jeudi 29 mai 2014

Le consommateur est déjà multicanal

A lire sur: http://visionmarketing.e-marketing.fr/marketing-management/le-consommateur-est-deja-multicanal_a-100-1664.html

Entretien : Grégory Pouy

, blogueur et fondateur de LaMercatique
mardi 29 avril 2014

Pour Grégory Pouy, fondateur de LaMercatique, le digital doit fluidifier l'expérience client. Les commerçants, pure-players ou non, ne doivent plus avoir de préférence pour un canal ou un autre. Et éviter de faire du digital et des écrans en magasin un simple gadget.

Les chiffres clés34% des consommateurs utilisent Internet avant de faire un achat en magasin 
31% des consommateurs visitent un magasin avant de faire un achat en ligne
25% de ceux qui achètent en ligne n'auraient pas acheté autrement
- Jusqu'à 95% des ventes en ligne sont incrémentales aux ventes en magasins physiques, en particulier pour les vêtements 

(Source étude Deloitte pour eBay 2013)
Grégory Pouy - blogueur et fondateur de LaMercatique
Bio expressDiplômé d'Euromed et de l'Aston Business School, Grégory Pouy, fondateur de LaMercatique possède plus de 10 années d'expérience dans le marketing et la communication. Il a passé 6 ans chez l'annonceur en marketing "classique", puis 5 ans en agence (Vanksen, Nurun). En 2012, il a fondé le cabinet de conseil LaMercatique, afin d'accompagner les entreprises et les organisations dans la compréhension et l'intégration du digital. Il est aussi formateur, intervenant (Dauphine, Essec, Hetic), et blogueur depuis 2005.

Son twitter :@gregfromparis
Peut-on encore parler de e-commerce alors que le consommateur est devenu multicanal ?
Grégory Pouy : « Aujourd'hui le e-commerce, c'est 5% du business et 20% des ventes tous secteurs confondus, dans les meilleures estimations. Avec une exception dans le tourisme cependant. Tout est tellement intégré et interconnecté, qu'il est de plus en plus compliqué de segmenter un acte d'achat digital de A à Z. Le consommateur se moque de savoir s'il est on ou off-line. Il veut trouver l'information et l'expérience la plus fluide possible, en fonction de son emploi du temps et de ses propres critères. Il est temps d'enlever le « e » de e-commerce. »
Les distributeurs « brick-and-mortar » ne sont-ils pas en train de prendre leur revanche avec le développement du
« click and collect » par exemple ?
G.P. : « Les pure-players du e-commerce ont démocratisé la vente en ligne. Mais ils sont en train de découvrir que les contraintes de la livraison et de la logistique des derniers mètres sont très fortes. A part des cas spécifiques, comme Venteprivée.com qui ne stocke pas les produits, le bon équilibre consiste à avoir un site de vente en ligne et un réseau de boutiques.
Le modèle e-commerce pur ne tient pas la route si ce n'est pour des petites ou des moyennes structures. Quant à Amazon, c'est un cas particulier. Pour établir son leadership global sur le web, il n'hésite pas à perdre de l'argent. Toutefois, le groupe américain se diversifie dans le cloud, dans la vente de hardware et dans de multiples autres niches...
A contrario, quand l'enseigne britannique de textile TopShop entre sur le marché américain, elle le fait en additionnant vente en ligne et showroom. Elle a trois boutiques seulement aux Etats-Unis qui permettent de rendre la marque tangible, de voir les produits pour ceux qui sont à proximité mais la majorité de son business se fait en ligne.
Néanmoins, dans leur grande majorité, les consommateurs aiment aller en magasin et le click and collect est effectivement en train de prendre de la vitesse, en particulier dans la grande distribution. »

