lundi 30 septembre 2013

Début de la guerre des suites bureautiques mobiles

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/actualites/2240205812/Debut-de-la-guerre-des-suites-bureautiques-mobiles

Valéry Marchive Publié: 20 sept. 2013

Les tablettes s’apprêtent à devenir le nouveau terrain d’affrontement des suites bureautiques. Un domaine clé pourtant négligé jusque-là par le champion du secteur, Microsoft. C’est devant un parterre d’analystes que Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a laissé planer l’idée d’une version d’Office destinée aux iPad, voire aux tablettes Android. Une éventuelle version iPad fait l’objet de rumeurs récurrentes depuis de longs mois. Mais Microsoft s’était jusqu’ici contenté d’une version pour iPhone, destinée aux utilisateurs de sa suite bureautique en mode Cloud, Office 365, et d’une version pour smartphone Android, visant la même cible. Et surtout, il affirmait lors de son lancement, en juin dernier, ne pas prévoir de version iPad. Une façon, sûrement, de chercher à attirer les utilisateurs devant manipuler des documents bureautiques vers ses propres tablettes Surface, et les appareils hybrides sous Windows 8.
Mais là, réfutant l’idée «d’avoir la tête dans le sable » et refusant de laisser passer des opportunités, Steve Ballmer semble décidé à changer son fusil d’épaule. Un changement d’approche qui pourrait trouver sa justification dans les mauvaises performances commerciales de Surface, mais également dans les évolutions d’un marché où les tablettes sont, selon IDC, sur le point de détrôner les PC en volume.
QuickOffice gratuit pour les tablettes
En fait Microsoft pourrait avoir été poussé à accélérer son changement d’approche par Apple  et Google. Le premier a anoncé la gratuite de sa suite bureautique iWork sur mobile lors du lancement des iPhone 5s et 5c. Le second a riposté en annonçant la gratuité de sa propre suite bureautique, QuickOffice, à tous les utilisateurs de ses services. Un sérieux revirement. Google avait en effet racheté QuickOffice en juin 2012 - l’application fonctionne sur les terminaux iOS et Android. Mais jusqu’ici, le géant du Web ne la proposait gratuitement qu’aux clients des Google Apps Entreprise.
C’en est donc fini de cette limitation et tous les utilisateurs de tablettes peuvent donc désormais profiter gratuitement d’une suite bureautique compatible avec les documents Microsoft Office. Nombre d’entre eux seront d'ailleurs probablement satisfaits de ne plus avoir besoin d'être connectés pour pouvoir travailler sur leurs documents. 
Reste à savoir si cette décision agressive de Google aura véritablement un effet sur l’approche de Microsoft et, si oui, lequel.

Le MDM, quatre conseils pour un retour sur investissement optimisé

A lire sur:  http://www.decideo.fr/Le-MDM-quatre-conseils-pour-un-retour-sur-investissement-optimise_a6335.html

Yves de Montcheuil, Talend
5 Septembre 2013

Pour une entreprise soucieuse de résoudre au plus vite ses challenges de management des données, le MDM (Master Data management) est de plus en plus considéré comme la solution idéale pour obtenir une meilleure connaissance et cohérence des données réparties dans de multiples applications et systèmes.



Yves de Montcheuil, VP Marketing de Talend
Yves de Montcheuil, VP Marketing de Talend
L’implémentation de quelques bonnes pratiques permet aux entreprises de réussir la mise en œuvre d’une solution de MDM et de valoriser rapidement leur patrimoine informationnel. Alors que les bénéfices du MDM sont généralement clairs, un certain nombre de facteurs doivent être analysés pour mettre en œuvre un programme efficace de MDM, garantissant sa réussite ainsi que son retour sur investissement.

· Voyez grand mais démarrez petit. Trouver le bon point de départ de votre programme de MDM est essentiel pour démarrer. Vous souhaitez que votre hiérarchie soutienne votre projet et que le programme commence à dégager de la valeur avant que ce soutien ne s’essouffle ou que certains dirigeants changent de poste ? Démarrez en choisissant un domaine clairement délimité, à l’origine d’une problématique métier importante, et assurez-vous que la portée du projet soit raisonnable et réalisable en quelques semaines – quelques mois au plus. Une fois que le projet de MDM commence à offrir les résultats escomptés, les prochaines étapes deviendront évidentes. Cependant, avec cette approche, vous devez garder à l’esprit votre objectif final et vous assurer que le projet reste pérenne, c’est-à-dire qu’il puisse être étendu dans le temps.

