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mardi 23 octobre 2012

OCDE : le modèle voulu par les opérateurs européens pour gérer le Net est "inefficace"

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/ocde-le-modele-voulu-par-les-operateurs-europeens-pour-gerer-le-net-est-inefficace-39783840.htm#xtor=EPR-100

OCDE : le modèle voulu par les opérateurs européens pour gérer le Net est "inefficace"Business - L'OCDE a publié la semaine dernière un rapport démontant les propositions de l'association européenne des FAI pour modifier les règles internationales de gouvernance de l'Internet. Pour autant, l'organisation ne reprend pas l'idée de neutralité du net à son compte.
"Le nouveau rapport de l'OCDE apporte la preuve que le modèle existant de l'Internet fonctionne extrêmement bien, a stimulé la croissance et la concurrence, et a apporté des prix pour les données 100 000 fois inférieurs à ceux d'une minute de voix."
Pas d'équivoque dans le dernier rapport de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), finalisé le 17 octobre dernier et repéré par Les Echos. La copie du rapport, que nous nous sommes procurés, fait état d'une étude portant sur 4300 réseaux, représentant 140 000 échanges directs de trafic sur Internet, et livre des conclusions tranchées.
Toper reste jouer
Si le modèle actuel (universalité, égalité, neutralité) fonctionne si bien, selon l'OCDE, c'est grâce à son système de fonctionnement : "Depuis que l'Internet  été commercialisé au début des années 90, il a développé un marché efficace pour la connectivité, basé sur des accords contractuels volontaires."
Ce que l'OCDE met en exergue, ce sont les accords d'appairage, ou peering. Ceux-ci sont actuellement neutres entre opérateurs – au sens large – du réseau : l'information circule d'une boucle réseau à une autre, et sans que ça donne lieu à une différenciation.
En partant du principe que les volumes de données échangées sont comparables entre les réseaux, l'accord se fait généralement sur la base de la gratuité. Résultat, selon l'étude de l'OCDE, "99,5% des accords d'interconnexion sont conclus sans contrat écrit."
L'intérêt de ce modèle est relativement clair : il permet la mise en place d'une infrastructure neutre, sans différenciation entre les trafics en fonction de leur provenance ou d'intérêts commerciaux.
Un modèle que voudraient remettre en cause beaucoup d'opérateurs européens, regroupés dans l'association ETNO (European Telecommunications Network Operator).
Le problème, pour les opérateurs, c'est que le modèle non-régulé actuel a amené des disparités entre opérateurs, ou entre fournisseurs de contenus et opérateurs.
L'explosion de la vidéo, notamment, a donné lieu à quelques polémiques, comme les soucis d'interconnexion entre Free et Youtube, ou l'affaire Cogent-Orange liée à MegaUpload.
Les demandes de l'Etno sont donc limpides : l'association veut que ses membres puissent mettre en place des accords commerciaux. Avec les opérateurs d'autres pays, par exemple, mais aussi avec les fournisseurs de contenus.
YouTube, pour reprendre cet exemple, qui consomme beaucoup de trafic, devrait alors payer les opérateurs pour que son contenu soit délivré avec une qualité optimale. Dans le cas contraire, son accès serait alors dégradé... (ça ne vous rappelle rien ?)
Les opérateurs ne cessent de répéter qu'ils ne profitent pas de la manne des services Web malgré leurs investissements colossaux dans les réseaux, réseaux indispensables pour les géants du Web...
L'institut de recherche Idate, qui publie chaque trimestre des études sur les chiffres du monde numérique, a d'ailleurs montré à plusieurs reprises qu'un fossé se creusait entre les revenus générés par les services de télécommunications dans le monde et les investissements dans les réseaux.
Et la loi de Moore ?
Les Echos reprennent l'exemple de Netflix, et les 25% de bande passante que la plateforme de vidéo utiliserait aux Etats-Unis. Avec un tel chiffre, on peut comprendre en partie les craintes des opérateurs.
Sauf que pour de nombreuses associations – de consommateurs, de défense des libertés sur l'Internet, de promotion de l'innovation – ce raisonnement ne tient pas la route. D'abord parce que l'innovation a tendance à faire baisser le coût des données et de leur distribution.
