Les nouveaux usages d'aujourd'hui seront les business de demain. Revue de presse sur les tendances et évolutions technologiques utiles. http://theitwatcher.fr/.
lundi 5 novembre 2012
ForcePhone veut rendre le téléphone capable de transmettre des émotions
mardi 30 octobre 2012
Windows Phone 8 : les premiers smartphones
Technologie - C'est ce lundi que Microsoft lancera officiellement Windows Phone 8, évolution majeure de son OS mobile. 6 terminaux seront disponibles d'ici la fin du mois de novembre.
Après le lancement de Windows 8, Microsoft va s'occuper ce lundi du deuxième étage de la fusée avec Windows Phone 8. Rappelons que la nouvelle plate-forme se présente comme une refonte importante de l'OS.
En effet, il partage son coeur avec Windows 8, notamment le noyau et les pilotes. Le principe : un développement natif (C++) sur Windows 8 fonctionnera également en natif sur téléphone, avec peu d’adaptations. L'objectif est clair : établir des passerelles très étroites entre les deux éco-systèmes.
Windows Phone 8 supporte désormais les processeurs multi coeurs, le NFC, les affichages en 720p et supérieurs…Côté interface, il offre un nouvel écran d’accueil, principal ajout visible de la nouvelle mouture. Promettant plus de personnalisation, la firme a dévoilé une version de sa page de démarrage aux « tuiles » à taille variable et personnalisable.
Reste désormais à savoir si Windows Phone 8 deviendra un vrai challenger au duopole iOS/Android qui écrase aujourd'hui le marché des smartphones. Si les nouveautés de Nokia ont surpris par leur innovation, la sortie de l'iPhone 5 a quelque peu éclipsé ces annonces. Après un départ très timide, Windows Phone commence à décoller, notamment en Europe. Le site Digitimes crédite l’OS mobile de Microsoft d’une croissance annuelle en 2012 de 107,80%, ce qui représenterait 21 millions de terminaux écoulés.
Si l’on se réfère aux chiffres IDC pour les premier et deuxième trimestres, les livraisons de Windows Phone se montent respectivement à 3,3 et 5,4 millions d’unités, soit 8,7 millions au total.On est encore très loin des sommets atteints par un Apple (28 millions d'iPhone écoulés au 3e trimestre) ou d'un Samsung.
Comme d'habitude, ce sont les terminaux qui feront de WP8 un succès ou pas. Sur ce point, Microsoft peut compter sur des partenaires de renom et des smartphones plutôt attirants.
lundi 3 septembre 2012
Les smartphones maintiennent le marché des mobiles à flot
Samsung croque la pomme?
La concurrence atomisée et la maturité du marché dans les pays occidentaux riches sont les principales causes de ce schéma conjoncturel. Cependant, Apple et Samsung restent les deux grands leaders du smartphone. En effet, la marque à la pomme et Samsung cumulent à eux seuls 52% du marché. Toutefois, la stratégie de pénétration choisie centrée sur la vente de plusieurs modèles ayant un bon rapport qualité prix profite au coréen. Il possède 34,6% de part de marchés (+90%) et accroît son avance sur son concurrent principal. Quant à lui, Apple a enregistré un recul attendu pour atteindre 17,8%. L’attente de l’Iphone 5 ajouté au cycle annuel de communication de la société se traduit par une baisse de 3,2% pour atteindre 17,2% de part de marchés.Un futur encore incertain
Face à une économie volatile et des marchés matures ou le produit doit se renouveler très vite, les leaders stratégiques sont déjà tournées vers 2013. Se projeter dans le futur avec des économies encore impactées par la crise. Cependant, ces multinationales vont se tourner vers les pays émergents afin de profiter d’une conjoncture supérieure à 5% du PIB, d'un marché très porteur pour augmenter leur part de marché. Est-ce une chance pour Apple pour reprendre un nouveau souffle et récupérer des parts sur Samsung ou alors de laisser Nokia effectuer un retour sur le marché ?En savoir plus
vendredi 20 avril 2012
Premier trimestre catastrophique pour Nokia
Nokia avait prévenu que le premier trimestre de son exercice serait inférieur aux attentes compte tenu du contexte concurrentiel du marché et de ses difficultés dans les smartphones.
