dimanche 15 juin 2014

ETES-VOUS PRÊT POUR L’ÈRE DIGITALE?

A lire sur: http://www.itone.lu/article/etes-vous-pret-pour-l-ere-digitale

03-Jun-2014
En avril 2013, Econocom annonçait son nouveau plan stratégique 20132017, baptisé Mutation, et qui doit lui permettre de doubler de taille en 5 ans en devenant le pionnier européen de l’intégration technologique et financière de solutions digitales. Ce 27 mai, la société organisait au Cercle Cité de Luxembourg une conférence destinée à révéler aux décideurs ICT l'originalité et la force d'une entreprise qui intègre maîtrise technologique et innovation financière. Benoît Rousseaux, Administrateur d’Econocom PSF SA, Marco Stacchiotti et JeanPierre Servais, Directeurs de la filiale luxembourgeoise, appuyés par les principaux responsables des activités numériques du groupe, ont présenté à cette occasion l'éventail des expertises numériques du groupe.

Digital as a Service
Le groupe européen, qui a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires de 1,77 milliards €, est présent au Luxembourg depuis 25 ans. Econocom PSF S.A. déploie ses activités auprès des plus grandes entreprises de la place ainsi que dans divers secteurs de l'économie: industrie, finance, assurance, administration, santé, etc. La société luxembourgeoise développe aujourd'hui l'axe stratégique des Managed Services pour répondre aux besoins métiers de ses clients.

"Pour accélérer l’intégration du digital au cœur des stratégies métiers des entreprises, Econocom construit des solutions verticales adaptées aux défis que rencontrent ses clients. Grâce à la combinaison de ses expertises en approvisionnement, en services informatiques et télécoms et en gestion administrative et financière des actifs numériques, Econocom se profile comme un partenaire de référence des entreprises pour leurs solutions métiers facturées 'as a Service'", précise Benoît Rousseaux.

Un écosystème de Trusted Data
Pour Jean-Paul Zens, Premier Conseiller de Gouvernement, invité par Econocom à exprimer la vision des autorités luxembourgeoises, l'hypothèse de travail sur laquelle se basent les pouvoirs publics est de réussir à transférer l'image de confiance qu'a acquis le secteur financier vers l'écosystème des données sensibles et de développer ainsi un "branding des Trusted Data". Le Luxembourg a certes réussi à concentrer sur son sol une part conséquente de l'offre mondiale de Data Centres Tier IV. Pourtant, "l'avenir n'est pas dans le béton, mais dans l'encryptage des données". L'Université du Luxembourg et les centres de recherche concentrent aujourd'hui leurs efforts sur la R&D en matière de sécurité des données mais, pour gagner en rapidité et en agilité, il importe de développer la formation et "d'améliorer l'efficacité du cycle d'importation des compétences au Luxembourg".

Ingénierie régulatoire
L'expertise acquise par le Luxembourg en "ingénierie régulatoire" est un atout à exploiter lorsque l'on aborde "le droit applicable aux données appelées à migrer continuellement" au gré des coûts énergétiques ou des facteurs d'efficience, poursuit M. Zens. "La Commission européenne travaille à de nouvelles règles de protection des données, ce qui est un vrai défi face à des entités qui peuvent bénéficier d'un espace juridique unique, comme les Etats Unis par exemple". Si le Luxembourg parvient à "combiner la technologie et le droit" pour offrir aux entreprises des conditions de sécurité supérieures celles proposées par d'autres places, "le pari sera presque gagné". C'est la raison pour laquelle les autorités poussent à la création de centres interdisciplinaires où informaticiens et juristes travaillent de concert.

Des défis complexes qui sont autant d'opportunités
"Pour rester compétitif", ajoute-t-il, le Luxembourg doit se doter des moyens d'un traitement fiscal intelligent de la valeur ajoutée créée par les données. "Les pistes existent, il faut maintenant les développer". En outre, lorsque de nouvelles règles en matière de "privacy" seront en place, les entreprises seront confrontées à un  phénomène "d'interpénétration entre régulation financière et protection de la vie privée", par un effet cumulatif des règles appliquées par deux régulateurs, avec les risques "de conflits et de chevauchements" que cela implique. Ce défi complexe représente aussi une énorme opportunité pour le Luxembourg, "si nous réussissons à rapprocher nos régulateurs" et à échanger nos savoirs et nos moyens "à travers des partenariats public-privé", conclut Jean-Paul Zens.