Comment devenir multicanal quand on est un distributeur traditionnel ?
G.P. : « Il faut être agnostique aux canaux, ne pas avoir de préférence a priori. Aux commerçants d'imaginer de nouveaux scénarii pour offrir des services et/ou des produits quel que soit l'endroit ou le point de vente.
Adidas a décidé d'explorer cette voie : ils offrent un choix de chaussures en magasin, bien plus important que ce qu'ils stockent à travers un système qui permet de voir tous les modèles disponibles, les détails du produit et de les commander afin de les récupérer très rapidement. Adopter une vision multicanale, c'est aussi proposer le click and collect ou encore faciliter la visite en magasin. Qui n'a jamais fait sa liste de courses de bricolage et a dû ensuite, sur le point de vente, demander aux vendeurs, où se trouvent les produits ? C'est là que la technologie ouvre de nouvelles voies pour supprimer un certain nombre de frictions dans le parcours consommateur.
Récemment, Apple a lancé iBeacon une petite boite connectée qui interagit avec votre smartphone via le Bluethooth. On pourrait imaginer avec iBeacon que votre liste de courses se transforme en un parcours en magasin, que vous puissiez également recevoir sur votre mobile des promotions liées... C'est une des technologies qui permet de fluidifier l'expérience client. »

Quelques exemples d'innovations intéressantes dans ce domaine aux Etats-Unis ?
G.P. : « Chez American Eagle par exemple vous recevez un message de bienvenue quand vous entrez dans le magasin. Le Kick Club, un bar de Londres, a fait un partenariat avec des titres de presse cohérents afin d'offrir un magazine récent directement sur le téléphone mobile du client quand ce dernier entre dans le bar.
L'idée est de le faire rester dans le bar, le faire se sentir à l'aise, lui apporter du service sans pour autant être intrusif.
Dans le secteur de l'automobile, Mercedès utilise des iPad afin d'aider les vendeurs et les clients à personnaliser directement une voiture. Il y a de multiples exemples en réalité, mais il faut éviter à tout prix de prendre le digital au pied de la lettre en plaçant de multiples écrans en magasin sans réfléchir à savoir si cela fluidifie l'expérience du consommateur. »

Le consommateur est déjà multicanal, selon vous...
G.P. : « Un tiers des consommateurs utilisent plusieurs canaux. Avec le multicanal, le consommateur a plus d'informations, sur les prix, sur les options à sa disposition. Il bénéficie d'une offre plus large, il peut récupérer sa commande n'importe où, dans un point de collecte. Une enseigne peut installer des points de collecte dans les villes où elle n'est pas présente et élargir ainsi ses zones d'implantation...
Une étude Deloitte pour eBay le démontre : les clients multicanaux dépensent plus d'argent et réalisent des achats plus fréquemment. A indice 100 en magasin, le panier moyen passe à 152 euros, s'il est précédé par une recherche préalable sur Internet.
Aujourd'hui, les acheteurs peuvent intégrer de nouveaux outils, cela permet de développer le showrooming : être dans un magasin et se rendre compte que l'article que l'on a dans ses mains est moins cher chez un concurrent juste en scannant son code barre, par exemple. Les technologies existent. Il faut désormais les intégrer à la stratégie. Mais cela impose des modifications organisationnelles. Ne pas mettre le digital dans une fonction verticale, en silo. »

Les entreprises ont entrepris leur mue digitale. Mais les consommateurs ? Tout le monde n'est pas geek ni même doté de smartphones high tech?
G.P. : « Aujourd'hui, les consommateurs ne sont pas mûrs pour utiliser le digital tout seul. Il faut les accompagner. Chez Mercedes par exemple, c'est le vendeur qui aide son client à choisir ses options avec sa tablette. Chez Adidas, devant le mur de présentation des chaussures, c'est le vendeur qui prend commande. Même chose pour prendre son billet d'avion à l'aéroport. Pour le moment, le digital sur le point de vente a une fonction essentiellement ludique et d'entertainement, voire de gadget pour les enfants. Encore une fois, il ne faut pas laisser le consommateur seul face au digital. »
Ses indispensablesVotre device préféré ?
Cela reste le MacBook Air. Il est léger. Je peux créer du contenu.

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Votre donnée la plus précieuse ?Mes sentiments. Ce que je pense ou ce que je ressens reste du domaine privé.