Mais les résultats sont pires que les évaluations les plus basses des analystes. La période janvier-mars a été catastrophique pour le finlandais avec une perte nette de 929 millions d'euros alors que les analystes tablaient sur 554 millions d'euros.
Nokia a enregistré une perte opérationnelle de 1,34 milliard d'euros contre un bénéfice opérationnel de 439 millions un an plus tôt et nettement en-deçà des 731 millions de perte attendus par les analystes.
Les ventes ont quant à elles chuté de 30% à 7,354 milliards d'euros, un chiffre conforme aux attentes des analystes. 82,7 millions de terminaux ont été écoulés contre 108,5 millions au premier trimestre 2011.
Selon Reuters, le géant est désormais le deuxième mondial derrière Samsung qui aurait écoulé 88 millions de terminaux sur la période. C'est la première fois en 14 ans que Nokia perd la couronne de numéro un...
Les feature-phone ne font plus recette, même en Chine
"Nous traversons une période de grande transition pour le groupe dans un environnement industriel qui continue d'évoluer et de changer rapidement", commente le directeur général Stephen Elop dans le bilan financier trimestriel.
"Au cours de l'année écoulée, nous avons fait de gros progrès dans notre nouvelle stratégie, mais nous avons fait face à une compétitivité plus forte que prévue", ajoute-t-il.
Si le problème de Nokia dans les smartphones est connu (les effets des nouveaux Lumia sous Windows Phone se font attendre), la nouveauté est que le groupe perd également du terrain dans les feature-phone, notamment dans les pays émergents.
Nokia a écoulé 70,8 millions de ces mobiles classiques contre 84,3 millions il y a un an. "On savait que Nokia se battait sur le marché des smartphones, maintenant, il doit également se battre sur les autres segments. Ce repli est du à ses mauvaises performances en Chine notamment, où les acteurs locaux montent en puissance et où Android est de plus en plus populaire", commente Malik Saadi, analyste chez Informa Telecom & Media.
Les affaires commencent sérieusement à se compliquer pour le fabricant qui doit gérer deux fronts, celui du volume (qui lui permettait jusqu'à présent de sauver les meubles) et celui des smartphones.
Les Lumia peinent à décoller
Si Nokia a vendu 2 millions de Lumia, ses ventes de smartphones se replient globalement de 51% (!) à 11,9 millions d'unités. Il lui faudra donc multiplier les innovations et les lancements avec son partenaire Microsoft. D'un autre côté, Nokia a besoin de temps et il faudra attendre la fin de l'année pour faire un vrai bilan de cette stratégie.
"Nous avons fait mieux que prévu sur des marchés comme les Etats-Unis, mais il a été plus difficile d'installer une dynamique sur d'autres marchés comme le Royaume-Uni", explique Stephen Elop.
"Clairement, le choix Windows Phone ne paye pas pour le moment face à l'iPhone et aux modèles haut de gamme de Samsung. Les ventes restent inférieures aux objectifs en Europe et dans le reste du monde. Les opérateurs continuent à vendre plus facilement les autres plates-formes. D'un autre côté, le lancement du Lumia 610 (entrée de gamme) en Chine pourrait constituer une belle opportunité pour rebondir", poursuit Malik Saadi.
