Fi s’est effectuée facilement et une fois les informations rentrées, le débit maximal de 1 Mbit/s promis par Gowex était quasiment atteint. En somme, la navigation était très fluide.
Seulement le Wi-Fi n’est pas la technologie la plus adaptée à l’itinérance. Aussi, en toute logique, la couverture du réseau à une station donnée n’est pas équivalente suivant que l’on se trouve à une extrémité de la station ou à une autre. Pour rappel, un émetteur Wi-Fi couvre une surface d’un rayon moyen de 30 mètres.
Par ailleurs, les stations ne disposent pas toutes d’antennes en souterrain. C’est le cas par exemple de la station St-Lazare où il est possible de capter le Wi-Fi uniquement depuis  la sortie de la bouche de métro. Cette dernière n’étant pas forcément très bien abritée, en temps de pluie (comme en ce mardi matin de juin…) il n’est pas très agréable de surfer en extérieur.
Des financements encore flous
Gowex propose déjà des services comparables dans 60 villes partout dans le monde, notamment à Bordeaux, depuis le mois de mars. Ainsi l’identifiant unique délivré sur l’application assurera à l’utilisateur une couverture Wi-Fi dans toutes les villes où Gowex est installé.
Dans ces différents pays, Gowex a établi des partenariats avec des annonceurs pour effectuer des campagnes de publicité géolocalisée. Aucune campagne similaire n’a été lancée en France pour l’instant.
Un mystère demeure donc, celui du financement. En effet, à part les quelques publicités présentes sur le portail de Gowex, et un hypothétique bandeau publicitaire affiché dans l’application (évoqué lors de la présentation presse mais absent lors de notre test), les sources de revenus de la firme espagnole semblent très incertaines.
Karim Bouchfanj, directeur de Gowex France, a tout de même évoqué la possibilité de voir arriver des « offres complémentaires » dans les semaines à venir. Des services premium payants ne sont donc pas à exclure totalement.
Enfin il est bon de rappeler que cette opération n’est qu’un projet pour Gowex. La société espagnole se donne 9 mois pour observer l’attrait des franciliens pour le Wi-Fi dans les couloirs de métro.




dimanche 27 mai 2012

Les géants du Web dominent toujours l'Internet Mobile français

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/les-geants-du-web-dominent-toujours-l-internet-mobile-francais-39771640.htm#xtor=EPR-10010


Avis d'expert - Derrière les Google et autres Facebook, les mobinautes ont particulièrement visité des sites d'actualité, selon le dernier bilan de Médiamétrie.
Selon le spécialiste de la mesure d'audience, au mois de mars dernier, près de 9 mobinautes sur 10 (89,5%) ont visité au moins un site - optimisé ou non pour le mobile. Et plus de 2 sur 3 (67,1%) ont consulté au moins une application mobile connectée à partir de leur smartphone, une part en progression régulière.
Au palmarès des sites, pas de surprises. Les géants du Web et les sites des opérateurs trustent le top 10. Google conserve sa première place avec 13,6 millions de visiteurs uniques, suivi de Facebook (12,3 millions), YouTube (7,9 millions), Apple (6,7 millions), Orange (6,1 millions) et Twitter (4,9 millions).
Bond des sites d'actualité
En dehors des portails d'opérateurs, les sites français les mieux classés sont Dailymotion qui se classe 11e (3,3 millions de visiteurs uniques), Le Bon Coin (12e avec 3 millions de VU), juste devant Mappy et PagesJaunes.
Du côté des applications, on prend les mêmes et on recommence. Google prend la médaille d'or avec 9,6 millions de visiteurs uniques, devant YouTube (8 millions), iTunes (7,3 millions), Game Center (3,8 millions), Orange et Facebook (2,9 millions).
Hors applications d'opérateurs, PagesJaunes est le mieux classé (2,3 millions) devant AlloCiné (1,5 million) et La Chaîne Météo (1,3 million).
En mars, Médiamétrie a observé un bond de la fréquentation des sites et des applications d'actualité, notamment suite à l'affaire Merah. 7,4 millions de mobinautes ont visité au moins un site d’actualités en mars, soit 638 000 de plus qu’en février (+9%). C’est la 2ème plus forte progression du mois et cela hisse la sous-catégorie « Actualités » au 8ème rang des plus consultées en mars.
Le Monde arrive en tête (2 millions de visiteurs uniques sur le site et 1,3 million sur l'appli) devant Le Parisien/Aujourd'hui en France (1,6 million), Le Figaro (1,4 million) et Le Nouvel Observateur (917 000).

