jeudi 29 novembre 2012

m-commerce : les revendeurs ne sont pas prêts

A lire sur:  http://www.itrnews.com/articles/137124/commerce-revendeurs-sont-pas-prets.html?key=862d53eea2c1d2fe

Les revendeurs seront-ils prêts pour répondre aux exigences techniques imposées par le boum du m-commerce pour ces fêtes de fin d'année ? Keynote se pose sérieusement la question. 

Toutes les études tendent à montrer que le m-commerce devrait constituer un axe majeur de développement pour le shopping en ligne. Les transactions mobiles devraient ainsi progresser de 110% cette année, contre 21% pour les ventes en ligne. Les deux tiers des ventes étant réalisées à partir de tablettes, le reste à partir de smartphones.

Pourtant Keynote n'est pas très optimiste quant aux performances affichées par les sites de m-commerce. Le spécialiste du monitoring des services Web et mobiles pense que les détaillants ne sont pas prêts et que les consommateurs devront se contenter de performances médiocres. "Face à ce fossé entre les performances des sites et les attentes des utilisateurs, nous craignons que la contribution de la mobilité aux ventes ne se résume, au final, à des pertes d’opportunités commerciales, explique Olivier Bertaux, Responsable de l’Europe de l’Ouest chez Keynote Systems. Quelques rares sites ont compris l’importance de la mobilité et offrent une expérience optimale, mais les autres sites sont à la traîne".

En effet, le Worldwide Mobile Retail Index de Keynote qui couvre 24 sites, laisse entendre que les clients seront, dans la majorité déçus. Le temps de réponse, mesuré sur les 3 derniers mois, ressort à 11,8 secondes seulement, ce qui est beaucoup trop lent pour capter les utilisateurs qui souhaitent que les pages se téléchargent en moins de 3 ou 4 secondes.

mercredi 28 novembre 2012

Les nouvelles batailles qui attendent Apple

A lire sur:  http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0202413380100-les-nouvelles-batailles-qui-attendent-apple-515009.php?xtor=EPR-1500-[idees_debats]-20121128-[s=461370_n=9_c=907_]-1277694[_SDV]@1

 Points de vue, de Jules Minvielle
Par Les Echos | 28/11 | 07:00
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 La part d'Apple sur le marché des smartphones a atteint 14,9 % au troisième trimestre 2012, contre 16,9 % au trimestre précédent. Selon les estimations publiées par le cabinet de recherche IDC le 1 er novembre dernier, le système d'exploitation Android de Google équipe désormais 75 % des appareils, soit 136 des 182,1 millions de smartphones vendus dans le monde au troisième trimestre. La marque à la pomme, connue pour la fidélité quasi religieuse de ses utilisateurs, les fascinerait-elle moins aujourd'hui ?
Un rapport de Strategy Analytics paru récemment démontre que la loyauté des utilisateurs d'iPhone recule. Ainsi, aux Etats-Unis, ceux prévoyant de rester fidèles à Apple lors de leur prochain achat sont aujourd'hui 88 %, alors que ce chiffre était de 93 % l'an passé. En Europe occidentale, cette proportion plonge de 12 points (de 88 à 75 %). Certes, la chute n'est pas énorme et le nombre de possesseurs d'iPhone continue d'augmenter, mais cette baisse semble être un signe avant-coureur.
D'autant que deux autres batailles décisives attendent Apple. La première est hautement symbolique : il s'agit du nombre d'applications disponibles sur le « store ». Même si une étude d'Adeven a montré qu'une grande partie d'entre elles n'ont jamais été téléchargées (applications dites « mortes » ou « zombies »), leur profusion a toujours été un argument marketing pour Apple. Et, avec les 700.000 applications disponibles sur Google Play, soit autant que sur l'App Store, les consommateurs ont aujourd'hui un choix qu'ils n'avaient pas auparavant.
La seconde se situe également sur le terrain des applications. Après avoir tenté de se passer de Google pour la cartographie, Tim Cook a dû présenter ses excuses aux utilisateurs : la nouvelle application Plans, intégrée par défaut dans les iPhone, présentant de nombreuses erreurs et approximations qui provoquent des réactions dont Apple n'était pas coutumier. Il est très surprenant qu'Apple laisse penser, à travers ses récentes décisions, qu'il n'a pas pris la mesure de la situation. Les ventes de l'iPad Mini nous diront si le choix était le bon. Mais le maintien d'un prix élevé, supérieur à la concurrence pour une tablette de taille similaire, a surpris. C'est dans ce contexte qu'Apple a publié récemment les nouvelles conditions tarifaires de son App Store, applicables à certains pays, majoritairement de la zone euro. Principal enseignement : les tarifs des applications payantes et de l'achat « in-app » augmentent. La hausse est certes très faible en valeur (de quelques centimes à quelques euros d'augmentation), mais non négligeable en proportion (12,5 % en moyenne). Mais, malheureusement, une fois encore, cette réforme tarifaire aura été réalisée sans concertation avec les éditeurs. Apple peut-il encore se permettre ce type de décision dans un contexte de plus en plus concurrentiel ? Pour le moment, les chiffres parlent d'eux-mêmes : même si la proportion d'iPhones dans le parc mondial de smartphones diminue, Apple en a vendu 58 % de plus que l'an dernier à la même période. Les ventes record de l'iPhone 5 ne laissent pas présager une mort soudaine, loin de là, car, dans le même temps, les ventes d'iPad ont augmenté de 26 %, même si, là encore, Apple n'est plus aussi dominateur qu'avant
Apple est tout à fait conscient que, pour conserver son avance de leader et ne pas voir le marché qu'il a créé lui échapper, son salut passe par l'innovation. C'est ce que tous les utilisateurs d'iPhone attendent, sous peine de rejoindre rapidement la communauté des androïnautes.
Jules Minvielle
Jules Minvielle est président et fondateur de Surikate.