Mais le temps presse. Si sa situation financière continue à se dégrader à cette vitesse, le fabricant pourrait finir par devenir une cible abordable pour un concurrent... Une nouvelle restructuration, et donc de nouvelles suppressions d'emplois, sont donc à prévoir.
lundi 19 mars 2012
En 2012, la Chine sera le premier marché mondial de smartphones
L'Inde et Brésil sur la voie
Inde et Brésil devraient aussi connaître la même tendance et atteindre respectivement 9,3% et 4,7% de part de marché à horizon 2016. Aujourd'hui à la 9ème et 11ème position en terme de consommation de téléphones intelligents dans le monde, cela les placerait à la 3ème et 4ème position. En effet, en Inde, les "consommateurs s'habituent de plus en plus à l'utilisation des données et des mobiles pour le divertissement et autres contenus", précise G. Rajeev, analyste du marché des mobiles chez IDC Inde. Quant au Brésil, la croissance d'adoption de smartphones par la population est également permise par la situation économique de la population. En effet, la croissance économique forte couplée à l'inflation faible du pays tend à réduire la pauvreté de ses habitants. Reste que pour ces deux pays, à l'instar de la Chine, la diffusion de téléphones mobiles intelligents est soumise au coût que leur achat et leur utilisation impliquent, ainsi qu'au développement d'un d'infrastructures permettant d'obtenir un réseau 3G de qualité.Des constructeurs en concurrence
Les constructeurs devront également baisser leurs prix pour faire face à une concurrence accrue. En effet, les fournisseurs nationaux, tels que Huawai, ZTE et Lenovo en Chine, seront un autre moteur important de la croissance des smartphones. Un constat corroboré par le fait que les constructeurs indiens tels que Micromax, Spice, Karbonn et Lava ont déjà lancé des appareils à bas prix pour stimuler la demande. Ce qui devrait pousser les constructeurs des pays développés à réduire leurs tarifs : "Les acteurs internationaux comme Samsung et Nokia devraient également participer à la croissance en volume avec des Smartphones moins chers", précise Wong Tech Zhunk, analyse de marché sénior pour la zone Asie/Pacifique chez IDC. Notons que l'étude prévoit la croissance de l'adoption de tels appareils dans les marchés matures, mais avec des volumes moins importants.En savoir plus
jeudi 1 mars 2012
MWC 2012 - Ukko Lappalainen, Nokia : "Il nous reste beaucoup de travail pour convaincre"
Barcelone - La sauce commence à prendre du côté de Nokia. Rassuré par le bon démarrage de son Lumia 800 sous Windows Phone, le finlandais semble poursuivre ses efforts avec deux nouveaux smartphones équipés de l'OS de Microsoft, dont le Lumia 610 qui vise une cible plus large.
Pour autant, le numéro un mondial est loin d'être sorti d'affaire sur ce segment, où les Samsung et autres Apple règnent en maître. "Nous ne sommes qu'au début de l'histoire, il nous reste beaucoup de travail pour convaincre", concède humblement Ukko Lappalainen, vice-président en charge de la transformation chez Nokia que nous avons interrogé au Mobile World Congress.
Si les premiers chiffres semblent prometteur (on parle de ventes largement supérieures au million d'exemplaires), si la critique est bonne, si les opérateurs semblent jouer le jeu, si Nokia est bien devenu le premier vendeur de Windows Phone (ce qui n'est pas un exploit vu la timidité des autres fabricants), pas d'auto-satisfaction du côté du finlandais. Mais des défis.
Prochaine étape : l'extension géographique vers la Chine
"Nous sommes en train de construire les fondations. Il y a une vraie demande pour un troisième écosystème. Nous proposons désormais quatre produits qui, pour nous, ciblent à peu près toutes les demandes avec un éventail de prix qui va de 249 à 599 euros", poursuit le responsable.
"Désormais, l'étape stratégique est celle de l'extension géographique. Nos Lumia seront bientôt lancés en Chine grâce au support de la langue dans Windows Phone. Nous y lancerons le Lumia 610 et d'autres terminaux d'entrée de gamme sous Tango qui permet d'exécuter Windows Phone sur des smartphones moins rapides, sans altérer l'expérience utilisateur. Et bien sûr, nous allons lancer nos produits aux Etats-Unis au 2e trimestre avec AT&T".