mercredi 15 février 2012

Cisco : le trafic data mobile mensuel va bondir de 80% d'ici 2016


Avis d'expert - 10 milliards de connections seront comptabilisés dans quatre ans, selon l'équipementier. Un bond généré par la 4G et les tablettes.
Encore une prévision qui risque d'angoisser les opérateurs mobiles. Selon le spécialiste des réseaux Cisco, le trafic data mobile atteindra en 2016 la bagatelle de 10,8 exabytes par mois (soit 130 exobytes par an !) contre 6,9 en 2015, 2,4 en 2013, 1,3 en 2012 et 0,6 en 2011. Entre 2011 et 2016, le bond atteindra 78%.
Rappelons qu'un exabyte est égal à 1 milliard de Go. En termes de nombre de connections, Cisco table sur 10 milliards en 2016, dont 8 millions rien que pour les smartphones.
Les raisons de cette croissance exponentielle sont connues. L'émergence des réseaux haut débit 4G, la généralisation de la 3G et 3G+ associée au succès planétaire des smartphones poussent à la consommation de l'Internet mobile. Surtout, la consommation de vidéos sur les smartphones et surtout sur les tablettes explose et ce service est évidemment très gourmand en bande passante.
Pour les opérateurs, le défi est gigantesque. Outre le passage progressif à la 4G, qui permet d'atteindre des débits pratiques de 20 Mb/s, les opérateurs ne pourront pas faire autrement que de revoir leurs modèles économiques.
Nouveaux modèles tarifaires
"Il faut revoir les logiques de facturation de l'Internet mobile afin de répartir de façon plus équilibrée les revenus tout au long de la chaîne de valeurs.", explique Michel Combes, P-DG de Vodafone Europe.
Et de poursuivre : "La donnée c'est l'avenir de notre industrie, son prix doit refléter les investissements dans le réseau et le spectre".
Traduction : les plans de facturation différenciés vont devenir la norme. Elles ne reposeront pas seulement sur le volume mais surtout sur la qualité de service, l'expérience client, les services.

Certains y trouveront leur compte, notamment les petits consommateurs qui auront droit à des offres moins chères (comme les forfaits low-cost) mais moins généreuses et moins rapides. Mais pour les autres, la facture risque d'être salée.
"Aujourd'hui, 10% de nos clients consomment 70% de la bande passante, on ne peut plus s'en tenir aux structures tarifaires actuelles. Nous nous dirigeons vers des offres segmentées pour accéder aux services en fonction des besoins du client. Certains, comme les professionnels, paieront des forfaits Premium pour un débit garanti, d'autres auront accès des forfaits qui prendront en compte tel ou tel usage", explique ainsi Stéphane Richard, patron de France Télécom.
Avec cette annonce, France Télécom rejoint donc certains opérateurs américains comme AT&T qui ont abandonné les forfaits illimités avec des offres déclinées selon la consommation. C'est le cas également Vodafone qui a lancé des offres Premium en Espagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.

http://www.businessmobile.fr/actualites/cisco-le-trafic-data-mobile-mensuel-va-bondir-de-80-d-ici-2016-39768576.htm#xtor=EPR-10010

mercredi 30 novembre 2011

Orange fait passer son réseau 3G+ à 42 Mb/s maximum


Technologie - Grâce à l'introduction de nouvelles fonctions dans son réseau, l'opérateur historique affirme doubler le débit théorique en HSPA. Mais il ne faut pas confondre débit théorique et pratique. Par ailleurs, tous les smartphones ne sont pas encore compatibles.
L'augmentation des débits est la solution logique pour digérer l'explosion du trafic data mobile en France comme ailleurs. On parle beaucoup de la 4G (LTE) dont les premières licences viennent d'être distribuées dans l'hexagone, mais les opérateurs tiennent d'abord à optimiser leurs réseaux 3G+.
Car le HSPA en a encore sous le pied. Des évolutions sur les infrastructures permettent de doper le débit théorique. Ainsi, après SFR, Orange annonce une mise à jour de son réseau offrant désormais un débit maximum de 42 Mb/s "grâce à l’introduction des fonctionnalités Duall Carrier et 64 QAM".
L'opérateur ajoute que ce débit, disponible depuis le 24 novembre 2011 couvre plus de 50 % de la population, "dont 9 des 12 agglomérations les plus peuplées de France". C'est-à-dire, l'Ile de France, Grenoble, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice et Toulon.
Attention aux effets de communication des opérateurs
Le déploiement se poursuivra avec un objectif de 60 % de couverture dès mi-2012 incluant Bordeaux, Toulouse et Strasbourg ainsi qu’une extension à l’ensemble du territoire national d’ici le début de l’année 2013, ajoute l'opérateur.
Comme d'habitude, cette évolution sera d'abord réservée aux professionnels. Les forfaits Business Everywhere devient compatible avec la nouvelle norme HSPA+ 42 Mb/s notamment le forfait Business Everywhere Premier qui inclut les connexions 3G+ et Wi-fi en illimité, 30 Mo de trafic Europe pour 60 euros HT par mois.
Pour profiter de ce débit, Orange Business Services proposera "prochainement" la clé Huawei E372, compatible 42 Mégabits/s Dual Carrier.
La mise à disposition pour le grand public n'est pas précisée. On rappellera également que la vitesse annoncée par Orange est avant tout théorique. Selon les mesures de l'Arcep, le débit moyen atteint pour le téléchargement sur les réseaux 3G+ est de 3 Mbit/s, de 40% supérieur au débit moyen atteint lors de l’enquête précédente. Pour l’envoi de fichier, le débit moyen atteint 1,3 Mbit/s, débit légèrement supérieur à celui atteint lors de l’enquête précédente (1,2 Mbit/s).
Mais il s'agit d'une moyenne. Les débits observés atteignaient plus de 9,2 Mbit/s pour les plus rapides, et l’envoi de fichiers a fait apparaître des débits supérieurs à 3 Mbit/s pour les plus rapides. A ce petit jeu, Orange est le plus rapide du marché.
Par ailleurs, tous les terminaux ne sont pas compatibles avec cette norme, ni d'ailleurs tous les forfaits qui parfois précisent une vitesse maximale théorique inférieure. Donc attention aux effets de communication de nos chers opérateurs.
Rappelons également que SFR a annoncé en septembre dernier que son réseau HSPA atteignait les 21 Mb/s dans les 12 premières agglomérations françaises et se hissera à 42 Mb/s dans les trois premières agglomérations françaises à fin 2011.

