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dimanche 18 novembre 2012

Tristan Nitot, Mozilla : "Notre pari sur Firefox OS : une plateforme ouverte est un relais d'innovation"

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/tristan-nitot-mozilla-notre-pari-sur-firefox-os-une-plateforme-ouverte-est-un-relais-d-innovation-39784572.htm#xtor=EPR-100

Tristan Nitot, Mozilla : "Notre pari sur Firefox OS : une plateforme ouverte est un relais d'innovation"Business - Firefox OS peut-il venir déranger Android et iOS ? La Social API de Firefox, sortie mardi prochain, va-t-elle convenir aux utilisateurs du navigateur ? Beaucoup de questions à poser à Tristan Nitot, et beaucoup d'enjeux pour Mozilla.
Mozilla vient d'annoncer plusieurs fonctionnalités pour les développeurs sur Webmaker, prévoit Firefox OS pour le début de l'année 2013, et la 17ème version de son navigateur Firefox pour mardi prochain. Avec cette dernière, on devrait voir apparaître l'intégration de la messagerie instantanée de Facebook dans le navigateur via la Social API.
L'occasion pour nous de revenir avec Tristan Nitot, porte-parole de Mozilla pour l'Europe, sur la stratégie de Mozilla sur ces deux volets primordiaux que sont le social et la mobilité.
ZDNet.fr - Pourquoi avoir choisi de lancer la Social API de Firefox par l'intégration de Facebook Messenger ?
Tristan Nitot (Mozilla) - Il nous fallait une idée pour prototyper la chose. On est en train d'inventer quelque chose de nouveau, qui est l'intégration sociale au sein du navigateur. Il nous fallait ce qu'on appelle un "use case". En l'occurrence, c'est un use case très courant puisque nous avons beaucoup d'utilisateurs en commun avec Facebook, donc c'était une belle occasion de se dire que pour un utilisateur de Firefox qui est aussi utilisateur de Facebook, on peut apporter quelque chose de novateur. On peut aller plus loin.
C'est sur l'aspect Messenger que c'est devenu le plus intéressant, car cela signifiait avoir la possibilité de faire de la messagerie dans le navigateur tout en étant sur d'autres pages que Facebook. C'est un sous-ensemble de Facebook disponible tout le temps.
L'idée, c'est qu'il fallait un premier partenaire pour travailler ensemble sur cet use case. Facebook est un énorme site sur ces aspects sociaux, c'était le partenaire idéal car il était prêt à travailler avec nous pour mettre des API à disposition de son côté, travailler sur l'utilisabilité, être réactif et avoir la volonté de participer à l'expérience. Dans un premier temps, nous avons donc intégré Facebook. Ensuite, nous voulons étendre l'idée à d'autres réseaux sociaux.
Est-ce que cela signifie qu'on peut imaginer un développement descendant : Facebook d'abord, un gros réseau social comme Twitter ensuite, et ainsi de suite avec des réseaux plus petits... Quitte à laisser les plus petits, comme Diaspora par exemple, se débrouiller seuls ?
Notre idée, comme je le disais, c'était de prendre un cas concret, Facebook Messenger, et de le résoudre avec des API génériques, qui vont fonctionner pour résoudre ce problème, mais qui seront utilisables par d'autres réseaux sociaux. Après, la balle est dans le camp des autres réseaux sociaux pour qu'ils puissent adapter et offrir des points d'ancrage.
Cela ne dépend pas que de nous, on veut faire une API générique et après on espère que d'autres réseaux sociaux l'utiliseront. Il n'y a pas d'aide à d'autres partenaires qui sera proposée à ma connaissance. Pour l'instant, nous ne lançons le prototype qu'avec Facebook.
A l'inverse, il n'y a pas d'aspect financier dans ce partenariat. Nous n'avons pas mis la monétisation du développement de services basés sur l'API sociale à l'ordre du jour. Mozilla est une organisation à but non lucratif, ce qui est important pour notre pérennité financière, mais nos résultats présentés hier sont bons. Nous ne sommes donc pas à l'affut de toutes les sources de revenus.