Autant d'opportunités pour générer des volumes importants, ce qui manque encore au fabricant, face à un Apple qui écoule par exemple 30 millions d'iPhone par trimestre...
Pas de gamme pléthorique, la tendance est au resserrement des catalogues
Les lancements devraient donc être rares dans les prochains mois sauf peut-être dans les pays où Windows Phone n'est pas adapté (au niveau du langage) et où Symbian pourra prendre le relais.
C'est un risque, mais il est calculé. La prochaine grande étape est liée à Windows Phone 8 dont la date de lancement est encore inconnue. Mais d'ores et déjà, Nokia promet "des produits dédiés". Le finlandais pourrait même avoir la primeur de ce nouvel OS, même si Microsoft assure que le finlandais est un partenaire comme un autre.
En tout cas, il s'agit bien de réduire les délais entre annonces des produits et disponibilité commerciale. Ce qui n'avait pas été le fort de Nokia ces dernières années.
Développement de services exclusifs liés à Windows Phone
Nokia entend également miser sur l'innovation et les services pour se différencier. Il a présenté à Barcelone un très impressionnant PureView 808 et son capteur à 41 megapixels. Dommage qu'il soit sous Symbian, un OS voué à disparaître en 2016. "Question de timing", nous répond-on.
"Pour le rendre disponible plus rapidement, nous avons choisi Symbian pour ce terminal mais on pourrait très bien adapter cette technologie à Windows Phone", explique le VP. De quoi créer en effet un superphone unique sur le marché...
Enfin, qui dit transformation, dit restructuration. Nokia a en effet multiplié les plans sociaux et les fermetures d'usines depuis quelques mois. "Notre organisation est désormais bien réglée et nous avons amélioré notre productivité", se contente de commenter le responsable. Rien ne dit néanmoins que les coupes claires sont terminées...
http://www.businessmobile.fr/actualites/mwc-2012-ukko-lappalainen-nokia-il-nous-reste-beaucoup-de-travail-pour-convaincre-39769120.htm#xtor=EPR-10010
mardi 6 décembre 2011
Le Nokia Research Center a 25 ans : les dernières innovations en images
Fondé en 1986, le Nokia Research Center a pour mission de développer des technologies mobiles en s'appuyant sur les dernières découvertes de la science. A l'occasion de son 25e anniversaire, le centre a présenté ses dernières innovations.
La première d'entre-elle a déjà beaucoup fait parler d'elle. Le Nokia Kinetic Device a été présenté lors du Nokia World à Londres. Sa coque souple permet en la tordant de naviguer dans le terminal. Le prototype est fonctionnel, il est basé sur des matériaux composites et les nanotechnologies.
En tordant la coque, on navigue dans la galerie du téléphone ou pour jouer des morceaux de musique. Evidemment, la mise en production n'est pas pour demain mais la technologie existe et elle est dès aujourd'hui opérationnelle. Chacun pouvait en effet jouer avec le prototype lors de l'événement annuel du fabricant...
jeudi 24 novembre 2011
Alcatel-Lucent, Nokia Siemens : les équipementiers télécoms en pleine déroute
Un vent de panique souffle sur le secteur des équipementiers télécoms. Les deux géants du secteur que sont Alcatel-Lucent et Nokia-Siemens Networks s'écroulent financièrement.
La crise est évidemment passée par là. Mais ces groupes sont d'abord et avant tout plombés par la baisse des investissements des opérateurs mobiles. Ces derniers ont fortement réduit la voilure, eux mêmes concurrencés par les géants du Web qui aspirent la plupart des revenus de l'Internet mobile.