http://www.businessmobile.fr/actualites/orange-fait-passer-son-reseau-3g-a-42-mb-s-maximum-39766072.htm#xtor=EPR-10010

mercredi 16 novembre 2011

France : l'Internet mobile séduit toujours plus, Android devant iOS


Chiffres - Médiamétrie et GfK ont publié deux études sur l'adoption de l'Internet mobile en France. Si les chiffres sont différents, la tendance reste la même.
La croissance exponentielle de la consommation d'Internet depuis un mobile ne se dément pas en France. Deux études différentes publiées ce mardi confirment cette tendance lourde.
Selon GfK, on compte désormais 11 millions de Français connectés sur mobile, soit 57% de plus en un an. Sur la base des 61% de terminaux du parc français capables de se connecter à Internet, cela représente 44% d’utilisateurs.
« Le potentiel de progression de l’usage effectif d’Internet sur mobile demeure certes important, mais le décalage entre capacité matérielle et usage réel se réduit : l’écart n’est désormais plus que de 17 points contre 31 points un an auparavant ! » analyse Frédéric Patissier, Chef de Groupe Contenus Mobiles chez GfK Retail and Technology France.
Du côté de Médiamétrie, les chiffres sont un peu différents. L'institut de mesure compte 18,3 millions de mobinautes en France pour 39,4 millions d’internautes. "Les mobinautes sont 34% de plus qu’il y a un an, une croissance 5 fois plus élevée que celle du nombre d’internautes ! Les équipés en smartphones bondissent de 27% en six mois et 4 fois plus en 2 ans et demi !", ajoute le spécialiste.
Les jeux et la presse plébiscités
Pour GfK cette évolution est due à plusieurs facteurs. Design des terminaux mieux adapté aux usages en ligne, Connexions plus rapides : 41% des terminaux sont compatibles 3G (contre 34% il y a un an) ; Contenus plus adaptés...
Concernant les contenus, plus de la moitié du marché est constituée par les jeux. « Le chiffre d’affaires des applications ne cesse logiquement de progresser, même si leur impact demeure encore limité en valeur compte tenu de la forte présence d’Apps gratuites ou vendues à moins de 1 € » commente Frédéric Patissier.

Reste qu'au  premier semestre 2011, les ventes des contenus mobiles mesurées par le panel GfK ont quelque peu marqué le pas. Les jeux (hors ceux vendus par les « Application Stores ») ont faiblement reculé (-5,6% en volume) sur la période.

Les images et clips vidéo en téléchargement ont vu leurs ventes baisser de 14% en volume mais progresser en valeur (+8%) grâce à un prix moyen (2,65€ TTC) en hausse.

Les sonneries ont plongé de 20% en volume et de 14% en valeur, en raison d’un prix moyen qui continue d’augmenter (+8% à 2,60€ TTC) limitant l’appétence (déjà diminuée) pour ce type de contenus que l'on trouve gratuitement un peu partout.
Du côté des applications, Médiamétrie précise que parmi les individus en ayant téléchargé, 98% en ont téléchargé des gratuites contre 86% il y a un an. Les applications de jeux et de divertissement restent les plus téléchargées.
La presse et l’actualité arrivent au 3ème rang des applications les plus téléchargées. Et les mobinautes s’y attachent vite puisque ce sont les applications les moins désinstallées, ajoute le spécialiste.
Autre tendance, la géolocalisation est de plus en plus utilisée, notamment par les 25-34 ans : ils s’y connectent systématiquement pour près de 17% d’entre eux.
Enfin, concernant les OS, Médiamétrie souligne que les nouveaux équipés de smartphone privilégient Android : ils sont deux fois plus nombreux qu’au 1er trimestre 2011 à être équipés d’un smartphone Android.
"Une progression qui permet au système d’exploitation de Google de dépasser, pour la première fois, le système d’exploitation d’Apple. Le développement exponentiel d’Android touche toutes les catégories de la population. Les 25 - 34 ans qui privilégiaient jusqu’à présent l’iPhone sont aujourd’hui les plus nombreux à utiliser Android. Près de 18% des Français âgés de 25 à 34 ans possèdent un smartphone Android contre 13% pour l’ensemble de la population", analyse Médiamétrie.