Vous parlez d'expérience inédite, mais d'autres navigateurs comme RockMelt ou Flock ont essayé de se lancer sur le créneau et s'y sont cassé les dents. Est-ce que vous ne craignez pas un scénario identique avec cette API sociale ?
Non (rires). Nous avons une approche très différente. Nous, nous avons un navigateur généraliste qui veut apporter une fonctionnalité sociale. Nous n'essayons pas de mettre du social à tous les étages.
La difficulté de ces navigateurs sociaux, c'est une abondance de fonctionnalités sociales qui rendent l'utilisation un peu confuse. Leur méthode pour contrer la complexité, c'était de passer par une abondance de pop-ups, d'astuces, de wizards... C'était vraiment gênant dans l'utilisation.
Je ne sais plus où j'ai lu cela, mais je me souviens de quelqu'un qui disait à propos de l'un de ces navigateurs que ça lui faisait penser à un enfant de quatre ans qui dit tout le temps 'Hé papa ! Papa ! Regarde, je sais faire ça aussi !' Il n'y avait pas d'expérience fluide à cause de cette surabondance de fonctionnalités sociales.
Là, nous sommes dans une approche beaucoup plus simple : une messagerie sur le côté dans le cadre d'une navigation classique.
L'intégration de Facebook ramène immanquablement aux questions de vie privée. Est-ce que vous ne craignez pas de détourner une certaine base de vos utilisateurs, ces "hardcore users" très prudents avec leur vie privée ?
Effectivement, c'est un sujet très important pour Mozilla. La façon dont c'est conçu, en termes de vie privée, c'est exactement comme si vous aviez un onglet ouvert sur Facebook. Ni plus, ni moins. Cela n'ajoute rien en termes de traçabilité, ça ne retire rien. Vous êtes juste connecté à Facebook en permanence.
Ces "hardcore users" ne sont de toute façon pas sur Facebook et je pense que c'est assez cohérent avec leur approche. La Social API ne va pas changer la donne pour eux. Si vous utilisez Facebook, vous acceptez d'être un utilisateur Facebook, avec tout ce que ça implique en termes de vie privée.
Ensuite, c'est toujours plus de choix qu'on offre. On n'est pas obligé de l'utiliser, puisque ce n'est proposé que lorsqu'on va sur le réseau social.
L'autre gros sujet chez Mozilla en ce moment, c'est la mobilité. Est-ce que la Social API va être intégrée à Firefox Mobile ?
Nous n'avons pas prévu d'intégrer la Social API sur Firefox pour Android. C'est trop compliqué en termes d'interface utilisateur.
Et sur Firefox OS, est-ce qu'on peut s'attendre à une démarche vers plus de social ?
Sur la Social API en elle-même, je n'en sais rien. Mais la démarche de Firefox OS, c'est de créer de nouvelles API pour donner de nouvelles fonctionnalités, de façon à ce que le web puisse fonctionner vraiment bien sur une plateforme mobile. Quand on y pense, il y a des tas de choses que le web ne sait pas faire en tant que plateforme applicative.
Il y a deux ans, nous avons ajouté la géolocalisation à HTML5, avec la possibilité d'accéder au capteur GPS du téléphone. C'était une première. Depuis, nous n'avons cessé d'ajouter des fonctionnalités pour pouvoir accéder, avec HTML5, à tous les périphériques qui sont dans le téléphone. L'accéléromètre, l'appareil photo, la caméra... Ce n'était pas disponible dans des pages web sur l'ordinateur de bureau.
Nous avons vraiment stimulé la plateforme web pour qu'elle devienne une plateforme mobile crédible. Pour aller plus loin avec Firefox OS.
Restons sur Firefox OS. Si on ne considère que les systèmes iOS et Android, il y a déjà une base installée très forte. Y compris chez les fabricants, avec la gratuité d'Android. Comment Mozilla peut-il se positionner face à cette concurrence ?
Effectivement, Mozilla est un habitué de défis qu'on peut parfois considérer comme délirants. Quand en 2003 on a monté une organisation à but non lucratif pour créer un navigateur censé venir défier les 97 ou 98% de parts de marché de Microsoft sans modèle économique, certains ont pu nous prendre pour des dingues. Néanmoins, nous l'avons fait. Et nous avons ouvert le marché des navigateurs.