· Ne négligez aucune donnée. Les projets de MDM doivent également capitaliser sur la richesse des « nouvelles données » aujourd’hui disponibles et qui font désormais partie des ressources informationnelles étendues des entreprises : les nouveaux types de données issus à la fois de l’intérieur et de l’extérieur de l’entreprise, de sources de données parfois méconnues, ou d’autres sources auparavant inaccessibles. Ces nouvelles sources doivent être intégrées à l’infrastructure de MDM – soit en étant gérées dans le hub MDM lui-même, soit reliées au hub MDM via une approche fédérée. Les nouveaux types de données incluent par exemple des données issues des réseaux sociaux, des données publiques (open data), ainsi que les « dark data », c’est-à-dire les données cachées dans les fichiers de log, les équipements industriels et d’autres systèmes.

· Intégrez les Big Data dans votre stratégie de MDM – et vice-versa. Avant la fin de l’année 2013, les Big Data seront à l’origine de nombreux programmes de MDM, notamment pour l’intégration des nouveaux types de données. Cette tendance, qui touche généralement des entreprises ou divisions centrées sur les clients, s’étend déjà à d’autres secteurs tels que la fabrication ou la logistique. Les Big Data viennent enrichir les sources conventionnelles de MDM pour fournir une vue complète du domaine concerné. Ajouter la notion de « big » au programme de MDM ne signifie pas que le hub MDM va être stocké dans Hadoop (bien que certaines entreprises testent l’utilisation de bases de données NoSQL), ni que sa taille s’accroitra rapidement de manière exponentielle, mais plutôt que certaines Big Data seront gérées dans le hub MDM lui-même, ou reliées depuis le hub de MDM via une approche fédérée, ou encore bénéficieront des services de dédoublonnage, de résolution et d’enrichissement fournis par le MDM.

· Master data as a service. Un projet de MDM ne se résume pas simplement à des opérations de construction, de gouvernance et de maintenance du hub de données de référence. Une dimension importante du MDM réside dans son rôle dans l’architecture applicative globale. Plutôt que de laisser votre système de MDM devenir un composant d’une architecture « accidentelle », concevez-le dans l’optique qu’il devienne un composant à part entière du système d’information. De plus, au lieu de restreindre les flux de données à une synchronisation directe entre applications, incorporez le système de MDM dans l’architecture orientée service et – au minimum – publiez les données de référence dans d’autres applications et systèmes via des services de master data, et rendez ses fonctions (par exemple dédoublonnage ou enrichissement) disponibles sous la forme de services pour d’autres applications.

La technologie en elle-même ne garantit pas la réussite des programmes de MDM. Ceux-ci n’atteindront leurs objectifs que s’ils reçoivent un soutien permanent de l’ensemble de l’organisation, et le seul moyen d’y parvenir est d’offrir de nouvelles sources de valeur, suffisamment tôt et souvent. De trop nombreuses entreprises s’embarquent encore dans des programmes sur plusieurs années, sans objectif bien défini, ce qui accroît les risques d’échec, tout en garantissant l’obsolescence technique avant même la fin du projet. En partageant les bonnes pratiques issues des projets couronnés de succès, les entreprises peuvent espérer tirer plus rapidement le meilleur parti du MDM.

Les neurosciences à la rescousse de l'écologie

A lire sur:  http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0203018006500-les-neurosciences-a-la-rescousse-de-l-ecologie-607867.php

Chroniques de Olivier Oullier
Par Olivier Oullier | 23/09 | 06:00
Le président de la République vient d'annoncer la mise en place d'une aide financière à l'isolation des habitations. L'enquête annuelle de l'Ademe rapportant que 80 % des ménages souhaitent réduire leurs dépenses liées à l'énergie souligne la pertinence de cette initiative… en théorie. L'aspect financier ne peut être éludé. Mais penser que les incitatifs monétaires vont à eux seuls régler le problème de la surconsommation énergétique serait une erreur. Au Royaume-Uni, quand une aide comparable a été testée, l'un des freins aux travaux d'isolation était de devoir vider son grenier ! Les économistes n'avaient rien vu venir. Normal, le comportement des vrais gens n'est pas leur fort. Le tout fut réglé par un partenariat avec une société vidant les greniers. Comme quoi, cela sert de tester les politiques publiques avant de les appliquer. Dans le contexte économique actuel, les gens ont souvent d'autres préoccupations que l'écologie. Leur faire prendre conscience des économies possibles grâce à l'aide de l'Etat est un bon début, mais pas suffisant. Leur envoyer une facture sur laquelle apparaît leur propre consommation d'énergie par rapport à celle des habitants de leur quartier fonctionne mieux. C'est ainsi qu'une entreprise américaine, OPower, a réussi à faire économiser plus de 330 millions de dollars à des foyers. Une société française, Sustain-Able, utilise la comparaison sociale pour inciter de grands groupes industriels et de services à faire des économies d'énergie massives tout au long de la chaîne de production. Les institutions publiques dépensent des sommes conséquentes auprès d'organismes privés pour réaliser des campagnes de communication ou des sondages dont l'efficacité est difficilement quantifiable. Bonne nouvelle : les (enseignants-) chercheurs en sciences comportementales exerçant dans des établissement publics ont des solutions beaucoup moins onéreuses et souvent plus efficaces que les aides fiscales. L'Etat sait où nous trouver.
Olivier Oullier
Olivier Oullier est professeur en psychologie et en neurosciences à Aix-Marseille Université.