http://www.businessmobile.fr/actualites/france-l-internet-mobile-seduit-toujours-plus-android-devant-ios-39765623.htm#xtor=EPR-100

lundi 14 novembre 2011

Le trafic Web mobile doublera cette année et sera multiplié par 10 en 2016


Avis d'expert - La consommation de vidéos à partir des smartphones et des tablettes va dramatiquement peser sur les réseaux. Les opérateurs devront faire des choix.
Les chiffres donnent le vertige. Selon le spécialiste des réseaux mobiles Ericsson, les abonnements haut débit atteindront presque 5 milliards en 2016, contre 900 millions attendus d'ici à la fin 2011 dans le monde, soit une croissance de 60% par an.
Par ailleurs, le trafic Web depuis les terminaux sans fil va doubler cette année et sera multiplié par dix d'ici cinq ans pour atteindre entre 4.000 et 5.000 petaoctets (10 puissance 15 bytes) par mois. De quoi donner des sueurs froides aux opérateurs...
Les raisons de cette croissance exponentielle sont connues. L'émergence des réseaux haut débit 3G et 3G+ associée au succès planétaire des smartphones poussent à la consommation de l'Internet mobile. Surtout, la consommation de vidéos sur les smartphones et surtout sur les tablettes explose et ce service est évidemment très gourmand en bande passante.
Fin de l'illimité et de la vitesse maximale pour tous
Toujours selon Ericsson, la part des smartphones dans le trafic Web mobile de 2016 sera de 1.500 petaoctets sur les 4 à 5.000 prévus...
Même constat chez Cisco, le concurrent du suédois. "Le trafic sera multiplié par 4,3 entre 2009 et 2014.", soulignait Marc Latouche de Cisco lors du DigiWorld Summit de l'Idate 2010.
Pour les opérateurs, le défi est gigantesque. Outre le passage progressif à la 4G, qui permet d'atteindre des débits pratiques de 20 Mb/s, les opérateurs ne pourront pas faire autrement que de revoir leurs modèles économiques.
"Il faut revoir les logiques de facturation de l'Internet mobile afin de répartir de façon plus équilibrée les revenus tout au long de la chaîne de valeurs.", explique Michel Combes, P-DG de Vodafone Europe.
Certains y trouveront leur compte, notamment les petits consommateurs qui auront droit à des offres moins chères (comme les forfaits low-cost) mais moins généreuses et moins rapides. Mais pour les autres, la facture risque d'être salée.
« Aujourd'hui, 10% de nos clients consomment 70% de la bande passante, on ne peut plus s'en tenir aux structures tarifaires actuelles. Nous nous dirigeons vers des offres segmentées pour accéder aux services en fonction des besoins du client. Certains, comme les professionnels, paieront des forfaits Premium pour un débit garanti, d'autres auront accès des forfaits qui prendront en compte tel ou tel usage », explique ainsi Stéphane Richard, patron de France Télécom.
Avec cette annonce, France Télécom rejoint donc certains opérateurs américains comme AT&T qui ont abandonné les forfaits illimités avec des offres déclinées selon la consommation. C'est le cas également Vodafone (SFR en France) qui a lancé des offres Premium en Espagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.

http://www.businessmobile.fr/actualites/le-trafic-web-mobile-doublera-cette-annee-et-sera-multiplie-par-10-en-2016-39765458.htm#EREC-103

mercredi 28 septembre 2011

Débits mobiles : Orange toujours loin devant

Avis d'expert - Selon les tests menés par DegroupTest, l'opérateur historique voit le débit moyen offert à ses clients augmenter alors qu'il baisse chez ses concurrents.

Le site spécialisé DegroupTest vient de publier son nouveau baromètre des accès haut débit fixe et mobiles en France. Il a ainsi passé au crible les débits moyens observés en mobilité (2G/3G/3G+) en fonction des opérateurs.

Ces résultats sont tirés de l'ensemble des tests de débits effectués par les utilisateurs sur le site DegroupTest du 1er janvier au 30 juin dernier, soit 3 718 203 tests. "Avec l'identification de l'adresse IP, nous avons pu répartir les données en fonction des réseaux des opérateurs et des différentes technologies. Les moyennes sont ensuite calculées et comparées pour chaque technologie", explique le spécialiste.

"Il s'agit donc de moyennes et non des maximums. Ils ne reflètent pas les possibilités maximum des connexions mais uniquement une tendance générale moyenne", poursuit-il.

On note peu de changements par rapport à la précédente édition. Orange caracole toujours en tête du classement du débit descendant et voit même la vitesse moyenne augmenter. Elle atteint 2,67 Mb/s contre 2,28 Mb/s un semestre plus tôt.