Recommencer sur la téléphonie mobile avec un système d'exploitation peut paraître délirant parce qu'Apple est très bien établi, Google fonctionne fort, et même Microsoft a du mal à s'accrocher. Donc cela paraît sain de se dire que Mozilla s'attaque à un gros morceau.
Mais on a pour nous quelque chose de formidable, c'est qu'on va faire levier sur le web. Sur cette plateforme qu'est le web, qui a énormément d'utilisateurs, qui a fait ses preuves et qui n'appartient à personne. Cela, c'est quelque chose d'essentiel pour les développeurs et les utilisateurs.
Pour l'instant, on en est encore au début du smartphone, et il y a quelque chose que les utilisateurs n'ont pas bien compris, mais qu'ils sont en train d'apprendre. Quand ils veulent quitter l'iPhone pour un smartphone Android, ils doivent racheter toutes leurs applications. C'est un vrai coût de changement. Et c'est la leçon qu'ils sont en train d'apprendre.
Mozilla a mené depuis plusieurs semaines une grosse opération de séduction en faveur des développeurs pour Firefox OS. On peut en déduire que la réussite doit aussi passer par eux ?
C'est la même chose pour les développeurs. Ils sont obligés de passer par les fourches caudines des app stores respectifs et ça, c'est extrêmement déplaisant parce qu'il arrive qu'on retrouve une application plus distribuée parce que plus acceptée par l'app store. En plus, les applications actuelles signifient une version iOS, une version Android, et une version Windows Phone 8.
Cela donne des coûts de développement et de maintenance délirants. Or rien n'empêche de faire une plateforme universelle comme le web à base de HTML5. On l'a déjà vu à plusieurs reprises dans l'histoire de l'informatique : à la fin des années 70, début des années 80, on avait des réseaux propriétaires comme Compuserve, AOL, avec des clients propriétaires.
Quand on voulait envoyer un email à un ami qui n'était pas sur le même réseau, c'était impossible. Le web est arrivé, et au départ, c'était beaucoup moins bien que les réseaux propriétaires. Cela ne faisait pas un dixième de ce qu'ils faisaient, mais il s'est imposé car l'ouverture a permis à toute une population de s'emparer du web et de créer quelque chose qui est devenu beaucoup mieux que les plateformes propriétaires.
Etablir une plateforme fermée et propriétaire, ça peut être intéressant pour établir un marché. Une plateforme fermée n'est pas un relais d'innovation. C'est ça notre pari avec Firefox OS : une plateforme ouverte est un relais d'innovation.
Est-ce qu'on peut espérer des smartphones Firefox OS en France au début de l'année 2013 ?
Au début 2013, certainement pas. On est dans un système différent de ce qu'on a connu sur le web. Les gens ont tous un navigateur pour aller sur le web, et qui leur permet éventuellement de télécharger un meilleur navigateur. On peut avoir une relation directe avec eux.
C'était notre modèle avec Firefox, mais là, on doit passer par un objet physique, dans des boutiques, avec des abonnements, qui nécessite des agréments des autorités nationales. C'est une logistique sans commune mesure avec la distribution d'un logiciel sur le web. Les cycles sont plus longs et plus complexes.
Notre stratégie, c'est de nous concentrer sur le marché brésilien avec notre partenaire Telefonica dans un premier temps. C'est notre premier marché, dès le premier semestre 2013. C'est déjà un objectif audacieux.
Il y a quand même un engouement sur le web, avec des ROMs pour smartphones Android, des tutoriels pour bidouiller un Galaxy S2 par exemple. On ne peut pas imaginer en parallèle un logiciel à télécharger et à installer grâce à un tutoriel ?
Pourquoi pas aider au téléchargement et à l'installation. C'est une chose à laquelle on pense mais on n'a pas annoncé de plan à ce sujet. Mais le code est libre et disponible au téléchargement. Cela dit, notre énergie n'est pas là-dessus, mais sur le partenariat avec Telefonica.