Cinq tendances IT qui vont compter pour les entreprises en 2013

A lire sur:  http://www.infodsi.com/articles/137086/cinq-tendances-it-vont-compter-entreprises-2013.html?key=

mardi 27 novembre 2012
Le Cloud, les machines connectées, la mobilité, les réseaux intelligents et la sécurité seront au cœur des enjeux de cette nouvelle année. A en croire Verizon, l’année à venir sera marquée par l’adoption massive de technologies d’avenir par les entreprises, aussi bien pour satisfaire les nouvelles attentes que pour gagner en productivité et à imaginer de nouvelles expériences qui séduiront et fidéliseront les clients.

« Les entreprises doivent se préparer à la transformation de leurs modèles de fonctionnement en 2013, et Verizon est à leurs côtés pour saisir les opportunités les plus prometteuses et pertinentes, que ce soit dans le privé ou le public », déclare David Small, vice-président senior en charge des plates-formes de Verizon Enterprise Solutions. « Nous continuerons de mettre la puissance de nos plates-formes technologiques au service de solutions sectorielles, gages de productivité accrue et de valeur ajoutée pour nos clients, leurs propres clients et la société dans son ensemble. »

Voici les cinq grandes tendances technologiques que Verizon Enterprise Solutions anticipe pour l’année à venir :

1. L’avenir radieux des Clouds hybrides
Les datacenters distribués et les réseaux mobiles et filaires intelligents qui les relient entre eux se positionnent désormais comme une alternative viable aux méthodes traditionnelles à base de VPN (virtual private network), qui ont servi de dorsale aux communications de l’entreprise distribuée pendant toute une génération. 2013 marquera l’accélération de la transition des VPN aux Clouds publics, privés et surtout hybrides. « En 2013, plus de 60 % de toutes les entreprises auront adopté une forme ou une autre de Cloud Computing », selon un rapport du Gartner

« Pour répondre à l’évolution des besoins de l’entreprise, la plate-forme idéale doit être sécurisée, mais aussi plus simple à utiliser et à configurer que jamais », explique David Small. « En 2013, si vous ne savez pas basculer les charges de travail entre Clouds publics et privés, vous ne resterez pas longtemps dans la course. Ce qu’il faut c’est une toute nouvelle approche de la gestion du changement et de la modernisation des réseaux pour les adapter aux applications Cloud. »

Parmi les exemples récents d’avancées dans le Cloud, citons notamment : les Clouds du qui aident le secteur de la santé à respecter les règles de confidentialité des données de la loi américaine HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) ; les Clouds destinés au retail et aux transactions commerciales, qui les aident à être en conformité avec les normes PCI-DSS de l’industrie des paiements ; ou encore les Clouds qui aident le secteur public à être en accord avec la loi américaine FISMA (Federal Information Security Management Act).