SFR doublé par Bouygues Telecom

Les résultats de ses concurrents sont en baisse. SFR malgré ses investissements dans la 3G+ voit son débit moyen passer de 1,44 Mb/s à 1,11 Mb/s. Le repli est encore plus sensible chez Bouygues Telecom : 1,06 Mb/s contre 1,49 Mb/s six mois plus tôt. L'opérateur était devant SFR lors du dernier classement.

Précisons néanmoins que les abonnés Bouygues ont été les plus nombreux à effectuer les tests (71%) contre 22% pour Orange et 7% pour SFR.

Du côté des débits montants, Orange renforce son leadership avec une vitesse de 917 Kb/s contre 677 kb/s il y a six mois. Il devance Bouygues Telecom (474 kb/s) et SFR (243 kb/s).

Rappelons que selon la 8ème enquête annuelle sur la diffusion, en France, des technologies de l’information, une majorité de consommateurs juge insuffisants les débits observés en 3G.

Concrètement, 51% des personnes interrogées "ont l'impression que la connexion à Internet par leurs mobiles n'est pas assez rapide". 25% n'ont "jamais cette impression". 67% des habitants des villes de 20 000 à 100 000 habitants estiment que leur connexion à l'internet mobile "n'est pas assez rapide".

Cette étude, qui soulignons-le se base sur des impressions et non pas des mesures scientifiques, rejoint d'assez près une étude similaire menée par l'association UFC Que Choisir auprès de 2100 abonnés haut débit mobile dont 47% de propriétaires d'iPhone.

Selon cette enquête en ligne, 41% des consommateurs ne sont pas satisfaits de la connexion 3G de leur téléphone mobile. En effet, 21% de l'échantillon ne bénéficient pas de connexions 3G, mais le plus souvent de connexions en Edge ou GPRS, beaucoup plus lentes, souligne l'association.

http://www.businessmobile.fr/actualites/debits-mobiles-orange-toujours-loin-devant-39764323.htm#xtor=EPR-100

mardi 23 août 2011

Etats-Unis : les utilisateurs de smartphones Android préfèrent les applications au web mobile

par la rédaction, businessMOBILE.fr. Publié le 19 août 2011

Application - Selon une étude menée par Nielsen, les applications sont majoritairement plus utilisées que l’Internet mobile. En moyenne sur 1 heuire d'utilisation de son smartphone, 67% du temps est passé avec des applications.

Lorsqu'il s'agit de vérifier son courriel, lire les actualités ou encore se connecter à des réseaux sociaux, on a le choix entre une application dédiée ou la version web mobile. D'après les résultats d'une étude Nielsen menée aux États-Unis auprès des possesseurs de smartphones Android, les applications sont majoritairement préférées.

Sur la moyenne de 56 minutes passées chaque jour à interagir avec son smartphone, 67% le sont avec des applications contre 33% sur le web.

Le top 10 des application sreprésente 43% du temps passé

Autre enseignement de cette étude, une poignée d'applications génèrent l'essentiel du temps de consultation. Le top 10 des applications Android représente 43% du temps passé par les utilisateurs sur des applications et le top 50 compte pour 61%.

Ce qui signifie que le reste des 250 000 applications Android recensées actuellement ne comptent que pour 39% du temps passé. Cela illustre toute la difficulté pour les développeurs à sortir du lot pour atteindre un niveau d'audience satisfaisant. (Eureka Presse)

http://www.businessmobile.fr/actualites/etats-unis-les-utilisateurs-de-smartphones-android-preferent-les-applications-au-web-mobile-39763138.htm#xtor=EPR-10010

vendredi 29 juillet 2011

France : 18 millions adeptes de l'Internet Mobile, les géants du Web rois de l'audience

Avis d'expert - Pour sa 4e vague de mesure, Mediametrie fait le point sur l'audience de l'Internet mobile français. En un trimestre, l'Internet Mobile a séduit 10% d'utilisateurs en plus.

Toujours porté par le succès des smartphones et des forfaits d'abondance, l'usage de l'Internet Mobile ne faiblit pas. Selon le quatrième bilan Mediamtrie/NetRatings, on comptait à fin juin 17,7 millions d'utilisateurs, soit 10% de plus en un trimestre.

"Plus nombreux, ils sont également plus assidus : le surf mobile s'ancre dans le quotidien des Français avec 70,7% des mobinautes qui se connectent à l'internet mobile tous
les jours ou presque. Ils étaient un peu moins de 2 sur 3 au 1er trimestre 2011", commente Mediametrie.

Par ailleurs, 94,4% des mobinautes ont consulté au moins un site - optimisé ou non pour le mobile - accessible depuis le navigateur internet de l'ensemble des téléphones mobiles, en passant par le réseau 3G des opérateurs. Cela représente une progression de 3 points par rapport au 3ème trimestre 2010.

