Affichage des articles dont le libellé est Interview. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Interview. Afficher tous les articles

jeudi 27 octobre 2011

Paul Amsellem, dg Nokia France : "Le lancement de nos Windows Phone sera le plus grand jamais réalisé"

par Olivier Chicheportiche , ZDNet France. Publié le 26 octobre 2011
Stratégie - Dans le cadre du Nokia World 2011, le nouveau directeur général de Nokia France, Paul Amsellem, revient sur le lancement des deux premiers Windows Phone, sur sa feuille de route et, surtout, sur les relations avec les opérateurs.
Envoyé spécial à Londres - Dire que Nokia est très attendu avec le lancement de ses deux premiers Windows Phone (Lumia 800 et Lumia 710) est un euphémisme. Offensive de la dernière chance dans le secteur ô combien stratégique des smartphones ? Peut-être pas mais le fabricant est attendu au tournant. Tout comme Microsoft qui compte sur Nokia pour enfin faire décoller sa plate-forme.
"Si le couple Microsoft-Nokia ne fonctionne pas en Europe, il ne fonctionnera pas ailleurs", s'inquiétait il y a quelques jours Yves Maitre, vice-président en charge des terminaux chez Orange. Autant dire que la pression est forte, pour les deux firmes.
Windows Phone est une plate-forme intéressante et les Nokia sont connus pour leurs hardwares réussis, reste que les problèmes restent nombreux pour le couple.
Après avoir interrogé Laurent Schlosser, nouveau directeur Mobilité et Opérateurs de Microsoft France, BusinessMobile.fr a profité de ce Nokia World 2011 pour rencontrer Paul Amsellem, nouveau directeur général de Nokia France (bien connu du secteur puisqu'il a fondé Cellcast et Phonevalley).
BusinessMobile.fr - Au-delà du produit, la vraie guerre va se jouer chez les distributeurs. Jusqu'à aujourd'hui, Windows Phone est peu visible, cela va-t-il changer avec Nokia ?
Paul Amsellem - Nos deux premiers Windows Phone seront lancés en novembre dans six pays européens clés avec 31 partenaires. Nous sommes venus avec des armes lourdes, notamment le budget de lancement le plus important de l'histoire de Nokia, notamment en termes de publicité à 360 degrés.
En contre-partie, nous leur demandons un engagement de volume, de formation des vendeurs. Près de 30 000 vendeurs sont actuellement en formation autour de ces produits. Il y a un vrai engagement de leur part.
La situation a donc changé car les opérateurs proposent rarement Windows Phone en première intention...
C'est vrai mais encore une fois il y a un engagement de leur part. Un partenaire comme Orange n'est pas un philanthrope, ils nous font confiance, ils parient sur nous, lancent nos produits dans plusieurs pays même si le scepticisme de départ est compréhensible. L'objectif est de permettre la prise en main du produit par le client, ce qui est une première étape essentielle.
Par ailleurs, les opérateurs sont conscients qu'il leurs faut une alternative. Apple impose des conditions difficiles pour eux, Android est très fragmenté et devient fragile à cause de ces histoires de guerres de brevets. Nous entendons prendre cette place de troisième OS avec les meilleurs form-factor et le meilleur OS du marché.
Enfin, nous proposons une politique tarifaire agressive. Le Lumia 800 sera certainement proposé à 50 euros avec forfait et offres de remboursement. 
Nokia lance deux produits, deux seulement diront certains... Quelle est la feuille de route ? Allez-vous proposer des produits présents sur plusieurs gammes ?
Notre stratégie court sur deux ans, il y aura beaucoup de nouveautés dès l'année prochaine. Le Lumia 800 sera notre porte-étandard et de nouveaux terminaux graviteront autour de lui. Ils se positionneront sur toutes les gammes avec des design différents. Mais pour le moment, nous entendons capitaliser sur les deux premiers modèles.
A quel moment pourra-t-on parler de succès ?
Sur un segment donné, on peut considérer que si l'un de nos produits atteint 15/20% de parts de marché, nous serons satisfaits.
Nokia propose des services exclusifs sur ses Windows Phone comme Drive et Music. Il s'agit donc d'un partenariat privilégié ?
Les relations entre Microsoft et les fabricants sont les mêmes pour tous. Mais c'est vrai que notre force de frappe permet peut-être de lancer des choses en premier. Reste que Windows Phone permet à chaque fabricant d'apporter des éléments de différenciation. Nous apportons les nôtres, les autres le feront aussi.
Orange semble avoir décidé de mettre le paquet autour de ces nouveaux Nokia mais estime que leur succès en Europe sera déterminant pour la suite. C'est votre avis ?
Orange est en train de mettre en place les leviers marketing et de formation de sa force de vente pour favoriser l'adoption des Nokia sous Windows Phone. Ils ne sont pas sceptiques, mais ils attendent de voir. Et les premiers retours de leur part semblent très satisfaisants. Encore une fois, ils sont ravis de pouvoir proposer une alternative à leurs clients.
L'écosystème des développeurs est également déterminant. Quelle est votre stratégie ?
On accompagne, on forme, on incite. Mais les éditeurs doivent aujourd'hui faire une choix : quelle plate-forme soutenir aux côtés d'iOS et Android ? Nous pensons que la place de troisième est pour nous.
De l'autre côté de la chaîne, nous continuons à mettre l'accent sur la qualité plutôt que sur la quantité même si nous venons de passer le cap des 30 000 applications disponibles. Enfin, nous bouclons actuellement les accords pour généraliser le paiement des applications via la facture des opérateurs. C'est un point essentiel pour faire décoller les usages.