Une entreprise ambitieuse ...
"Le monde devient digital. Econocom doit faire sa mutation!", affirme Christophe Vanmalleghem, Directeur Général Adjoint Groupe Services, et membre du Comité exécutif d'Econocom. "Dans ce monde numérique, où tout s'achète sous forme de services, nos clients doivent répondre de plus en plus rapidement aux changements qui s'opèrent sur leurs marchés", précise-t-il.

Connaître l'écosystème de ses clients est la clé pour qu'Econocom soit à même de leur proposer des solutions pertinentes. En étendant son offre de services, en capitalisant sur son expertise en ingénierie financière et en verticalisant son approche, le groupe entend bien prendre une place conséquente dans l'économie numérique, porté par sa capacité à conjuguer l'intégration technologique et le financement de solutions digitales.

Pour atteindre ces objectifs ambitieux, Econocom se doit d'acquérir une taille critique dans les services. Le plan stratégique mis en œuvre par l'entreprise devrait lui permettre de doubler son chiffre d'affaires et d'atteindre ainsi les 3 milliards €, dont 1 milliard en services. Le plan vise à donner au groupe la crédibilité nécessaire dans cinq régions-clés en Europe - Benelux, France, Italie, Espagne et Allemagne -, notamment à travers une politique volontariste de croissance externe. En 2013, Econocom a ainsi finalisé l'acquisition d'Osiatis, un acteur majeur du service et de l'applicatif, ce qui lui confère une taille conséquente dans le domaine des services numériques avec plus de 8.000 collaborateurs présents dans 20 pays et un chiffre d'affaires qui s'élève dorénavant à 2 milliards €.

... mais réaliste
"Si certaines de ces offres de services numériques sont opérationnelles, d'autres sont encore en chantier", préciseFiamma Ferrero, Directrice des Activités Digitales, de l’Innovation et du Développement Stratégique d'Econocom. Il en va ainsi des démarches de réflexion et de réalisation de projets "Smarter Cities" menés conjointement par Econocom et certaines métropoles ambitieuses comme Lyon, Paris, ou Turin qui se sont engagées dans des initiatives - des "laboratoires vivants", comme l'expérience "Paris Region Lab" - réunissant des startups et de grandes entreprises susceptibles de nourrir la smart city et où Econocom peut jouer le rôle de point de contact unique.

Luxembourg, hub logistique
"Que cherchent les clients pour implanter durablement leurs opérations logistiques au Luxembourg?" interrogeDamien Heiss, Directeur du Segment de Marché Industrie. "Des infrastructures, des services configurables, des compétences à valeur ajoutée, des interlocuteurs agiles, des dispositifs de 'green logistics', et surtout la conformité réglementaire ainsi que les infrastructures ICT qui permettent de supporter l'ensemble de ces enjeux". Econocom entend bien contribuer au développement de la logistique au Grand-Duché, en faisant de son expertise dans les services numériques la pierre angulaire du hub logistique européen que le Luxembourg entend bâtir.

En effet, voici quelques semaines, le Conseil de gouvernement a décidé la mise en place au Luxembourg, d'ici 2018, d’un Guichet unique électronique pour le commerce international et la logistique. Ce guichet - "Single Window for Logistics" - permettra à tout opérateur économique, faisant du commerce international à travers la plate-forme logistique luxembourgeoise, de profiter d’une réduction de la durée de traitement de ses dossiers et d’une meilleure prévisibilité des flux de ses marchandises lui procurant ainsi des gains appréciables en matière de productivité et de compétitivité. L’offre de services du guichet renforcera la compétitivité des acteurs économiques locaux et constituera un argument de poids pour attirer de nouveaux opérateurs logistiques au Luxembourg. Le guichet visera notamment à simplifier, dématérialiser et automatiser les procédures administratives, à standardiser et harmoniser les documents en vue des contrôles et à créer une interface unique et centralisée pour recevoir, traiter, diffuser et stocker les flux de données des opérateurs économiques. Damien Heiss en est persuadé: Econocom détient des atouts pertinents pour accompagner le Luxembourg dans cette stratégie ambitieuse et aider le pays à devenir "The Place to Be" logistique en Europe.

