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mardi 17 avril 2012

Prix de gros de la voix : Bruxelles réservé sur les faveurs accordées à Free Mobile et aux MVNO

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/prix-de-gros-de-la-voix-bruxelles-s-interroge-sur-les-faveurs-accordees-a-free-mobile-et-aux-mvno-39770754.htm#xtor=EPR-10010


Réglementation - La Commission européenne a ouvert une enquête, jugeant les avantages tarifaires proposés par le régulateur français trop excessives.
Coup dur en perspective pour Free Mobile et deux MVNO, Lycamobile et Oméa Télécom, maison mère de Virgin Mobile ?

Leur modèle économique pourrait en effet être remis en cause par la Commission européenne. Bruxelles a en effet décidé d'ouvrir une enquête sur l'asymétrie des tarifs de terminaisons d'appels dont ils profitent.

Rappelons que depuis toujours, un nouvel opérateur qui entre sur le marché profite temporairement de tarifs plus avantageux pour les terminaisons d'appel, ces coûts que les opérateurs se facturent entre eux pour l'acheminement final des appels.

Il s'agit de compenser sa taille mécaniquement plus restreinte que celle de ses concurrents. Bouygues Telecom a en a ainsi profité pendant plusieurs années, même chose aujourd'hui pour Free Mobile et les deux MVNO.
Question des coûts

C'est grâce à cet avantage tarifaire pour ces nouveaux entrants peuvent proposer des tarifs voix compétitifs voire agressifs. Mais la Commission européenne estime que l'avantage proposé par l'Arcep (-9 centimes par minute par rapport aux opérateurs établis) est excessif.

"Imposer des tarifs de terminaison d'appel mobile plus élevés aux nouveaux entrants n'a de sens que si les coûts sont réellement plus importants", explique Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne.
"La Commission émet des doutes sérieux quant à la justification de l'ARCEP, qui se fonde sur le fait que les coûts des nouvelles entreprises pour fournir des services de terminaison d'appel sont plus importants." La Commission explique que « le déséquilibre dans les échanges de trafic n'est pas dû à la petite taille des nouveaux entrants mais à leurs stratégies commerciales qui sont différentes de celles des opérateurs établis. »

"L'Arcep dispose maintenant de trois mois pour trouver une solution à ce problème en collaboration avec la Commission", précise l'instance européenne dans un communiqué.

L'Arcep a de son côté fait savoir dans un communiqué que, "au cours des prochaines semaines,(elle allait) déterminer les conditions concrètes dans lesquelles, compte tenu des commentaires de la Commission et de la situation (des) nouveaux entrants sur le marché français, un effet utile (pouvait) être donné aux dispositions de la recommandation européenne".

La question est de savoir si les nouveaux tarifs issus des négociations entre la Commission et le régulateur permettront aux nouveaux entrants, et notamment Free, de maintenir leurs marges.

Chaque centime de moins provoquerait une augmentation des compensations à verser aux autres opérateurs qui fonte transiter les appels de ses correspondants vers leurs destinataires.

Reste que pour Free Mobile, le vrai pivot central de sa stratégie se situe dans l'asymétrie des tarifs du SMS.

Le trublion demande une asymétrie forte qui est vigoureusement rejetée par ses concurrents. L'Arcep a ouvert sa consultation sur la question. Mais il y a fort à parier que si les demandes de Free sont acceptées, elles auront du mal à passer au niveau européen.

