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mardi 27 novembre 2012

Une batterie en papier made in France

A lire sur: http://www.industrie.com/it/une-batterie-en-papier-made-in-france.22188?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

Le 23 novembre 2012 par Hugo Leroux
Les chercheurs de l'INP ont encapsulé des électrodes papier et l'électrolyte dans uns achet aluminium
Les chercheurs de l'INP ont encapsulé des électrodes papier et l'électrolyte dans uns achet aluminium
INP-Pagora
Des chercheurs de l’INP Pagora ont mis au point une batterie lithium-ion dont l’anode et la cathode ont une ossature en papier. Le concept pourrait aboutir à des méthodes de fabrication plus économiques, et des batteries entièrement recyclables.
Pour fabriquer ces électrodes, les chercheurs de l’INP Pagora ont remplacé le liant chimique structurant les matériaux actifs par un liant à base de micro fibrilles de celluloses –des filaments papetiers de 2 mm sur 50 micromètres. Souples et conductrices, les "feuilles d’électrodes" ainsi obtenues s’affranchissent de tout support métallique.

« Elles se délitent rapidement dans l’eau, ce qui permet le recyclage intégral des matériaux actifs », indique Didier Chaussy, chercheur à l’INP. Selon lui, à composants actifs identiques, la batterie mise au point à l'INP présente des performances identiques à une batterie fabriquée avec des liants traditionnels.

A présent, les chercheurs préparent un projet de démonstration avec des industriels dont le nom est tenu secret. L’objectif : reconvertir des procédés papetiers pour imprimer des rouleaux d’électrodes, et ainsi faire chuter les coûts de fabrication des batteries.

Hugo Leroux
 

dimanche 18 novembre 2012

Un capteur sur une puce pour le médical et l’agroalimentaire

A lire sur:  http://www.usinenouvelle.com/article/un-capteur-sur-une-puce-pour-le-medical-et-l-agroalimentaire.N185842#xtor=EPR-192

Par  - Publié le
Puce ElecFET
© Pierre Temple-Boyer
Le nouveau dispositif miniaturisé développé au Laas-CNRS mesure la concentration de molécules comme le lactose, le lactate ou le glutamate, qui ont une importance dans l’analyse biomédicale et dans l’industrie agroalimentaire.
Pour la première fois les chercheurs, associés à la société Hemodia, spécialisée dans les dispositifs médicaux, ont créé un microsystème qui détecte spécifiquement des molécules, et peut aussi adapter sa gamme de détection aux concentrations recherchées. Le capteur est en fait constitué de deux dispositifs intégrés sur une seule puce. Il associe une électrode dont la surface est recouverte d’une enzyme spécifique de la molécule recherchée, à un microcapteur d’acidité (pH). En effet, lorsque la molécule s’approche de la surface du capteur, elle réagit avec l’enzyme, ce qui déclenche localement un pic d’acidité, lui-même détecté par le capteur de pH. La variation de pH enregistrée donne la concentration de la molécule recherchée. C’est l’intégration sur une seule puce qui permet à cette mesure de fonctionner.
Selon l’enzyme utilisée, différentes molécules peuvent être détectées. La détection du glucose, dans le sang, intéresse les diabétiques. Le lactate, dans la sueur, est un marqueur de stress physiologique (notamment chez les sportifs), mais entre aussi en jeu dans les procédés de fermentation lactique. Quant au glutamate, c’est un neurotransmetteur utilisé dans le diagnostic de maladies neurologiques… et un vecteur de goût pour l’industrie alimentaire.

mardi 16 octobre 2012

Le silicium-air, nouvel espoir des batteries

A lire sur:  http://www.industrie.com/it/le-silicium-air-nouvel-espoir-des-batteries.13878?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

Le 15 octobre 2012 par Hugo Leroux

Le professeur Rüdiger-A. Eichel, directeur du nouveau département d'électrochimie fondamentale du FZJ.
Le professeur Rüdiger-A. Eichel, directeur du nouveau département d'électrochimie fondamentale du FZJ.
DR
Le centre de recherche sur les énergies de Zulich, en Allemagne, vient d’inaugurer un département dédié aux batteries lithium-air. Cette technologie, très émergente, porte des espoirs de plus grande densité énergétique.
Après les batteries lithium-air, zinc-air, voici un nouveau candidat pour exploiter l’électrochimie du couple métal-air : le silicium-air. Un nouveau département de recherche fondamentale a été inauguré le 1er octobre 2012 sur ce sujet  à l'Institut de recherche énergétique et climatique du Centre de recherche de Jülich (FZJ) en Allemagne.

