Affichage des articles dont le libellé est Téléchargement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Téléchargement. Afficher tous les articles

jeudi 8 novembre 2012

Musique : le numérique passe la barre des 30% en France

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/musique-le-numerique-passe-la-barre-des-30-en-france-39784320.htm#xtor=EPR-100

Musique : le numérique passe la barre des 30% en FranceBusiness - Le marché de la musique tend toujours plus vers le numérique, mais les ventes de ce secteur, encore faibles en chiffre d'affaires, ne compensent pas la chute des supports physiques en 2012.
Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) tenait ce matin une conférence de presse pour dévoiler les chiffres du marché de la musique sur les neuf premiers mois de l'année 2012 en France. Dans une étude publiée sur son site, le SNEP détaille les évolutions du marché.
La tendance est toujours sensiblement la même. Le numérique prend de plus en plus de place en termes de parts de marché, mais ne parvient pas tout-à-fait à combler, en ventes, la baisse continue et massive du marché des supports physiques.
Progression importante du numérique
Ainsi, en comparant les chiffres de janvier à septembre 2012 à ceux de la même période de l'année 2011, on observe une baisse globale du marché de la musique (en ventes) de 7,8%. En passant de 242,1 à 206 millions d'euros, c'est le marché physique qui est responsable de la baisse.
Le numérique contrebalance avec une hausse de 79,1 à 90 millions d'euros, mais sa faiblesse relative ne permet pas de combler l'écart de chiffre d'affaires.
Au final, le numérique dépasse désormais désormais les 30% de parts de marché, avec exactement 30,4% (24,6% en septembre 2011). Les plateformes de streaming, qu'elles soient financées par la publicité (+29,7%) ou par un abonnement (+29,6%) sont les deux segments qui progressent le plus sur la période.
Assez loin derrière, la progression du téléchargement s'établit à 17,3%. Il faut cependant noter que c'est le mode le plus utilisé, et de loin, pour la consommation de la musique en ligne.
Dégringolade des supports physiques
A la fin septembre 2012, le téléchargement représente en effet 52,7% du marché numérique, contre 51,1% un an plus tôt. Les abonnements passent dans le même temps de 22,5% à 25,6%, et le streaming gratuit financé par la publicité (Deezer, Spotify...) de 12,4% à 14,2%.
 
Seule la vente de musiques sur téléphones mobiles chute, conséquence directe de la poursuite de la baisse des téléchargements de sonneries de portable, de titres de musique ou de vidéos musicales. De 14% à la fin septembre 2011, elle se replie de 38,4% pour atteindre 7,6% du marché numérique cette année.
La vente de supports physiques confirme son statut de monde en déclin. Si la baisse est de 14,9% sur l'année, ce chiffre masque en fait une situation assez diverse. Les chiffres des albums (-14,3%) et des DVD (-17,6%) sont en effet mauvais, alors que les ventes de singles sont tout bonnement catastrophiques. La baisse est de 54,7% sur un an pour ce segment, qui ne représente plus que 972 000 euros sur les neuf premiers mois.

mercredi 28 mars 2012

Les petites négligences d’Hadopi pour revendiquer un succès

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/les-petites-negligences-d-hadopi-pour-revendiquer-un-succes-39770118.htm#xtor=EPR-100


Les petites négligences d’Hadopi pour revendiquer un succèsChiffres - Audience cumulée des sites de streaming et téléchargement direct non prise en compte, représentation graphique plus favorable, sources partisanes… Si Hadopi et Nicolas Sarkozy revendiquent un succès « indiscutable », ce bilan est en réalité sujet à débat.
Voilà un bilan qui tourne à l’exercice d’autocongratulation (et politique), une pratique souvent de rigueur en campagne électorale. Sans beaucoup de nuances, et en s’appuyant sur des sources dont l’impartialité est très contestable, la Hadopi s’est octroyée un satisfecit.
Instigateur de la riposte graduée, Nicolas Sarkozy a accueilli avec satisfaction les conclusions de la Haute autorité, qualifiant les résultats obtenus de « remarquables », et le bilan « d’indiscutable ». La présidente de la Hadopi est tout aussi dithyrambique dans une interview accordée à L’Expansion.
La Hadopi se trompe sur le report d'audience vers le streaming
« On constate que l'action est efficace. D'autant plus que les études d'audience sur les sites de streaming et de téléchargement direct montrent que le report du piratage vers ces sites n'est pas prouvé, car les usages sont stables » déclare-t-elle ainsi.
Problème, pour aboutir à cette conclusion, Hadopi se limite à un comparatif entre décembre 2010 et décembre 2011 sur un panel réduit de sites Internet. Or, remarquait ZDNet.fr, une mesure de l’audience cumulée aurait été plus pertinente. Et c’est d’ailleurs l'approche retenue par l’autorité pour évaluer le recul du P2P.