Si Free Mobile voit ses avantages tarifaires réduits sur les deux tableaux, c'est tout son modèle qui pourrait se retrouver fragilisé.

mardi 3 avril 2012

L'Autorité de la concurrence s'inquiète pour les MVNO

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/l-autorite-de-la-concurrence-s-inquiete-pour-les-mvno-39770282.htm#xtor=EPR-10010


Business - Avec l'arrivée de Free Mobile, les conditions de marché ont été bouleversées. L'Autorité cherche à savoir si les opérateurs hôtes ont pris en compte ces changements.
La croissance des opérateurs virtuels va-t-elle être freinée ? Lors des derniers trimestres, les MVNO ont récolté les fruits de leur agressivité commerciale pour se hisser à 12% du marché résidentiel (à fin 2011).
Mais l'arrivée de Free Mobile pourrait casser cette belle croissance. Il faut dire que certains de ces opérateurs sont en première ligne et ont des marges de manoeuvre limitées, étant dépendant des tarifs de gros négociés avec leurs fournisseurs.
Le risque, que ces MVNO voient leur attractivité s'écrouler et se mettent donc en danger financièrement. L'inquiétude est remontée jusqu'à l'Autorité de la concurrence qui a, selon Les Echos, décidé de se pencher sur la question.
Ses services ont en effet ouvert en février une enquête sur la capacité des MVNO à s'adapter à cette nouvelle donne. Il s'agit surtout de savoir si les opérateurs hôtes ont adapté leurs tarifs de gros pour que les MVNO restent compétitifs. Traduction : les fournisseurs ont-ils baissé leurs prix ?
Concentration
Autre interrogation, les conditions d'accueil des MVNO par Free Mobile, accueil qui fait partie de ses obligations de licence. Mais les tarifs proposés par le nouvel entrant ont suscité le tollé chez les MVNO.
Outre un ticket d'entrée de 2 millions d'euros, puis 2 euros par carte SIM et par mois, Free Mobile facturera à peu près les mêmes prix aux MVNO light et aux Full MVNO avec une minute de voix à 5 centimes et le Mo de data à 5 centimes également.
Par contre, la différence est plus grande pour les SMS avec 4,35 centimes par messages pour les MVNO classiques (3,35 cts à partir du 1er juin) contre 1 centime par message pour les Full MVNO.
Une grille qui scandalise Alternative Mobile qui regroupe plusieurs MVNO dont Coriolis, NRJ Mobile, Prixtel, Virgin Mobile. L'association parle même de "mascarade".
"Ces tarifs constituent un véritable camouflet infligé à l’ARCEP, qui avait accordé à Free Mobile sa meilleure note sur le critère de l’animation de la concurrence, compte tenu de ses engagements en direction des MVNO", lance l'association."Les tarifs publiés hier rendent inopérante toute concurrence des MVNO par rapport aux offres de détail de Free Mobile, vidant ces engagements de toute substance. À titre d’illustration, le simple abonnement mensuel d’accès (avant même le paiement des communications) est déjà à 2 €uros HT/mois, soit plus cher que l’offre de détail de Free Mobile à 2 €uros TTC/mois comprenant 1 heure de communication et 60 sms !", poursuit Alternative Mobile.
Interrogé sur ce point, l'Arcep, le régulateur des télécoms admet qu'il y a un problème. Les conditions d'accueil ont été fixées avant l'obtention de la licence de Free et étaient compétitifs à l'époque. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui : dans les faits cette offre est médiocre compte tenu de l'évolution du marché, cela peut poser un problème concurrentiel qui pourrait être examiné par l'autorité de la concurrence", explique Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep.
Les conséquences de l'arrivée de Free Mobile combinées à des conditions de gros défavorables pourraient donc déboucher rapidement sur un phénomène de concentration dans les MVNO. Il y a donc fort à parier que des rachats ou des disparitions aient lieu à court terme...