Certes, les déploiements de la 4G un peu partout dans le monde pourraient donner un peu d'espoir. Mais ces déploiements sont encore limités, ils rapportent moins de revenus que les déploiements 3G (donc moins de marges) et les opérateurs cherchent d'abord à optimiser leurs réseaux HSxPA avant de mettre le paquet en LTE.
Enfin, les équipementiers occidentaux sont violemment concurrencés par les groupes chinois (Huawei qui est devenu le numéro 2 mondial des infrastructures mobiles, et ZTE) qui gagnent trimestre après trimestre des contrats et des parts de marché.
Nokia Siemens passe à la trappe 25% de ses effectifs
Résultats des courses, les investisseurs étrillent les actions de ces entreprises. Surtout Alcatel-Lucent qui a revu ses perspectives à la baisse, un crime de lèse-majesté pour les marchés.
Ce mardi, l'action du franco-américain est tombée jusqu'à 1,11 euro, contre 4,42 euros le 2 mai dernier. Elle a finalement perdu 12% à la clôture... Entre ces deux extrêmes, la valeur a chuté de 74% en six mois.
Lanterne rouge du CAC 40, le titre pourrait même sortir de l'indice, un vrai camouflet pour le géant qui multiplie depuis plusieurs trimestres les plans de restructuration. Le groupe a en effet vu sa capitalisation boursière fondre de 25 milliards d'euros en 2006 à 2,6 milliards d'euros, soit la plus faible capitalisation de l'indice parisien, rappelle La Tribune.
Du côté de Nokia-Siemens Networks (numéro 3 du marché des infrastructures mobiles), la situation n'est pas plus enviable. Confronté aux mêmes problèmes de marges et de perspectives, le groupe germano-finlandais a annoncé mercredi un plan de restructuration prévoyant la suppression de 17 000 emplois dans le monde d'ici fin 2013, soit 23% de ses effectifs. Objectif : économiser 1 milliard d'euros par an. Le groupe compte 74 000 salariés.
Ces économies doivent se faire au niveau des dépenses opérationnelles et des frais de production, précise le communiqué. "Ces mesures sont regrettables mais nécessaires et notre objectif est de les mettre en oeuvre de façon juste et responsable, en apportant tout le soutien possible aux employés", affirme le directeur exécutif Rajeev Suri dans le communiqué.
Fondée en 2007 par la fusion des activités de Nokia et Siemens, NSN a déjà réalisé plusieurs plans sociaux et a souvent subi des pertes au cours de sa brève histoire. En France 460 salariés travaillent pour le fabricant, répartis sur quatre sites. On ne sait pas encore si ces sites seront touchés par ce violent plan social.
http://www.zdnet.fr/actualites/alcatel-lucent-nokia-siemens-les-equipementiers-telecoms-en-pleine-deroute-39765912.htm#EREC-103
jeudi 27 octobre 2011
Paul Amsellem, dg Nokia France : "Le lancement de nos Windows Phone sera le plus grand jamais réalisé"
Envoyé spécial à Londres - Dire que Nokia est très attendu avec le lancement de ses deux premiers Windows Phone (Lumia 800 et Lumia 710) est un euphémisme. Offensive de la dernière chance dans le secteur ô combien stratégique des smartphones ? Peut-être pas mais le fabricant est attendu au tournant. Tout comme Microsoft qui compte sur Nokia pour enfin faire décoller sa plate-forme.
"Si le couple Microsoft-Nokia ne fonctionne pas en Europe, il ne fonctionnera pas ailleurs", s'inquiétait il y a quelques jours Yves Maitre, vice-président en charge des terminaux chez Orange. Autant dire que la pression est forte, pour les deux firmes.
Windows Phone est une plate-forme intéressante et les Nokia sont connus pour leurs hardwares réussis, reste que les problèmes restent nombreux pour le couple.
Après avoir interrogé Laurent Schlosser, nouveau directeur Mobilité et Opérateurs de Microsoft France, BusinessMobile.fr a profité de ce Nokia World 2011 pour rencontrer Paul Amsellem, nouveau directeur général de Nokia France (bien connu du secteur puisqu'il a fondé Cellcast et Phonevalley).