Contrairement à la Hadopi, Lefigaro.fr a cherché à estimer cette audience cumulée. Et nos confrères parviennent à un constat bien différent. En effet, les sites de streaming et de téléchargement direct ont bien vu leur audience progresser.
« Les courbes du P2P et du streaming se sont en fait croisées entre août et septembre 2010, un mois avant l'envoi des premiers mails d'avertissement de l'Hadopi. Ce qui laisserait cette fois penser que les Français se sont détournés du peer-to-peer pour le téléchargement direct et le streaming » observe le Figaro.fr (même si comme pour le P2P, cette tendance avait été amorcée avant la riposte graduée et s'est donc maintenue, par effet d'encouragement ou non de l'action d'Hadopi))
Une précédente évaluation déjà ébranlée
Non seulement Hadopi a négligé cette source d’information Mediametrie, mais elle a aussi opté pour une représentation graphique plus flatteuse de la progression de l’offre légale, et illustrer l’effet bénéfique de son action sur ce plan.
« Pour établir ce graphique, l'Hadopi a cependant choisi d'adopter une échelle logarithmique qui écrase les variations entre les sites et amplifie l'audience des petites plates-formes (Deezer est bien plus éloigné d'iTunes dans la réalité). Sur une échelle linéaire, plus classique, les écarts entre les gros sites sont plus nets et les hausses des petits sites quasi anecdotiques » relèvent nos confrères.
Quelques semaines plus tôt, c’était l’IFPI qui s’était essayé à l’exercice périlleux d’une évaluation de la riposte graduée. Favorable à ce système, l’industrie musicale parvenait à des conclusions favorables quant à l’action d’Hadopi.
Une autre lecture, du Monde.fr, établissait que la hausse des ventes de titres sur iTunes en France était aussi corrélée aux ventes d’iPhone, avec des pics lors des lancements de nouveaux modèles.

mercredi 20 juillet 2011

Licence globale : Martine Aubry propose une contribution de deux euros

Licence globale : Martine Aubry propose une contribution de deux eurosPolitique - La candidate aux primaires socialistes se déclare de nouveau pour une abrogation de la loi Hadopi, remplacée par l’instauration d’une contribution, de l’ordre de deux euros, payée par les abonnés à Internet. Martine Aubry ne précise pas en revanche si cette contribution sera obligatoire.

Invitée dimanche du "Grand rendez-vous" d'Europe 1 à Avignon, la candidate aux primaires socialistes est revenue sur plusieurs des propositions PS dans le domaine du numérique. Martine Aubry a ainsi confirmé la volonté du parti socialiste d’abroger la loi Hadopi.

Tout en se déclarant attachée au droit d’auteur, Martine Aubry juge la réponse graduée inefficace et dénonce l’effet « catastrophique » du dispositif mis en place par la majorité UMP, en raison de l’opposition qu’elle suscite entre « les jeunes et les créateurs ».

Hadopi inefficace et catastrophique selon Aubry

Outre l’abrogation d’Hadopi, la candidate, comme François Hollande, reprend une autre proposition PS, celle de l’instauration d’une contribution payée par les abonnés à Internet pour financer la création - et inspirée donc du principe de la licence globale.

« Nous proposons une contribution de l’ordre de 2€ - à discuter - qui sera payée en même temps que l’abonnement à internet » chiffre-t-elle. « Là, ce sera tout simplement la reconnaissance du droit d’auteur. Les artistes travaillent, ils doivent être rémunérés » ajoute-t-elle encore.

Martine Aubry ne précise pas en revanche durant l’interview si cette contribution sera obligatoire. Le programme numérique du PS ne l’indiquait pas non plus.

« L'acceptation des échanges de biens culturels hors marché, à des fins non lucratives, conduira les internautes à s'acquitter en retour d'une contribution individuelle au financement de la création, qui doit rester modeste et pourrait devenir socialement progressive » mentionnait celui-ci.

Contribution due par les 22 millions d'abonnés haut et très haut débit ?

La candidate aux primaires ne chiffre pas non plus les recettes qui seraient générées par la mise en place de la licence globale – concernant laquelle le PS a longtemps été très divisé. En mars 2011, selon l’Arcep, la France comptait près de 22 millions d’abonnés haut et très haut débit.

Une contribution obligatoire de deux euros représenterait donc, en théorie, 44 millions d’euros par mois, soit 528 millions par an. Un montant que les industriels de la musique et du cinéma jugeront probablement encore nettement insuffisante.

« Le PS voudrait saboter le développement de l'offre culturelle légale qu'il ne s'y prendrait pas autrement » fulminait déjà en juin, sur Twitter, Pascal Rogard, le patron de la SACD. Pascal Nègre, directeur de la SCPP et PDG d’Universal, parlait lui de « plaisanterie » et de « retour à un vieux modèle ».

Le collectif CPI (regroupant associations de défense des consommateurs, artistes et créateurs), qui demande aux partis politiques des engagements sur le partage, propose quant à lui une contribution de 5 euros. Versée par l’ensemble des abonnés à Internet, et collectée par les FAI, elle permettrait selon les estimations de la CPI de recueillir 1,3 milliard d’euros.

http://www.zdnet.fr/actualites/licence-globale-martine-aubry-propose-une-contribution-de-deux-euros-39762548.htm#xtor=EPR-100