4G Monitor, le benchmark des connexions mobiles

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/services/4g-monitor/

Réalisé en partenariat avec l'éditeur de 4Gmark, le service ZDNet.fr 4G Monitor mesure la qualité de service des réseaux (3G, 3G+ et bientôt 4G) des principaux opérateurs mobiles. Il s’appuie sur les tests de connexion réalisés avec l'application 4Gmark (iOS et Android). Son objectif est de vous fournir des indicateurs de performance, le débit bien sûr, mais aussi des tests de navigation, de transfert de fichier, mis à jour quotidiennement.
 

Débits Moyens

Moyennes des débits constatés sur les 7 derniers jours, lors d'un transfert de 10s, dans le sens montant (envoi-upload) et descendant (réception-download), pour les 4 réseaux sur l'ensemble des Speed Test.

Débits (TOP & MINI)

L'indicateur TOP 10% présente le percentile 10 de chaque opérateur. Il s'agit du débit minimal atteint pour les 10% des tests mesurés comme les plus rapides pour chaque opérateur dans le sens descendant (réception-download).
L'indicateur TOP 90% présente le percentile 90 de chaque opérateur. Il s'agit du débit minimal atteint par 90% des utilisateurs dans le sens descendant.

Expérience Client

Les trois graphiques ci-dessous présentent pour chaque protocole la répartition des bilans des différentes actions effectuées. Les taux d'erreurs (Echec, Coupure, TimeOut) et la répartition par performance des mesures OK.
  • Téléchargement : Bilan et répartition des débits constatés pour la réception d’un fichier de 5Mo.
  • Envoi : Bilan et répartitions des débits constatés pour l’envoi d’un fichier de 1Mo.
  • Navigation : Bilan et répartition des délais moyens de chargements complet pour 3 des principaux sites web (Google / Youtube / Wikipedia)

Score & évolutions

Cet indicateur présente l'évolution par opérateur des scores moyen obtenus à l'issus des Full Test sur les 12 dernières semaines.
Le Score du Full Test (détail du calcul ici) se veut le reflet de l'expérience utilisateur sur l'ensemble du parcours sur une échelle ouverte. Il est composé d'une partie performance (débits) et d'une partie accessibilité (navigation web), et est impacté par les échecs qui le pénalisent fortement.

SVOD : match au sommet entre CanalPlay et Jookvideo

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/svod-match-au-sommet-entre-canalplay-et-jookvideo-39794207.htm

Sommaire : Le poids du marché français de la SVOD est encore marginal par rapport au chiffre d’affaires total du secteur, mais cela n’empêche pas les plateformes locales de se battre pour recruter des abonnés. Parmi elles, CanalPlay Infinity et Jookvideo.
 
Pendant que les professionnels parlent et reparlent de la chronologie des médias et de la place de la fenêtre SVOD, plusieurs plateformes n’ont pas attendu pour lancer leurs offres. Parmi les plus visibles du marché, il y a FilmoTV, VideoFutur, le Pass Séries de M6, le Pass Cinéma de SFR, la zone FreeHomeVOD chez Free, mais aussi Canalplay Infinity, Vodeo et le dernier venu JookVideo.
Selon les derniers chiffres publiés par GFK, la SVOD serait même le seul segment de l’offre en ligne à avoir progressé depuis le début de l’année : plus de 18% de croissance pour un CA d’environ 14 millions d’euros. Mais il est très difficile de savoir qui est le leader du marché puisqu’aucun des acteurs ne communique ses chiffres.  Sauf que cette année, le groupe Vivendi a rendu public le nombre d’abonnés à l’offre de CanalPlay Infinity tandis que le groupe AB divulguait le nombre d’abonnés de sa plateforme JookVideo. Ce qui nous permet de comparer les deux offres et de voir qui est en passe de remporter le match de la conquête de clients.