mercredi 29 février 2012

MWC 2012 - Jay Sullivan, Mozilla : "Boot2Gecko sur des smartphones dès la fin de l'année"


MWC 2012 - L'OS mobile de Mozilla, basé sur les standards du Web comme le HTML 5 est une réalité. L'opérateur Telefonica devrait distribuer des terminaux équipés dans les prochains mois. Démonstration et explications avec Jay Sullivan, en charge du développement mobile à la Fondation (vidéo en anglais)


Barcelone - On pensait que le projet de système d'exploitation pour smartrphones de la Fondation Mozilla n'en était qu'à ses balbutiements. Force est de constater que les travaux sont bien plus avancés.
Lors du salon Mobile World Congress, l'opérateur Telefonica (présent en Espagne et en Amérique du Sud) a dévoilé son intention de commercialiser en 2012 les tout premiers appareils équipés de cet OS pour le moment baptisé Boot2Gecko.
Une annonce de choc qui méritait d'être détaillée par Jay Sullivan, en charge du développement mobile à la Fondation.
Rappelons que Boot2Gecko (qui n'est fort heureusement qu'un nom de code...) a pour objectif de créer une interface souple, ouverte et surtout universelle. Elle en effet basée sur les standards du Web comme HTML 5 afin d'en finir avec les problèmes de fragmentation qui plombe le développement des applications multiplates-formes.
Basé sur le rendu Gecko et le noyau Android
Basé sur le rendu Gecko (le même que pour Firefox), ce système d'exploitation s'appuiera également sur le noyau Android mais de façon minimale afin d'éviter de se retrouver au centre des multiples affaires de violation de brevets qui touchent actuellement le robot vert.
Cet OS prendra en charge nativement les fonctions spécifiques aux smartphones "et se suffira à lui même". Traduction, il s'agit d'en finir avec les applications propriétaires (modèle actuel pour les smartphones) qui viennent "au dessus" des OS mobiles traditionnels et qui s'opposent à la logique de web ouvert.
Mozilla parie en fait sur les Web Apps, exécutables depuis n'importe quel navigateur HTML5 (lui même compatible avec n'importe quel OS mobile) en lieu et place des applications.
"En finir avec les applications propriétaires" 
"Nous voulons donner le choix aux utilisateurs et faciliter le travail des développeurs", résume Jay Sullivan. "Ces deux populations ne veulent pas être enfermées dans des silos à cause de la fragmentation des OS. Nous voulons simplement reproduire ce que nous avons réussi sur le Web fixe".
Boot2Gecko est opérationnel. Nous avons pu le tester sur un smartphone Samsung sous Android (voir notre vidéo en anglais). Il semble assez fluide, intuitif et nous avons pu naviguer sur le Web (avec Firefox), effectuer un appel, ouvrir une carte, jouer en 3D.
Si de nouvelles API doivent être intégrées, l'OS semble suffisamment achevé pour qu'un des plus grands opérateurs de la planète décide de l'utiliser. "On verra des premiers terminaux dès la fin de l'année", annonce le responsable.
Des premiers smartphones Telefonica en marque blanche
Interrogé sur le type de terminal et sur les fabricants partenaires, Mozilla reste discret mais il semble bien que Telefonica fera appel à des OEM pour fabriquer un ou plusieurs terminaux en marque blanche. Mais il faudra du volume pour que cet OS parvienne à percer. Un challenge hautement difficile, notamment lorsqu'on observe les difficultés de Windows Phone à décoller...
Mozilla rejoint les travaux du W3C autour des OS ouverts et des WebApps. Mais entend aller plus vite. "Nous ne pouvons pas attendre que tout soit standardisé par le W3C, on n'a pas le temps", lance Jay Sullivan.
Cet OS sera évidemment associé à une boutique d'applications (Mozilla MarketPlace) et les développeurs pourront déposer leurs créations dès novembre prochain. Il n'y aura pas de SDK puisque ces applications seront, on l'a vu, basées sur les technologies Web. "Un modèle économique valorisant et équilibré sera mis en place". Pour les détails de la rémunération, il faudra patienter.
Boot2Gecko associé à une boutique d'applications
Du côté de Firefox pour Android, il faut également s'attendre à des changements. "Une grosse mise à jour est prévue pour très bientôt. Elle intégrera plusieurs améliorations comme le click to play, une nouvelle interface, des synergies avec Boot2Gecko et plus de performances", promet-on. Sa mise en ligne pourrait intervenir "dans les prochaines semaines".
Par contre, rien n'est encore prévu du côté de Windows Phone. "On aime bien Windows Phone, notamment l'interface et l'expérience utilisateur. On verra comment cela va évoluer en termes de volumes. Mais nous préférons nous concentrer sur Android", conclut le responsable. Il est vrai qu'avec un smartphone sur deux sur la planète animé par le robot vert, les choix sont vite faits.

