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dimanche 30 septembre 2012

Mobilité : les vieux pays sont-ils figés ?

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/poste-travail/bureautique/2012/09/27/mobilite-les-vieux-pays-sont-ils-figes/

Le 27 septembre 2012 (11:25) - par La rédaction
Selon une étude de TCS, le consommateur mobile est désormais une cible bien identifiée par les grandes entreprises. D’abord par celles des « pays jeunes ». Aujourd’hui en Asie-Pacifique et, demain, en Amérique du Sud.
BYOD
Menée par la SSII indienne TCS auprès de près de 700 grandes entreprises dans le monde, l’étude sur les comportements de ces organisations vis-à-vis de la mobilité montre clairement une prise de conscience. La société de services a ainsi identifié quelques 130 entreprises qui considèrent désormais la mobilité comme un canal à part entière, canal pour lequel elles développent une stratégie propre et très souvent des offres spécifiques. Ces « leaders » réalisent un nombre d’interactions mobiles avec leurs clients deux fois supérieur aux autres organisations.
Si cette prise de conscience globale se traduit par des investissements, d’importantes disparités apparaissent entre les différentes régions du monde. En 2012, la zone Asie-Pacifique devance ainsi l’Europe d’une courte tête, suivent l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud (bizarrement TCS n’a pas intégré l’Afrique à son étude).


60 % des interactions clients en Asie et en Amérique du Sud
La domination asiatique n’est que logique. C’est en effet sur ce continent que les consommateurs ont le plus volontiers recours à leurs terminaux mobiles pour interagir avec l’entreprise. Selon TCS, 51 % des ventes se dérouleraient déjà via ces terminaux dans la zone. Contre moins d’un tiers en Europe et moins d’un quart en Amérique du Nord. En 2015, TCS s’attend toutefois (ou espère ?) à un rattrapage : la SSII prévoit que toutes les entreprises dépenseront peu ou prou la même somme pour cibler les terminaux mobiles des consommateurs.

Ce qui, dans les faits, devrait se traduire par une croissance spectaculaire des investissements en Amérique du Sud. Une poussée là encore complètement liée à l’évolution des usages : en 2015, TCS prévoit que les consommateurs de ce continent utiliseront peu ou prou autant le mobile que leurs homologues asiatiques. Pour les ventes, les opérations marketing ou les services, les taux d’usage des terminaux mobiles avoisineront alors les 60 % dans ces deux zones. Tandis que l’Europe affichera des taux plus proches des 40 %, devançant de quatre ou cinq points l’Amérique du Nord.
Ce décalage entre « pays jeunes » et « pays vieux » est flagrant sur un autre indicateur : le niveau d’investissement par milliard de dollars de chiffre d’affaires. En 2012, il atteint 2,41 M$ en Asie-Pacifique, contre 1,43 en Amérique du Nord, 1,59 en Europe et 1,63 en Amérique Latine. En 2015, le rattrapage opéré par cette dernière est spectaculaire : le ratio y atteindrait alors 2,72 M$, presque le niveau attendu en Asie (2,85). Loin devant les pays européens (avec un niveau d’investissement par milliard de dollars de chiffre d’affaires de 1,76 M$) et même des états d’Amérique du Nord (1,98).
En complément :
- Télécharger l’étude

mardi 25 octobre 2011

Les entreprises européennes ont boosté leurs dépenses de R&D en 2010

Le 24 octobre 2011 par Ridha Loukil
Tableau de bord de l'Union européenne sur les investissements en R&D industrielle - Edition 2011
Tableau de bord de l'Union européenne sur les investissements en R&D industrielle - Edition 2011
R&D Scoerboard 2011
Selon l’édition 2011 du Tableau de bord de l’Union européenne sur les investissement en R&D industrielle, les entreprises européennes ont augmenté leur effort de 6,1 %. Mais elles restent à la traîne par rapport aux entreprises américaines et asiatiques.
C’est une bonne nouvelle pour l’innovation. Les investissements en recherche et développement  reprennent dans le monde. Après une baisse générale de 1,9 % en 2009, ils repartent à la hausse avec une augmentation de 4 % en 2010. C’est ce qui ressort de l’édition 2011 du Tableau de bord de l’Union européenne sur les investissements en R&D industrielle, qui vient d’être publié par la Commission européenne. Cette étude passe au crible les données des 1 400 premières entreprises mondiales.

Dans un contexte de crise financière exacerbée, les entreprises européennes se démarquent par une performance supérieure à la moyenne, en gonflant leur effort de R&D de 6,1 %, après une chute de 2,6 % en 2009. Mais elles font moins bien que les entreprises américaines qui ont boosté leurs investissements en recherche et développement de 10 %. Sans parler des entreprises chinoises qui ont littéralement fait exploser ce poste de dépenses de 29,5 %, ou des entreprises sud-coréennes qui ont l’augmenté de 20,5 %.

Les disparités existent aussi au sein de l’Union européenne. L’Allemagne, favorisée par ses constructeurs automobiles, affiche une croissance des dépenses de R&D de 8,1 %, devant la Grande-Bretagne (5,8 %) ou la France (3,8 %).

En France, où les dépenses de R&D atteignent 25,1 milliards d’euros en 2010, parmi les entreprises ayant donné le plus grand coup de pouce à leurs investissements en recherche et développement figurent Gameloft (+78 %), Boiron (+66 %), Nexter (+43,5 %), Vivendi (+27 %), Soitec (+39 %), Parrot (+34 %), Alstom (+26 %) et JC Decaux (+29 %). Parmi les plus fortes baisses, on note Bull (-62 %), Akka Technologies (-42 %), Bouygues (-20 %), CS Communication & Systèmes (-14 %), Safran (-14 %), Renault (-11 %), Alcatel-Lucent (-6 %), Neopost (-7 %) et  Sanofi-Aventis (-4%)

Ridha Loukil

Pour plus d’informations, cliquez ici ou consultez le document PDF ci-dessous .


 

Tableau de bord de la R&D européenne - édition 2011

 http://www.industrie.com/it/recherche/les-entreprises-europeennes-ont-booste-leurs-depenses-de-rd-en-2010.12091