Schématiquement, les batteries métal-air associent une électrode solide - l'anode - à une membrane perméable à l'air qui tient lieu de cathode. Celle-ci laisse passer l'oxygène, qui entretient la réaction d’oxydoréduction génératrice de charges électriques avec le métal. Avantages à la clé, un gain en poids et en coût par rapports aux batteries classiques.

Le couple métal-air est connu pour ses hauts niveaux de densité énergétique. Dans le cas du silicium-air, les chercheurs tablent sur 1 000 kWh/kg - 5 fois plus que les technologies commercialement disponibles à l’heure actuelle. Surtout, l’utilisation exclusive de silicium, matériau ultra-abondant de l’électronique, promet une baisse des coûts sur les matières premières.

Le concept est également développé par l’institut de technologies israélien Techion. Par rapport à ses concurrents comme le lithium-air, les tenants du silicium-air soulignent sa moindre réactivité face à des facteurs d’instabilité comme l’humidité ou les changements de température. Mais sa compréhension est encore balbutiante. Entre autres défis, les réactions électrochimiques parasites, qui mènent à une interruption prématurée des décharges, restent à identifier.

Hugo Leroux

jeudi 7 juin 2012

Cadence et TSMC développent une infrastructure de conception de circuits intégrés 3D

A lire sur:  http://www.industrie.com/it/cadence-et-tsmc-developpent-une-infrastructure-de-conception-de-circuits-integres-3d.13302?emv_key=AJ5QmugnaT%20q78yA9MA#xtor=EPR-25

Le 07 juin 2012 par Jean-François Preveraud

Concevoir des puces en 3D pour gagner en performances
Concevoir des puces en 3D pour gagner en performances
DR
L’éditeur et le fondeur travaillent ensemble pour développer une infrastructure de conception adaptée au procédé CoWoS qui associe plusieurs puces ensemble.
Cadence Design Systems, spécialiste des outils de conception pour l’électronique, a profité de la DAC, qui se tient du 05 au 07 juin à San Francisco (USA), pour annoncer sa collaboration avec TSMC pour le développement d'une infrastructure de conception de circuits intégrés 3D.

Les circuits intégrés 3D exigent un co-développement, une analyse et une vérification des puces et des substrats de silicium hétérogènes. Issues de multiples disciplines et domaines de production, les équipes de TSMC et Cadence ont travaillé ensemble pour créer et intégrer les caractéristiques permettant la prise en charge de ce nouveau type de conception, avec comme point culminant la sortie de la puce de test du premier Chip-on-Wafer-on-Substrate (CoWoS) hétérogène de TSMC.

La technologie de circuits intégrés 3D de Cadence permet le co-développement de puces multiples entre des environnements numériques, custom et de packaging incorporant des TSV (through-silicon vias) tant sur les puces que sur les substrats de silicium, et prend en charge l'alignement des micro-bump, le placement, le routage et la conception en vue des tests. Elle inclut les IP de conception de circuits intégrés 3D essentielles, comme le contrôleur ES étendu et la couche physique PHY pour la prise en charge de mémoires ES étendues. Des modules de test ont été créés à l'aide du flot Cadence Encounter RTL-to-GDSII, du flot Virtuoso custom/analogique, et des solutions Allegro.