BusinessMobile.fr - Au-delà du produit, la vraie guerre va se jouer chez les distributeurs. Jusqu'à aujourd'hui, Windows Phone est peu visible, cela va-t-il changer avec Nokia ?
Paul Amsellem - Nos deux premiers Windows Phone seront lancés en novembre dans six pays européens clés avec 31 partenaires. Nous sommes venus avec des armes lourdes, notamment le budget de lancement le plus important de l'histoire de Nokia, notamment en termes de publicité à 360 degrés.
En contre-partie, nous leur demandons un engagement de volume, de formation des vendeurs. Près de 30 000 vendeurs sont actuellement en formation autour de ces produits. Il y a un vrai engagement de leur part.
La situation a donc changé car les opérateurs proposent rarement Windows Phone en première intention...
C'est vrai mais encore une fois il y a un engagement de leur part. Un partenaire comme Orange n'est pas un philanthrope, ils nous font confiance, ils parient sur nous, lancent nos produits dans plusieurs pays même si le scepticisme de départ est compréhensible. L'objectif est de permettre la prise en main du produit par le client, ce qui est une première étape essentielle.
Par ailleurs, les opérateurs sont conscients qu'il leurs faut une alternative. Apple impose des conditions difficiles pour eux, Android est très fragmenté et devient fragile à cause de ces histoires de guerres de brevets. Nous entendons prendre cette place de troisième OS avec les meilleurs form-factor et le meilleur OS du marché.
Enfin, nous proposons une politique tarifaire agressive. Le Lumia 800 sera certainement proposé à 50 euros avec forfait et offres de remboursement.
Nokia lance deux produits, deux seulement diront certains... Quelle est la feuille de route ? Allez-vous proposer des produits présents sur plusieurs gammes ?
Notre stratégie court sur deux ans, il y aura beaucoup de nouveautés dès l'année prochaine. Le Lumia 800 sera notre porte-étandard et de nouveaux terminaux graviteront autour de lui. Ils se positionneront sur toutes les gammes avec des design différents. Mais pour le moment, nous entendons capitaliser sur les deux premiers modèles.
A quel moment pourra-t-on parler de succès ?
Sur un segment donné, on peut considérer que si l'un de nos produits atteint 15/20% de parts de marché, nous serons satisfaits.
Nokia propose des services exclusifs sur ses Windows Phone comme Drive et Music. Il s'agit donc d'un partenariat privilégié ?
Les relations entre Microsoft et les fabricants sont les mêmes pour tous. Mais c'est vrai que notre force de frappe permet peut-être de lancer des choses en premier. Reste que Windows Phone permet à chaque fabricant d'apporter des éléments de différenciation. Nous apportons les nôtres, les autres le feront aussi.
Orange semble avoir décidé de mettre le paquet autour de ces nouveaux Nokia mais estime que leur succès en Europe sera déterminant pour la suite. C'est votre avis ?
Orange est en train de mettre en place les leviers marketing et de formation de sa force de vente pour favoriser l'adoption des Nokia sous Windows Phone. Ils ne sont pas sceptiques, mais ils attendent de voir. Et les premiers retours de leur part semblent très satisfaisants. Encore une fois, ils sont ravis de pouvoir proposer une alternative à leurs clients.
L'écosystème des développeurs est également déterminant. Quelle est votre stratégie ?
On accompagne, on forme, on incite. Mais les éditeurs doivent aujourd'hui faire une choix : quelle plate-forme soutenir aux côtés d'iOS et Android ? Nous pensons que la place de troisième est pour nous.