2. La prépondérance de la mobilité pèse de tout son poids
Selon Forrester, « 66 % des salariés utilisent au moins deux terminaux mobiles au travail », des pratiques aux multiples implications. « La séparation entre vie professionnelle et vie privée est de plus en plus floue pour les salariés et les clients qu’ils servent », constate David Small. « En 2013, les entreprises vont devoir accorder la priorité qu’elle mérite à cette nouvelle demande d’efficacité et de productivité, et les services informatiques auront un rôle important à jouer pour satisfaire les aspirations de mobilité de chacun de leurs collègues. »
Les entreprises vont devoir imaginer des stratégies de mobilité, comme créer des « clouds personnels » permettant à leurs collaborateurs d’utiliser les applications d’entreprise dont ils ont besoin pour plus de productivité dans leur travail. Et concernant la séparation entre vie privée et professionnelle, elles devront élaborer des politiques de gestion des terminaux mobiles et créer des ‘apps stores privés’, afin de sécuriser le mieux possible l’environnement de travail mobile.


3. Les machines connectées ouvrent de nouvelles perspectives
L’« Internet des objets » est bel et bien là, et il continuera de croître en réponse aux besoins de l’industrie. Un rapport du Gartner nous apprend que « de 15 milliards d’objets sur le Web représentant plus de 50 milliards de connexions intermittentes en 2011, nous allons passer à plus de 30 milliards d’objets connectés en 2020 et dépasser les 200 milliards de connexions intermittentes ».
Les connexions intermachines, M2M (Machine-to-machine), ne se limitent déjà plus aux réseaux intelligents de distribution d’électricité et aux véhicules intelligents. Par exemple, des réseaux de capteurs sophistiqués avec connexions directes entre machines sous-tendent des applications médicales connectées et la première vague de la télématique automobile pour le grand public.
« Le rachat de Hughes Telematics, Inc. par Verizon va, bien entendu, dans le sens de cette évolution », explique David Small. « En 2013, cette croissance fulgurante s’étendra aux secteurs du retail, de l’industrie et des services financiers. »
C’est la capacité à collecter d’énormes volumes de données, à les stocker et les analyser qui distinguera les entreprises qui sauront prendre rapidement les meilleures décisions en connaissance de cause et à leur avantage. Toutes les organisations, entreprises du privé et administrations, n’auront donc d’autre choix que de travailler avec des fournisseurs soutenus par de solides écosystèmes mondiaux.
Aux Etats-Unis, dans l’Etat Caroline du Nord, Verizon participe aux projets de coopération public-privé Envision Charlotte Smart Energy Now et Smart Water Now, lesquels illustrent le potentiel des machines connectées à mieux gérer les ressources : Verizon collecte les données de consommation de l’eau et de l’électricité d’un réseau de compteurs intermachines, informations qui sont communiquées en quasi temps réel à des bornes, via le réseau sans fil LTE 4G à très haut débit de Verizon.


4. Des réseaux plus intelligents et invisibles
Un super réseau intelligent qui reliera tout et tout le monde rendra les réseaux sous-jacents invisibles aux yeux des utilisateurs, même si le trafic IP poursuit sa croissance au taux annuel moyen de 29 % d’ici à 2016, selon le Cisco Visual Networking Index.
« L’association des terminaux intelligents et des avancées en termes de fiabilité et de résilience des réseaux permet d’envisager la connexion de machines intelligentes au service d’individus encore plus intelligents », ajoute David Small. « Nous allons assister à un tournant, en 2013, vers des réseaux plus dynamiques et des connexions IP universelles aux multiples applications, au service des entreprises, des consommateurs et de la société. »
« Des transactions commerciales au trading à haute fréquence, en passant par les enseignes numériques qui communiquent avec nous au quotidien, le réseau est omniprésent en coulisses. Son importance ne cesse de croître, ce qui nous semble chaque jour plus naturel. »


5. La sécurité, prochaine course à l’armement
En 2013, la sécurité cessera d’être l’apanage des spécialistes pour devenir un bien de première nécessité. En effet, les infractions de sécurité ciblent aujourd’hui les accès, les infrastructures et les applications. Elles touchent aussi bien les réseaux fixes que mobiles, avec des répercussions sur les biens physiques, la propriété intellectuelle et la santé financière des victimes. Et l’ampleur du problème est mondiale, comme le confirme le rapport Verizon 2012 Data Breach Investigations Report.

