Jusqu’à présent dans le giron de Bercy, la DGME (qui devient la direction interministérielle pour la modernisation de l’action publique) rejoint le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique aux côtés de la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication), la fameuse DSI de l’Etat créée début 2011, et de Etalab (la mission chargée de la politique Open Data de l’administration). Placée sous l’autorité du Premier ministre, et mise à disposition de Marylise Lebranchu, cette entité regroupe environ 150 fonctionnaires, dont les 120 issus de la DGME. Chargé de piloter la simplification des démarches tout en améliorant l’efficacité budgétaire, le secrétariat doit veiller « à ce que les systèmes d’information et de communication concourent à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu et à simplifier les relations entre les usagers et les administrations de l’Etat, et entre celles-ci et les autres autorités administratives ». La réforme des services déconcentrés de l’Etat figure également parmi ses missions.
AMOA voire MOA tout court
En matière d’IT, par décret, le secrétariat général devra pousser à la dématérialisation des procédures administratives, jouer un rôle d’appui aux administrations dans « l’identification des besoins, la connaissance de l’offre, la conception des projets et l’évaluation des résultats » (bref assumer un rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage) ou encore aider les ministères « dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur stratégie de modernisation ». Il se voit par ailleurs confier des missions de contrôle : suivi et évaluation des stratégies ministérielles, animation et coordination des travaux d’audit des politiques publiques. Par ailleurs, à la demande des ministères, la nouvelle entité pourra même assumer directement la maîtrise d’ouvrage de projets.
Déjà nommé directeur général de la modernisation de l’État le 3 octobre, Jérôme Filippini, jusqu’alors à la tête de la Disic, hérite de la nouvelle organisation. Il sera secondé par Serge Bossini, l’ancien directeur de cabinet de Marylise Lebranchu. Un DSI viendra renforcer le secrétariat général prochainement.
Législation - Médias sociaux et mobilité sont les priorités affichées pour renforcer l'usage de l'administration en ligne.