lundi 2 juin 2014

[Portrait d'innovateur] Tariq Krim aide l'utilisateur à maîtriser sa vie numérique

A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/portrait-innovateur-tariq-krim-aide-utilisateur-maitriser-vie-numerique_429402

Par  16 mai 2014 
Tariq Krim
L'actuel vice-président écosystème et innovation au Conseil National du Numérique se présente comme un "entrepreneur de l'internet". Depuis 2005, Tariq Krim s'attache à simplifier les expériences des utilisateurs dans leurs vies numériques. Les startups qu'il a fondées connaissent un retentissement international.

Un innovateur ?

Tariq Krim a grandi à Paris. Après des études de physique à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) et à l'Ecole nationale supérieure des télécommunications, il est entré dans la vie active en faisant du journalisme. Son travail l'a mené aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley, où s'est révélé son amour pour la technologie. "Là-bas, il s'agit d'une véritable industrie".  Puisque l'informatique l'attire depuis toujours, il décide de lancer un business qui repose sur les nouvelles technologies. En 1999, alors qu'Internet n'en est qu'à ses débuts, il créé donc à San Francisco son premier site consacré à la musique en ligne. Le site se transforme rapidement en blog spécialisé dans la technologie. Cet instinct de précurseur, Tariq Krim l'a développé aux Etats-Unis "Là bas, c'est bien d’avoir quelques années d’avance. Cela donne le temps de réfléchir, de construire, et aussi de se tromper dans l'invention d'un nouveau marché. Alors qu’en France, on a tendance à être beaucoup plus opportuniste et un peu plus suiveur sur certaines technologies.” Intuitif, Tariq sent de quel côté souffle la technologie.  “J'ai voulu saisir cette intuition pour me mettre au service des utilisateurs de technologies." Fier de son parcours, il se définit comme un "artisan de la technologie" et considère qu’avoir côtoyé ces différentes cultures lui a conféré une force particulière pour s'imposer dans ce milieu. De cet esprit, sont nées deux startups. 
 

L'idée disruptive:

Le credo de Tariq Krim? Faciliter l’accès aux données. Alors que le concept de curation émergeait à peine, Tariq Krim a fondé en 2005 la startup Netvibes. "Mon objectif principal était de faciliter et d'accélérer l'accès à la technologie. Or, à ce moment-là, on pressentait qu’une explosion d’informations surviendrait, qu’on allait être submergé par les blogs, et toutes sortes d'autres sources d’informations." Avec Netvibes, on bénéfice à tout moment d'un accès simplifié aux informations dont on a besoin, grâce à la personnalisation selon les centres d'intérêts, et les affinités avec certaines sources d'information. L'outil proposé sur le site internet permet à tout un chacun d'être son propre curator, de sélectionner les sujets qui l'intéressent sans être submergé par le flux continu d'informations qui se déverse sur Internet. 
 

Pourquoi s'y intéresser ?

Dans ses initiatives, Tariq Krim reste focalisé sur l'expérience utilisateur. C'est cet idéal d'empowerment des individus qui l'a mené à créer une seconde start-up en 2009, fondée quant à elle sur l'agrégation de contenus générés par l'utilisateur lui-même : "En voyageant au Japon, j’ai découvert que tout le monde était connecté tout le temps via les mobiles, qui y étaient beaucoup plus développés qu’en Europe. J'ai donc voulu créer l’interface qui permettrait d’organiser et d’avoir accès simplement à sa vie en ligne, à ce qu’on appelle aujourd'hui le cloud.". Jolicloud est né de cette volonté.
 

En quoi ça nous impacte ?

Jolicloud répond à un besoin fort de la population connectée : une possibilité d'accéder à toutes ses données depuis une seule interface et de n'importe où, et assurer ainsi une vision globale de "sa vie sur internet". Dans un contexte où le public est parfois amené à se demander si la technologie le sert ou l'asservit, Tariq Krim redonne aux utilisateurs le pouvoir et leur permet de contrôler leurs données.
 

Et à l'avenir ?

"Il apparaît finalement aujourd'hui que le cloud n'est qu’une petite partie de la vie numérique. Ce qu’on appelle l’Internet connecté va bien plus loin, notamment avec l’Internet des objets qu'on retrouve à la maison, dans sa voiture, qu'on utilise pour surveiller sa santé, etc. Autant de moyens pour les grands acteurs de récolter des données." Or, Tariq Krim trouve malheureux que les propriétaires de ces données, les utilisateurs eux-mêmes, soient en quelques sortes dépossédés de leurs informations. "Ce qu’on souhaite, c'est permettre aux gens d’avoir accès à ces données, qu'ils puissent reconstruire l’entièreté de leur vie numérique pour mieux l'appréhender, et la préserver. C'est ce qu’on essaie de faire avec Jolicloud."