Les établissements de santé à l’ère numérique
"En matière de soins de santé, ce qui importe, c'est le patient", rappelle Cyrille Roy, Directeur du Segment de Marché Santé/Pharma chez Econocom. Les solutions d’intégration d’équipements numériques pour les hôpitaux et cliniques développées par Econocom se fondent donc sur les défis auxquels sont confrontés les acteurs du secteur de la santé: il s'agit d'améliorer et de sécuriser les soins apportés aux patients, ainsi que d'en améliorer l'efficience en termes de temps et de coût. Pour ce faire, il importe de soigner l'attractivité de l'hôpital, tant vis-à-vis des patients que des professionnels appelés à y exercer.

Cela passe par des solutions d’accueil, d’orientation, d'information et de divertissement - "Clinical Infotainment" - qui permettent parallèlement d'accéder, de mettre à jour et d'enrichir à tout moment les données du patient partout dans l’établissement et ce, de manière sécurisée, précise Cyrille Roy. La "digitalisation du bloc opératoire" permet quant à elle d'optimiser le planning et d'augmenter le volume des interventions pour une activité qui représente quelque 60% du revenu des hôpitaux, tandis que le recours à la "chambre revalidante", associée à la médecine ambulatoire, contribue à raccourcir les durées de séjour tout en améliorant le confort, la mobilité et l’autonomie du patient.

Econocom au Luxembourg
Econocom PSF entend bien incarner la relation privilégiée entre un gouvernement ayant fait le choix stratégique de miser sur le développement du secteur ICT et un acteur du monde digital capable de lui fournir une solution construite de bout en bout, depuis le composant électronique jusqu'à la solution financière, explique Marco Stacchiotti, Directeur d'Econocom PSF SA.

Forte aujourd'hui d'une vingtaine de collaborateurs et générant un chiffre d'affaires de près de 15 millions €, la filiale luxembourgeoise a pour objectif de déployer de plus en plus de capacités au Grand-Duché, sur base du modèle de transformation du groupe Econocom en société de services.
    
Dorénavant, les solutions sont vendues aux clients - de la logistique au médical, en passant par la finance - comme autant de services qui sont ensuite "managés" par Econocom, pour que ces clients puissent se concentrer sur leur métier. Les "Managed Services" proposés par Econocom reposent sur des solutions sur mesure construites sur un canevas et adaptées aux besoins de chacun.

En tant que Professionnel du Secteur Financier, Econocom PSF a développé les capacités nécessaires pour intégrer la régulation et les contraintes réglementaires, évaluer et gérer les risques, et fournir à ses clients des services de qualité qui commencent à franchir les limites du territoire luxembourgeois et à s'exporter dans la Grande Région.

Michaël Renotte

DROIT À L’OUBLI NUMÉRIQUE

A lire sur: http://www.itone.lu/article/droit-l-oubli-numerique

DROIT À L’OUBLI NUMÉRIQUE
03-Jun-2014
Par une décision remarquée du 13 mai 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) reconnaît qu’une personne peut exiger la suppression, de la liste de résultats d’un moteur de recherche, des liens renvoyant vers des informations la concernant. Cette décision consacre ainsi un nouveau droit. Il s’agit du droit à l’oubli numérique.

Cette décision a été rendue par la CJUE à la suite de plusieurs questions préjudicielles qui lui étaient posées par la juridiction d’appel espagnole (l’Audiencia Nacional), saisie de deux recours séparés de Google Spain et de Google Inc. contre une décision de l’Agence Nationale Espagnole de Protection des Données (AEPD), qui avait accueilli la demande d’un citoyen espagnol que soit ordonnée à ces sociétés de supprimer ou d’occulter ses données personnelles, afin qu’elles cessent d’apparaître dans les résultats de recherche. Cet individu regrettait, en effet, que la saisie de son nom dans le moteur de recherche du groupe Google fasse apparaître des liens vers deux pages d’un quotidien espagnol publiées en 1998, sur lesquelles figurait une annonce mentionnant son nom dans le cadre d’une vente aux enchères immobilières liée à une saisie pratiquée en recouvrement de dettes de sécurité sociale.

L’une des questions préjudicielles qui était posée à la CJUE était la suivante :

"Le droit d’obtenir l’effacement et le verrouillage des données à caractère personnel et celui de s’opposer à ce qu’elles fassent l’objet d’un traitement (droits régis par les articles 12, sous b), et 14, [premier alinéa,] sous a), de la [directive 95/46,]) doivent être interprétés comme permettant à la personne concernée de s’adresser aux moteurs de recherche afin de faire obstacle à l’indexation des informations concernant sa personne, publiée sur des sites web de tiers, en invoquant sa volonté que ces informations ne soient pas connues des internautes lorsqu’elle considère que ces informations sont susceptibles de lui porter préjudice ou lorsqu’elle désire que ces informations soient oubliées, alors même qu’il s’agirait d’informations publiées légalement par des tiers?".