Ensuite parce que cela pourrait mener à un Internet à plusieurs vitesses : des clients "Premium" des opérateurs bénéficieraient d'un accès prioritaire à la bande passante, les autres se contenteraient d'un "service best effort". Avec toutes les dérives possibles : difficultés de développement pour de nouveaux entrants, abandon de la neutralité de l'opérateur, etc.
L'intérêt du rapport de l'OCDE, c'est qu'il pose pour une fois le problème en termes d'efficacité économique. Preuve en serait, selon l'organisation, le développement d'économies émergentes "à un rythme plus soutenu que les pays de l'OCDE, ce qui a permis de réduire la "fracture numérique" entre eux."
Un positionnement libéral, plaidant pour l'auto-régulation
Les conclusions de l'OCDE ne sont pas étonnantes en soi, tant elles se positionnent dans sa ligne libérale et dans la sacro-sainte auto-régulation. "Quand ils y sont autorisés, les acteurs du marché vont s'auto-organiser efficacement pour que les points d'échange de trafic Internet, produisant une bande passante au bénéfice de l'économie locale et réduisant significativement leurs coûts."
Mais elles rappellent quelques points capitaux : "L'architecture de l'Internet a montré qu'elle était remarquablement adaptable. (…) C'est la flexibilité de la structure, plus que les changements fondamentaux en son sein, qui a permis de soutenir cette croissance pour l'instant. Le marché d'échange de trafic Internet a assuré une connectivité universelle dans le monde entier, soutenue par les investissements pour s'adapter aux besoins de la croissance, et a apporté un environnement qui encourage la diversité et l'innovation chez tous les acteurs de l'Internet."
Implacable, l'OCDE estime que l'utilisation de "la régulation pour intervenir sur les interconnexions Internet pourrait biaiser les résultats sur les marchés, alors que ceux-ci fournissent actuellement une plus grande diversité des réseaux et fournisseurs."
L'OCDE ne va pas jusqu'à proposer d'obliger l'interconnexion, mais précise que certains analystes y voient une solution acceptable. Pour autant, précise le rapport, cela poserait différents problèmes, liés au coût de construction d'un réseau maillé, ou aux interférences possibles avec le marché.
Sur ce dernier point, l'OCDE semble s'en tenir à sa ligne idéologique sans apporter d'éléments concrets. Il évoque seulement "de bonnes raisons de croire que" cela nuirait à l'efficacité du marché.
Montée en puissance des fournisseurs de contenus
Pour autant, l'étude ne nie pas les problèmes posés par la croissance des fournisseurs de contenus, et son impact sur la bande passante mondiale. Les disparités entre opérateurs aux Etats-Unis, qui se sont notamment révélées avec l'avènement de Netflix, auraient pu obliger un opérateur à investir beaucoup pour satisfaire les clients d'un concurrent. Ici encore, le système fonctionne bien si le volume de trafic entre les deux opérateurs est comparable.
Au final, le rapport présenté par l'organisation tient à maintenir le statu quo. Pas question d'aller plus loin sur la neutralité de l'Internet, mais il ne faudrait pas non plus accéder aux demandes des opérateurs de l'Etno.Après tout, précise l'OCDE, si les points d'appairage européens coûtent cher, c'est par manque d'efficacité : ces points "tendent à être plus chers que ceux d'autres régions."
En cause : plus de points d'interconnexion, une compétition accrue entre opérateurs, et des dépenses en marketing, en relations publiques et en participation à l'élaboration des stratégies publiques plus importantes.
On ne bouge pas, donc. Les économistes de l'OCDE estiment les propositions de l'Etno "très difficiles à appliquer." Et les prétentions de l'Etno risqueraient, selon eux, de tomber dans un modèle similaire à celui de la téléphonie avant l'avènement de l'Internet. Un modèle jugé "inefficace" par l'OCDE.
Pour savoir si son point de vue est retenu, il faudra attendre décembre et la conférence mondiale des pays de l'Union européenne des télécoms), qui doit entériner ou non une modification des règlements. Mais si l'on en croit la rumeur, les propositions de l'Etno auraient peu de chances de recevoir un accueil favorable.