La mue de Canalplay
Canalplay Infinity disparaît sans faire de bruit. Nous avions évoqué la relative mise en retrait de la SVOD au profit de la nouvelle chaîne consacrée aux séries, nous n'étions pas loin de la vérité.  Désormais, le site de SVOD de Canal Plus s’appelle tout simplement CanalPlay alors que l’offre de VOD transactionnelle se dénomme CanalPlay VOD. Une évolution en douceur qui se traduit à l’écran par une subtile fusion de l’offre par abonnement et de l’offre à la demande. Sur Free par exemple, le logo de la mosaïque est CanalPlay alors que les pages intérieures sont restées logotisées Infinity. Sur le site PC, l’offre à la demande est accessible soit via le bouton CanalplayVOD mais aussi, au sein du menu Cinéma SVOD, sous la rubrique VOD à la carte.
Moins de deux ans après son lancement,  Canal + fait évoluer son offre vers une plateforme unique regroupant VOD et SVOD.  Une stratégie audacieuse qui doit répondre à une demande des clients de l’offre à la demande de la chaîne cryptée : pour plus de fluidité de navigation, pour plus de simplicité de l’offre, pour une meilleure efficacité dans l’acte de consommation.
La VOD transactionnelle, simple menu de l'offre SVOD de CanalPlay - D.R.

Comment Jook a fait pour doubler CanalPlay ?
Alors que Canalplay n’avait pas dépassé 173.000 abonnés à fin juin 2013 selon les chiffres publiés par Vivendi, Jook a fièrement  annoncé avoir franchi le cap des 300.000 abonnés. Au delà des opérations promotionnelles réalisées par les 2 sites : un mois gratuit pour CanalPlay et  une offre limitée dans le temps à 3 euros pour Jook sur Venteprivée, c’est en fait dans le mode de commercialisation que se situe l’astuce. En effet, Jook est proposé en bundle chez 2 opérateurs : Numéricable et Orange. Chez Orange, Jook est ainsi inclus en bundle dans l’offre « Pass Vidéo Livebox Play ».
Extrait des comptes semestriels de Orange - D.R.
Quand on sait, selon les chiffres publiés par Orange, que la LiveBox Play s’est écoulée à fin juin 2013 à plus de 500.000 exemplaires, on comprend d’où vient la majorité des abonnés de Jook. Ce ne sont pas de plus mauvais abonnés que ceux de Canalplay, ils ont simplement été recruté différemment et s’inscrivent dans un modèle économique différent que celui de CanalPlay qui lui recrute directement les abonnés sur les plateformes de ses partenaires distributeurs. Ajoutons que les abonnements bundlés de Jook proposent une sélection de 250 programmes répartis en 5 catégories.
L'offre de Jook chez Orange telle qu'elle est présentée aux abonnés - D.R.
Au delà des chiffres, c’est uniquement à la lecture du chiffre d’affaires réalisé qu’on pourrait savoir lequel des deux services est le plus performant et surtout lequel est le plus rentable, seul gage de pérennité d’une plateforme de SVOD. Gregg Bywalski, le DG de Jook le confirme : « notre objectif prioritaire est de déployer notre offre « full » à 6,99 € chez les FAI le plus rapidement possible afin de dégager de la rentabilité. Nous lançons Numéricable en  novembre et Orange et Bbox suivront début 2014. »

La course à la distribution
Les deux services ont le même objectif : maximiser le plus vite possible la distribution de leur service. Pour le moment, CanalPlay dispose d’une belle avance en étant présent chez SFR, Apple TV et Xbox. De son côté, Jook mise sur le multidevices et l’OTT avec le lancement de ses applications Android et iOS ainsi que son partenariat avec Samsung. Mais très rapidement, les deux services se neutraliseront car les opportunités de distribution ne sont pas infinies. C’est donc sur les programmes et les actions promotionnelles que le combat se jouera.
CanalPlay sur PC - D.R.
JookVideo sur iPad - D.R.