Après avoir indiqué que les opérations réalisées par l’exploitant d’un moteur de recherche, dans le cadre de ses activités de référencement, sont des traitements de données à caractère personnel, la CJUE a considéré que, dans la mesure où cet exploitant détermine lui-même les finalités et les moyens de ces traitements, il doit être regardé comme un responsable du traitement. Dans ces conditions, il lui appartient de satisfaire aux exigences de la directive 95/46 (…) pour que "les garanties prévues par celle-ci puissent développer leur plein effet".

A cet égard, il se doit, en application de l’article 12, sous b), de la directive 95/46, de faire droit à la demande de toute personne concernée de rectifier, effacer ou verrouiller les données dont le traitement n’est pas conforme à la directive, notamment en raison du caractère incomplet ou inexact des données. Selon la CJUE, cette non-conformité peut résulter "non seulement du fait que ces données sont inexactes, mais, en particulier, aussi du fait qu’elles sont inadéquates, non pertinentes ou excessives au regard des finalités du traitement, qu’elles ne sont pas mises à jour ou qu’elles sont conservées pendant une durée excédant celle nécessaire, à moins que leur conservation s’impose à des fins historiques, statistiques ou scientifiques".

Il en découle alors qu’"un traitement initialement licite de données exactes peut devenir, avec le temps, incompatible avec cette directive lorsque ces données ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées ou traitées".

Dans ces conditions, la CJUE a considéré qu’"eu égard à la sensibilité des informations contenues dans ces annonces pour la vie privée de ladite personne et au fait que leur publication initiale avait été effectuée 16 ans auparavant, la personne concernée justifie d’un droit à ce que ces informations ne soient plus liées à son nom au moyen d’une telle liste". Par conséquent, la personne concernée peut, notamment en vertu de l’article 12, sous b), susvisé de la directive 95/46, exiger la suppression des liens figurant dans cette liste de résultats.

Il convient de noter que la solution aurait été tout autre si des "raisons particulières" avaient existé, justifiant "un intérêt prépondérant du public, à avoir, dans le cadre d’une telle recherche, accès à ces informations ". Sur ce point, la CJUE souligne que le rôle joué par la personne concernée dans la vie publique peut s’analyser comme une "raison particulière", justifiant ainsi "l’ingérence dans ses droits fondamentaux", en raison de "l’intérêt prépondérant" dudit public à avoir accès à l’information en question.

La CJUE établit ainsi une hiérarchie entre les droits et intérêts en cause : le droit d’exiger qu’une information ne soit plus mise à la disposition du public "du fait de son inclusion dans une telle liste de résultats" prévaut, sauf "raisons particulières", "non seulement sur l’intérêt économique de l’exploitant du moteur de recherche, mais également sur l’intérêt de ce public à accéder à ladite information lors d’une recherche portant sur le nom de cette personne".

Il convient de relever que la question préjudicielle qui est à l’origine de cette décision portait sur l’interprétation des articles 12, sous b), et 14, [premier alinéa,] sous a), de la directive 95/46, dans un cadre précis, qui est celui d’une indexation, par un moteur de recherche, d’informations publiées sur un autre site. Alors, si on peut effectivement parler, avec cette décision, de consécration du droit à l’oubli numérique, il conviendra, pour en apprécier sa portée réelle, de voir comment ce droit va se transposer dans d’autres situations, dans lesquelles un internaute aurait un intérêt à ce que des informations le concernant n’apparaissent plus.

Ainsi, après avoir été consacré par le juge communautaire par cette décision du 13 mai 2014, le droit à l’oubli numérique pourrait encore faire parler de lui dans les prochains mois (avant la fin de l’année probablement), dans le cadre de l’adoption par le Conseil des ministres de la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 25 janvier 2012, qui prévoit, dans son article 17 - intitulé "Droit à l’oubli numérique et à l’effacement" - que "la personne concernée a le droit d'obtenir du responsable du traitement l’effacement de données à caractère personnel la concernant et la cessation de la diffusion de ces données".