samedi 6 octobre 2012

Cyber Europe 2012 : 25 Etats simulent une cyberattaque

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/cyber-europe-2012-25-etats-simulent-une-cyberattaque-39783256.htm#xtor=EPR-100


Cyber Europe 2012 : 25 Etats simulent une cyberattaqueSécurité - Pour la deuxième fois, l’Europe, sous la coordination de l’Enisa, s’est entraînée à affronter une cyberattaque. Pouvoirs publics et entreprises privées ont pu ainsi tester leur résilience et améliorer leur coopération.
Sous la direction de l’agence de sécurité européenne, l’Enisa, 25 Etats membres de l’Union européenne ont participé le 4 octobre à des opérations de simulation dans le domaine de la sécurité informatique.
Cyber Europe 2012 est la deuxième édition de ces exercices. Un premier scénario d’attaque en déni de service distribué (DDoS) avait en effet déjà été simulé en Europe en 2010. Cette année encore, les 25 Etats participants, et 4 Etats observateurs, ont simulé une attaque de type DDoS.
Etats et entreprises privées associés
En tout ce sont environ 300 professionnels de la sécurité informatique qui ont participé à cette opération qui associe donc des Etats et des entreprises privées, parmi lesquelles des banques et des opérateurs de réseaux.
L’Enisa avait fixé trois objectifs à Cyber Europe 2012, dont le principal consistant à tester l’efficacité des mécanismes existants mais aussi des procédures et de la coopération et la communication entre les Etats européens face à une cyberattaque.

jeudi 6 septembre 2012

Les opérateurs européens défendent l'idée d’un Internet premium

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/les-operateurs-europeens-defendent-l-idee-d-un-internet-premium-39775530.htm#xtor=EPR-100

Les opérateurs européens défendent l'idée d’un Internet premiumQualité de service - Les opérateurs européens rassemblés derrière l’ETNO soutiennent l’idée d’un Internet à plusieurs vitesses ou d’une différenciation dans la gestion du trafic en fonction d’accords commerciaux conclus avec les fournisseurs de services en ligne.
Les opérateurs de réseaux européens souhaitent-ils appliquer aux fournisseurs de services en ligne une contribution financière fonction de leur trafic Internet ? C’est en tout cas ainsi qu’à été perçue l’idée déposée par la fédération européennes des opérateurs, l’ETNO, à l'UIT (Union internationale des télécommunications).
Interrogé par CNet.com, Luigi Gambardella, président de l’ETNO, précise la proposition des FAI européens, mal accueillie jusqu’à présent par les fournisseurs de services en ligne, dont Google. Gambardella se défend ainsi de vouloir appliquer une taxe à ces acteurs.
Des accords commerciaux, pas une obligation
Il précise que ces entreprises n’auraient aucune obligation, mais la possibilité, pour bénéficier d’un meilleur service, ou Internet premium, de conclure un accord commercial avec des opérateurs.
Le président de l’ETNO retient ainsi l’exemple d’une plate-forme de VOD diffusant un film auprès d’un internaute européen.
« Un fournisseur de service – qui peut être européen – veut vendre un film. Il souhaite être certain que ce film bénéficie d’une qualité de service et d’une certaine vitesse. Ainsi, par conséquent, nous concluons un accord avec eux et leur permettons d’offrir ce service » explique Luigi Gambardella, assurant vouloir permettre aux fournisseurs de services de s’affranchir des limites de l’Internet « best-effort ».
Pour le fournisseur de contenus, cette qualité de service a cependant un prix. Un prix amorti juge néanmoins l’ETNO. « Le fournisseur de service peut bénéficier de revenus supplémentaires auxquels il ne peut accéder aujourd’hui du fait de la limitation du réseau et du best-effort » avance-t-il ainsi.
Une classe premium, à l'image de la classe business du trafic aérien
Mais si les opérateurs souhaitent conclure des accords financiers, pourquoi dès lors en faire la proposition auprès d’un organe international et soutenir son inscription dans les principes de régulations internationaux (ITR), en pleine refonte ?
« Nous ne voulons pas que l’ITU l’autorise. Nous considérons les ITR comme des principes, des principes de haut niveau. L’ITR nous apparaît comme une constitution. Nous souhaiterions donc inscrire le principe selon lequel les opérateurs sont libres de négocier des accords commerciaux au-delà du meilleur-effort » justifie Luigi Gambardella.
Pour l’ETNO, il s’agit bien de promouvoir la différenciation en matière de trafic Internet. « Au bout du compte, le client aura plus de choix. C’est comme voyager en classe économique. Mais pourquoi ne pas autoriser aussi la classe affaire, une classe premium, pour différencier le service ? C’est plus de choix. Le client décide ce qui est le meilleur pour lui » argue le représentant des opérateurs européens.