http://www.businessmobile.fr/actualites/mwc-2012-jay-sullivan-mozilla-boot2gecko-sur-des-smartphones-des-la-fin-de-l-annee-39769072.htm#xtor=EPR-10010

mercredi 12 octobre 2011

Mozilla : revenus en hausse mais dépendance à Google toujours aussi forte


Mozilla : revenus en hausse mais dépendance à Google toujours aussi forteBusiness - Le chiffre d'affaires de la Fondation qui édite notamment Firefox est en hausse de 18% à 123 millions de dollars.
La Fondation Mozilla vient de publier ses résultats pour l'année 2010, des résultats en hausse sensible. L'éditeur de Firefox a en effet généré 123,2 millions de dollars de revenus (dont 150 000 dollars de dons), soit un gain annuel de 18%. Les dépenses sont passées de 61,2 millions de dollars en 2009 à 87,3 millions de dollars en 2010.
Rappelons que ces revenus sont essentiellement (98%) tirés des accords que nouent la Fondation avec les principaux moteurs de recherche de la planète (en les intégrant dans la barre du haut du navigateur).  Et comme chaque année, c'est l'accord avec Google qui est le plus rémunérateur puisqu'ils représente 64% du total.
Cette situation de dépendance vis à vis du groupe de Mountain View pourrait inquiéter. D'autant plus que les termes de l'accord qui court encore quelques semaines pourraient être revus à la baisse pour la Fondation.
Négociations avec Google
Google pourrait en effet mettre en avant la stagnation, voire la baisse de la part de marché de Firefox sur la planète. De plus en plus concurrencé par Chrome, le panda roux détenait en septembre 22,48% de parts de marché contre 22,57% en août, selon NetApplications.
Le navigateur de Google représente désormais 16,2% de parts de marché contre 15,5% en août. À ce rythme, Chrome pourrait ravir la place de n°2 à Firefox en juin prochain.
"Nous sommes confiants, les partenariats avec des moteurs de recherche resteront un solide générateur de revenus pour Mozilla dans le futur prévisible", commente néanmoins la Fondation. 
Cette dernière mise sur de "nouvelles opportunités" de partenariats mais également sur le mobile, secteur ô combien stratégique. "Les avancées dans la technologie mobile nous propulsent dans différents mondes parallèles, chacun contrôlé par différents géants industriels", observe Mozilla qui s'est trouvé une place sous Android mais pas sous iOS (iPhone) ni sous Windows Phone.

 http://www.zdnet.fr/actualites/mozilla-revenus-en-hausse-mais-dependance-a-google-toujours-aussi-forte-39764736.htm#xtor=EPR-100

lundi 12 septembre 2011

Mozilla lance un ultimatum aux autorités de certification

Mozilla lance un ultimatum aux autorités de certificationSécurité - Les autorités de certification ont une semaine pour auditer leur système informatique et mettre en place des mesures pour renforcer la sécurité du processus de création de certificats électroniques. Sinon ? A défaut, les autorités pourraient être révoquées de Firefox, un coup dur financier pour elles.

Après deux alertes majeures en l’espace de quelques mois, Mozilla s’efforce de mettre la pression sur les autorités de certification. Après le piratage en mars dernier de Comodo, l’éditeur de Firefox avait déjà haussé le ton, demandant notamment aux sociétés délivrant des certificats de s’engager sur des bonnes pratiques et d’abandonner l’algorithme MD5.

Peine perdue ? Peut-être puisqu’en août c’est DigiNotar, une autorité de certification, pourtant filiale d’une société spécialisée dans la sécurité informatique, qui a été piratée. Conséquence : un nombre non identifié de certificats ont été frauduleusement créés (il y en aurait plus de 500).

Audit et mesures de sécurité à déployer ou confirmer

Mozilla tente donc une nouvelle fois de responsabiliser les autorités de certification, au travers d’un ultimatum. Ces dernières ont ainsi jusqu’au 16 septembre pour entreprendre des actions en matière de sécurité et communiquer à l’éditeur leurs procédures dans ce domaine.