Alexandre Fiévée
Avocat au Barreau de Paris

TANGO ANTICIPE LA FIN DU ROAMING

A lire sur: http://www.itone.lu/article/tango-anticipe-la-fin-du-roaming

TANGO ANTICIPE LA FIN DU ROAMING
04-Jun-2014
Pour faire à la disparition du roaming en Europe, Tango va supprimer les frais liés au roaming entre le 2 juin et le 30 septembre.

Il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent en anticipant les nouvelles règles du jeu. C’est le cas de Tango qui ne promet pas une révolution pour demain, mais qui supprime totalement les frais de roaming pour les vacanciers sur ses abonnements. Un petit séisme dans le secteur des télécoms luxembourgeois. 

L’annonce faite par Tango ne devrait pas laisser indifférent les milliers d’utilisateurs sur le point de partir en vacances. Et pour cause, l’offre proposée a de quoi surprendre par son ampleur et sa clarté : aucun frais de roaming en Europe cet été sur les appels, les SMS et Internet ! Que ce soit pour communiquer, surfer ou jouer, l’absence de frais de roaming fait une énorme différence pour tous ceux qui s’apprêtent à voyager cet été. Le timing n’est donc pas anodin. 

La suppression des frais de roaming est intégrée automatiquement dans tous les abonnements Tango pour smartphones, actuels et futurs. L’activation du service via un simple SMS avant de partir en vacances permet de bénéficier de 30 jours consécutifs sans frais de roaming, partout en Europe, entre le 2 juin et le 30 septembre. 

Are phablets cannibalizing tablet sales among business users?

A lire sur: http://www.techrepublic.com/article/are-phablets-cannibalizing-tablet-sales-among-business-users/

By  June 4, 2014, 5:00 AM PST 
A recent IDC report says that tablets sales are slowing and being cannibalized by phablets. Are tablet sales actually slowing, and are phablets truly a threat? 
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 Image: Samsung
Some users appreciate the the added tablet functionality of a phablet without having to purchase a second device or sign a second contract, while others are critical of the larger screen sizes and bulky designs.
According to research done by International Data Corporation (IDC), the rise of phablet popularity is contributing, in part, to a perceived ebbing of tablet shipments. IDC had originally projected 260.9 million units, but has since projected a shipment of only 245.4 million units in 2014. According to Tom Mainelli, program vice president of devices and displays at IDC, it has dropped for two reasons.
"First, consumers are keeping their tablets, especially higher-cost models from major vendors, far longer than originally anticipated. And when they do buy a new one they are often passing their existing tablet off to another member of the family," Mainelli said in an IDC press release. "Second, the rise of phablets - smartphones with 5.5-inch and larger screens - are causing many people to second-guess tablet purchases as the larger screens on these phones are often adequate for tasks once reserved for tablets."
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IDC's tablet forecast by screen size.
 Image: IDC
The data that IDC uses to support the claim that phablets are cannibalizing tablet sales is its claim that the phablet share of smartphone shipments has gone from 4.3% at the beginning of 2013 to 10.5% at the beginning of 2014. According to the IDC press release, "'Phablet' is defined as a smartphone with screen size of 5.5 to 7 inches."
According to IDC, the tablet market, which includes hybrid tablet/laptops, had a year-over-year growth rate of 51.8% in 2013, which dropped to a projected year-over-year growth rate of 12.1% in 2014. While there may be some correlation between the rise of phablet sales and the slowing of tablet sales, it doesn't necessarily mean there is a direct causal link between the two.