mardi 22 novembre 2011

La Poste confirme qu'elle se lancera dans l'ADSL en 2012

La Poste confirme qu'elle se lancera dans l'ADSL en 2012Business - Fort du succès de son offre de téléphonie mobile, l'établissement public annonce qu'il lancera une box dans la seconde moitié de 2012. Et proposera également des offres quadriplay.
Après le mobile, le haut débit. La Poste lancera bien une box ADSL en 2012. Thierry Zemmour et Marc Zemmour, les deux patrons de La Poste Mobile ont confirmé à nos confrères du Figaro qu'une box ADSL sera lancée au second semestre de l'année prochaine.
Elle sera logiquement fournie par SFR qui est également l'opérateur de réseau du MVNO. L'idée sera alors d'associer offres mobile et accès haut débit au sein d'offres quadriplay à prix cassés.
Plus de 500 000 clients
Si La Poste envisageait dès le lancement de son offre mobile une déclinaison ADSL, il devait d'abord attendre de constater le succès ou pas de son offensive dans le sans fil. Or, ces offres ont bel et bien rencontré leur public.
Portées par des prix bas, son important réseau (les bureaux de Poste) et par l'effervescence du marché des opérateurs virtuels face aux historiques, La Poste Mobile a recruté 258 000 nouveaux clients entre fin mai et fin octobre. Si on y ajoute les abonnés Debitel (MVNO de SFR absorbé en partie par la Poste), l'opérateur compte au total un peu plus de 500 000 clients.
"C’est un succès au-delà de toutes nos attentes. Nous avons même péché par excès de prudence, Nous pensions faire un tabac avec des petits forfaits voix, en fait nous vendons beaucoup de forfaits avec SMS et Web qui représentent 50% de nos ventes.", commentent au quotidien les deux responsables.
Rappelons que le MVNO vise 500 millions de chiffres d'affaires en 2015 et 2 à 2,5 millions de clients. Pour atteindre cet objectif, l'opérateur vient d'étoffer ses forfaits avec des offres spécialement dédiées aux smartphones.
Le nombre de bureaux proposant les offres sera également élargi avec 10 000 points de vente contre 2000 actuellement.

Forfait illimité : Zéro Forfait revendique l'offre la moins chère du marché

Business - Alors que Free Mobile est sur le point de se lancer, l'opérateur virtuel revoit une nouvelle fois ses tarifs à la baisse...
Les prix dans le mobile continuent à fondre, notamment du côté des opérateurs virtuels qui multiplient les contre-offensives face aux offres low-cost des historiques (B&You, Red, Sosh) et qui anticipent l'arrivée de Free Mobile. Rappelons que ce dernier a promis de diviser par deux la facture mobile des Français.
Mais cette promesse pourrait être de plus en plus dure à tenir. Après les annonces de Prixtel ou encore de La Poste Mobile, c'est aujourd'hui Zéro Forfait (réseau SFR) qui porte le fer. Selon nos informations, le MVNO va lancer ce mardi une offre 'illimitée' présentée comme la moins chère du marché.
Moins de 30 euros par mois
Outre un forfait voix illimitée à 19,90 euros par mois, l'opérateur qui compte aujourd'hui 80 000 clients, va lancer un forfait voix (50 correspondants max), SMS et data illimitée sans engagement et 'SIM-only' à 29,90 euros par mois avec un fair-use de 500 Mo (débit réduit au-delà à 64 kb/s).
Le 'Pack Zéro Limit' sera disponible sur le site de l'opérateur à partir de ce mardi. Ce même forfait était jusqu'alors commercialisé à 35,90 euros par mois.
Cette offre est ainsi 3 euros moins chère que celle de son concurrent Prixtel (qui inclut les MMS et plus de correspondants pour la voix) ou 30 euros de moins que celle de La Poste (nouveau forfait smartphone) qui permet néanmoins un fair-use de 1 Go. Elle est également 3 euros moins coûteuse que l'offre similaire chez B&You (Bouygues Telecom) et 10 euros de moins que celle de Sosh (Orange) qui propose 1 Go de data.
De quoi encore tailler des croupières aux opérateurs de réseau dont les recrutements nets patinent depuis quelques mois. "Nous sommes plus compétitifs, plus transparents que les trois grands opérateurs. Les consommateurs commencent à refuser l'idée de payer plus cher pour ces prestations et comprennent qu'il est possible de faire de l'illimité pour moins de 30 euros par mois", nous explique Patrick Gentemann, patron de Zéro Forfait.
Le MVNO qui ne communique quasiment pas compte sur le bouche à oreille pour faire connaître son offre, reste très serein face à la concurrence. "Sosh et Red se contentent d'anticiper l'arrivée de Free Mobile, ce qui illustre leur grande fébrilité. L'offre de Prixtel nous semble de son côté assez compliqué. Quant à Free, on les attend de manière positive et on est prêt à en faire plus".
L'opérateur compte donc surfer sur le buzz généré par le trublion. Et des offres encore plus agressives et familiales sont dans les cartons. Pourquoi pas une offre illimitée à moins de 10 euros par mois ? Reste que Zéro Forfait n'a pas la force de frappe de ses concurrents. La question est de savoir s'il ne sera pas noyé dans le buzz autour de Free...

