Les nouveaux usages d'aujourd'hui seront les business de demain.
Revue de presse sur les tendances et évolutions technologiques utiles.
http://theitwatcher.fr/.
Après Numergy de SFR et Bull, c’est au tour de Cloudwatt, la
coentreprise de Thales et Orange, de démarrer ses services de Cloud
sécurisés. Objectif : 500 millions d’euros de chiffre d’affaires à
l’horizon 2017.
Après le lancement par SFR et Bull de leur coentreprise de Cloud computing sous le nom de Numergy, c’est au tour de Thales et Orange d’introduire la leur. Elle s’appelle Cloudwatt et est dirigée par Patrick Stark, l’ancien patron de CA Technologies en France.
Cette société démarre ses services en s’appuyant sur l’infrastructure
informatique et réseaux de Thales et Orange. Elle utilise en particulier
les deux datacenters flambant neuf d’Orange à Val de Rueil, en
Normandie. Les offres de démarrage correspondent à celles
commercialisées jusqu’ici par Orange et Thales.
Contrairement à Numergy, qui prévoit de construire 38 unités de
datacenters en France, en plus des deux datacenters mis à sa disposition
par SFR, Cloudwatt n’envisage pas d’investir dans des Datacenters en
propre. Elle privilégie la location de surfaces chez des hébergeurs
informatiques, ce qui lui permet de concentrer son investissement sur le
développement de sa plateforme de Cloud computing sur la base de
logiciels Open Source.
Les trois actionnaires, Orange, Thales et La Caisse des Dépôts et
Consignations, ont assigné à Cloudwatt un objectif ambitieux : la
réalisation d’un chiffre d’affaires de 500 millions d'euros à l’horizon
2017, soit 10% du marché estimé à près de 5 milliards d’euros à cette
date en France. A terme, la société, qui revendique une vocation
européenne, table sur la création de 1000 emplois directs.
Les médias sociaux prennent de l'importance dans le
secteur de la Défense. Mais le chemin sera encore long avant une
adoption généralisée.
Le secteur de la Défense serait enfin prêt à
intensifier son utilisation des réseaux sociaux, mais peu d’employés en
seraient déjà des adeptes. C’est en substance ce que le rapport Annuel
de Defense IQ,
entité spécialisée dans l’actualité et l’analyse des domaines militaire
et de la Défense et qui scrute l'utilisation des médias sociaux au sein
de l'industrie de la défense, a conclut mi Août dernier. L'utilisation
des médias sociaux d'un point de vue commercial reste encore limitée,
selon Defense IQ. Mais les véritables récalcitrants ne seraient plus que
5 %, et les freins tendraient petit à petit à être levés. L’étude
révèle que 62% des répondants jugent en effet important, voire essentiel
d’améliorer leur présence en ligne et sur les médias sociaux au cours
des cinq prochaines années.
Augmentation de notoriété
Selon Defense IQ, les médias sociaux devraient être utilisés comme
plate-forme pour accroître la notoriété des marques, ou pour mener des
initiatives de sensibilisation, avec certaines limites néanmoins. Cette
idée est défendue par Thomas Guest, anciennement à la défense et à la
sécurité de la société UKTI qui affirme que «Les médias sociaux sont importants pour améliorer les communiqués de presse mais non pas pour générer des nouveaux business". Le
mélange entre les marques, les clients et les acteurs du secteur est
inévitable, et les réseaux sociaux pourraient permettre cette évolution.
Les médias sociaux, cite l’étude, est aussi un moyen de «garder un œil»
sur la concurrence. Cependant, les répondants estiment que le risque de
divulguer trop d'informations aux concurrents par la voie des médias
sociaux est un inconvénient, qui peut freiner le passage en ligne.
Recrutement facilité ?