lundi 19 décembre 2011

Eurostat : près d’un quart de la population européenne n'a jamais utilisé Internet


Eurostat : près d’un quart de la population européenne n'a jamais utilisé InternetChiffres - Selon les chiffres de l’office statistique de l'Union européenne, l’écart se creuse entre les populations des pays du Nord les plus connectées et celles du Sud et de l’Est.
Eurostat, l’office statistique de l'Union européenne a publié hier les chiffres sur l’accès Internet au sein des 27 pays membres. Il en ressort que 24% des personnes âgées de 16 à 74 ans n’ont jamais utilisé Internet. Un pourcentage encore très élevé mais qui a tout de même fortement diminué depuis l’enquête de 2006 où il était de 42%.
"Seulement" 76% de connectés en France
Comme c’était déjà le cas il y a 5 ans, les pays du nord arrivent en tête des nations les plus connectées avec les Pays-Bas (94%), le Luxembourg et la Suède (91%) et le Danemark (90%). À l’autre bout de l’échelle on trouve des pays du sud et de l’est avec la Bulgarie (45%), la Roumanie (47%) et la Grèce (50%).
La France est à 76% de personnes connectées contre 41% en 2006, mais elle devancée par l’Allemagne (83%) et l’Angleterre (85%).
L’Union européenne s’est fixé comme objectif de ramener le pourcentage de personnes de 16 à 74 ans n'ayant jamais utilisé internet de 24 à 15% en 2015. (Eureka Presse)

http://www.zdnet.fr/actualites/eurostat-pres-d-un-quart-de-la-population-europeenne-n-a-jamais-utilise-internet-39766554.htm#xtor=EPR-100

mardi 30 août 2011

Free bride-t-il arbitrairement les appels « illimités » depuis la Freebox ?

par Christophe Auffray, ZDNet France. Publié le mercredi 10 août 2011

Free bride-t-il arbitrairement les appels « illimités » depuis la Freebox ?Débat - D’après une enquête et des témoignages recueillis par 60 Millions de consommateurs, Free restreint désormais, strictement, les appels « illimités ». Motif invoqué par Free pour limiter les appels de certains abonnés à une heure par jour durant 7 jours : une utilisation « dépourvue d’un caractère raisonnable. »

Free champion de l’opacité ? C’est en tout cas l'avis de 60 Millions de consommateurs. Le magazine de défense du consommateur reproche au FAI ses pratiques en matière de limitation des appels téléphoniques depuis sa box Internet.

Comme le rappelle 60 Millions de consommateurs, les opérateurs, pour lutter contre les abus, prévoient contractuellement des limitations en termes de durée d’appel. En la matière, Free serait le plus stricte et le moins transparent.

Une restriction jusqu'à présent inappliquée par Free

D’après des témoignages, l’opérateur bloque un appel vers l’étranger ou les DOM-TOM au-delà d’une certaine durée, mais aussi les tentatives ultérieurs de passer des appels vers ces destinations. « Au bout de 45 à 60 minutes de communication, l’appel s’arrête. Et je ne peux plus joindre la Guadeloupe jusqu’à minuit » relate ainsi une cliente du FAI.

Or explique le magazine, « aucune des victimes n’a été prévenue lors de la mise en place de la limitation. Tout d’un coup, les appels n’aboutissent plus. » Pour obtenir une justification à cette restriction, il est nécessaire de contacter le service client.