http://www.businessmobile.fr/actualites/paul-amsellem-dg-nokia-france-le-lancement-de-nos-windows-phone-sera-le-plus-grand-jamais-realise-39765162.htm#xtor=EPR-10010

mercredi 20 juillet 2011

Interview DSI - Jean-Luc Amagat, NextiraOne : « Le Cloud pour réajuster la puissance de feu là où elle est utile »

Interview DSI - Jean-Luc Amagat, NextiraOne : « Le Cloud pour réajuster la puissance de feu là où elle est utile »Cloud Computing - L’intégrateur mène des projets Cloud Computing en interne, pour ses utilisateurs, en plaçant sur le nuage les applications périphériques à SAP. Objectif : gagner en flexibilité et réduire les coûts. En externe, NextiraOne travaille à l’impémentation de Cloud privés pour ses clients.

Jean-Luc Amagat, NextiraOne : Nous avons deux axes de réflexion, un en interne et l'autre en externe. En interne, nous envisageons en fait de placer sur le Cloud l'ensemble des applications périphériques autour de SAP. Cela concerne ainsi tout ce qui est Business Intelligence, informatisation des forces de vente, outils de gestion de l'activité de nos techniciens sur le terrain... Donc tout ce qui est périphérique à notre cœur de métier et cœur de système d'information.

Cela en interne, c'est une volonté assez forte pour justement avoir une réduction des coûts palpable et une flexibilité en termes de réactivité par rapport à une croissance ou une décroissance de l'activité. Pouvoir réajuster la puissance de feu là où elle est utile.

Pour la préparation des rollout SAP, mise en œuvre à travers un datacenter, un blade farm, la virtualisation de nos environnements SAP, nous allons simplement compléter des serveurs physiques sur lesquels seront ajoutés des environnements virtuels. Et, petit à petit, nous allons incrémenter l'environnement SAP. Cela, c'est sur une application mature.

Dans le même temps, nous réfléchissons actuellement, et nous avons un premier projet, à du Cloud externe sur des applications périphériques de notre SI, dont l'automatisation des forces de vente avec du Salesforce.com que nous cherchons à connecter à SAP avec des connecteurs Salesforce.com.

L'axe le plus important pour nous est vraiment sur l'externe, c'est-à-dire clients. Nous avons de plus en plus de clients auxquels nous proposons du Cloud. En France, nous avons deux gros clients déjà sur du Cloud : la CNAV [Ndlr : Caisse nationale d'assurance vieillesse] et Ricoh Europe.

L'axe extérieur est plus important en ce sens que notre propre expérience en interne nous pousse a réellement mettre en valeur ce qui nous semble être le plus porteur, c'est-à-dire cette flexibilité et cette adaptation entre le coût réel et le coût utilisé.

La CNAV est ainsi en train de passer sur du Cloud privé pour ses applications. Nous les aidons sur ce projet. Nous utilisons pour cela notre expérience afin de démontrer qu'au-delà du simple discours marketing, c'est une réalité en interne chez nous.

http://www.zdnet.fr/actualites/interview-dsi-jean-luc-amagat-nextiraone-le-cloud-pour-reajuster-la-puissance-de-feu-la-ou-elle-est-utile-39761827.htm#xtor=EPR-100