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jeudi 4 octobre 2012

Fleur Pellerin défend le cloud à la française et veut financer des PME spécialisées

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03/10/2012
Nés avec le gouvernement précédent, critiqués pour leur lenteur et leur financement partiellement public, les acteurs du cloud souverain sont défendus par Fleur Pellerin. Pour autant, elle n'oublie pas les PME du cloud et leur promet également une possibilité de financement public.

Fleur Pellerin défend le cloud à la française et veut financer des PME spécialisées
La Ministre du numérique est aussi celle des PME
Le cloud à la française, que Fleur Pellerin préfère nommer le cloud souverain, compte deux grands acteurs : Numergy et Clouwatt et pas mal de détracteurs. Il s'insère en effet entre deux types de concurrents, les grands acteurs mondiaux, souvent américains, et les PME françaises, opérateurs, hébergeurs, SSII qui ont bâti des datacenters, des offres d'hébergement, et se préparent et préparent leur éco système au cloud. Des concurrents, américains ou PME françaises, qui sont prêts, avec des offres et des catalogues disponibles, ce qui n'est pas  le cas des deux clouds souverains.

Comment expliquer dans ces conditions, que le gouvernement, via la Caisse des dépôts, finance les deux projets français ? D'autant qu'un seul projet était prévu et que la défection de Dassault Systèmes, excédé par les lenteurs et les atermoiements, a claqué la porte.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer
Lors de la présentation de cloudwatt mardi matin, Fleur Pellerin a avancé plusieurs arguments. En rappelant d'abord qu'il fallait « passer à l'offensive et faire du numérique une pierre angulaire de notre développement » et que »les pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans un environnement de cloud ». Pour la Ministre, l'avenir du  cloud et du cloud souverain se joue aussi à Bruxelles où  se préparent des dispositifs pour créer des règles de confiance spécifiques à ce domaine. « Ce serait une formidable avancée ».

Cet aspect européen salué, Fleur Pellerin devait souligner que « les avantages du cloud sont nombreux ». Et de citer plusieurs projections économiques et les retombées du cloud en termes d'emplois. Le programme Très haut débit qu'elle pilote accompagne également ce cloud et « aura un effet d'entraînement en favorisant l'émergence de grands acteurs ».

Une menace d'hégémonie
Mais le problème selon la Ministre vient de la menace d'hégémonie (« le constat est sans appel ») venue de acteurs américains. Il faut donc une réponse et le ministère du redressement industriel et le gouvernement en font une priorité. Comment ? En finançant, c'est le rôle de la CDC. Fleur Pellerin insiste aussi sur les PME et c'est nouveau. « Je connais la très forte demande des PME en matière de cloud » note-t-elle, en parlant de IaaS et d'environnement logiciel.

La ministre (des PME et de l'économie numérique) annonce qu'elle veut mobiliser le FSN (Fonds pour la Société Numérique de la CDC) sur ce thème et aussi le dispositif des investissements d'avenir. Elle parle d'un fonds résiduel restant sur ces investissements d'avenir (l'ex grand emprunt) qui pourrait être affecté à des PME innovantes dans le cloud computing. Un appel à projet sera formalisé. La date et le montant ne sont pas communiqués. Pas plus que les types d'entreprises concernées : éditeurs, hébergeurs, opérateurs, SSII.
Article de Didier Barathon

vendredi 21 septembre 2012

44% des revendeurs font du cloud un axe de croissance

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19/09/2012

Le cabinet IDC France a réalisé une nouvelle édition, pour le compte d'Orange business services, du baromètre sur « l'innovation et la transformation au coeur d'une nouvelle relation entre clients, partenaires et fournisseurs » (*). Il fait le lien entre les priorités des revendeurs, celles de leurs clients entreprises et le développement du cloud computing.

44% des revendeurs font du cloud un axe de croissance
Karim Bahloul, Research and Consulting Director, IDC France
Premier enseignement, les partenaires ont un avis très tranché quant on leur pose la question de leurs priorités. Ils mettent en avant, à 69%, la fiabilité et la performance de l'informatique et des télécoms. La réduction des coûts IT arrive à 66%, (celle des coûts télécoms à 34%). La productivité et l'efficacité des collaborateurs se situe à 63%.

Côté entreprises (les clientes des partenaires revendeurs), les priorités sont moins affirmées et vont d'abord à l'innovation, 43%, à la réduction des coûts de fonctionnement  40%. Ensuite on tombe, avec la réduction des coûts d'investissements, à 17%.

Ces clients attribuent à l'informatique et aux télécoms quatre vertus fortes : développer de nouveaux services (52%), améliorer la productivité interne (57%), améliorer la performance de l'entreprise (55%), améliorer la compétitivité de l'entreprise par rapport à la concurrence, 43%.

Un seul partenaire pour deux compétences
Deuxième axe de l'enquête, il concerne les entreprises et le modèle de partenaire indirect qu'elles souhaitent (pour implanter du cloud).  A 28%, elles ont déjà expérimenté un partenariat unique alliant informatique et télécoms, à 42% elles ne l'ont pas fait mais l'envisagent fortement, 30% n'y voient pas d'intérêt. Cette première tendance vers un partenariat unique est renforcée par un deuxième volet. Concernant les avantages identifiés d'un partenariat unique, les entreprises citent d'abord le guichet unique, à 66%. Le deuxième critère n'arrive qu'à 38%, c'est la réduction des coûts des projets IT et télécoms, 28% veulent une cohérence renforcée entre solutions IT et solutions télécoms, 26% aimeraient avoir une seule facturation.

La double compétence, informatique et télécoms du partenaire est donc un critère essentiel. C'est le message de l'Observatoire et celui qu'adresse OBS à ses revendeurs.  Ces partenaires en indirect font du cloud computing un axe de croissance. 44% en font une activité génératrice de revenus, ils étaient 30% il y a un an. Et 53% de ces partenaires en indirect ont développé des offres ou des compétences en matière de cloud computing, 11% l'ont en projet.

(*) 165 distributeurs et 245 entreprises clients finaux interrogés.
Article de Didier Barathon