Free reconnaît alors la restriction, valable pour une durée d’une semaine, et applicable aux appels « illimités » vers l’étranger. Durant ces 7 jours, ces abonnés ne peuvent plus appeler au-delà d’une heure par jour.

Pour justifier ces restrictions, Free reproche à ces abonnés un usage du service téléphonique dépourvu d’un caractère raisonnable. Pour se défendre, le FAI français s’abrite derrière des modalités définies par l’Arcep, le régulateur des télécoms.

Sauf que ce dernier, comme le relève 60 Millions, qui a interrogé l’Arcep, « ne s’est jamais prononcée sur la notion d’utilisation raisonnable. » En conséquence, le régulateur a demandé à Free de revoir le message qu’il destine à ses clients.

Free a modifié ses contrats le 1er août pour réduire ses obligations

Dans les conditions d’utilisation de son service téléphonique (datées du 28 décembre 2010), Free faisait déjà mention de l’Arcep, de manière différente toutefois, afin de définir un usage raisonnable.

« Est considéré comme raisonnable le taux moyen tel qu’issu de l’Observatoire des Marchés publié par l’ARCEP pour ce qui concerne les communications téléphoniques fixes, avec une marge de + ou – 10%, et constituant le taux d’utilisation normale, notamment du service téléphonique, pour ce qui concerne les communications téléphoniques fixes. »

Dans sa version de janvier 2011, cet Observatoire estimait à 3h56, la durée moyenne mensuelle du trafic voix. C’était donc a priori au-delà de ce seuil que Free considérait qu’un usage ne revêtait plus un caractère raisonnable. Mais comme le constatait PCInpact en février, cette restriction n’était pas appliquée.

Testant le service de téléphonie mobile illimité de Free, nos confrères avaient en revanche noté que les appels ne pouvaient excéder une heure. L’opérateur n’interdisait en revanche pas de réitérer la communication par la suite.

Il semble donc que la pratique en termes de restriction soit récente chez Free. 60 Millions de consommateurs a d’ailleurs remarqué que l’opérateur avait modifié le 1 août ses conditions générales de vente afin de réécrire les articles relatifs à l’utilisation « non abusive. »

Des appels illimités dans les faits bridés à 26 heures/mois

Avant le 1er août, Free était tenu d’adresser une mise en demeure à l’abonné avant toute restriction. Ce passage a été supprimé des CGV. Le nouveau contrat devrait toutefois s’appliquer aux clients abonnés à partir du 1er août. Pourtant, d’après 60 Millions de consommateurs, l’opérateur n’a pas adressé de mise en demeure aux abonnés comme le prévoit la précédente version des CGV.

Quant à la durée raisonnable, elle a également été revue constate 01Net. D’après l’Observatoire de l’Arcep du 1er trimestre 2011, le dernier en date, elle est désormais de 5h23 par mois. Dans ces CGV du 1er août, Free explique qu’il ajoute à cette durée moyenne une marge de 500% (contre 10% auparavant). Cela porte ainsi le plafond des communications à 26 heures par mois.

Mais comme pour l’obligation d’envoi d’une mise en demeure pour les abonnés ayant souscrit avant le 1er août, Free ne devrait en principe pas pouvoir appliquer ce plafond à ses autres clients. Ce qui ne leur profiterait pas cependant. A ces derniers, c'est la marge de 10% qui devrait s'appliquer. Ce qui en théorie devrait donc se traduire par un plafond d'appels inférieur à 26 heures.
http://www.zdnet.fr/actualites/free-bride-t-il-arbitrairement-les-appels-illimites-depuis-la-freebox-39762972.htm#xtor=EREC-103

mardi 23 août 2011

Fin de l'internet illimité : les opérateurs démentent, Eric Besson la rejette

par Christophe Auffray, ZDNet France. Publié le lundi 22 août 2011

Fin de l'internet illimité : les opérateurs démentent, Eric Besson la rejetteDébat - Fin programmée de l’illimité et hausse du prix des abonnements ? La Fédération française des télécoms tente d’éteindre la polémique et assure que rien n’est décidé à ce jour. Les grands opérateurs souhaitent bien cependant faire payer plus les abonnés qui consomment le plus. Mais si les "Net-goinfres" n’étaient qu’un prétexte ?