http://www.businessmobile.fr/actualites/forfait-illimite-zero-forfait-revendique-l-offre-la-moins-chere-du-marche-39765821.htm#xtor=EPR-100

mardi 26 juillet 2011

Le nouveau paysage du mobile pousse Bouygues Telecom et SFR à s'adapter

Le nouveau paysage du mobile pousse Bouygues Telecom et SFR à s'adapterAnalyse - Agressivité des opérateurs virtuels, baisses de prix, explosion de l'Internet mobile, arrivée de Free Mobile et de la 4G..., autant de facteurs qui poussent les opérateurs 'historiques' à s'adapter et à anticiper. ZDNet.fr a interrogé Frédéric Ruciak, Directeur Général Adjoint, Marché Grand Public de Bouygues Telecom et Patrick Asdaghi, Directeur Marketing Grand Public de SFR.

Depuis quelques mois, le paysage du marché français du mobile a profondément changé. Profitant notamment de la baisse des prix de gros sur les appels, les opérateurs mobiles virtuels ont multiplié les offres très agressives (Prixtel, Numericable, LaPoste..) en pariant notamment sur l'illimité voix ou encore la fin du sacro saint engagement ou de la subvention des terminaux.

Dans le même temps, l'arrivée de Free Mobile se précise de plus en plus, angoissant quelque peu les acteurs en place avec des promesses de prix encore jamais vus. Enfin, l'explosion de la consommation de data mobile rebat les modèles tarifaires des opérateurs.

Autant d'éléments qui poussent les acteurs 'historiques' comme Bouygues Telecom et SFR à s'adapter. Et vite. Les deux groupes ont ainsi multiplié les initiatives pour accompagner ces évolutions. Bouygues Telecom a lancé la marque B&You visant les 'digital natives' tandis que SFR a remis à plat sa stratégie de relation client et de fidélisation avec ses formules 'Carrées'.

L'occasion pour ZDNet.fr de faire un point sur ces évolutions (et sur les nouveautés à venir) avec Frédéric Ruciak, Directeur Général Adjoint, Marché Grand Public de Bouygues Telecom et Patrick Asdaghi, Directeur Marketing Grand Public de SFR.

"Nous n’avons pas attendu Free pour répondre à l’attente de nos clients"

Pour les deux responsables, l'accélération des évolutions dans le secteur est en effet une réalité. « Le rythme s’accélère. Cela est du en partie à la baisse de la terminaison d’appel mobile qui permettent aux petits acteurs comme les MVNO d’être plus dynamiques. Il s’agit, pour le marché, également d’anticiper l’arrivée du 4e acteur », commente Frédéric Ruciak.

« Il y a en effet une vraie excitation qui s’accélère depuis peu. Mais il faut dire que la concurrence s’intensifie déjà depuis deux ans. On observe une vraie pression sur les prix, notamment du côté des MVNO, mais aussi sur l’engagement et la fidélité. La multiplication des acteurs et la baisse de la terminaison d’appel expliquent notamment cette tendance. Mais pas seulement, l’internet mobile stimule la demande et impose donc de nouveaux modèles », ajoute Patrick Asdaghi.

Pour autant, BouyguesTel et SFR refusent d'être perçus comme cherchant à 'limiter la casse' en s'adaptant au coup par coup. Même si leurs dernières annonces marketing ont été lancées après les offensives d'acteurs plus petits comme les MVNO.