Votre salade pourrait provenir d'une usine de semiconducteurs

A lire sur: http://www.tomshardware.fr/articles/usine-salade-semiconducteurs,1-47638.html
Par  - Source: Tom's Hardware FR

Une laitue cultivée par FujitsuUne laitue cultivée par FujitsuFujitsu vient de montrer les «fruits» de son usine de semiconducteurs d’Aizu Wakamatsu qui fut utilisée pour cultiver des salades. La firme a utilisé une salle blanche stérile dépourvue de poussière dont l’air est extrêmement filtré et l’environnement est ultra contrôlé pour produire une laitue contenant très peu de potassium et donc adapté aux patients souffrant de problèmes rénaux. La salade est vendue 3,6 € pièce et Fujitsu compte faire un chiffre d’affaires annuel de 2,9 millions d’euros par usine d’ici avril 2017.
En plus de contrôler l’environnement, les capteurs placés dans l’usine permettent de calculer le meilleur moment pour récolter les salades. Comme le souligne The Japan Times, Fujitsu n’est pas le seul puisque Olympus a aussi converti des usines pour produire des légumes.
Les laitues de Fujitsu

Toshiba se lance dans la production de légumes 2.0

A lire sur: http://www.usine-digitale.fr/article/toshiba-se-lance-dans-la-production-de-legumes-2-0.N262567#xtor=EPR-4

Par  -

Toshiba se lance dans la production de légumes 2.0 © Toshiba
Le japonais Toshiba, plus connu pour ses appareils électroniques ou ses réacteurs nucléaires, va produire des légumes dans une usine ultramodernerne située dans la banlieue de Tokyo. Depuis la catastrophe de Fukushima, la population privilégie de plus en plus les légumes cultivés en lieu clos de crainte que ceux des champs ne soient radioactifs.
Le conglomérat industriel Toshiba va se lancer dans la vente de légumes fabriqués en usine. Plus connu pour ses appareils électroniques ou ses réacteurs nucléaires, le groupe japonais veut ainsi "donner une nouvelle dimension" à sa division de soins sanitaires,a-t-il indiqué dans un communniqué diffusé ce jeudi 15 mai.
CULTURE TECHNOLOGIQUE SANS PESCITIDES
La production de légumes sera réalisée dans une usine totalement close et aseptisée. Le tout sera contrôlé par de nombreux appareils électroniques, avec des moyens similaires à ceux employés dans les usines de semi-conducteurs du japonais. Dans de telles conditions, cette culture n'utilisera pas de pesticides, ni aucune autre substance chimique, explique Toshiba qui veut ainsi contribuer à fournir une nourriture plus saine à la population.
Le groupe japonais a commencé à équiper une usine inutilisée dans la banlieue de Tokyo pour la doter "d'éclairages fluorescents spéciaux optimisés pour la croissance des végétaux, d'un air conditionné qui maintient toujours la même température et un degré d'humidité constant, d'un dispositif de surveillance de l'état physique des plantes et d'équipements de stérilisation pour l'emballage des produits".
Sur une surface d'environ 2 000 mètres carrés, Toshiba vise une production annuelle équivalente à 3 millions de salades par an. Il compte approvisionner des supermarchés, supérettes et restaurants en laitues, épinards et d'autres légumes.  Toshiba prévoit aussi de cultiver en fonction de la demande des légumes ayant des particularités précises, comme une plus forte teneur en vitamine C. La construction d'une grande usine de légumes hors du Japon ainsi que la vente d'équipements dédiés à ce type d'installations est également envisagée.
L'AGRICULTURE EN LIEU CLOS DÉCOLLE DEPUIS LA CATASTROPHE DE FUKUSHIMA
Toshiba n'est pas le premier groupe d'électronique du Japon à s'intéresser aux "usines à légumes". Ses compatriotes Panasonic et Fujitsu ont aussi chacun des "exploitations agricoles" de ce type, mises en exploitation récemment dans la préfecture de Fukushima où une partie de la population préfère des légumes cultivés en lieu clos de crainte que ceux des champs ne soient radioactifs.
Fin 2013 à Dubaï, un autre japonais, Sharp, a de son côté inauguré un labo qui experimente la production de fraises dans une enceinte fermée, sorte d’usine végétale numérique.
Julien Bonnet

Chrome passe devant Firefox

A lire sur: http://www.informatiquenews.fr/chrome-passe-devant-firefox-12571

le Par 

Si elle ne génère plus la passion, voire l’hystérie, la guerre des navigateurs bat toujours son plein. Ce mois, Chrome est passé devant Firefox qui cède régulièrement du terrain.
La bataille des navigateurs avait atteint son point culminant en 2009 lorsque la Commission européenne avait imposé à Microsoft de proposer aux utilisateurs un écran multichoix leur permettant de sélectionner facilement le navigateur de leur choix et rendu ces engagements juridiquement contraignants jusqu’en 2014. Depuis, le sujet est devenu assez largement secondaire. Et l’annonce en mars 2013 de la Commission infligeant à Microsoft une amende de 561 millions d’euros pour cause de non-respect de ses engagements est passée relativement inaperçue.
Selon la Commission, l’écran multichoix a été proposé dès mars 2010 et son succès a pu être vérifié. Quelque 84 millions de navigateurs ont été téléchargés à partir de cet écran. Ce qui, entre parenthèses, ne signifie nullement qu’il est utilisé car combien d’utilisateurs de PC téléchargent les trois principaux navigateurs pour voir ou au cas où et n’en n’utilise qu’un seul. La Commission a ouvert une enquête en juillet 2012 qui a conduit à constater que Microsoft n’avait pas rempli ses obligations. Si 561 millions de dollars n’est pas une somme considérable pour la firme de Seattle, ce n’est pas négligeable surtout pour un produit qui est cédé gracieusement et ne rapporte rien.
C’est dans ce contexte dans lequel la navigateur n’est plus autant porteur de tant de passion que Chrome est passé devant Firefox de Mozilla au mois de mars en pourcentage d’utilisation : 17,52 % pour le premier contre 17,26 pour le second selon le cabinet Net Applications. En un an, Firefox a perdu 3 % pendant que, dans le même temps, Chrome a gagné 2 points. Cette tendance semble inéluctable dans la mesure où l’on ne voit plus vraiment l’intérêt pour Google de continuer à soutenir financièrement Mozilla pour le développement de Firefox (les revenus de Mozilla proviennent en très grande partie de Google) alors qu’elle développe son propre navigateur.
De son côté, Internet explorer garde sa première place avec près de 60 % (57,96 % exactement). Toute aussi intéressante, la répartition des différentes versions d’IE montre l’inertie des utilisateurs dans leur évolution vers une nouvelle version du navigateur. IE6 qui a été annoncé en 2001 est encore présent sur plus de 4 % des PC. La version la plus populaire est encore IE8 (qui date de 2009) avec un taux de présence de 21,14 % devant IE11 (la plus récente) avec 15,71 %. Il est a constaté que certaines versions, sont plus populaires que d’autres, une réalité qui vaut aussi pour les systèmes d’exploitation. La résistance qu’ont montré les utilisateurs de Windows XP à migrer vers une version plus récente le montre clairement.


mardi 27 mai 2014

Europe : les achats des revendeurs IT ont progressé de 7% au premier trimestre

A lire sur: http://www.distributique.com/actualites/lire-europe-les-achats-des-revendeurs-it-ont-progresse-de-7-au-premier-trimestre-21775.html

14 MAI 2014
D'après le cabinet Context qui recense les ventes des grossistes aux revendeurs IT, les achats de ces derniers ont progressé de 7% en Europe au premier trimestre 2014. La France se situe au dessus de cette moyenne avec une croissance de 8,6%.
Selon le cabinet Context qui étudie les ventes des grossistes aux revendeurs, celles-ci ont crû de 7% pour s'établir à 11,6 Md€ sur le vieux continent au premier semestre 2014. Mois par mois, la tendance est clairement à la hausse avec des progressions pour janvier, février et mars respectivement estimées à 4,8%, 5,8% et 10,2%.

La France est un des marchés qui signe la meilleure progression avec une croissance établie à 8,6%. Hormis les segments des serveurs (-2,2%), des infrastructures réseaux (-2,7%) et du stockage sur disque (-1,1%) tous les autres types de produits IT ont vu leurs ventes s'apprécier. Dopée par la fin du support de XP, les ventes de desktops et d'ordinateurs portables ont respectivement progressé de 4,4% et 1,3%, tandis que celles de matériel d'impression étaient en hausse de 1,2%. Les ventes de logiciels et de licences, qui ont représenté à elles seules 19% des revenus IT en France, ont progressé quant à elles de 10,9%.

