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mardi 11 décembre 2012

"L'Internet des objets nous apprend qu'il ne faut pas avoir peur du terrain"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/internet-objets-apprend-qu-ne-faut-peur-terrain?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_emea
 
Par L'Atelier - Paris 11 décembre 2012 Olivier Reisse
Comment encourager les entreprises à lancer des projets autour des objets connectés ? En leur montrant que ce type d'initiatives peut faciliter le positionnement d'une société autour de la qualité de services.
Entretien avec Olivier Reisse, associé chez Weave, cabinet de conseil en stratégie opérationnelle.
Pourquoi selon vous l’Internet des Objets est-il redevenu une tendance ?
Selon le Gartner, il s’agit de l’une des dix tendances de l'avenir. Mais pour moi, cela est lié à l’impact de l’usage de nouvelles technologies et de nouveaux services par le grand public. Pour de nombreuses entreprises, ces dernières sont un réel d’un pari d’avenir. A travers leurs usages par le grand public, ces technologies ont apporté un sens,  sans rester de simples gadgets. Toutes les entreprises malheureusement ne sont pas prêtes à franchir ce pas.
Justement, pour les entreprises, comment lancer de nouvelles initiatives ?
Je crois que les compagnies doivent s’organiser dans leurs expérimentations, car ces démarches auprès des clientèles prennent du temps, et coûtent beaucoup d’argent. L’Internet des objets nous apprend cependant qu’il ne faut pas avoir peur du terrain, et laisser un peu de côté l’étude prospective. Car notamment, via les réseaux sociaux, les entreprises peuvent avoir de nombreux retours rapides de leurs clientèles après le lancement d’un ou plusieurs services. Attention, cependant, certaines sociétés, par exemple Google changent assez souvent leurs interfaces, ce qui peut être assez perturbant pour leurs utilisateurs.
Qui va s’imposer selon vous alors ? Les grands acteurs ou les nouveaux entrants ?
Pour moi, ce sont les entreprises qui ont déjà une place importante dans leurs secteurs d’activités. Pour les sociétés, l’Internet des objets va permettre de lancer de nombreux services. En agrégeant de nouvelles fonctionnalités à des services déjà existants, les entreprises telles que Google et Apple auront forcément à un avantage sur de nouvelles compagnies. En créant des combinaisons de services, ces entreprises dégageront une vraie valeur ajoutée par rapport aux services qu’elles proposeront. D’ailleurs, c’est une des raisons pour lesquelles les consommateurs se tournent souvent vers ces grands acteurs. Cependant, n’oublions pas l’exemple de Facebook, ancienne start-up, qui est parvenu rapidement à tirer son épingle du jeu.
Pourquoi toutes les entreprises n’arrivent-elles pas à générer de la valeur ajoutée avec tant de nouvelles fonctionnalités
Certaines entreprises ont peut-être du mal à intégrer cette pléthore technologique. es entreprises préfèrent s’observer entre elles, et proposer la même quantité de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs, mais pas forcément la qualité. Peut-être craignent-elles d’être perçues comme dépassées technologiquement, par ces derniers. Je crois, au contraire, qu’elles doivent prendre des risques, et se soumettre au marché. Ce sont les utilisateurs qui feront leur choix, de par les services que pourront offrir ces fonctionnalités.


jeudi 6 décembre 2012

Pour les stratèges produits, l'Internet des objets commence par le smartphone

http://www.atelier.net/trends/articles/strateges-produits-internet-objets-commence-smartphone?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us
Par Claire Cavret 05 décembre 2012 Google Project Glass Glasses
La majorité des responsables préfèrent miser sur le mobile plutôt que sur des appareils intelligents embarqués dans les vêtements ou sur l'individu. Avec comme but celui de faire du téléphone la plaque tournante de cet écosystème.
Alors que la conférence Le Web est résolument tournée vers l'Internet des Objets, la question se pose de savoir quel écho la tendance exerce sur les marques. Et cela, en prenant plus particulièrement l'angle des appareils électroniques portés. Si les capteurs wearables - c'est-à-dire qui se portent sur ou à l’intérieur du corps humain comme le projet "Google Project Glass Glasses" - et les systèmes embarqués ont le potentiel de transformer la façon dont nous vivons et travaillons, les stratèges produits ne semblent pas pressés de se diriger vers ce domaine. En effet, selon une étude menée par Forrester, seulement 12% des stratèges produits prévoiraient  de lancer des produits ou services dans le "wearable" dans les cinq prochaines années. Au contraire, leurs priorités seraient de tirer partie des opportunités immédiates qu’offrent les smartphones et les tablettes.

Le smartphone, une plaque-tournante

En effet, une grande majorité des stratèges interrogés (88%) estiment que le smartphone est le produit qui aurait le plus grand potentiel d’ici à 2017, suivi par la tablette avec 86%. Pour autant, 61% d’entre eux pensent que leur entreprise est prête à profiter de cette opportunité sur le téléphone et 60% pour la tablette. Loin derrière, les solutions embarquées sur le corps semblent loin des considérations principales avec seulement 7%. Si des défis significatifs sont à relever, le smartphone pourrait toutefois devenir la plaque-tournante surtout qu’il présente plusieurs avantages. D’une part, il permet d’intégrer les données de plusieurs périphériques et plates-formes et est conçu pour incorporer davantage de sources de données à l'avenir. Il peut également venir se greffer à des technologies existantes et ajouter de la valeur.

Bénéficier de l’infrastructure smartphone

Passer par le mobile permettrait également de rencontrer le marché plus rapidement et de baisser les coûts. En effet, si l’on considère l’exemple du Google Project Glass Glasses, les prototypes existent aujourd'hui, mais ils sont chers (1 500 $ pour les développeurs). De plus, ils sont encore loin d'être prêts pour le consommateur. Si ce projet est ambitieux et l’innovation intéressante, tirer parti de l'infrastructure existante du smartphone - en utilisant l'écran, le processeur et la connectivité pourrait être une bonne solution plutôt que de reproduire ces caractéristiques. Au premier semestre 2012, les capital-risqueurs ont investi plus de 700 millions de dollars dans des entreprises privés développant des appareils intelligents.
*Smart body, smart world – Sarah Rotman - Forrester