« La nouvelle structure du marché nous pousse à mieux travailler notre cycle client. Vu de l’extérieur, nos nouvelles propositions paraissent récentes mais cela fait plus d’un an que nous travaillons dessus : éco avantage, les multi Packs (formules Carrées, ndlr) », tente de justifier le directeur de SFR.

Même tonalité de la part du dga de Bouygues Telecom : « Notre stratégie n’est pas de s’adapter au coup par coup. Fondamentalement, on fait ce qu’on a toujours fait, à savoir innover, même si le rythme s’accélère chez nos concurrents Nous n’avons pas la même force de frappe que nos concurrents, nous devons donc innover. Et à chaque fois, nous sommes finalement copiés comme avec neo et ideo ».

Quant à l'arrivée de Free Mobile, qui pourrait-être plus précoce que prévu, elle n'aurait pas joué, selon les opérateurs, un rôle déterminant dans les dernières annonces des opérateurs historiques.

Même si cela est difficile à croire, Bouygues Telecom assure la main sur le coeur : « Nous n’avons pas attendu Free pour répondre à l’attente de nos clients. Nous y répondons en regardant la concurrence actuelle, pas future. Et il faut savoir que nous animons le marché avec des offres agressives et innovantes depuis 1996, notamment avec ideo et des forfaits sans mobile ».

B&You semble pourtant viser exactement la même cible que Free, à savoir des technophiles capables de se débrouiller seuls. « On ne mime pas, on n’imagine pas ce qu’ils feront. Nous sommes dans l’innovation permanente, on se bouge pour nos clients même si en effet, il y a une proximité entre B&You et Free Mobile en termes de cible. Mais c’est le marché qui est comme ça ».

Chez SFR, la perspective Free Mobile serait également étrangère aux dernières annonces de l'opérateur. « Comme la plupart des acteurs, nous nous sommes d’abord battus sur le tarif. Mais désormais, la focalisation se fait sur le client. Tout simplement parce que la maturité du marché pousse à travailler sur le parc des clients. On passe d’une stratégie de conquête à une stratégie de fidélisation. C’est une tendance lourde qui n’est pas la conséquence d’un nouveau venu sur le marché », affirme Patrick Asdaghi.

Reste que les opérateurs sont sur la défensive. Et vont encore se montrer offensifs dans les prochains pour couper l'herbe sous le pied à Xavier Niel, le patron de Free. « Nous proposons déjà des programmes très généreux en renouvellement. D’ores et déjà la majorité de nos clients peuvent renouveler leur mobile au prix de l’acquisition en attendant la fin de leur engagement de 24 mois. Mais peut-être que le marché ne le sait pas assez. Dans un avenir proche, ces promesses seront plus clairement présentées », plaide Frédéric Ruciak de Bouygues Telecom.

SFR devrait également faire de nouvelles annonces dans les prochaines semaines, toujours autour de la relation client et de la fidélisation, leviers hautement stratégiques à l'heure où le marché est mâture.

Vers une segmentation des offres Internet mobile au volume ou à la vitesse

Autre dossier où les opérateurs historiques entendent se démarquer : l'Internet haut débit mobile. La 4G est certes sur toutes les bouches (les licences seront distribuées dès la fin 2011). Mais elle ne sera pas une réalité commerciale avant plusieurs années, 2014 si tout va bien et si les terminaux compatibles sont suffisamment nombreux.

« C’est une obligation d’augmenter la capacité des réseaux quand la consommation data augmente de 100% par an. Mais il est encore trop tôt pour parler de disponibilité, : il n’y aura pas de terminaux ni de lancement en 2012. En attendant, on SFR travaille activement à la montée des débits en 3G+ qui pourrait être comparée à de la 4G puisque nous proposons dans plus en plus de villes un débit théorique de 40 Mb/s », explique Patrick Asdaghi de SFR.