De l'autre côté de la chaîne, nous continuons à mettre l'accent sur la qualité plutôt que sur la quantité même si nous venons de passer le cap des 30 000 applications disponibles. Enfin, nous bouclons actuellement les accords pour généraliser le paiement des applications via la facture des opérateurs. C'est un point essentiel pour faire décoller les usages.
http://www.businessmobile.fr/actualites/paul-amsellem-dg-nokia-france-le-lancement-de-nos-windows-phone-sera-le-plus-grand-jamais-realise-39765162.htm#xtor=EPR-10010
lundi 19 septembre 2011
Stephen Elop (Nokia) confirme la sortie des premiers Windows Phone d'ici fin 2011
Technologie - Le patron de Nokia a mis fin aux rumeurs qui annonçaient un report du lancement des premiers modèles Windows Phone au premier trimestre 2012. Un lancement qui se fera graduellement, pays par pays.
Il y aura bien des Windows Phone Nokia cette année. Le P-DG de Nokia Stephen Elop l’a lui-même confirmé lors d’un déplacement en Chine où il venait justement négocier la commercialisation de ces terminaux.
Il n’a pas donné de date ni d’indication précise sur les modèles que l’on peut attendre mais a en revanche annoncé que le lancement se fera graduellement, pays par pays. Elop a, par ailleurs, souligné que les terminaux Windows Phone 7 intègreront des fonctionnalités implantées par Nokia notamment dans le domaine des jeux, de la navigation et du service de cartographie.
L'avenir de Nokia : "une entreprise autonome"
Interrogé sur la manière dont Nokia compte s’y prendre pour pousser les utilisateurs Symbian à adopter Windows Phone, Elop a expliqué qu’un système de migration des données était prévu afin de faciliter la transition. Quant à la relation avec Microsoft, pourrait-elle se solder par une acquisition ? « Nous envisageons l’avenir de Nokia en tant qu’entreprise autonome et n’anticipons aucun changement en ce qui concerne Microsoft ».
Le patron de Nokia s’est montré plus disert sur l’acquisition de Motorola Mobility par Google, estimant qu’il s’agissait d’un « changement très intéressant » mais qu’il avait du mal à comprendre quelle était précisément la stratégie derrière ce rachat. Il considère en tout cas que cela créé « beaucoup d’incertitude pour l’écosystème Android et ses protagonistes ». (Eureka Presse)
http://www.businessmobile.fr/actualites/stephen-elop-nokia-confirme-la-sortie-des-premiers-windows-phone-d-ici-fin-2011-39763981.htm#xtor=EPR-10010
jeudi 1 septembre 2011
Nokia Maps propose l’info trafic pour l’Allemagne, l’Angleterre et la France
Application - On peut désormais consulter l’état du trafic routier dans les villes de l’hexagone en se connectant au site maps.nokia.com.
La version web du service de cartographie Nokia Maps s'est enrichie de l'info trafic routier pour l'Allemagne, l'Angleterre et la France.
Accessible depuis le navigateur
On peut accéder à ces informations en se connectant sur maps.nokia.com depuis un mobile ou un ordinateur et en cliquant sur l'icône trafic symbolisée par une voiture. Une couche se superpose alors à la carte pour livrer l'état de la circulation sur les autoroutes et les routes principales des 3 pays.
L'information est mise à jour toutes les 5 minutes précise Nokia. Rappelons que maps.nokia.com est accessible depuis les navigateurs mobiles compatibles HTML5 comme ceux des smartphones Android et iOS.
Par ailleurs, la version Symbian de l'application Nokia Maps a reçu une mise à jour en fin de semaine dernière qui a notamment introduit la prise en compte du trafic routier pour le guidage des conducteurs en Allemagne, Angleterre, France, États-Unis et Russie.http://www.businessmobile.fr/actualites/nokia-maps-propose-l-info-trafic-pour-l-allemagne-l-angleterre-et-la-france-39763432.htm#xtor=EPR-10010
mercredi 20 juillet 2011
Nokia pourrait présenter son premier Windows Phone le 26 octobre
par Olivier Chicheportiche, businessMOBILE.fr. Publié le 23 juin 2011
Stratégie - La prochaine Nokia World Conference aura lieu au mois d'octobre prochain. L'occasion de clarifier une stratégie encore opaque et de présenter le ou les premiers smartphones Windows Phone ?