La technologie de circuits intégrés 3D Cadence permet de concevoir des dispositifs qui seront incorporés dans le procédé CoWoS récemment présenté par TSMC. Cette technologie intégrée associe plusieurs puces dans un seul dispositif afin de réduire la consommation et l'encombrement, tout en améliorant les performances du système.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.cadence.com/ & http://www.tsmc.com/

Osram met la vidéoprojection à LED à la portée des smartphones

A lire sur:  http://www.usinenouvelle.com/article/osram-met-la-videoprojection-a-led-a-la-portee-des-smartphones.N175768#xtor=EPR-192

Par Ridha Loukil - Publié le
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Osram vidéoprojection par LED
© Osram
Le fabricant allemand sort une LED verte suffisamment lumineuse pour réaliser un picoprojecteur intégrable dans des terminaux portables comme les smartphones.
Osram apporte le chaînon manquant à la réalisation de picoprojecteurs à LED, ces vidéoprojecteurs miniatures destinés à être intégrés dans des terminaux portables comme les smartphones ou les appareils photos compacts : une LED verte offrant jusqu’à 260 lumens, le double de la luminosité des produits disponibles jusqu’ici.
Avec cette diode électroluminescente émettant à la longueur d’onde de 520 nm, il devient possible, selon le fabricant allemand de LED, de réaliser des picoprojecteurs suffisamment lumineux pour projeter des images sur grandes surfaces visibles même en plein jour.
Le pricoprojecteur nécessite la combinaison de trois LED pour former les différentes teintes de l’image : une rouge, une bleue et une verte.  Des LED à forte luminosité sont disponibles depuis longtemps dans le rouge et le bleu. Mais pas dans le vert. La LED verte est en effet une invention récente. Osram est l’un des rares fabricants au monde à la proposer sur le marché.
Sa LED Cube Projection Ostar présente un rendement lumineux de 110 lumens par watt. Elle est disponible en deux versions : l’une de 1 mm de côté et 260 lumens, l’autre de 0,75 mm de côté et 130 lumens.

mardi 20 mars 2012

Heliatek industrialise le photovoltaïque souple

Le 19 mars 2012 par Hugo Leroux

Imprimer des cellules photovoltaïques comme un journal
Imprimer des cellules photovoltaïques comme un journal
DR
L’entreprise allemande vient d’inaugurer une ligne de production de films photovoltaïques organique. Avec sa technologie, qui lui a valu le Prix de l’Innovation 2011 en Allemagne, Heliatek espère devenir le leader de la troisième génération de cellules photovoltaïques.
Le site de production d’Heliatek GmbH à Dresde (Allemagne) a été d’inauguré le 12 mars. Cet appareil de production, qui représente un investissement de 14 millions d’euros, fabriquera des panneaux solaires flexibles basés sur des matériaux semiconducteurs organiques. Le procédé fixe de courtes molécules organiques - appelées oligomères - semiconductrices sur un support souple par déposition sous vide. Le support est entrainé en continu par des rotatives, d'où son appellation "Roll-to-roll". La ligne tournera véritablement à plein régime à la fin de l'été 2012 pour atteindre 2 à 3 MW de capacité annuelle.

D’après l’entreprise, ce procédé possède une forte adaptabilité à la production de masse, permettant ainsi d'abaisser sensiblement les coûts. Il s'agit, du reste, de la première ligne de production au monde à l’utiliser, les concurrents d’Heliatek pariant sur des procédés d’impression classiques. « La déposition sous vide est déjà utilisée par l'industrie Oled. Elle permet d'évaporer les oligomères pour les recondenser sur le subtrat avec une grande reproductibilité », souligne Thibaud Le Séguillon, directeur général d’Heliatek GmbH.
Seconde ligne en 2014
Dans cette course à l'organique, la jeune entreprise allemande compte plusieurs atouts. Le Dr. Martin Pfeiffer, directeur technique et cofondateur d’Heliatek, s’est vu décerner en décembre 2011 le Deutscher Zukunftspreis. Ce prix de la technologie et de l’innovation, remis par le président Allemand, récompense l’électronique organique innovante grâce à laquelle Heliatek a signé un record mondial de rendement en 2011, à hauteur de 9,8%. Par ailleurs, la firme affiche des partenariats de recherche et d’investissement avec de puissants industriels, tels que BASF, Bosch ou Innogy Venture Capital (filiale de l’électricien RWE).