L'un des défis de l'utilisation des médias sociaux reste cependant
convaincre responsables financiers de ces organisations du retour sur
investissement. Toutefois, selon Defense IQ, un argument peut être
utilisé : l’utilisation des plateformes de médias sociaux comme outil de
recrutement. En effet, 59% des répondants indiquent qu'il s'agit d'un
des principaux avantages des médias sociaux. Un certain nombre
d'entreprises, comme par exemple Boeing, Raytheon ou encore Thales ont
d’ailleurs des programmes de sensibilisation des médias sociaux dédiés
au recrutement. Selon l’étude, un recruteur ou chasseur de tête sera
devancé au moins une fois par un employé «futé» d’une PME qui aura
cherché puis recruté une personne via les médias sociau
A l’occasion de ses Technodays, le groupe français d’électronique
professionnelle a levé le voile sur ses innovations les plus marquantes
de 2012. Coup de projecteur sur cinq prototypes.
Thales reste l’un des fleurons technologique en France, avec 22 500 personnes en R&D, dont 3 000 personnes en recherche. Et il le prouve lors de ses journées Technodays organisées
chaque année pour faire connaître ses dernières innovations auprès de
ses collaborateurs, ses clients et la presse. Lors des Technodays, qui
se sont déroulés du 15 au 17 février 2012, le groupe a choisi de lever
le voile sur une centaine de projets technologiques dans l’aéronautique,
le spatial, la défense, les transports urbains ou encore la sécurité. Industrie & Technologie vous propose de visiter cinq démonstrations.
- .Le portillon du futur
Il s’agit d’un concept d’un portillon d’accès moderne à la fois dans le
design et les technologies. Il s’appuie sur la détection par une seule
caméra 3D, comme celle utilisée sur le périphérique à reconnaissance
gestuelle Kinect de Microsoft. Par
rapport à la solution traditionnelle nécessitant 16 capteurs
infrarouges, cette technologie offre l’avantage d’une détection de
volume sur une longueur de 1,4 m. Elle peut détecter les passagers
multiples (un parent avec son enfant derrière) et les passagers munis de
bagages. Elle offre l’avantage d’améliorer la fluidité tout en
détectant mieux la fraude.
Le portillon bénéficie également d’une motorisation sans balais (brushless)
plus efficace, contrôlée par logiciel. Avec des gains sur
l’encombrement et la consommation d’énergie. D’autant que les anciens
voyants lumineux (rouge ou vert) sont remplacés par des LED, plus
visibles et surtout aptes à fournir des services personnalisés de design
(affichage par exemple de logo sur les volets en verre du portillon).
Ce portillon à volets battants (de type SWING), dont le coût est
similaire aux portillons actuellement en service, se destine au contrôle
d’accès dans les transports (accès aux quais), mais aussi dans les
entreprises.
- La borne EcoTaxe
Il s’agit d’une borne déplaçable destinée à contrôler que les camions
sont bien équipés du terminal leur permettant de s’acquitter de
l’EcoTaxe obligatoire à partir de juillet 2012. Elle intègre trois
dispositifs : une balise microonde à 5,8 GHz pour la communication radio
avec le terminal embarqué dans les camions, un dispositif de profilage
au laser qui détermine le profil et la classe du véhicule, et un système
de prise de vue de type ANPR (Automatic Number Plate Recognition).
Si une anomalie est détectée (le camion n’est pas équipé de terminal
EcoTaxe ou n’est pas en règle en matière de paiement), la borne transmet
le dossier au centre des fraudes de la douane par ADSL ou via un réseau
mobile cellulaire.
- Des écrans à commande gestuelle
Thales s’inspire de la technologie Kinect d’interface gestuelle de Microsoft,
utilisée dans l’univers des jeux vidéo, pour développer des fonctions
similaires sur des écrans de cockpits et des écrans de divertissement
des passagers.
- Contremesure électro-optique
Thales a développé une technologie de contremesure électro-optique pour
la protection des navires de guerre contre les menaces venant du ciel
(bombardiers, drones, missiles…) et de la mer. Le système utilise le
laser, avec l’avantage d’une réactivité à la vitesse de la lumière pour
contrer à temps les menaces.
- Sécuriser les passages à niveau
Thales imagine un système de collecte des informations sur le trafic
ferroviaire et de diffusion d’alertes sur les terminaux portables aux
alentours d’une zone de circulation de trains. Ainsi on peut éviter les
risques d’accident dans les passages à niveau.