Face à la pression du marché, des actionnaires et de la concurrence, Nokia doit accélérer le mouvement. Alors que le finlandais avait dans un premier temps indiqué que ses premiers Windows Phone, censés le relancer sur le marché des smartphones étaient attendus pour 2012, il évoque maintenant la fin d'année pour se lancer.
Victor Saeijs, le vice-président de Nokia Europe, a ainsi déclaré que les premiers modèles arriveront au 4ème trimestre dans 6 pays européens. Il s'agit de l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, la France, l'Italie et des Pays-Bas. Saeijs aurait notamment cité les Pays-Bas, qui ont le taux de pénétration de smartphones le plus élevé (80%), comme un marché prioritaire.
Cette période tombe au moment de la Nokia World Conference. Celle-ci ouvrira ses portes le 26 octobre prochain et l'agenda de l'événement comporte une section "To be announced". Il n'en fallait pas plus pour agiter la toile qui mise sur cette date pour une présentation officielle du premier (ou des premiers Windows Phone Mango).
L'enjeu est important. Alors qu'Android avale les parts de marché et qu'Apple prépare un iPhone 5, Nokia s'écroule. Au premier trimestre, le finlandais a vu sa part de marché s'enfoncer de 5,5 points sur un an à 25,1%. C'est la pire performance du secteur et la plus mauvaise part de marché de Nokia depuis que les ventes de mobiles sont mesurées (1997). En Europe occidentale, Samsung l'a même doublé, une première.
Accélération des sorties
Outre cette offensive avec Microsoft (qui selon les prévisionnistes devrait être payante), Nokia est attendu sur sa stratégie qui apparaît de plus en plus opaque. Alors que les investissements sont portés sur Windows Phone, le fabricant a lancé il y a quelques jours un premier modèle sous MeeGo.
Il s'agira de savoir si oui ou non, Nokia compte poursuivre sur ce terrain ou si, comme beaucoup le pensent, MeeGo restera à ce stade (du moins pour les smartphones). Mais alors, qui achètera un smartphone dont le système est voué à ne plus être développé ?
Le groupe devra également clarifier la situation autour de Symbian, suite au transfert de la gestion de l'OS à Accenture. Selon les derniers éléments connus, Nokia assurera les mises à jour de Symbian « au moins jusqu'en 2016 ». Mais pour qui et pourquoi faire ? Les pays émergents seront-ils servis en priorité ?
"Le switch vers Windows Phone 7 ne peut pas se faire en un mois", nous expliquait Olivier Lagréou, chef de groupe Marketing Products chez Nokia. "Beaucoup de produits vont sortir l'année prochaine, avec Symbian Anna mais aussi avec d'autres versions beaucoup plus innovantes. On a du lourd en préparation", promettait le responsable.
Plusieurs évolutions sont attendues pour les prochains mois et années en parallèle des premiers Windows Phone. "Il y aura une offre double Symbian/Windows Phone à parts égales à fin 2012, mais ce dernier va progressivement s'imposer", explique Olivier Lagréou.
Du côté de Windows Phone justement, Jo Harlow, vice présidente chez Nokia pour les smartphones a souligné que l'objectif était bien de lancer un nouveau modèle "au rythme d'un tous les deux ou trois mois".
Il s'agit d'occuper le terrain, une stratégie qui a cruellement fait défaut au finlandais dont les sorties de smartphones haut de gamme ont toujours été très (trop) espacées.http://www.businessmobile.fr/actualites/nokia-pourrait-presenter-son-premier-windows-phone-le-26-octobre-39761909.htm#xtor=EPR-10010