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jeudi 7 février 2013

Le BYOD redessine l'environnement de travail universitaire

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/byod-redessine-environnement-de-travail-universitaire

Par L'Atelier - Paris 07 février 2013 étudiants
La prise en compte de la volonté des étudiants à utiliser leurs propres appareils informatiques permettrait de réduire les coûts et de recréer un environnement de travail plus flexible et plus prompt à l'apprentissage.
De plus en plus d'études tentent d'analyser la manière dont les nouvelles technologies pourraient améliorer l'apprentissage dans le milieu éducatif. L'université de Durham a par exemple proposé de redessiner certaines classes en incorporant des bureaux tactiles. Or, une telle technique à un coût qui ne peut pour l'instant pas s'appliquer aux universités qui voient leur budget diminuer d'une année à l'autre. C'est sur cette difficulté que se sont concentrées deux professeures du département d'anglais de l'université de Caroline du Nord, Susan Miller-Cochran et DanaGierdowski. Elles ont en effet essayé de créer un design prenant à la fois en compte le budget des départements et le souhait des étudiants d'apporter leurs propres appareils électroniques.

Le BYOD remplace les salles d'informatique

Et pour cela, elles ont simplement tenté l'expérience de réduire de moitié l'achat de nouveaux ordinateurs dans les salles informatique réservées aux étudiants en écriture de l'université, et cela, à la demande de ceux-ci qui souhaitaient en grande majorité apporter leur propre matériel. Chose qui n'était pour l'instant pas envisageable étant donné que l'espace de travail des bureaux était relativement réduit à cause de la place que prenaient les ordinateurs fixes. Et si le renouvellement des ordinateurs dans ces salles aurait dû avoisiner les 123 000 dollars, il aurait été à l'origine de l'annulation de près de 23 cours du département d'anglais de l'université puisque 90% du budget alloué sert à rémunérer le personnel.

Économie sur le budget et meilleur apprentissage

Résultat, avec l'économie effectuée, le département d'anglais a eu l'opportunité d'ajouter de la flexibilité à ces salles en rachetant de nouveaux bureaux, plus légers et pouvant être déplacés, ainsi que des projecteurs LCD et des tableaux blancs. Et cela, pour un coût total s'élevant à 14 500 dollars seulement. Les étudiants interrogés suite à cette expérience ne s'en plaignent pas. Ils sont en effet 78% à préférer la nouvelle structure de leur classe. De manière plus précise, ils sont 14% à estimer que cette nouvelle configuration favorise leur apprentissage, 29% qu'elle y contribue et 23% qu'elle y contribue, mais seulement en partie. Reste que cela implique d'utiliser à des fins professionnelles des outils personnels, qui ont un coût. Du coup, la véritable solution serait peut être plutôt dans un compromis, entre un partage des frais ou un système d'assurance.

 

jeudi 11 octobre 2012

Quand les étudiants préfèrent les méthodes traditionnelles pour apprendre

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/etudiants-preferent-methodes-traditionnelles-apprendre?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - Paris 10 octobre 2012 diplômé
Si enseignants et étudiants reconnaissent l'intérêt d'insérer des solutions technologiques pendant les cours, les premiers semblent plus enthousiastes que les seconds, qui n'en reconnaissent les bienfaits que si le cours lui-même est efficace.
Et si les étudiants n'étaient pas si férus de technologies dans le cadre de l'apprentissage ? C'est le constat que l'on peut retirer d'une étude menée par l'université de Concordia* auprès de douze facultés québécoises. Résultat de cette dernière : presque les deux tiers des professeurs interrogés ont déclaré que les technologies de l’information et de communication (TIC) apportaient un plus aux cours. Les étudiants aussi reconnaissent la valeur ajoutée des outils technologiques, mais avec moins d'enthousiasme. Pour eux, déjà, les cours en présentiel sont plus qualitatifs que ceux virtuels. Et surtout, utiliser des outils et des plates-formes sociales en cours est intéressant, mais uniquement si le cours l'est. "D’après notre analyse, les enseignants pensent que les étudiants ont une perception plus positive de leur expérience d’apprentissage en classe lorsqu’on leur offre davantage d’activités interactives et axées sur la discussion", explique ainsi Magda Fusaro, du département de management et de technologies de l'UQAM.

TIC : une opinion semblable

En fait, le degré de stimulation et d’intérêt que suscitent les exposés magistraux, quelles que soient les technologies utilisées, constitue le véritable indicateur de l’appréciation d’un cours par les étudiants". Dans le détail, le rapport démontre que les étudiants ont une opinion très semblable à celle des enseignants en ce qui concerne l’utilisation des technologies en général. Si 60 % des enseignants les perçoivent en général comme efficaces pour leurs cours, 58 % des étudiants ont la même opinion. Les TIC ont également un lien avec l’appréciation du cours. Elles contribueraient à une bonne expérience d’apprentissage dans la mesure où elles sont utilisées efficacement et constituent un soutien pertinent pour l’absorption des connaissances.

Les étudiants sont contre les cours à distance

Ainsi les étudiants apprécient les solutions proposées quand il s'agit d'accéder à des documents de cours (72%) et quand elles sont bien appropriés aux besoins (51%). Mais, en ce qui concerne la formation en ligne, les données obtenues montrent que les étudiants préfèrent suivre des cours en classe plutôt qu’à distance (67% contre) ou en ligne (70% contre). Reste des différences d'usage, évidemment : les enseignants seraient ainsi toujours plus utilisateurs d'applications utilitaires, de mails ou de logiciels de présentation. Alors que les étudiants sont davantage utilisateurs des médias sociaux et friands de partage multimédia (YouTube).
*et financée par la CREPUQ, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec