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jeudi 6 septembre 2012

Alstom introduit le numérique au coeur du poste électrique

A lire sur:  http://www.industrie.com/it/alstom-introduit-le-numerique-au-coeur-du-poste-electrique.13610?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

Le 28 août 2012 par Hugo Leroux

A l’occasion du Conseil international des grands réseaux électriques (CIGRE) 2012, l’industriel français a présenté son nouveau poste électrique. Equipé de technologies numériques, il permet une automatisation et une surveillance en temps réel pour prévenir les coupures de courant.
Alstom Grid a dévoilé ses nouvelles solutions intelligentes pour les réseaux électriques du futur lors du CIGRE 2012, qui se tient à Paris du 27 au 31 août au Palais des Congrès. Parmi celles-ci, un nouveau poste de transport électrique. Baptisé Agile, il est présenté comme le premier équipé de technologies numériques faisant le lien complet entre l'apareillage et le poste de contrôle national.

« Alstom Grid propose maintenant toute les briques numériques de la chaîne reliant l’appareillage à la salle de dispatching », explique Laurent Schmitt, vice président smart grid chez Alstom. Le premier exemplaire de ce poste a été vendu à l’opérateur russe FSK pour une sous-station de transport d’électricité à haute tension (220 kV)  située non loin de Moscou.

L’innovation principale réside dans le remplacement des bus de communication en cuivre par de la fibre optique, qui offre une capacité de transmission d’information plus élevée. L’ensemble de la sous-station a ainsi pu être truffée de capteurs numériques qui relèvent en permanence ses paramètres de fonctionnement. Analysées via une couche logicielle appropriée, ces informations sont transmises en temps réel à l’opérateur. Ce dernier peut ainsi mieux prévoir  une surcharge depuis le centre de distribution nationale.

Une sécurité accrue

Pour Alstom, cette solution devrait permettre des sécuriser les points névralgiques du réseau électrique.  « Surveiller les sous stations critiques, pouvoir intervenir à temps est d’un intérêt capital pour éviter des blacks-outs massifs », explique Laurent Schmitt, vice-président smart grid. Les distributeurs d’électricité sont en effet confrontés à une instabilité croissante des réseaux, due au développement conjugué de la demande électrique et de la production fluctuante des énergies renouvelables.

Les risques d’attaques informatiques visant des installations industrielles – incarnées par l’affaire du virus Stuxnet – sont également pris de plus en plus au sérieux. « Une attaque sur le réseau électrique national pourrait avoir des conséquences néfastes », souligne Laurent Shmitt. « Il y a donc une demande pour une surveillance accrue des installations ».

Hugo Leroux

mardi 24 janvier 2012

Batteries semi-liquides : révolution pour le stockage d’énergie ?

Le 23 janvier 2012 par Hugo Leroux
Un liquide électrogène noir et visqueux ressemblant à s’y méprendre… à du pétrole brut !
Un liquide électrogène noir et visqueux ressemblant à s’y méprendre… à du pétrole brut !
DR
Des chercheurs du MIT travaillent sur de nouvelles batteries dont les électrodes sont dispersées en minuscules particules dans un liquide conducteur. Le concept est révolutionnaire : il permettrait de recharger une voiture électrique en lui injectant un liquide de batterie ''frais''… de la même manière qu’une voiture à essence.
Les batteries lithium-ion actuellement utilisées dans les voitures électriques présentent un inconvénient : leur recharge prend entre 4 et 8 heures, selon la puissance électrique appelée et leur capacité. C’est l'une des raisons pour lesquelles de nombreuses équipes de chercheurs travaillent sur des batteries liquides. Objectif : remplacer les électrodes solides - les deux pôles entre lesquels s’opèrent les échanges électrochimiques - par des matériaux liquides. La solution idéale pour recharger sa batterie à la pompe - et déléguer la régénération du liquide usagé aux stations-service.

Jusque là, les prototypes de batteries liquides présentaient des densités énergétiques bien trop faibles pour concurrencer les batteries solides. C’est ce qui a poussé des chercheurs du MIT à trouver un compromis. L’équipe dirigée par les professeurs W. Craig Carter et Yet-Ming Chiang est parvenue à ''moudre'' les électrodes solides sous forme de minuscules particules en suspension dans l’électrolyte, le liquide conducteur des charges électriques. Résultat : un liquide électrogène noir et visqueux ressemblant à s’y méprendre… à du pétrole brut ! Grâce à cette approche ''semi-liquide'', les chercheurs affirment décupler la densité énergétique de leur batterie par rapport à la solution tout-liquide.

S’il n’y a pas encore de quoi inquiéter les batteries solides, Chiang et Carter semblent confiants sur la marge de progrès de cette architecture originale. Pour la développer, les deux chercheurs ont fondé une start-up, 24M Technologies, subventionnée depuis septembre 2010 par l’hyperactive Arpa-E, organe de financement de la recherche liée aux technologies énergétiques, rattaché au département de l’énergie américain. D’après les objectifs affichés, un prototype pré-commercial devrait voir le jour fin 2013.

Hugo Leroux

http://www.industrie.com/it/batteries-semi-liquides-revolution-pour-le-stockage-d-energie.12563?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25