When asked about his research and the research done at his firm regarding phablets and tablets, Michael Facemire, a principal analyst at Forrester didn't see a possibility for phablets to overstep their boundaries and take some of the tablet market.
"I simply don't see an under-sized tablet or an over-sized phone eating into the existing tablet market," Facemire said.
This is partly due to the fact that phablets are still very much smartphones and exist in a different product lifecycle than tablets do. But, According to Facemire, it makes sense for companies to sell a product that they can present as existing in two different markets.
"If I can blur the line between what is a phone and what is a tablet, now I can blur the line on growth numbers," Facemire said. "So, I as a phablet manufacturer, say Samsung with the Note products, I can take the best of both worlds. I can say I've got phone renewal rates plus tablet functionality. Therefore, sell at an equal or higher price point than a phone, and keep growth numbers alive."
You must first consider the use cases for tablets and how that compares to smartphones. Phablets entered the market in an attempt to combine some of the best features of tablets with a smartphone to eliminate the need to purchase a second device. So, there's a potential that phablet owners wouldn't have been tablet owners to begin with.
"There are some people who are very enthusiastic about large devices, just the same way that there are some people who are very enthusiastic about SUVs," said Carl Howe, a vice president at the Yankee Group. "That doesn't mean we're not going to sell any cars anymore."
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The Yankee Group's projections for tablet sales.
 Image: Yankee Group
Howe also mentions that Yankee's Current projected compound annual growth rate for tablets was 21% and its current projected annual growth of smartphones is 15.9%, meaning Yankee is actually projecting a higher growth rate for tablets than smartphones. When asked what he believes that 21% means relative to the original, astronomical growth numbers of the early tablets, Howe said: "You could call that a plateau, or you could simply call that a nicely growing mature market."
The main point of contention here with Mainelli's original statement is the correlation of phablet sales to a "decline" in tablet sales.
"I do not see a plateau, I do see a slowing down. It's just kind of a natural evolution," Facemire said. "When the iPad was announced there were tablet makers, but not real consumer tablet makers. So, obviously, there's going to be big year-over-year growth numbers; and that naturally has to slow down in a space where the hardware can remain functional for a long time."
When it comes to Mainelli's initial point that tablets are being kept longer than anticipated, that makes a lot of sense. Unlike smartphones, tablets do not exist in an purchase cadence that is necessitated by phone upgrades and 2-year wireless contract renewals.
The first iPad, which arguably initiated the consumer tablet market, was released in 2010, a mere four years ago. Aside from power users, most tablet users don't have the type of use case or use patterns that would necessitate a regular upgrade. Facemire mentions that both of his children have an first generation iPad, as do his parents and, four years later, it still serves its purpose for their needs.
Tablets are still young, and whether or not they are in danger of stalling out remains to be seen. However most tablets don't have a price point or software updates that are conducive to the upgrade cycle seen by smartphones.
That's why oversized phones, or phablets, are seeing some success, especially among professionals who don't want to carry two devices. Keep in mind that tablets often serve niche purposes in the enterprise, and phablets don't necessarily have the apps suite, screen real estate, or functionality to compete with these specialty use cases.