Le match des séries
Pour ce qui est de l’offre de programmes,  la différence entre les deux services est assez flagrante. Sur le cinéma, comme tous les films ont plus de 36 mois d’ancienneté, au delà du nombre de studios signés, la comparaison des offres n’est pas commercialement déterminante. En revanche, sur les séries, véritable produit d’appel de la SVOD, elle l’est nettement plus.
Canalplay offre 70 séries différentes, en provenance des plus grands studios alors que Jook n’en propose que 18 et pas toujours de la première fraicheur !  Pour un prix identique de 6 ,99€, le consommateur pourra aussi se déterminer sur l’offre jeunesse où Canalplay propose 80 séries alors que Jook en offre 37. Enfin, alors que Canalplay a constitué son offre autour de 4 grandes thématiques : Cinéma, Séries, Kids et Adulte Jook joue la carte d’une plus grande diversité en ajoutant des mangas, des documentaires, du sport, de la musique et des spectacles. Conscient de son retard sur son offre de séries, le groupe AB a signé un accord avec Starz afin de muscler son offre de séries dans les prochains mois. Mais pour Gregg Bywalski, pas question de modifier le positionnement « famille » de son offre en incluant une offre adulte.
La Home Séries sur Canalplay - D.R.

La Home Série sur JookVideo - D.R.

Les prochaines étapes
Pour le moment la bataille de la SVOD est franco-française. Tant que les leaders mondiaux n’ont pas mis le pied ici, les plateformes françaises peuvent continuer de se développer et de s’affronter à coup d’achat de catalogues et de campagnes promotionnelles. Mais la vie des éditeurs de SVOD n’est pas un long fleuve tranquille et il est fort probable que plusieurs acteurs soient amenés à revoir leur stratégie à court terme. D’une part parce qu’au delà de la chronologie des médias bloquée à 36 mois pour le cinéma, la distribution de ces services via les différents opérateurs du marché est un enjeu de première importance et  d’autre part parce que l’atteinte du point mort d’exploitation passe obligatoirement par un recrutement massif de nouveaux abonnés très coûteux en cash. Il semblerait en effet, qu’avec le principe des offres sans engagement, le taux de churn soit relativement élevé. Tout cela pour dire qu’il n’est pas étonnant de voir Canal + remettre sa stratégie VOD et SVOD à plat moins de deux ans après le lancement de son offre d’abonnement.
Pour ce qui est de Jook, on peut aisément imaginer que Claude Berda, en homme d’affaires avisé qu’il est, doit se réjouir d’avoir pris une place de choix sur ce marché aussi rapidement.  Il ne serait d’ailleurs pas surprenant qu’il rende visite à l’un de ses actionnaires de référence (TF1 détient 34% de AB) et à qui il a déjà vendu des chaînes (TMC et NT1) pour lui proposer de participer à l’aventure. En effet, AB a réussi en moins d’un an là où TF1 a échoué depuis des années. Pour une somme relativement modeste TF1 pourrait ainsi disposer d’un outil de conquête pour le marché SVOD qu’il suffit de renforcer éditorialement et d'appuyer en marketing. Car s’il est acquis que la perspective d’avoir 500.000 abonnés l’été prochain est réaliste, les 500.000 abonnés suivants seront nettement plus difficiles à recruter. Et dans ces conditions, seules des partenariats stratégiques pourront relever le défi. Et ce ne sera pas la première fois que AB aiderait TF1 à conquérir un nouveau marché !

La France fait pression sur l’Europe pour taxer les géants du Net

A lire sur:  http://www.silicon.fr/france-europe-taxe-geants-internet-89461.html

taxe mécanismes financiers (crédit photo © arahan - Fotolia.com)

Paris mobilise l’Europe contre l’optimisation fiscale « agressive » et tente d’obtenir de nouvelles règles ciblant les poids lourds du secteur. Google et Facebook sont dans le viseur.
.
Paris, qui entend mobiliser l’Europe contre l’optimisation fiscale « agressive », vise plus particulièrement les multinationales américaines (Google, Microsoft, Amazon…) qui usent de techniques leur permettant de ne payer dans le pays d’origine de leurs profits qu’un faible pourcentage de taxes.