Un constat partagé par Bouygues Telecom : « Nous sommes évidemment intéressés car il faut répondre à la croissance exponentielle de la data mobile. Il faut plus de fréquences pour se projeter dans le temps. Mais il faut aussi s’appuyer sur la 3G qui en a encore sous le pied. Nous allons continuer à capitaliser la 3G en modernisant notre réseau. D’autant plus que les terminaux 4G sont encore inexistants ».

Pour autant, l'opérateur est inquiet du possible brouillage de la TNT par la 4G. Et demande clairement une clarification auprès de l'Etat. « On achète une fréquence pour un usage mais on ne peut pas investir s’il y a incertitude sur cette question du brouillage. Un brouillage de la TNT à cause la 4G nous ferait porter une lourde responsabilité juridique et financière. Il y a donc un enjeu financier induit par ce risque et nous demandons donc une clarification. L’Etat doit prendre ses responsabilités par rapport à un bien qu’il vend ».

En attendant la 4G, la consommation data continue à exploser. Et les opérateurs doivent se rendre à l'évidence : les modèles tarifaires actuels (la même abondance pour tous) ne sont plus économiquement viables. La tarification au volume ou à la vitesse pourrait très vite devenir une réalité comme aux Etats-Unis ou dans certains pays d'Europe comme l'Espagne.

En France, France Telecom s'est à mainte reprise prononcé pour la mise en place de nouvelles structures tarifaires. Les gros consommateurs devront sûrement passer à la caisse. Une perspective confirmée à demi-mot par nos interlocuteurs même si aucun calendrier n'est encore fixé.

« Il faut s’adapter à la réalité des usages. En septembre 2010, nous avons déjà supprimé le terme d’illimité dans nos offres. Désormais, il s’agit d’organiser de manière compréhensible et pédagogique la valorisation des usages data. Car on ne peut pas rester statiques sur ce dossier. Les tendances de fond nous conduisent à construire un modèle pérenne, généreux mais pérenne. On voit donc se profiler des modèles basés sur la vitesse et la quantité d’usage comme dans d’autres secteurs. Certains veulent aller vite, d’autres très vite et certains se contenteront d’aller doucement », commente Frédéric Ruciak de Bouygues Telecom.

« L’illimité a permis le développement des usages qu’il faut maintenant encadrer pour répondre à l’explosion des débits. Segmenter par la vitesse, le volume, il est encore trop tôt pour le dire. Ce dont je suis sur c’est qu’à l’avenir le choix des forfaits se fera plus par l’usage de l’Internet mobile que par la voix. Ce changement s’opère déjà sur notre marché », ajoute SFR.

« Segmenter par la data répond à deux réalités : une réalité économique et une réalité d’usages : Tous les clients n’ont pas besoin d’1 ou 2 Go par mois. Ca ne sert à rien de leur fait payer pour une offre maximale qu’ils n’utiliseront pas. Mais il faudra faire simple. Nous allons beaucoup travailler sur l’éducation », ajoute Patrick Asdaghi.

Traduction : les futures offres des opérateurs, et de SFR en particulier, seront d'abord orientées data, avec peut-être des paliers de consommation. Et la baisse du prix de la voix compensera 'peut être' une nouvelle structure tarifaire de la data. Une chose est néanmoins sûre : le client choisira de plus en plus son forfait en fonction de propositions data que d'offres voix.

Evolution des usages mais aussi évolution des supports. Si les opérateurs ont profité du succès des smartphones, ils peinent dans le domaine des tablettes tactiles. Là encore, la faute à une offre mal pensée obligeant l'utilisateur à souscrire un nouvel abonnement 3G.

Tablettes : pas de concurrence à l'iPad viable ?

Mais pour Bouygues Telecom, le problème se situe avant-tout au niveau de l'offre. "Les conditions de diffusion ne sont pas bonnes, notamment à cause du prix élevé du modèle le plus populaire. En réalité, il va falloir attendre la sortie des nouvelles tablettes des concurrents pour voir la compétition venir challenger l’Ipad. Il faut pouvoir offrir une expérience similaire à moins de 300 euros sans subvention », explique Frédéric Ruciak.

