lundi 19 décembre 2011

E-commerce : y'a-t-il de la place en ligne aux côtés des pure-players du Web ?

Les pure players comme Amazon vont-ils rester les sites préférées des web-acheteurs ? En gros, y'a-t-il de la place pour les autres ? C'est la question à laquelle a souhaité répondre PwC dans une étude dont les résultats sont intéressants. 

Premier constat : tout le monde n'est pas encore familiarisé avec les achats en ligne. En France par exemple, 23% des web-acheteurs ont effectué leur premier achat au cours de ces 12 derniers mois. "Ce qui révèle un réservoir de croissance pour les années à venir" explique Olivier Vialle, associé PwC qui poursuit en expliquant que les achats en ligne sont devenus un rite incontournable, puisque 66% des web-acheteurs passent commande au moins une fois par mois, alors que 10% sont des acheteurs occasionnels".

France : une fréquence d'achat encore faible
Sauf que, contrairement à la Chine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, pays où les web-acheteurs effectuent très régulièrement des achats en ligne, la France fait partie des pays (avec l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse) où les web-acheteurs sont expérimentés mais dont la fréquence d'achat reste plus faible. Ainsi, seuls 8% des web-acheteurs achètent plusieurs fois par semaine. "D'où un potentiel de croissance en termes de fréquence d'achat qui reste à exploiter" confie PwC.

Le Web, une vitrine primordiale pour les magasins physiques
Olivier Vialle précise par ailleurs que la distribution physique est toujours d’actualité, "car le choix du magasin ou du web dépend de la catégorie de produits : les web-acheteurs continuent à privilégier les achats en magasin pour l’alimentaire et le bricolage par exemple, mais ils préfèrent acheter majoritairement en ligne leurs produits informatiques et culturels". Cela dit, il est important de savoir que la moitié des web-acheteurs qui vont acheter des produits informatiques ou électroménagers en magasin a fait des recherches préalables en ligne. "D'où l'importance d'un site web attractif et performant" ajoute Olivier Vialle.

Les réseaux sociaux : une faible influence pour le moment
On parle peut-être beaucoup des réseaux sociaux et du social marketing mais, en pratique, l'utilisation marchande des réseaux sociaux reste marginale. Car si 45% des web-acheteurs utilisent les réseaux sociaux, seuls 5% d'entre eux se disent influencés par eux dans leurs achats. Et c'est la même chose dans les autres pays européens.

Les pure-players ont la cote auprès des web-acheteurs
Quant aux pure players du Web, ils restent évidemment les ténors du secteur. La preuve, ils ont su séduire 81% des web-acheteurs en France. Amazon arrive d'ailleurs en tête du classement, devant Cdiscount, eBay, Vente privée et Priceminister. Cependant, et de façon plus marquée que ce qu’on aurait pu penser, les fabricants de marques captent déjà 33% de ces acheteurs en ligne. Avec une particularité étonnante pour le luxe : dans ce secteur, l’achat en magasin n’est plus un canal exclusif, puisque 76% des web-acheteurs s’informent en ligne, et 44% pourraient acheter en ligne. "C’est une surprise dans un secteur où l’expérience en magasin semble primordiale" constate Sabine Durand-Hayes, associée PwC en charge de l’activité Distribution et Biens de consommation.

Un capital confiance à valoriser en ligne pour les grandes enseignes
Les enseignes de distribution, elles, pourraient mieux valoriser en ligne leur capital confiance historique. Car, du côté de la Fnac, des 3 Suisses, Yves Rocher ou Ikea, PwC note un gros potentiel d’augmentation d’achat en "cross canal" inexploité, puisque 29 % des web-acheteurs ont effectué leurs achats à travers au moins deux canaux chez un seul distributeur. "Seules les enseignes de distribution bénéficiant d’un fort capital de marque pourront regagner des parts de marché" souligne Sabine Durand-Hayes.

Les français privilégient les distributeurs hexagonaux
Enfin, dernier enseignement de cette étude, les distributeurs favoris des web-acheteurs sont des acteurs nationaux. "A quelques exceptions près comme IKEA et H&M, nous constatons que la distribution en ligne n’a pas effacé les frontières, et les distributeurs favoris des web-acheteurs restent locaux. Les Français plébiscitent d’ailleurs la FNAC, les 3 Suisses, la Redoute et Yves Rocher" conclut Anne-Lise Glauser, senior manager PwC. 

http://www.itrnews.com/articles/126420/commerce-place-ligne-cotes-pure-players-web.html?key=862d53eea2c1d2fe

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