En tout, Mozilla définit cinq points sur lesquels les autorités de certification doivent fournir des éléments. Première mesure : auditer leurs systèmes, en particulier leur PKI afin de rechercher toute trace d’intrusion.

Désignée comme victime par le hacker présumé de Comodo et de DigiNotar, la société GlobalSign a déjà annoncé qu’elle suspendait l’émission de certificats et auditait son système d’information. Concernant DigiNotar, c’est un ensemble de négligences et d’insuffisances en termes de sécurité qui ont permis au pirate de réussir son intrusion.

Mozilla demande également aux autorités de confirmer qu’elles ont bien mis en place un système d’authentification multifacteur sur les comptes sensibles (ceux associés directement à la délivrance de certificats).

Une révocation de Firefox financièrement lourde pour une autorité

Surtout, Mozilla demande aux autorités de prendre des mesures renforcées pour les certificats associés à des domaines majeurs (par exemple les services de messagerie les plus populaires), dont ceux directement visés dans les attaques contre DigiNotar et Comodo.

Un ultimatum donc, mais à quelles sanctions s’exposent réellement les sociétés en cas de non-conformité ? Les mesures de rétorsion ne sont pas clairement énoncées. Toutefois, la lettre adressée par Mozilla laisse entendre que le certificat Root des mauvais élèves pourrait être révoqué.

En clair, comme pour DigiNotar, tous les certificats signés par ces autorités ne seraient plus considéré comme étant de confiance. Le navigateur afficherait alors un message de sécurité avertissant l’utilisateur d’un danger.

Pour conserver leurs internautes, les propriétaires des services en ligne signés avec ces certificats devraient dès lors rompre leur contrat commercial avec ces autorités pour sélectionner une AC elle toujours considérée comme de confiance. Bref, un coup direct au portefeuille.

http://www.zdnet.fr/actualites/mozilla-lance-un-ultimatum-aux-autorites-de-certification-39763714.htm#xtor=EPR-100

vendredi 26 août 2011

Mozilla : des tensions au sein de la communauté ?

Mozilla : des tensions au sein de la communauté ?Débat - Marche forcée dans la sortie des versions, nouvelle numérotation, retrait du numéro de version dans Firefox… La stratégie de Mozilla et certaines décisions fragilisent ses relations avec les contributeurs. La présidente de la fondation Mozilla, Mitchell Baker, tente donc de renouer le dialogue.

Les dernières décisions prises par Mozilla pénaliseraient-elles sa relation avec ses contributeurs et une frange des utilisateurs de Firefox ? Plusieurs polémiques ont en tout cas éclos ces dernières semaines.

Le déclencheur fut certainement la volonté d’accélérer les sorties de versions. Une politique dénoncée par des utilisateurs professionnels de Firefox. Plus récemment, c’est la proposition de cacher le numéro de version (accessible depuis le menu "A propos de Firefox") qui s’est traduite par de vifs échanges.

Un sentiment partagé par différents contributeurs en France

Les relations entre la communauté et Mozilla Corporation ne sont pas au beau fixe comme en témoigne sur son blog (repéré par Itespresso.fr) Philippe Dessante, qui coordonne en France l’équipe de traduction pour Firefox.

« Dire que ces relations sont en ce moment conflictuelles est au mieux un bas mot » écrit-il ainsi, citant plusieurs défections majeures parmi les bénévoles pour illustrer cette ambiance délétère, dont celle de la personne en charge des localisations du navigteur et de la traduction de Bugzilla.

Si Philippe Dessante reconnaît que les crises de cette nature ne sont pas nouvelles, il juge néanmoins que « se forme un fossé qui s’ouvre de plus en plus entre les contributeurs bénévoles et Mozilla. »

Le contributeur dénonce notamment le peu de reconnaissance et d’écoute dont bénéficient les communautés. « Je conçois bien qu’une gouvernance à la Debian avec des élections n’est peut-être pas la plus adaptée pour le projet Mozilla, mais qu’en est-il d’une représentation des communautés au sein de la Fondation ou de la Corporation ? » suggère-t-il.

Un dialogue tardif ?