« Nous pensons que les questions relatives à la protection des identités seront plus que jamais d’actualité en 2013 », ajoute David Small. « Les stratégies d’authentification bifactorielle gagnent déjà du terrain, mais elles ne suffiront pas à combattre la cybercriminalité vu l’intensité et le nombre des tentatives de compromissions, motivées par l’appât du gain et le vol de propriété intellectuelle. »

« Nous allons devoir sécuriser chaque terminal, chaque équipement, et tout ce qui est connecté à Internet. Car si l’Internet est une source d’opportunités illimitée, cela a un prix. Toutes les entreprises sont aujourd’hui dans l’obligation de renforcer leur sécurité pour protéger leur capital physique et intellectuel, l’identité de leurs clients et la société dans son ensemble
», conclut-il.


Network World “Gartner: Top 10 emerging infrastructure trends,” 5 juin 2012
http://www.networkworld.com/news/2012/060512-gartner-trends-259883.html

Forrester Research, Inc., “Benchmarking your Enterprise Mobile Device Operations Initiatives and Plans,” 10 octobre 2012 Michele Pelino avec Stephie Balaouras, Christoher Voce et Thayer Frechette
Forbes, “Gartner: Top 10 Strategic Technology Trends for 2013,” 23 octobre 2012
http://www.forbes.com/sites/ericsavitz/2012/10/23/gartner-top-10-strategic-technology-trends-for-2013/

Cisco Visual Networking Index, 30 mai 2012 http://www.cisco.com/en/US/netsol/ns827/networking_solutions_sub_solution.html
Verizon 2012 Data Breach Investigations Report
http://www.verizonbusiness.com/resources/reports/rp_data-breach-investigations-report-2012_en_xg.pdf

L’histoire de l’informatique via les archives du CIGREF

A lire sur:  http://www.histoire-cigref.org/blog/l-histoire-de-l-informatique-via-les-archives-du-cigref/

L’histoire des relations entre les entreprises et le monde de l’informatique, puis celui des systèmes d’information, se retrouve imbriquée tout au long des travaux que le CIGREF a conduits avec ses grandes entreprises membres, depuis 40 ans. A ce stade de sa propre histoire, le CIGREF, dont la mission est aujourd’hui de « mieux comprendre comment  le monde numérique transforme notre vie et nos entreprises », a entrepris de réfléchir à ce que pourrait être le design de l’entreprise numérique à 2020, en créant sa Fondation de recherche.
Dans le prolongement de cette démarche prospective engagée par la Fondation CIGREF, et partant du postulat que pour anticiper l’avenir il est utile de décoder au mieux le passé sur lequel il repose, le CIGREF a déjà entrepris de proposer ici son histoire mise en perspective de celle de l’informatique. Mais aussi aujourd’hui, de mettre ses archives à disposition du plus grand nombre
Retrouvez au fil de ces publications ce que furent dans  les entreprises les sujets de préoccupation des Directeurs Informatiques, devenus au fil de l’histoire les Directeurs des Systèmes d’Information (DSI) avant d’être peut-être très bientôt  des Directeurs du Numérique !…

Les premières Archives CIGREF mises en ligne…

Comme il s’agit d’un gros travail, la suite des archives du CIGREF seront mise en ligne progressivement. Elle seront regroupées au fur et à mesure sur les pages « Archives CIGREF ». N’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter du site pour être informé de leurs publications et être sûr de n’en manquer aucune

What not to put in the cloud

A lire sur:  http://www.itworld.com/cloud-computing/321607/what-not-put-cloud?source=ITWNLE_nlt_saas_2012-11-28

By Jake Robinson, solutions architect, Bluelock
This vendor-written tech primer has been edited by Network World to eliminate product promotion, but readers should note it will likely favor the submitter's approach.
The cloud promises unlimited capacity, pennies per hour to operate, 4+ nines of uptime and infrastructure managed by a dedicated staff. Even technical challenges around security and compliance can be achieved and are no longer suspect. So why wouldn't you send everything to the cloud?
Obviously there is much more involved than tossing out your current plan and bringing in a "magic cloud" to solve all problems. Some apps are a better fit for a private cloud or no cloud at all. Some apps are a better fit for public cloud. And, often the same app's best-fit environment isn't the same for its entire existence. That makes the answer to the question, "What should I put in cloud?" a bit more complicated.
TROUBLESHOOTING: 5 signs that you've lost control over your cloud apps
Cloud success is all about strategy. If all your team is worried about is cutting your IT budget and that's your only success metric, cloud may not be right for you. But the benefits can't be reaped by simply dumping the old infrastructure for new, and your goals can't be reached if you try to manage the new infrastructure with an old way of thinking.
If, however, your strategy is to reduce overall cost of managing your IT infrastructure, and you tackle the project with an eye toward transforming your way of thinking, cloud could be a good fit for you.
Not only do you need a strategy for how cloud will work with your existing infrastructure, but you also need a strategy for each application or workload you're evaluating. One popular strategy to optimizing your cloud is to look at specific workloads and applications and determine which placement will help achieve the highest ROI at what time.
The cloud application life cycle

mardi 27 novembre 2012

Transformation digitale: "Atteindre un palier ne signifie pas que le tour est joué"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/transformation-digitale-atteindre-un-palier-ne-signifie-tour-joue?utm_source=emv&utm_medium=mail&utm_campaign=alerte_us