Google premier dans toutes les catégories

Enfin, 48,8% des mobinautes ont consulté au moins une application mobile connectée à partir de leur smartphone, soit une progression de plus de 17 points par rapport au 3ème trimestre 2010.

Mais c'est surtout sur l'audience des sites mobiles que l'étude de Mediametrie est attendue. Référence absolue et incontournable de la mesure de l'audience TV, Mediametrie entend apporter la même expertise sur le mobile et ainsi rassurer les annonceurs qui souhaitent se lancer dans la publicité sur ce support.

Car malgré le succès de la téléphonie mobile et une pénétration supérieure à 95% dans la plupart des pays industrialisés, la publicité sur ce support peine à se développer.

Précisions que ce classement est basé sur deux types de données. Les données de connexion des opérateurs (logs), qui donnent des indications sur le parcours des mobinautes sur tel ou tel site et le temps passé et un panel de 10 000 utilisateurs de l'Internet mobile (en 3G, pas encore en WiFi) représentatifs de la société française, destiné à qualifier l'audience.

A noter cependant que ces résultats ne sont pas complets. En effet, les mesures de Mediametrie ne prennent pas en compte la navigation depuis les MVNO, les BlackBerry, le navigateur Opera et les sites en https...

En haut du classement 'Groupes' du 2e trimestre 2011, on retrouve sans surprises les mêmes, à savoir les géants du Web. Google poursuit sa domination avec 12,7 millions de visiteurs uniques contre 10,8 millions au 4e trimestre 2010. Le moteur profite évidemment de sa position privilégiée dans les smartphones Android qui se vendent comme des petits pains.

Facebook conserve sa médaille d'argent avec 11,4 millions de VU, devant les sites d'Orange avec 9,8 millions de VU.


Par sites, le classement est assez proche. Google se classe premier avec 11,3 millions de visiteurs uniques, talonné par Facebook (11,2 millions) et Orange (8,4 millions). YouTube est 5e (6,6 millions), confirmant l'engouement pour la vidée streamée sur mobile.

Du côté des applications, Google est encore devant (7,6 millions de visiteurs uniques) devant YouTube (6,6 millions), iTunes (5,3 millions) et Facebook (4 millions).A noter, la bonne performance de l'application Deezer (976 000 VU).


http://www.businessmobile.fr/actualites/france-18-millions-adeptes-de-l-internet-mobile-les-geants-du-web-rois-de-l-audience-39762743.htm#xtor=EPR-100

mardi 26 juillet 2011

Le nouveau paysage du mobile pousse Bouygues Telecom et SFR à s'adapter

Le nouveau paysage du mobile pousse Bouygues Telecom et SFR à s'adapterAnalyse - Agressivité des opérateurs virtuels, baisses de prix, explosion de l'Internet mobile, arrivée de Free Mobile et de la 4G..., autant de facteurs qui poussent les opérateurs 'historiques' à s'adapter et à anticiper. ZDNet.fr a interrogé Frédéric Ruciak, Directeur Général Adjoint, Marché Grand Public de Bouygues Telecom et Patrick Asdaghi, Directeur Marketing Grand Public de SFR.

Depuis quelques mois, le paysage du marché français du mobile a profondément changé. Profitant notamment de la baisse des prix de gros sur les appels, les opérateurs mobiles virtuels ont multiplié les offres très agressives (Prixtel, Numericable, LaPoste..) en pariant notamment sur l'illimité voix ou encore la fin du sacro saint engagement ou de la subvention des terminaux.

Dans le même temps, l'arrivée de Free Mobile se précise de plus en plus, angoissant quelque peu les acteurs en place avec des promesses de prix encore jamais vus. Enfin, l'explosion de la consommation de data mobile rebat les modèles tarifaires des opérateurs.

Autant d'éléments qui poussent les acteurs 'historiques' comme Bouygues Telecom et SFR à s'adapter. Et vite. Les deux groupes ont ainsi multiplié les initiatives pour accompagner ces évolutions. Bouygues Telecom a lancé la marque B&You visant les 'digital natives' tandis que SFR a remis à plat sa stratégie de relation client et de fidélisation avec ses formules 'Carrées'.

L'occasion pour ZDNet.fr de faire un point sur ces évolutions (et sur les nouveautés à venir) avec Frédéric Ruciak, Directeur Général Adjoint, Marché Grand Public de Bouygues Telecom et Patrick Asdaghi, Directeur Marketing Grand Public de SFR.

"Nous n’avons pas attendu Free pour répondre à l’attente de nos clients"

Pour les deux responsables, l'accélération des évolutions dans le secteur est en effet une réalité. « Le rythme s’accélère. Cela est du en partie à la baisse de la terminaison d’appel mobile qui permettent aux petits acteurs comme les MVNO d’être plus dynamiques. Il s’agit, pour le marché, également d’anticiper l’arrivée du 4e acteur », commente Frédéric Ruciak.