« Heliatek produira d’abord des cellules organiques pour des applications mobiles de type Energy-2-Go (sacs solaires, parasols, chargeurs de portables) à l’automne 2012 », précise Thibaud Le Séguillon. « Ces produits embarqueront l’énergie solaire verte partout où elle est nécessaire et prouveront surtout la viabilité de notre procédé. Dans un second temps s’ouvrira un marché de plus grande ampleur : le photovoltaïque intégré au matériaux du bâtiment. Dans cette optique, nous prévoyons de boucler un autre tour de table de 60 millions d'euros cette année pour ouvrir une nouvelle ligne de production ». Cette seconde ligne, prévue à l’horizon 2014, devrait faire sauter la production vers les 75 MW par an.

Par rapport aux deux premières générations de photovoltaïque, basées respectivement sur le silicium cristallin et les couches minces, les caractéristiques du solaire organique pourraient créer de nouvelles possibilités en termes d’intégration, de transparence, ou de recyclabilité des cellules. Mais son essor dépendra in fine du coût global, le fameux critère du "dollar par watt". Là encore, Thibaud de Séguillon affiche sa confiance : « Les films solaires organiques utilisent beaucoup moins de matière et sont plus faciles à poser. De plus, la matière organique que nous utilisons est bon marché, abondante et en grande partie recyclable. Si l'on atteint des volumes assez importants pour faire chuter les coûts de production, le prix de l'organique devrait rattraper celui des technologies traditionelles ».

Hugo Leroux

Pour en savoir plus : http://www.heliatek.com/?lang=en

Source: http://www.industrie.com/it/heliatek-industrialise-le-photovoltaique-souple.12930?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

mardi 7 février 2012

Guardian Angels : un projet européen sur les capteurs du futur

Le 06 février 2012 par Hugo Leroux
Guardian angels
Guardian angels
DR
Consortium de recherche réunissant 28 partenaires européens, Guardian Angels développe de nouvelles générations de capteurs pour la surveillance de l’environnement et de la santé. Mais pour démocratiser des capteurs miniaturisés et auto-alimentés, des progrès drastiques restent à effectuer en matière de récupération d’énergie ou d’intégration électronique.


Hurlement du réveil. Il est sept heures, ce 06 février 2040. Vous vous arrachez à votre lit et enfilez vos vêtements. En un clin d’œil, les fibres du textile effectuent un diagnostic de santé : pouls, température corporelle, taux de sucre. Bon à savoir –spécialement si votre santé n’a plus la constance vos jeunes années, ou si vous souffrez d’une maladie chronique. Sur le trajet jusqu’au travail, votre voiture ''scrute'' sur votre visage des signes d’endormissement pour prévenir tout accident. Vous préférez marcher ? Quelques capteurs, disséminés dans votre accoutrement et dans la rue, évaluent la qualité de l’air, et transmettent sur votre téléphone une cartographie de la pollution.

Ce quotidien relève-t-il de la pure science fiction ? A discuter avec les membres du consortium de recherche européen "Guardian Angels for a smarter life", on en douterait presque. Ses vingt huit partenaires, composés à parts égales entre organisme de recherche publics, instituts européens et laboratoires industriels, veulent produire des capteurs miniatures, intégrables sur tout type de support, et capables de s’auto-alimenter à partir de l’énergie environnante. Niveau applications, la surveillance de divers paramètres liés à la santé et à l’environnement est en première ligne.

Objectifs ambitieux

Des capteurs de ce type - autonomes et sans fil - commencent déjà à apparaître. Mais ils monitorent des procédés industriels isolés, où la difficulté d’accès induit des coûts d’entretien excessifs. Pour sortir de ces marchés de niches et conquérir le quotidien du grand public, chaque brique technologique de ces capteurs devra subir une métamorphose radicale : récupérateurs d’énergie photovoltaïques ou thermoélectriques, gestion de très bas niveaux d’énergie (Ultra Low Power), protocoles de communication sans fil. Et s'abaisser à des coûts compatibles avec un déploiement massif.