Le billet posté le 22 août par la président de la Fondation Mozilla, consacrée justement aux discussions dans la communauté, permet de penser que l’analyse de Philippe Dessante est partagée par d’autres.

Mitchell Baker défend ainsi la nécessité d’encourager les discussions, avec pour y parvenir différentes propositions pour les prochains mois, dont des rencontres en ligne avec des groupes de contributeurs clés de Mozilla.

Mais pour aboutir et convaincre, ces discussions doivent aussi déboucher sur des décisions et une prise en compte des remarques et idées remontées par la communauté. Mitchell Baker se veut réaliste.

« Nous n’atteindrons pas un accord parfait. Il y aura toujours des cas où certains d’entre nous seront en désaccord avec certaines des actions que nous entreprenons. Exiger un accord parfait mènerait à la paralysie » écrit-elle.
http://www.zdnet.fr/actualites/mozilla-des-tensions-au-sein-de-la-communaute-39763258.htm#xtor=EPR-100

mercredi 27 juillet 2011

Mozilla planche sur un OS mobile ouvert et basé sur les webapps

Stratégie - Boot2Gecko est un projet s'appuyant sur le noyau Android mais surtout dédié aux applications web universelles accessibles depuis le navigateur. Objectif : en finir avec la fragmentation.

Mozilla continue à tracer son sillon dans l'univers mobile. Après la sortie d'un navigateur dédié à Maemo et Android (Firefox Mobile), la Fondation voit plus loin et commence à plancher sur le développement d'un OS destiné aux plates-formes mobiles.

Pour le moment baptisé 'Boot4Gecko', ce projet a pour objectif de créer une interface souple, ouverte et surtout universelle afin d'en finir avec les problèmes de fragmentation qui plombe le développement des applications multi plates-formes.

Basé sur le rendu Gecko (le même que pour Firefox), ce système d'exploitation s'appuiera également sur le noyau Android mais de façon minimale afin d'éviter de se retrouver au centre des multiples affaires de violation de brevets qui touchent actuellement le robot vert.

Web Apps

Pour les développeurs impliqués, cet OS prendra en charge nativement les fonctions spécifiques aux smartphones "et se suffira à lui même". Traduction, il s'agit d'en finir avec les applications propriétaires (modèle actuel pour les smartphones) qui viennent "au dessus" des OS mobiles traditionnels et qui s'opposent à la logique de web ouvert.

Mozilla parie en fait sur les Web Apps, exécutables depuis n'importe quel navigateur HTML5 (lui même compatible avec n'importe quel OS mobile) en lieu et place des applications. Un peu comme Chrome qui joue le rôle d'interface centrale dans ChromeOS.

«Nous voulons identifier les lacunes qui empêchent les développeurs Web de pouvoir concevoir des applications qui sont, en tous points, égales aux applications [natives]», écrit Mozilla sur son site Internet.

Une idée qui fait déjà son chemin depuis longtemps, notamment au sein du W3C, l'organisme de standardisation à but non-lucratif, chargé de promouvoir la compatibilité des technologies du World Wide Web.

Le HTML 5 permet en effet d'intégrer au navigateur Web de nombreuses fonctions (glisser-déposer, audio-vidéo, géolocalisation, reconnaissance vocale, formulaires...) , jusque-là réservées aux applications natives.

"Notre ambition est d'assurer que le Web devienne une plate-forme de développement pour le mobile. Il y a beaucoup d'attente autour de cela", expliquait à Businessmobile.fr, Dominique Hazael-Massieux, responsable des activités mobiles pour le W3C.

"Pour les développeurs, se baser sur une plate-forme universelle est nettement plus abordable que les autres langages de développement sur mobile. Pour les utilisateurs, il s'agit d'accéder aux vraies richesses du Web", poursuit l'expert.

Pour autant, faire du navigateur un support à fonctions aussi riches que celles offertes par les applications natives, n'est pas encore pour demain même si les choses avancent à travers de nouvelles API qui font communiquer les fonctions du smartphone avec le navigateur. Et le rythme devrait s'accélérer avec les ambitions de Mozilla.

A lire notre dossier : Où en est le HTML 5


http://www.businessmobile.fr/actualites/mozilla-planche-sur-un-os-mobile-ouvert-et-base-sur-les-webapps-39762706.htm#xtor=EPR-100