jeudi 15 décembre 2011

Le développement logiciel met le cap sur l’Asie

mercredi 14 décembre 2011
Le nombre de développeurs (ou programmeurs) devrait passer de 16 millions aujourd’hui à plus de 20 millions en 2015 avec un déplacement du centre de gravité des ressources vers l’Asie, tout particulièrement en Inde. C’est ce qu’indique une étude réalisée par le cabinet Evans Data intitulée Global Developer Population and Demographics Report.

Les Etats-Unis dominent le secteur du logiciel depuis des décennies et les principaux éditeurs mondiaux sont d’origine américaine. Mais depuis une dizaine d’années, on observe une évolution radicale dans de nouveaux pays, en Asie avec l’Inde, en Russie ou encore dans les pays de l’Est. Et toutes les grandes entreprises IT, qu’elles soient éditeurs de logiciels ou sociétés de services se sont largement décentralisées dans toutes ces nouvelles zones.  De telle sorte qu’en 2015, le nombre de développeurs  indiens devrait atteindre 3,5 millions dépassant le nombre de leurs homologues aux Etats-Unis.

« La très forte croissance de la population des développeurs en Asie que l’on observe devrait avoir des conséquences importantes, explique Janel Garvin, CEO d’Evans Data. En particulier, la moyenne d’âge des développeurs dans cette zone géographique sera beaucoup plus jeune que leurs homologues Nord-Américains. Les domaines qui attireront les compétences sont connues et l’on peut citer le mobile, le cloud, le Web avec HTML et encore les développements agiles ».

Une précédente étude montrait que Windows est l’environnement cible le plus utilisé par les développeurs, ce qui ne surprendra évidemment personne. Et c’est au début de l’année 2011, plus de deux ans après son introduction commerciale, que Windows 7 a supplanté Windows XP. Windows Vista ayant été une véritable catastrophe pour Microsoft, à la fois sur le plan financier (une proportion élevée d’entreprise ayant fait le choix de sauter cette version et d’attendre la suivante pour entreprendre la mise à niveau de leur parc de PC) et de l’image. Comment une entreprise dotée d’autant de programmeurs expérimentés et de telles ressources financières a pu développer un tel produit ?

Plus surprenant dans cette enquête du cabinet Evans Data, l’environnement Mac OS est passé devant Linux, cité par 7,9 % des personnes interrogées à l’aune du critère de popularité contre 5,6 % pour le système d’exploitation libre. « Apple a réalisé une belle avancée ces dernières années, avec la mise sur le marché de produits et des technologies très innovants », considère Janel Garvin, CEO d’Evans Data. Toutefois, le nombre de développeurs travaillant en environnement Linux est deux fois plus important que celui visant l’univers Apple.

1 projet sur 2 en retard

Faut-il parler des  10 % des trains qui sont en retard ou des 90 % qui sont à l’heure ? Quelle que soit la réponse, dans le domaine du logiciel, les projets terminés dans les délais et ceux qui les dépassent sont répartis de manière égale : 50/50, avec les deux tiers trois semaines au-delà de la date cible. C’est ce qu’avait montré une enquête réalisé il y  a environ un an par Evans Data auprès de 1200 développeurs des trois grandes régions : Amérique du Nord, Asie-Pacifique et EMEA.

En Europe et Amérique du Nord, la phase du projet pendant laquelle les projets sont arrêtés est celle du codage ; Dans la zone Asie-Pacifique, c’est pendant la phase de beta test externe.

« Toutefois, un projet abandonné ne correspond pas nécessairement à une perte pour l’entreprise, explique Janel Garvin. La majorité des équipes de développement peuvent réutiliser une partie des développements pour d’autres projets. Il est intéressant de constater parallèlement au fait que les développeurs apprécient les méthodes Agiles, les projets utilisant Itil, six sigma ou encore des modèles en cascade ont moins de risque d’être arrêtés ».

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