Business
- Le marché de la musique tend toujours plus vers le numérique, mais
les ventes de ce secteur, encore faibles en chiffre d'affaires, ne
compensent pas la chute des supports physiques en 2012.Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) tenait ce matin une conférence de presse pour dévoiler les chiffres du marché de la musique sur les neuf premiers mois de l'année 2012 en France. Dans une étude publiée sur son site, le SNEP détaille les évolutions du marché.
La tendance est toujours sensiblement la même. Le numérique prend de plus en plus de place en termes de parts de marché, mais ne parvient pas tout-à-fait à combler, en ventes, la baisse continue et massive du marché des supports physiques.
Progression importante du numérique
Ainsi, en comparant les chiffres de janvier à septembre 2012 à ceux de la même période de l'année 2011, on observe une baisse globale du marché de la musique (en ventes) de 7,8%. En passant de 242,1 à 206 millions d'euros, c'est le marché physique qui est responsable de la baisse.
Le numérique contrebalance avec une hausse de 79,1 à 90 millions d'euros, mais sa faiblesse relative ne permet pas de combler l'écart de chiffre d'affaires.

Assez loin derrière, la progression du téléchargement s'établit à 17,3%. Il faut cependant noter que c'est le mode le plus utilisé, et de loin, pour la consommation de la musique en ligne.
Dégringolade des supports physiques
A la fin septembre 2012, le téléchargement représente en effet 52,7% du marché numérique, contre 51,1% un an plus tôt. Les abonnements passent dans le même temps de 22,5% à 25,6%, et le streaming gratuit financé par la publicité (Deezer, Spotify...) de 12,4% à 14,2%.
La vente de supports physiques confirme son statut de monde en déclin. Si la baisse est de 14,9% sur l'année, ce chiffre masque en fait une situation assez diverse. Les chiffres des albums (-14,3%) et des DVD (-17,6%) sont en effet mauvais, alors que les ventes de singles sont tout bonnement catastrophiques. La baisse est de 54,7% sur un an pour ce segment, qui ne représente plus que 972 000 euros sur les neuf premiers mois.
Chiffres
- Audience cumulée des sites de streaming et téléchargement direct non
prise en compte, représentation graphique plus favorable, sources
partisanes… Si Hadopi et Nicolas Sarkozy revendiquent un succès «
indiscutable », ce bilan est en réalité sujet à débat.
Politique - La candidate aux primaires socialistes se déclare de nouveau pour une abrogation de la loi Hadopi, remplacée par l’instauration d’une contribution, de l’ordre de deux euros, payée par les abonnés à Internet. Martine Aubry ne précise pas en revanche si cette contribution sera obligatoire.