jeudi 8 décembre 2011

Paiement mobile : l'usage se répand même si des freins subsistent

Le déploiement du paiement mobile s'accélère. 58 % des entreprises interrogées dans le cadre de cette étude KPMG affirment avoir développé une stratégie de paiement mobile. 

Les opérateurs de télécommunications et les banques sont les principales locomotives du secteur : 38 % d’entre eux ont, en effet, déjà investi dans ce nouveau mode de paiement. Les acteurs de la distribution, eux, s'avèrent plus prudents, malgré la valeur ajoutée qu’ils reconnaissent à ce service pour leurs clients. D'ailleurs 30 % d'entre eux ne prévoient pas de déployer de solutions de paiement mobile ces prochaines années.

Vers une adoption inévitable
L'essor des smartphones contribue évidemment au boum du paiement par téléphone mobile qui, selon 83 % des sondés, devrait s’imposer auprès du grand
public d’ici quatre ans. Parmi les multiples formes du paiement mobile, le « m-wallet » ou portefeuille mobile remporte l’adhésion de 32 % des opérateurs de télécommunications, alors que le « m-banking » est davantage promu par les banques, qui visent par là-même un service complet et un avantage compétitif pour leur clientèle.

La sécurité : dernière barrière à faire tomber
Mais le succès du paiement mobile auprès du grand public repose avant tout sur l’accessibilité et la praticité du service pour 81 % des sondés, ainsi que sur la simplicité et le confort d’utilisation (73 %). Si la sécurité des données arrive en troisième position des facteurs de réussite (57 %), elle reste néanmoins le principal défi à relever dans le
développement du paiement mobile pour 71 % des personnes interrogées, notamment dans le domaine du « m-banking » et du portefeuille mobile. "En France, les consommateurs ont des exigences fortes en termes de sécurité, tant pour la fiabilité des paiements effectués que pour la protection des données personnelles. Pour que le paiement mobile se développe véritablement, sa praticité est déterminante au-delà de la crainte d’une fraude éventuelle" explique Marie Guillemot, Associée, responsable du secteur Technologie, Média, Télécommunications de KPMG en France. "Dans les mois qui viennent, le développement du paiement mobile en France pourrait néanmoins s’accélérer au travers de rapprochements et de solutions innovantes entre les acteurs de cet écosystème". 

Vers de nouvelles alliances stratégiques
"Le développement du paiement mobile soulève des questions stratégiques pour les banques" ajoute Fabrice Odent, Associé, responsable du secteur Banque de KPMG en France, notamment celles liées à la fidélisation et à la conquête des particuliers, et les incite à revoir leur modèle économique. La clé du développement du paiement mobile en France consiste à bien conjuguer les enjeux et objectifs des différentes parties prenantes". Ainsi, un partenariat commercial emblématique d’un opérateur télécom avec un réseau bancaire ou de distribution, adossée à une solution technique sécurisée, pourrait créer un avantage concurrentiel déterminant et provoquer une amorce significative sur le marché français. "Les nouvelles alliances qui s’annoncent devraient ouvrir la voie et accélérer le développement de cette pratique dans des délais plus réduits qu’attendus" conclut Marie Guillemot, Associée, responsable du secteur Technologie, Média,


Publié le mercredi 7 décembre 2011
 
http://www.itrmobiles.com/articles/126302/paiement-mobile-usage-repand-meme-freins-subsistent.html?key=862d53eea2c1d2fe

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