« Il y a en effet une vraie excitation qui s’accélère depuis peu. Mais il faut dire que la concurrence s’intensifie déjà depuis deux ans. On observe une vraie pression sur les prix, notamment du côté des MVNO, mais aussi sur l’engagement et la fidélité. La multiplication des acteurs et la baisse de la terminaison d’appel expliquent notamment cette tendance. Mais pas seulement, l’internet mobile stimule la demande et impose donc de nouveaux modèles », ajoute Patrick Asdaghi.

Pour autant, BouyguesTel et SFR refusent d'être perçus comme cherchant à 'limiter la casse' en s'adaptant au coup par coup. Même si leurs dernières annonces marketing ont été lancées après les offensives d'acteurs plus petits comme les MVNO.

« La nouvelle structure du marché nous pousse à mieux travailler notre cycle client. Vu de l’extérieur, nos nouvelles propositions paraissent récentes mais cela fait plus d’un an que nous travaillons dessus : éco avantage, les multi Packs (formules Carrées, ndlr) », tente de justifier le directeur de SFR.

Même tonalité de la part du dga de Bouygues Telecom : « Notre stratégie n’est pas de s’adapter au coup par coup. Fondamentalement, on fait ce qu’on a toujours fait, à savoir innover, même si le rythme s’accélère chez nos concurrents Nous n’avons pas la même force de frappe que nos concurrents, nous devons donc innover. Et à chaque fois, nous sommes finalement copiés comme avec neo et ideo ».

Quant à l'arrivée de Free Mobile, qui pourrait-être plus précoce que prévu, elle n'aurait pas joué, selon les opérateurs, un rôle déterminant dans les dernières annonces des opérateurs historiques.

Même si cela est difficile à croire, Bouygues Telecom assure la main sur le coeur : « Nous n’avons pas attendu Free pour répondre à l’attente de nos clients. Nous y répondons en regardant la concurrence actuelle, pas future. Et il faut savoir que nous animons le marché avec des offres agressives et innovantes depuis 1996, notamment avec ideo et des forfaits sans mobile ».

B&You semble pourtant viser exactement la même cible que Free, à savoir des technophiles capables de se débrouiller seuls. « On ne mime pas, on n’imagine pas ce qu’ils feront. Nous sommes dans l’innovation permanente, on se bouge pour nos clients même si en effet, il y a une proximité entre B&You et Free Mobile en termes de cible. Mais c’est le marché qui est comme ça ».

Chez SFR, la perspective Free Mobile serait également étrangère aux dernières annonces de l'opérateur. « Comme la plupart des acteurs, nous nous sommes d’abord battus sur le tarif. Mais désormais, la focalisation se fait sur le client. Tout simplement parce que la maturité du marché pousse à travailler sur le parc des clients. On passe d’une stratégie de conquête à une stratégie de fidélisation. C’est une tendance lourde qui n’est pas la conséquence d’un nouveau venu sur le marché », affirme Patrick Asdaghi.

Reste que les opérateurs sont sur la défensive. Et vont encore se montrer offensifs dans les prochains pour couper l'herbe sous le pied à Xavier Niel, le patron de Free. « Nous proposons déjà des programmes très généreux en renouvellement. D’ores et déjà la majorité de nos clients peuvent renouveler leur mobile au prix de l’acquisition en attendant la fin de leur engagement de 24 mois. Mais peut-être que le marché ne le sait pas assez. Dans un avenir proche, ces promesses seront plus clairement présentées », plaide Frédéric Ruciak de Bouygues Telecom.

SFR devrait également faire de nouvelles annonces dans les prochaines semaines, toujours autour de la relation client et de la fidélisation, leviers hautement stratégiques à l'heure où le marché est mâture.

Vers une segmentation des offres Internet mobile au volume ou à la vitesse

Autre dossier où les opérateurs historiques entendent se démarquer : l'Internet haut débit mobile. La 4G est certes sur toutes les bouches (les licences seront distribuées dès la fin 2011). Mais elle ne sera pas une réalité commerciale avant plusieurs années, 2014 si tout va bien et si les terminaux compatibles sont suffisamment nombreux.

« C’est une obligation d’augmenter la capacité des réseaux quand la consommation data augmente de 100% par an. Mais il est encore trop tôt pour parler de disponibilité, : il n’y aura pas de terminaux ni de lancement en 2012. En attendant, on SFR travaille activement à la montée des débits en 3G+ qui pourrait être comparée à de la 4G puisque nous proposons dans plus en plus de villes un débit théorique de 40 Mb/s », explique Patrick Asdaghi de SFR.

Un constat partagé par Bouygues Telecom : « Nous sommes évidemment intéressés car il faut répondre à la croissance exponentielle de la data mobile. Il faut plus de fréquences pour se projeter dans le temps. Mais il faut aussi s’appuyer sur la 3G qui en a encore sous le pied. Nous allons continuer à capitaliser la 3G en modernisant notre réseau. D’autant plus que les terminaux 4G sont encore inexistants ».