L’Europe ne veut pas « réguler le Net »

D’après des documents consultés par le quotidien financier américain, la France demande à la Commission européenne de présenter d’ici le printemps 2014 une proposition visant à « établir un régime fiscal pour les entreprises du numérique garantissant que les profits réalisés dans l’UE soient soumis à l’impôt et les recettes partagées entre les États membres, reliant ainsi la base d’imposition à l’endroit où les profits sont générés ».
Paris chercherait également à instaurer de nouvelles règles à l’échelle européenne pour les principales plateformes Internet et applications numériques, Apple et Facebook incluses. L’objectif consiste à ouvrir davantage le marché à la concurrence en permettant, par exemple, l’utilisation d’un même profil utilisateur sur différents services. Fleur Pellerin, ministre en charge du numérique a confirmé cette option.
« Nous ne voulons pas réguler le Net », a déclaré la ministre française au Wall Street Journal. Avant d’ajouter : « Nous voulons réglementer un petit nombre de plateformes Internet qui aujourd’hui bloquent l’innovation de tous les autres acteurs. La situation actuelle empêche les champions européens d’émerger à l’échelle mondiale. »

Fiscalité, protection et flux de données

Le fait que les multinationales usent d’optimisation fiscale pour échapper à l’impôt n’est pas le seul sujet d’inquiétude des gouvernements européens. À l’heure des révélations sur les programmes de surveillance de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) et sur l’implication de l’industrie IT, la protection des données et la sécurité des systèmes d’information européens est au coeur des préoccupations.
Il est aussi question de taxer les transferts de données vers l’extérieur de l’Europe au titre d’un rééquilibrage fiscal et d’une souveraineté numérique retrouvée. Cependant, l’idée est très contestée au sein même des États européens. En France, le Conseil national du numérique (CNN) s’oppose à l’adoption d’une taxe sectorielle nationale et appelle à la transparence fiscale au niveau international.
« Nous devons nous assurer qu’il existe une marge de manoeuvre pour tous, que l’on soit européen ou non », a commenté Fleur Pellerin. La ministre recevra certains de ses homologues européens à Paris la semaine prochaine. L’objectif consiste à éclairer la position de la France sur ce dossier et obtenir le soutien de ses partenaires en amont du Conseil européen des 24 et 25 octobre 2013.

Applications mobiles : le marché va progresser grâce aux achats « in-app »

A lire sur:  http://www.silicon.fr/application-mobile-avenir-prometteur-achat-inapp-89458.html
crédit photo © Digital Storm - shutterstock

Le marché des applications mobiles trouvera un nouveau souffle à travers l’essor du modèle des achats dans l’application (In-App Purchases), selon le cabinet Gartner.
En 2013, le marché des applications mobiles devrait générer 26 milliards de dollars de chiffre d’affaires à travers plus de 102 milliards de téléchargements, selon le cabinet Gartner. Une progression notable face aux 18 milliards de dollars générés en 2012, avec près de 64 milliards d’applications installées.
Pourtant, 60% et 80% des applications disponibles respectivement sur l’App Store et Google Play sont proposées gratuitement. Et les deux stores d’iOS et d’Android, chacun doté de plus ou moins 1 million de titres, composent l’essentiel de l’offre. Ils « devraient représenter 90 % des téléchargements mondiaux en 2017 », estime Brian Blau, directeur de recherche au Gartner.

91% des téléchargements gratuits

De fait, la part des applications gratuites devrait représenter 91% des téléchargements en 2013 (moins de 90% en 2012). Un taux qui devrait continuer à progresser dans les années à venir pour atteindre les 94,5% des 268,7 milliards de téléchargements attendus en 2017.
Comment, dans ces conditions, les revenus peuvent-ils augmenter ? Grâce aux « in-app purchases » (IAP ou achat intégré depuis l’application). Ce modèle invite l’utilisateur d’une application gratuite à l’enrichir de nouveaux contenus ou services payants. Un modèle qui a montré sa pertinence dans le jeu vidéo, notamment pour passer de la version d’essai au logiciel complet.

Une méthode de monétisation prometteuse

« Nous constatons que les utilisateurs ne sont pas rebutés lorsqu’ils ont déjà payé pour une application, et sont prêts à dépenser plus s’ils en sont contents, commente l’analyste. En conséquence, nous pensons que l’IAP est une méthode de monétisation prometteuse et durable parce qu’elle encourage l’achat basé sur la performance. »
Le modèle de l’IAP devrait s’imposer comme l’une des principales sources de revenus dans les années à venir. Selon le Gartner, le modèle devrait générer 17% du chiffre d’affaires en 2013, mais surtout 48% du total en 2017. Et bien que l’essentiel des revenus viendra de l’offre iOS, les analystes se disent convaincus que les autres plates-formes, Android en premier lieu, contribueront significativement au modèle de l’IAP.
Gartner, évolution du marché des applications mobiles
crédit photo © Digital Storm – shutterstock