« Les objectifs que l’on se fixe sont extrêmement ambitieux », reconnaît Mihai Adrian Ionescu, directeur l’école doctorale en microsystèmes et microélectronique à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et coordinateur du programme. « Par rapport aux systèmes actuels, cela veut dire diviser la consommation énergétique des circuits électroniques d’un facteur 1 000 et multiplier la récupération d’énergie par 100. Imaginez qu’au lieu de recharger votre téléphone tous les deux jours, vous le rechargiez 2 fois l’an. Ou que votre voiture qui consomme cinq litres au cent n’en consomme plus que … cinq millilitres ».

Rupture technologique

Une telle évolution implique de véritables ruptures technologiques. Côté récupération d’énergie à petites échelles, une discipline aussi appelée Energy Harvesting, l’EPFL travaille par exemple sur des cellules solaires à colorant, dites ''de Graetzel''. La fabrication de cette technologie photovoltaïque souple, à partir de procédés d’impression classique, s’avérerait bien moins coûteuse que les technologies actuelles. Sont également à l’étude des récupérateurs thermoélectriques ou piézoélectriques, capables de convertir respectivement un différentiel de chaleur ou des vibrations en courant électrique. ST Microélectronics cherche par exemple à s’affranchir des matériaux thermoélectriques classiques à base de tellure, un métal rare. Les partenaires planchent également sur des batteries souples, plates, pour stocker durablement de faibles quantités d’énergie. Le spécialiste français des composants de micro-électronique s’est ainsi fait une spécialité du développement de ces micro-batteries en couche mince.

Du côté de l’électronique, le ratio taille/performance sera le grand cheval de bataille. Le processeur silicium CMOS, développé par Intel et IBM, impliqués dans le projet, présenterait un fort potentiel d’optimisation. La recherche sur des fils électriques d’échelle nanométrique, menée par IBM, pourrait s’enrichir des travaux de l’EPFL, du CEA-Leti ou de l’Institut belge IMEC sur les transistors à effet tunnel. La conception de ces composants diffère radicalement des paradigmes établis jusqu’alors en micro-électronique car elle repose sur des principes de physique quantique. Cette physique quantique est également à l’œuvre dans la spintronique, hypothétique eldorado de la miniaturisation en gestation dans les laboratoires du CNRS et de Thalès.

Pour optimiser l’intégration des matériaux, les partenaires envisagent, entre autres solutions, de recourir à moyen terme au stacking 3D. Dans cette architecture, perfectionnée notamment par Infineon, les éléments sont empilés les uns sur les autres plutôt que juxtaposés. Enfin, la couche logicielle et les protocoles de communication seront également au régime énergétique sec, avec le concours de l’Institut de recherche en sciences du numérique INRIA.

Innombrables applications

Des industriels français sont engagés au côté de ces acteurs pour prospecter le terrain applicatif. Ainsi, PSA Peugeot Citroën envisage à moyen terme la surveillance physiologique du conducteur. « C’est une des premières applications auxquelles on pense », confirme Sylvain Allano, directeur scientifique du groupe. Et de poursuivre : « comme les capteurs se multiplient dans l’automobile, ces systèmes communicants permettraient aussi de s’affranchir en partie des réseaux de câbles et de simplifier les ensembles. » De son côté, Sanofi s’intéressera à la définition de besoins pour les technologies de la santé.

Guardian Angels fait partie des six consortiums en lice pour décrocher les subventions FET Flagship. Ce programme lancé par la commission européenne vise à stimuler des projets de recherche associant laboratoires publics et industriels sur les technologies émergentes. L’enjeu est de taille : les heureux élus se verront attribuer, à compter du début 2013, une subvention annuelle de 100 millions d’euros pendant 10 ans.

Hugo Leroux

Pour en savoir plus : http://www.ga-project.eu/ga_project

http://www.industrie.com/it/guardian-angels-un-projet-europeen-sur-les-capteurs-du-futur.12667?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25