Pour autant, l'opérateur est inquiet du possible brouillage de la TNT par la 4G. Et demande clairement une clarification auprès de l'Etat. « On achète une fréquence pour un usage mais on ne peut pas investir s’il y a incertitude sur cette question du brouillage. Un brouillage de la TNT à cause la 4G nous ferait porter une lourde responsabilité juridique et financière. Il y a donc un enjeu financier induit par ce risque et nous demandons donc une clarification. L’Etat doit prendre ses responsabilités par rapport à un bien qu’il vend ».

En attendant la 4G, la consommation data continue à exploser. Et les opérateurs doivent se rendre à l'évidence : les modèles tarifaires actuels (la même abondance pour tous) ne sont plus économiquement viables. La tarification au volume ou à la vitesse pourrait très vite devenir une réalité comme aux Etats-Unis ou dans certains pays d'Europe comme l'Espagne.

En France, France Telecom s'est à mainte reprise prononcé pour la mise en place de nouvelles structures tarifaires. Les gros consommateurs devront sûrement passer à la caisse. Une perspective confirmée à demi-mot par nos interlocuteurs même si aucun calendrier n'est encore fixé.

« Il faut s’adapter à la réalité des usages. En septembre 2010, nous avons déjà supprimé le terme d’illimité dans nos offres. Désormais, il s’agit d’organiser de manière compréhensible et pédagogique la valorisation des usages data. Car on ne peut pas rester statiques sur ce dossier. Les tendances de fond nous conduisent à construire un modèle pérenne, généreux mais pérenne. On voit donc se profiler des modèles basés sur la vitesse et la quantité d’usage comme dans d’autres secteurs. Certains veulent aller vite, d’autres très vite et certains se contenteront d’aller doucement », commente Frédéric Ruciak de Bouygues Telecom.

« L’illimité a permis le développement des usages qu’il faut maintenant encadrer pour répondre à l’explosion des débits. Segmenter par la vitesse, le volume, il est encore trop tôt pour le dire. Ce dont je suis sur c’est qu’à l’avenir le choix des forfaits se fera plus par l’usage de l’Internet mobile que par la voix. Ce changement s’opère déjà sur notre marché », ajoute SFR.

« Segmenter par la data répond à deux réalités : une réalité économique et une réalité d’usages : Tous les clients n’ont pas besoin d’1 ou 2 Go par mois. Ca ne sert à rien de leur fait payer pour une offre maximale qu’ils n’utiliseront pas. Mais il faudra faire simple. Nous allons beaucoup travailler sur l’éducation », ajoute Patrick Asdaghi.

Traduction : les futures offres des opérateurs, et de SFR en particulier, seront d'abord orientées data, avec peut-être des paliers de consommation. Et la baisse du prix de la voix compensera 'peut être' une nouvelle structure tarifaire de la data. Une chose est néanmoins sûre : le client choisira de plus en plus son forfait en fonction de propositions data que d'offres voix.

Evolution des usages mais aussi évolution des supports. Si les opérateurs ont profité du succès des smartphones, ils peinent dans le domaine des tablettes tactiles. Là encore, la faute à une offre mal pensée obligeant l'utilisateur à souscrire un nouvel abonnement 3G.

Tablettes : pas de concurrence à l'iPad viable ?

Mais pour Bouygues Telecom, le problème se situe avant-tout au niveau de l'offre. "Les conditions de diffusion ne sont pas bonnes, notamment à cause du prix élevé du modèle le plus populaire. En réalité, il va falloir attendre la sortie des nouvelles tablettes des concurrents pour voir la compétition venir challenger l’Ipad. Il faut pouvoir offrir une expérience similaire à moins de 300 euros sans subvention », explique Frédéric Ruciak.

« C’est allé moins vite que nous l’avions anticipé, non pas à cause d’une demande faible mais parce que beaucoup de fabricants ont pris du retard. Par ailleurs, il n’est pas facile de vendre un abonnement supplémentaire. Les choses vont vite évoluer avec l’arrivée de nouvelles tablettes à la hauteur de l’iPad, comme les machines sous Android 3.0 », complète Patrick Asdaghi.

La souscription d'un abonnement 3G supplémentaire semble également passer à la trappe : offre modem chez Bouygues Telecom, offre Multi-Surf chez SFR. « Avec les deux conditions réunies : un large choix de tablettes et des offres tarifaires pertinentes, le marché des tablettes décollera réellement », estime le directeur général.

Reste que la tablette a-t-elle vraiment vocation à se connecter en 3G ? « L’usage est mobile mais pas nomade. Notre conviction est donc que le cœur de marché se concentre autour des tablettes Wi-Fi », affirme Bouygues Telecom. « Nous sommes au tout début de l'histoire, nous pensons que la tablette à vocation à être utilisée en 3G », pense de son côté SFR.

http://www.zdnet.fr/actualites/le-nouveau-paysage-du-mobile-pousse-bouygues-telecom-et-sfr-a-s-adapter-39762668.htm#xtor=EPR-100