« C’est allé moins vite que nous l’avions anticipé, non pas à cause d’une demande faible mais parce que beaucoup de fabricants ont pris du retard. Par ailleurs, il n’est pas facile de vendre un abonnement supplémentaire. Les choses vont vite évoluer avec l’arrivée de nouvelles tablettes à la hauteur de l’iPad, comme les machines sous Android 3.0 », complète Patrick Asdaghi.

La souscription d'un abonnement 3G supplémentaire semble également passer à la trappe : offre modem chez Bouygues Telecom, offre Multi-Surf chez SFR. « Avec les deux conditions réunies : un large choix de tablettes et des offres tarifaires pertinentes, le marché des tablettes décollera réellement », estime le directeur général.

Reste que la tablette a-t-elle vraiment vocation à se connecter en 3G ? « L’usage est mobile mais pas nomade. Notre conviction est donc que le cœur de marché se concentre autour des tablettes Wi-Fi », affirme Bouygues Telecom. « Nous sommes au tout début de l'histoire, nous pensons que la tablette à vocation à être utilisée en 3G », pense de son côté SFR.

http://www.zdnet.fr/actualites/le-nouveau-paysage-du-mobile-pousse-bouygues-telecom-et-sfr-a-s-adapter-39762668.htm#xtor=EPR-100

jeudi 21 juillet 2011

MVNO : Zéro Forfait s'attaque aux entreprises

Business - L'opérateur virtuel qui utilise le réseau de SFR entend décliner ses offres grand public aux TPE et PME. Trois gammes d'offres sont lancées.

Le MVNO Zéro Forfait tente aujourd'hui de séduire les petites et moyennes entreprises, cible hautement visée par les opérateurs télécoms mais encore très liées à l'opérateur historique.

Fort de son expérience de casseur de prix pour le grand public, l'opérateur mobile virtuel entend décliner son modèle pour ces entreprises. "Sa mission ? Apporter des solutions de téléphonie mobile adaptées aux besoins des TPE-PME. A l'heure où ces entreprises sont contraintes de baisser considérablement leurs coûts, elles tendent à adopter des modes de consommation semblables à ceux du grand public", peut-on lire dans un communiqué.

Concrètement, trois gammes sont proposées (uniquement sur Internet et sans engagement) : le Compteur, A la carte et les illimités. La location ou l'achat de téléphones mobiles viennent compléter ces offres, ainsi qu'un service client dédié.

Numéros illimités

L'offre Compteur est comme son nom l'indique facturée à la consommation : 0,09 € HT/min pour les appels, 0,084 € par SMS et l'Internet à 0,41 € / Mo. Il faut y ajouter un abonnement mensuel à 2 euros HT par mois.

L'offre A la carte propose 4 forfaits (de 30 minutes d'appels à 4 heures) facturés entre 2,43 euros HT par mois à 12,46 euros HT. Des options peuvent être ajoutées comme les SMS illimités (5,02 euros HT) ou l'Internet mobile (8,37 euros HT pour 500 Mo).

Les appels sont décomptés à la seconde dès la première seconde. Au-delà de l'option : Appels à 0,293 euro HT/min et SMS à 0,84 euro HT/SMS. L'option BlackBerry BIS est à 5 euro HT et BlackBerry BES à 5,80€ HT.

Enfin, les illimités se décomposent en deux offres : 19 numéros en illimité pour 19 euros HT et 49 numéros pour 49 euros HT par mois.

L'option Internet Smartphone est facturée 8,37 euro HT. L'option BlackBerry BIS est à 5 euro HT et BlackBerry BES à 5,80 euro HT.
http://www.businessmobile.fr/actualites/mvno-zero-forfait-s-attaque-aux-entreprises-39762583.htm#xtor=EPR-10010