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lundi 18 juin 2012

Quand la finesse des prédictions météo tient aussi au GPS

http://www.atelier.net/trends/articles/finesse-predictions-meteo-tient-gps
Par L'Atelier - Paris 18 juin 2012 weather and satellite
Les solutions de localisation atteignant des zones reculées de l'hémisphère, elles permettraient aux météorologues d'être plus précis dans leurs prévisions et d'effectuer un meilleur découpage des différents environnements.
Les GPS pourraient désormais aider les météorologues à déterminer plus rapidement et plus précisément les événements météorologiques. En effet, ceux-ci, de par leur précision, permettraient d'identifier les variations de température dans des zones très proches où la température change en fonction de différences environnementales (altitude, marée...) et qui sont généralement regroupées, à tort, lors de bulletins météorologiques. Et pour une équipe de chercheurs du bureau de météorologie et du centre de recherches satellites de l'Institut royal de technologies de Melbourne, ce sont les appareils installés dans les véhicules qu'il faut utiliser pour étudier cela. Car selon le Pr Kefei Zhang, responsable du centre de recherches, "ces appareils sont, en plus d'être très peu onéreux, particulièrement précis en ce qui concerne les mesures de l'environnement terrestre".

Des données difficilement accessibles autrement

Le procédé qu'ils ont développé relie à l'aide d'un faisceau des satellites rattachés aux GPS de véhicules et des satellites placés en orbite terrestre basse afin qu'ils scannent ensemble plutôt qu'individuellement la terre et se partagent les données environnementales. La collaboration entre les deux permet à partir d'algorithmes d'examiner simultanément les mille millions de données atmosphériques envoyées en temps réel par les différents satellites au centimètre près. Selon l'un des chercheurs, le Pr Kefei Zhang "le GPS s'avère être un outil puissant qui permet de combler les vides géographiques". Car en effet certaines zones particulièrement reculées ne peuvent toujours pas être considérées précisément par les météorologues du fait de conditions climatiques extrêmes et du manque d'individus y résidant. On pense notamment aux zones océaniques et polaires. Or les GPS actuels utilisés par les véhicules sont assez puissants et précis pour considérer précisément ces zones où il n'est pourtant pas possible d'utiliser des moyens de transportation.

Prédire les événements climatiques dramatiques

"Et c'est particulièrement vrai pour l'Australie où les individus se concentrent sur les côtes, mais où les prévisionnistes ne peuvent s'appuyer que sur des mesures très limitées à partir du milieu du continent et les océans alentours", poursuit-il. Et atteindre de telles zones pourrait être plus que bénéfiques du point de vue de la prévision pour les météorologues. En effet, le but sur le long terme serait de contrôler les changements climatiques dans les zones difficiles pour pouvoir prévenir les grandes catastrophes du type tornades ou inondations et la gestion des évacuations. Et les résultats sont assez encourageants. A la tête de l'équipe de chercheurs, le Pr Le Marchall explique que « depuis le lancement du programme, le bureau de météorologie est capable de fournir des prévisions exactes et précises dix heures à l'avance par rapport à celles proposées sans l'usage du GPS ».

mercredi 25 avril 2012

La connectivité en avion via un réseau mondial

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/connectivite-avion-un-reseau-mondial

Par L'Atelier - Paris 24 avril 2012 Avion et smartphone
Deux sociétés s'associent pour créer un réseau permettant un accès rapide et fiable à internet dans les airs. Ce projet permettra notamment aux professionnels de rester connectés en vol via des spéciaux.
A l'avenir, un homme d'affaire n'aura plus besoin de déprogrammer une visioconférence pour cause de vol retardé, mais pourra assister à la réunion directement à bord de l'avion. C'est du moins le service que cherchent à fournir HoneyWell et Inmarsat aux particuliers ou aux professionnels. Les deux partenaires comptent fournir aux voyageurs un service de connexion en WiFi à bord de l'avion via leurs smartphones, tablettes ou ordinateurs portables. Particuliers ou hommes d'affaires pourraient alors utiliser les réseaux sociaux en temps réel, assister à des vidéoconférences ou développer des présentations multimédia. D'autres usages peuvent être imaginés, pour des activités où l'instantanéité a une importance capitale comme les transactions boursières.

Un réseau mondial

Cette connexion passerait par le réseau Global Xpress d'Inmarsat, actuellement en projet, qui devrait être déployé en 2013 et disponible à l'échelle mondiale l'année suivante. D'un point de vue technique, ce réseau fonctionne grâce à trois satellites construits par Boeing utilisant la bande K, plus rapide et moins coûteuse que l'actuelle bande Ku. Quant à HoneyWell, la société devrait produire et distribuer le matériel permettant à l'utilisateur de se connecter. On estime l'investissement nécessaire à 1,2 milliard de dollars pour les infrastructures. Une fois utilisable, le réseau devrait alors fournir à l'utilisateur une connexion d'une vitesse de 50 Mbps. Evidemment, HoneyWell et Inmarsat ne sont pas les seuls à avoir pensé à donner la possibilité à un voyageur d'être connecté en avion.

Diverses tentatives

En novembre 2011 a eu lieu le test d'un avion connecté dans le land de la Saxe-Anhalt, en Allemagne, fruit d'une collaboration entre Deutsche Telekom, Alcatel-Lucent et Airbus. Alcatel-Lucent, qui fournit la solution technique, a développé des algorithmes spéciaux pour le transfert de données utilisés sur un appareil installé dans un A320, couplé à une solution 4G au sol. La solution a été connectée à deux stations développées par l'opérateur téléphonique allemand et fonctionnant via son réseau. Avec une particularité: s'affranchir du réseau satellitaire, cette fois, tout en fournissant une connexion rapide et moins coûteuse. A noter que la société australienne Qantas a tester en mars 2012 des vols d’A380 connectés entre Melbourne ou Sydney et Los Angeles. Le service de connectivité par satellite était dans ce cas-là fourni par OnAir, utilisant le service SwiftBroadband d’Inmarsat.