Le Royaume-Uni en tête des ventes

Avec 2,5 Md€ de revenus générés par les grossistes IT au premier trimestre, le Royaume-Uni s'affiche comme le premier marché européen. Si sa croissance a été inférieure à celle de la France, elle s'est tout de même établie à 7%. Outre-manche, les ventes de serveurs ont également souffert avec une chute de 7,2%. Toutefois, cette baisse a été largement compensée par les bonnes performances des autres familles de produits. A titre d'exemple, les revenus tirés de PC de bureau ont progressé de 32,5%. Les ventes de matériels d'impression et de composants étaient elles aussi en hausse, respectivement de 22,4% et 21,2%. Celles de logiciels et de licences ont pour leur part progressé de 10,7%.

Les tendances ne sont pas toujours les mêmes selon les pays. En Allemagne, par exemple, les revenus générés par les systèmes d'impressions et les ordinateurs portables ont respectivement reculé de 4,9% et 6,1%. Avec une croissance d'ensemble de 5,4%, l'Europe de l'Ouest semble mieux tirer son épingle que l'Est du continent et les pays Scandinaves. La Finlande, la Norvège et le Danemark ont ainsi accusé des baisses des revenus de 5,8%, 4,9% et 0,3%. La République Tchèque a pour sa part vu ses ventes reculer de 4,5%.
Par O.B.

Connectés mais protégés : le pari des réseaux sociaux décentralisés

A lire sur: http://www.zdnet.fr/actualites/connectes-mais-proteges-le-pari-des-reseaux-sociaux-decentralises-39801469.htm

Analyse : Les travaux de Francesca Musiani, chercheuse au Centre de Sociologie de l'Innovation à MINES ParisTech, portent sur la gouvernance de l'Internet : perspectives de l'utilisation de réseaux décentralisés, porteurs de la promesse d'une vie privée malgré tout « connectée ».
Les travaux de Francesca Musiani, chercheuse au Centre de Sociologie de l'Innovation à MINES ParisTech, présentés lors des SMC Research Awards que nous organisions en décembre dernier, portent, dans une perspective interdisciplinaire, sur la gouvernance de l'Internet. L'article suivant explore les perspectives de l'utilisation de réseaux décentralisés, porteurs de la promesse d'une vie privée malgré tout « connectée ».

 Le quasi-monopole de Facebook dans le domaine des réseaux sociaux en ligne soulève des questions de protection et de confidentialité des données personnelles de l’utilisateur, ainsi que du contrôle exercé par celui-ci sur les opérations de partage et d’échange au moyen des outils sociaux. Lors de chaque modification apportée par le « géant » à ses termes d’utilisation et sa politique de confidentialité, la question se pose : comment les utilisateurs pourraient-ils quitter Facebook et rester connectés ? Récemment, plusieurs projets de recherche et applications commerciales ont tenté de répondre à cette question en offrant des solutions alternatives.

Ce qui est souvent reproché aux services tels que Facebook, Google+ ou YouTube est la façon dont leurs conditions d’utilisation leur permettent d’exercer un contrôle excessif sur tout ce qui est écrit ou téléchargé par les usagers sur et au moyen du service. Et ceci, sans s’exprimer clairement sur la manière dont ces données sont exploitées – donnant souvent à des applications externes la permission d’y accéder, et suivant parfois une stratégie commerciale « interne ». En revanche, le principe à la base des réseaux sociaux décentralisés est de laisser l’utilisateur du service maître de ses données, en lui donnant la possibilité d’héberger lui-même, sur son propre ordinateur, son profil, la liste de ses amis, les contenus numériques qu’il désire partager (textes, photos, vidéos). Soit les données ne quittent jamais la machine de l’utilisateur, soit elles le font en mode crypté, lors d’échanges directs, d’ordinateur à ordinateur, avec d’autres utilisateurs autorisés. Le modèle technique sous-jacent à ces applications répond à une logique de pair-à-pair (peer-to-peer, P2P) ; en éliminant les intermédiaires dans les activités de partage et de réseautage en ligne, des liens directs sont établis entre les utilisateurs, en reflétant au niveau de l’architecture technique le principe d’échange direct qui, dans un réseau social, motive les utilisateurs à partager.