mercredi 11 juin 2014

SuperMUC : un supercalculateur au service de la recherche en Green IT

A lire sur: http://www.lemagit.fr/contenu/SuperMUC-un-supercalculateur-au-service-de-la-recherche-en-Green-IT

Valéry Marchive


SuperMUC, le supercalculateur du Leibniz Supercumputing Center (Lrz), à Munich, s’est récemment distingué par une simulation de tremblement de terre mobilisant jusqu’à 1,42 Pflops, soit 44,5 % de la capacité de calcul théorique disponible sur le supercalculateur. Dr Ludger Palm, responsable des relations publiques du centre, insiste sur les efforts d’optimisation logicielle nécessaires pour atteindre ce niveau d’utilisation : « en général, il est rare qu’un seul programme parvienne à utiliser plus de 5 à 10 % de la capacité. » Quel est donc le secret de SuperMUC pour atteindre de tels résultats ? Le Dr Arndt Bode, président du conseil d’administration du Lrz, explique mettre à la disposition des chercheurs un groupe d’experts chargés de leur accompagnement. Mais « les utilisateurs de SuperMUC sont déjà familiers du parallélisme et des supercalculateurs ». Les équipes utilisatrices rassemblent ainsi généralement chercheurs, spécialistes de l’algorithmique, et informaticiens, et doivent démontrer, dans leur dossier de demande d’utilisation du supercalculateur, leur expérience dans le calcul massivement parallèle.
Une aide à l’optimisation du code
Toutefois, le code prévu pour être exécuté sur le supercalculateur l’est une première fois sur un cluster x86 fonctionnant sous Linux, afin d’observer son comportement et d’identifier les processus les plus gourmands non seulement en ressources processeur mais également, sinon surtout, en ressources électriques - en s’appuyant sur des outils développés en coopération avec IBM. Et c’est là que l’on trouve une autre source d’optimisation : la fréquence processeur utilisée par les différents processus. Le Dr Ludger Palm explique chercher là le meilleur compromis entre performances et consommation électrique, du fait du lien entre celle-ci et la fréquence de fonctionnement des processeurs. Un exercice dont il reconnaît toutefois la difficulté avec une architecture regroupant plus de 150 000 coeurs de processeurs : « nous avons donc une équipe chargée de compiler et d’analyser une base de données d’efficacité énergétique pour développer des outils visant à améliorer l’optimisation. » Selon le Dr Arndt Bode, il faut généralement 4 semaines avant de pouvoir accéder au supercalculateur. Une centaine de projets l’utilisent en moyenne chaque année.  
Pour l’avenir, les équipes de SuperMUC espèrent pouvoir aller plus loin, et ajuster le fonctionnement de composants périphériques aux processeurs - mémoire, interfaces réseau, contrôleurs de stockage, etc.
Un système de refroidissement innovant
L’efficacité énergétique est au coeur de la conception du supercalculateur mis en service début 2012. Les 9 400 noeuds de SuperMUC sont refroidis par une eau à 40°C. Après absorption des calories produites par les processeurs, celle-ci ressort à 65°C. Evoluant en circuit fermé, cette eau passe par un échangeur pour transférer ses calories excédentaires à un circuit secondaire. Celui-ci est lui-même refroidi par free cooling, sur la toiture du bâtiment, en été. En hiver, les calories du circuit secondaire sont utilisées pour chauffer les locaux administratifs adjacents. C’est IBM qui a conçu, sur mesure, pour le Lrz, ce système de refroidissement, comme une preuve de concept, et un système expérimental visant à étudier la production industrielle afin de servir, ultérieurement, d’autres clients. Le secret de l’opération ? Des considérations budgétaires. Le Dr Ludger Palm explique ainsi que le centre dispose d’un budget global fixe : « il s’agissait de savoir quelle part du budget reviendrait aux constructeurs et quelle part reviendrait à l’énergéticien. » De quoi motiver les premiers à innover afin de s’assurer la part du lion. Et pour l’heure, « pas de problèmes de fuites » ni de stabilité. Une demi-surprise : comme le rappelle le Dr Ludger Palm, « IBM avait déjà une vaste expérience dans le refroidissement liquide ».
Le centre de calcul lui-même reste toutefois organisé en allées chaudes et froides : les ressources de stockage et les équipements réseaux sont refroidis par air. Mais sans air pulsé dans la salle de production : les systèmes de refroidissement par air sont intégrés aux baies et rafraîchis eux-mêmes par eau. L’eau et l’électricité sont amenés par les faux planchers; seule la connectique réseau passe en aérien, au-dessus des baies.  
Une approche globale de l’optimisation énergétique
Mais la démarche d’efficacité énergétique s’étend au-delà de ce supercalculateur, dont la conception a commencé en 2008, pour concerner toute l’infrastructure du centre de calcul, y compris immobilière. Voire au-delà : les architectes responsables des locaux administratifs adjacents se sont fortement penchés sur cette question. Par exemple, les bureaux sont toujours orientés au nord, pour limiter le recours à la climatisation. Quant aux salles de réunion, orientées au sud, leurs ouvertures sur l’extérieur sont équipées de déflecteurs, renvoyant les rayons du soleil lorsqu’il est haut dans le ciel, afin de limiter les apports caloriques en été, mais les laissant passer lorsqu’il est bas, en hiver. La géothermie est également utilisée.
Un cluster Linux refroidit par eau froide fait en outre l’objet d’une expérimentation visant à récupérer les calories générées pour produire… de l’électricité, et ainsi augmenter l’efficacité énergétique de l’ensemble. Baptisé CoolMUC, ce projet n’est pour l’heure que purement expérimental. Mais comme le souligne le Dr Arndt Bode, « nous essayons, afin de préparer l’avenir ». Résultat de ce souci d’efficacité, le Lrz mesure non pas seulement le PUE - coefficient d’efficacité énergétique - de SuperMUC mais dans l’ensemble du centre de calcul, en intégrant son patrimoine immobilier. Celui-ci s’établit aujourd’hui à 1,1 pour le seul supercalculateur, relève le Dr Arndt Bode, et à 1,4 à l’échelle de l’ensemble du centre de calcul, avec des systèmes refroidis par eau froide affichant un PUE de l’ordre de 1,6 en moyenne.
Si certains éléments de SuperMUC relèvent de la propriété intellectuelle d’IBM, d’autres sont en revanche le fruit de travaux de recherche régulièrement publiés et largement accessibles et réutilisables. Que ce soit à l’échelle de la Bavière et de l’Allemagne qu’au-delà.