Par L'Atelier - San Francisco 27 novembre 2012 Maël Tannou
La transformation digitale est un processus de long terme, pas un simple cap à passer. Pour la réussir, l'entreprise doit se préparer à rester flexible et devenir réactive dans un environnement changeant.
Suite à l'entretien avec Patrick Ferraris, de Capgemini, au sujet de l'étude menée conjointement par Capgemini et le MIT, L'Atelier a rencontré Maël Tannou, Visiting Scientist au MIT Center for Digital Business, qui aborde un autre aspect de la transformation digitale: sa viabilité sur le long terme.
L'Atelier : La transformation digitale est une chose, mais elle doit être viable. Il s’agit donc d’un processus de long terme, n’est-ce pas?
Maël Tannou : La transformation correspond à un effort (et une période) durant lequel l’entreprise va transformer sa façon de travailler, de produire, d’interagir avec ses clients, ou pour développer de nouveaux produits et services – le tout en s’appuyant sur des technologies digitales. Cette transformation ne sera pas efficace si elle n’est pas accompagnée d’un ensemble de pratiques managériales : une vision définie et communiquée, des mécanismes de gouvernance mis en place, un changement accompagné, etc. Il ne s’agit pas uniquement, pour autant, de « passer un palier » une bonne fois pour toutes. D’une part, atteindre un palier de transformation ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à gérer : les initiatives doivent toujours être gouvernées, les compétences doivent toujours évoluer, etc. D’autre part, l’environnement évolue, de nouvelles opportunités apparaissent, et donc il est sain de revisiter régulièrement sa vision digitale pour continuer à progresser et saisir de nouvelles opportunités.
Combien de temps faut-il pour accomplir cette transformation ? 
La durée dépend fortement du niveau d’ambition et  de la maturité initiale. Développer un « service digital » comme une application mobile ou une plateforme d’open innovation n’est en soi pas très long – probablement quelques semaines ou mois de travail. Mais ça n’est que la partie visible de l’iceberg du processus de transformation. Le niveau de maturité initial est donc clairement déterminant. Une entreprise qui a une vision claire, des relations IT-métiers  solides, une gouvernance en place et une culture de changement pourra rapidement récolter les fruits des initiatives digitales qu’elle met en place – pour une entreprise moins mature la transformation (dans son ensemble) prendra certainement quelque années. A titre d’exemple, Burberry a lancé sa transformation digitale en 2006 et excelle aujourd’hui sur des sujets comme l’expérience client ou l’usage des réseaux sociaux. Un prochain palier envisagé concerne les analytics.
Il faut donc laisser la place à la flexibilité et l’itération. Est-ce un défi pour les grandes entreprises et les groupes multi-nationaux ?
La transformation digitale n’est pas nécessairement quelque chose qui doit être géré de façon complètement centralisée. Certains investissements sont par nature plutôt « centraux », comme le développement de capacités pour les analytics ou la mise en place de réseaux collaboratifs. Mais pour autant trop de centralisation peut s’avérer contre-productif – chaque entreprise place donc le curseur là où c’est pertinent pour elle. Par exemple Nestlé (qui regroupe plusieurs centaines de marques) a un laboratoire digital (la « digital acceleration team ») qui accueille des personnes venues du monde entier pour qu’elles développent des savoir-faire, acquièrent des bonnes pratiques, etc. Mais le développement des applications mobiles a lieu près des marchés locaux.
Quels leviers l’entreprise peut-elle actionner a priori pour améliorer la viabilité de sa transformation digitale?
Nous avons identifié quatre leviers clés : premièrement, la définition d’une vision claire est nécessaire : que veut-on faire ? comment y va-t-on ? Cette vision ne doit pas nécessairement être finale : on apprend en marchant, de nouvelles opportunités apparaissent. Avoir une vision et la communiquer est important – la faire évoluer l’est tout autant.
Le second levier est la mise en place d’une gouvernance autour du digital. Certains risques nouveaux apparaissent et doivent être contrôlés. De nouvelles compétences ou façon de travailler peuvent être nécessaires. La coordination « cross-silos » est importante. Pour répondre à ces nouveaux besoin de gouvernance, plusieurs mécanismes existent. Certaines entreprises ont mis en place de nouveaux rôles : Starbucks a embauché il y a quelques mois un « Chief Digital Officer » ; des entités dédiées au digital peuvent aider à développer de nouvelles compétences ou répondre au besoin de transversalité (ce qu’a fait Nestlé par exemple) ; certains comités spécifiques peuvent être mis en place.
Un troisième levier est l’engagement des employés dans la transformation. Le changement culturel peut être un obstacle majeur pour certaines entreprises – il faut donc des leviers pour que les salariés se sentent engagés dans la vision qui aura été définie. Par exemple la compagnie minière chilienne Codelco – qui automatise entièrement ses opérations – a mis en place des concours d’innovation parmi ses employés pour initier une culture du changement et d’innovation. Enfin, un dernier levier est la solidité des relations entre les fonctions technologie et métier dans l’entreprise (« IT-Business Relationships »). Rares sont les initiatives qui peuvent apporter toute leur valeur si la technologie et le métier ne s’entendent pas, ne partagent pas les mêmes priorités, etc.