Si la décentralisation des réseaux sociaux a pour la première fois trouvé un écho dans les médias avec l’histoire de Diaspora* – réseau où des ordinateurs totalement indépendants dits « graines » sont amenés à se connecter directement entre eux tout en abritant leur propre profil – nombre de projets, tels que NoseRub, Appleseed ou en France, Turbulences, relèvent actuellement le défi de créer le réseau social décentralisé qui puisse s’ériger à compétiteur crédible et fiable de Facebook.

L’« alternative » proposée par ces projets de réseaux sociaux décentralisés prendra-t-elle suffisamment pied pour constituer un véritable défi pour le « géant » Facebook, le forçant à reconsidérer ses politiques de confidentialité souvent controversées et sa conception un peu inquiétante de « partage sans friction » ? Le point d’interrogation principal concerne sans doute la réceptivité des utilisateurs à la possibilité de migrer non seulement vers une autre plate- forme, mais aussi vers une application dont la prise en main et les bénéfices d’utilisation sont peut-être moins immédiats, comportant la gestion en autonomie de son propre « petit serveur ». Les critiques dont Facebook fait l’objet rendent pourtant la question légitime et intéressante, bien que sa réponse ne soit pas encore claire: après tout, en travaillant à faire coïncider les liens sociaux avec les liens de réseau, les différents projets qui expérimentent avec la décentralisation appliquée aux réseaux sociaux représentent peut-être la première réelle tentative d’optimisation, à la fois sociale et technique, des outils de réseautage social.

Retrouvez l’article de Francesca Musiani dans son intégralité ici :

Les consommateurs moins nombreux à prévoir d’acheter un iPhone

A lire sur: http://www.zdnet.fr/actualites/les-consommateurs-moins-nombreux-a-prevoir-d-acheter-un-iphone-39801475.htm

Chiffres : 34% de consommateurs américains prévoient d’acheter un iPhone durant les 3 prochains mois, contre 44% en décembre 2013. Mais pour Piper Jaffray, les acheteurs diffèrent seulement leur acte d’achat dans l’attente de l’iPhone 6.

La fièvre iPhone est-elle en passe de retomber ? Ce n’est pas toute à fait la conclusion avancée par le cabinet Piper Jaffray qui a mesuré les intentions d’achats d’un panel de 1016 consommateurs américains.
Certes en mai, ils ne sont plus que 34% des sondés à faire part de leur souhait d’acheter un iPhone au cours des trois prochains mois, contre 39% en février et 44% en décembre. Ce recul ne traduit toutefois pas nécessairement un désintérêt devant être interprété comme un désaveu pour Apple.
Un cycle normal pour l'iPhone 
Ces fluctuations des intentions d’achat sont d’après l’analyste Gene Munster tout à fait prévisibles. Ainsi, la part de consommateurs prévoyant de passer à l’acte d’achat est généralement la plus forte à la sortie d’un nouveau terminal.
Ventes trimestrielles d'iPhone depuis 2007 (millions)iPhoneQ3 2007Q1 2008Q3 2008Q1 2009Q3 2009Q1 2010Q3 2010Q1 2011Q3 2011Q1 2012Q3 2012Q1 2013Q3 2013Q1 2014015304560Source Apple - via ZDNet.fr/chiffres-cles
Pour l’iPhone, ce chiffre a ainsi atteint son plus haut niveau en septembre (50%), c’est-à-dire juste après le lancement de l’iPhone 5S. Et pour Gene Munster, si les intentions d’achat fléchissent à 34%, c’est en grande partie en raison de la probable sortie d’un iPhone 6.
En clair, les consommateurs tendraient à différer l’acte d’achat dans l’attente du modèle de nouvelle génération – dont potentiellement un iPhone doté d’un plus grand écran. Un phénomène déjà observé pour les précédents iPhone. 
Pour l’analyste de Piper Jaffray, la présentation de l’iPhone 6 devrait se traduire par une remontée en flèche des intentions d’achat au niveau de 50%, voire au-delà si Apple confirme les rumeurs autour de la taille de son smartphone.