Mise à jour : Bouygues Telecom et SFR ont officiellement indiqué qu'ils maintiendraient l'illimité au sein de leurs offres d'accès à l'Internet fixe. Bouygues promet dans un communiqué que ses offres Bbox « demeureront illimitées pour tous les clients. »

Quant à SFR, présenté comme un partisan de la différenciation, il dément lui aussi tout projet de remise en cause de l'illimité. « Pour le fixe, nous ne travaillons actuellement sur aucune offre basée sur le volume, rien n'est prévu de ce côté, rien n'est en gestation » assure à ZDNet.fr le directeur marketing Grand Public de SFR, Patrick Asdaghi.

La Fédération française des télécoms (FFT) tente d’éteindre l’incendie après la publication par Owni d’un document laissant présager la fin de l’illimité sur l’Internet fixe.

Hypothèse examinée par plusieurs grands FAI : des forfaits liés au volume de données consommées, sur le modèle de l’internet mobile. Ainsi, au-delà d’un seuil, les débits seraient, par exemple, réduits.

5 à 10% des abonnés seraient visés

Suite aux réactions provoquées par la publication de ce document de la FFT destiné à l’Arcep, le directeur général de la fédération a apporté des précisions. « Aucun opérateur n’a de projet en ce sens aujourd’hui » affirme-t-il d’emblée sur Le Figaro.

Toutefois Yves Le Moël ajoute que les grands opérateurs « iraient vers la différenciation de leurs offres. » Parmi les acteurs favorables à cette mesure figure notamment Vivendi, propriétaire de SFR. Son président, Jean-Bernard Lévy, avait signé en juillet un rapport préconisant en Europe une segmentation des accès Internet.

Objectif déclaré de cette évolution : faire payer plus aux abonnés à l’Internet fixe qui consomment le plus de données, c’est-à-dire les "Net-goinfres", expression employée par Le Moël dans Le Parisien. Qui sont ces Net-goinfres ?

« Ce sont ces 5% à 10% de consommateurs qui utilisent 80% de la bande passante, car ils passent leur temps à télécharger des films, font de la vidéo en permanence, passent la journée sur Facebook avec de la vidéo, YouTube, Dailymotion » les décrit le DG de la FFT.

Pas de changement pour une "très grande majorité" de clients assure la FFT

La majorité des abonnés à Internet doivent-ils malgré tout craindre une remise en cause de l’illimité et une augmentation du prix de l’abonnement ? « Je pense que ça ne changera rien pour une très grande majorité de personnes » répond Yves Le Moël sur Le Parisien.

« L’utilisateur ordinaire d’Internet n’a aucune crainte à avoir » insiste-t-il encore dans Le Figaro. Quant aux gros consommateurs de bande passante, c’est une hausse de prix qui semble se dessiner : « On verra sans doute des offres avec des tarifs plus élevés que ce qu’on voit aujourd’hui » déclare le directeur de la FFT, qui précise cependant que « Rien n’est décidé. »

Reste à voir si les "Net-goinfres" ne feront pas office d’alibi afin de légitimer la différenciation des forfaits Internet et, au travers de la segmentation, l’augmentation du prix d’Internet.

La différenciation des forfaits équivaudrait à une hausse de prix pour l'UFC

L’UFC-Que Choisir, qui critique déjà la segmentation des offres dans l’Internet mobile, juge ainsi peu probable que la différenciation de la gestion de trafic se traduise par des prix plus attractifs. Bien au contraire.

Quant au gouvernement, par l’intermédiaire de son ministre de l’économie numérique, Eric Besson, il rejette l'hypothèse d'un plafonnement de l'internet illimité, assurant notamment travailler à encadrer l’utilisation du terme illimité par les opérateurs.

« Le gouvernement n'envisage aucune restriction de l'accès à Internet et travaille bien au contraire au développement du très haut débit fixe et mobile sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble des Français » défend Eric Besson dans un communiqué.

http://www.zdnet.fr/actualites/fin-de-l-internet-illimite-les-operateurs-dementent-eric-besson-la-rejette-39763167.htm#xtor=EPR-100