EMC Forum 2012 – Cloud, Big Data : la transformation de l’entreprise par l’IT est en marche

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/economie/business/editeurs/2012/11/15/emc-forum-2012-cloud-big-data-la-transformation-de-lentreprise-par-lit-en-marche/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121126&xtor=ES-6

 
Le 15 novembre 2012 (18:27) - par

Nouveau succès pour l’EMC Forum qui réunissait ce matin l’ensemble de l’écosystème EMC au Carrousel du Louvre à Paris. Près de 1 200 participants – et une trentaine de sociétés partenaires – rassemblés autour du thème de la transformation (déclinée en trois axes : transformation de l’IT, transformation du business et transformation du métier).
En ouverture de l’événement, Jean Michel Giordanengo , Président d’EMC France, a rappelé combien la transformation était au cœur du projet informatique depuis ces premiers jours et jusqu’à ces derniers temps où le Big Data apparait comme le prochain élément de changement déterminant pour les systèmes d’information. Une vision particulièrement partagée par les participants qui – sondés en amont – sont quasiment les deux-tiers à maitriser le concept de Big Data. Un niveau important dont se félicite Jean-Yves Pronier expliquant que « dans une étude récente réalisée par IDC pour le compte d’EMC France (le Big Data Index, NDLR) 30% seulement des décideurs IT affirment qu’ils y voient clairs sur ce concept. Le delta entre les deux niveaux de réponse est symptomatique de l’engagement de l’écosystème EMC et de ses clients dans les technologies innovantes de transformation de l’entreprise ».
Le SI désormais au cœur du développement des entreprises
Un niveau de connaissance des DSI qui fait dire à Jean-Michel Giordanengo que « si le cloud computing aura mis cinq ans à être assimilé, c’est désormais chose faite, en témoigne les nombreux projets à l’œuvre présentés aujourd’hui. Pour le Big Data, les enjeux sont tels que l’adoption devrait être beaucoup plus rapide. » Reste à savoir qui sera moteur de la transformation associée à la valorisation des données portée par le Big Data. Pour Chuck Hollis, Global Marketing CTO d’EMC et désormais intervenant habituel sur l’événement français de l’année pour le groupe, le plus gros changement qui se joue actuellement au-delà des mutations technologiques, c’est bien la place du système d’information. Et d’expliquer « que l’on est passé d’une approche ou l’on demandait au DSI combien son service nous coûtait, à une période où la question portant sur les économies à un moment précis est : comment tu peux nous permettre d’augmenter nos revenus ». Dans ce contexte, la transformation dont est porteuse le SI et que promeut désormais EMC est générale et touche à tous les produits du fournisseur, à l’origine spécialisé dans le stockage. Pour Chuck Hollis « infrastructure, stockage des données, sécurité, applications – avec notamment les approches sociales et sur la mobilité - : toutes ces couches sont appelées à intégrer plus d’intelligence. Une intelligence dynamique, permettant de prévoir les événements liés au SI mais surtout impactant le business de l’organisation, avec une gestion des réponses plus vive et efficace ». En résumé, si la BI permet de regarder dans le rétroviseur, il s’agit maintenant de faire en sorte que le Big Data – et la transformation induite des infrastructures – permettent de regarder en toute confiance la route devant soi…