No Internet Access? Drones and Lasers to the Rescue

A lire sur: http://www.pcmag.com/slideshow/story/324230/no-internet-access-drones-and-lasers-to-the-rescue

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Top firms like Google and Facebook are using high-flying tech - from satellites to drones - to bring Internet access to all corners of the globe.
Though the modern Internet has only been available to the average home for about 20 years, it has made enough of an impact for the United Nations in 2012 to suggest that access should be considered a human right. Whether or not you agree with that (Google's Vint Cerf is skeptical), Internet access is a hot-button issue, as evidenced by the ongoing net neutrality debate at the FCC.
But while the commission figures out how best to regulate the Internet in areas that already have broadband service, a number of tech giants are working to bring Web access to the corners of the globe that have not yet been touched by social networking, memes, online shopping, and all the other bounties a connected life provides.
According to recent stats, just over 40 percent of those in the Middle East, 15.6 percent of those in Africa, and 27.5 percent of those in Asia use the Internet (compared to 78.6 percent in North America and 63.2 percent in Europe). Though adoption of low-cost smartphones has helped boost Internet usage in certain under-served areas, companies like Facebook and Google are now taking more drastic measures to make sure all corners of the world have access to the Web (and their services, of course).
What type of projects are we talking about? Check out the slideshow for a rundown of some innovative ways that well-known tech giants are trying to expand the reach of the Interwebs.

mardi 10 juin 2014

"Digital", mot magique ou redoutable trompe-l'oeil ?, par Christophe Ginisty

A lire sur: http://www.ecommercemag.fr/Breves/Digital-mot-magique-redoutable-trompe-oeil-Christophe-Ginisty-55915.htm

Publié le  par 

Depuis que j'accompagne des organisations dans leurs "transformations digitales", mon sentiment est que nous accordons tous trop de place à cette notion et, ce faisant, nous minimisons la dimension sociale qui, selon moi, est la plus importante.

'Digital', mot magique ou redoutable trompe-l'oeil ?, par Christophe Ginisty
Tout le monde n'a que ce mot à la bouche depuis une bonne dizaine d'années. Le digital est partout, dans toutes les conversations. On l'utilise pour désigner la révolution du Web social, pour baptiser des nouveaux départements dans les agences et même pour décrire une génération de "natives".
On l'accole à nos métiers pour mieux exprimer notre modernité ou notre différence : marketing digital par-ci, communication digitale par-là, rien n'y échappe et les entrepreneurs, qui se sentent pousser des ailes, créent des agences digitales par dizaines.
Et pourtant, le numérique est-il si central ?
Depuis que j'accompagne des organisations dans leurs "transformations digitales", mon sentiment est que nous accordons tous trop de place à cette notion et, ce faisant, nous minimisons la dimension sociale qui, selon moi est la plus importante. J'ai même acquis la conviction que tant le marketing que la communication ne sont pas devenus "digitaux" mais "sociaux".
Confucius
Confucius écrivait : "Quand le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt." Je me sens parfois comme cet idiot lorsque je passe trop de temps à commenter ces technologies qui ne sont que des tuyaux et des outils sur lesquels les comportements vont pouvoir se répandre. Car la lune que montre le sage, ce sont les foules, dans leur expressivité et leurs émotions. Ne croyons pas que cette distinction soit sans conséquences sur la manière dont nous définissons des stratégies d'engagement.

Le numérique est un outil

En nous concentrant sur la dimension sociale, nous nous donnons l'opportunité d'explorer nos actions sous un angle sociologique ou psychologique, voire philosophique. Nous nous affranchissons également des barrières technologiques qui séparent les "geeks" du reste des mortels. Nous prenons les outils comme des moyens et non comme des fins en soi.
La période que nous venons de vivre a été marquée par unenthousiasme parfois béat et enfantin pour les technologies naissantes et il est vrai que nous avons eu quelques raisons de nous émerveiller. Nous les avons quasiment sacralisées au sein de nos agences, au point même de ringardiser avec un brin de condescendance ceux de nos collègues qui ne partageaient pas notre excitation.
Lorsqu'elles se seront totalement répandues dans nos sociétés, comme ce n'est pas loin d'être le cas, elles disparaîtront de nos centres d'intérêt pour laisser place aux fondamentaux incarnés par les comportements des parties prenantes dans un environnement social. Et là, nous découvrirons que le monde n'est pas devenu digital et que la mue technologique aura juste permis de mettre du "social" dans tous les compartiments de nos vies de consommateurs.