Infographie : les forces en présence dans la valse des opérateurs télécoms français

A lire sur: http://www.usine-digitale.fr/article/infographie-les-forces-en-presence-dans-la-valse-des-operateurs-telecoms-francais.N262960#xtor=EPR-169

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Virgin Mobile racheté par NumericableBouygues convoité par Orange et peut-être Free... Dans quelle dynamique se trouvent les six animateurs du "mercato des télécoms" ? Réponse dans cette infographie.
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Arnaud Montebourg veut renforcer les opérateurs télécoms européens pour lutter contre l'hégémonie de Google

A lire sur: http://www.usine-digitale.fr/article/arnaud-montebourg-veut-renforcer-les-operateurs-telecoms-europeens-pour-lutter-contre-l-hegemonie-de-google.N262714#xtor=EPR-169

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Arnaud Montebourg veut renforcer les opérateurs télécoms européens pour lutter contre l'hégémonie de Google © Sylvain Arnulf - L'Usine Nouvelle
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Le décret Montebourg va-t-il bouleverser les investissements dans le numérique ?

Invité de l'Open internet project, Arnaud Montebourg a rappelé sa volonté de revenir à un paysage de trois opérateurs télécoms en France, mieux armés pour lutter contre les géants du web tels que Google.
"Nous ne voulons pas devenir une colonie numérique des géants du web". Arnaud Montebourg, invité du nouveau collectif européen Open Internet Project, qui vient de déposer plainte contre Google, fait de cette question "un enjeu de souveraineté". "La liberté et la créativité ne peuvent s'accommoder de monopoles", tranche-t-il.
"PAS D'ACCORD A MINIMA" AVEC GOOGLE
Le ministre de l'Economie croit comme ses hôtes que le deal négocié avec Google par la commission européenne est insuffisant. "La France n'acceptera pas un accord a minima. La proposition de Googleacceptée par le commissaire Almunia organise la maximisation des revenus pour l'entreprise américaine en lui réservant la plus grande partie de la valeur. Elle optimise même la rente acquise par Google en raison de sa position écrasante sur le marché de la recherche en ligne. Face à une position monopolistique de cette ampleur, il faut mettre en place une régulation dédiée".
Il faut aussi cesser de fragiliser les acteurs européens, juge le ministre, qui reprend son bâton de pèlerin pour défendre une concentration du secteur des télécoms en France. "Les opérateurs télécoms sont nos croiseurs, nos destroyers à partir desquels nous pouvons construire une stratégie alternative. Raison pour laquelle je me bats pour un retour à trois opérateurs en France. Les Etast-Unis, pour 300 millions de clients, ont 3,5 - 4 opérateurs, la Chine 2,5 - 3 opératures pour 800 millions de clients potentiels, l'Union européenne… 120 pour 400 millions de clients".
LILLIPUT CONTRE GULLIVER
Et le ministre de fustiger, une fois de plus, les autorités de la concurrence. "La Commission européenne, ainsi que les autorités nationales et européennes de la concurrence, n'ont eu de cesse de maintenir la pression sur nos opérateurs téléphoniques. Nous souhaitons relâcher cette pression car les opérateurs ont une mission de service public : aider les gouvernements à déployer les infrastructures de très haut débit. Affaiblir nos acteurs du numérique, c'est renforcer le monopole des autres. Les géants de l'internet ont pu progresser en Europe sans aucune forme de contribution aux infrastructures, ni même à l'impôt. Les opérateurs télécoms sont en quelque sorte les lilliputiens qui se battent entre eux pendant que les Gulliver s'installent dans leur domaine."
Sylvain Arnulf

«Pas d'internet rapide, pas d'internet lent, un internet»

A lire sur: http://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2014/05/16/Pas-dinternet-rapide-pas-dinternet-lent-un-internet.aspx
16.05.2014 17:10(HÉLÈNE LELIÈVRE)
Neutralité du net en question
Tom Wheeler, président de la  Federal Communications Commission américaine
Tom Wheeler, président de la Federal Communications Commission américaine (Source: FCC)
La Federal Communications Commission américaine a décidé de faire passer un projet de loi qui pourrait porter atteinte à la neutralité du net avec l'introduction d'un système à deux vitesses.
La bataille pour la neutralité du net aux États-Unis est entrée dans un nouveau cycle. La Federal Communications Commission (FCC), présidé par Tom Wheeler, devait se prononcer sur une nouvelle ébauche pour l'adoption de nouvelles règles pour l'accès au haut débit. Ils ont accepté la proposition par trois voix contre deux.
L'élément central de cette proposition est basée sur l'idée de fournisseurs de télécommunications à large bande peuvent créer une sorte de «voie rapide» pour les fournisseurs de contenu. Cela signifie que les entreprises de télécommunications auront la possibilité de convenir d'un tarif spécial pour un transfert préférentiel sur le dernier mile. Au cours des dernières semaines, de nombreuses voix se sont élevées contre cette idée. Les critiques craignent l'introduction d'un internet à deux vitesses. Le président de la FCC, Tom Wheeler, a répondu à ces craintes en disant au cours de l'audience: «Il y a un internet, pas d'internet rapide, pas d'internet lent. Un internet.»

Quelle norme?

Tom Wheeler a souligné que «l'accès normal au réseau ne devrait pas être la voie lente». En outre, les différents accords devraient être examinés au cas par cas. La FCC dit se réserver le droit de bloquer tout contrat qui pourrait se montrer discriminatoire. Tom Wheeler a tenu des propos rassurants: «Je ne laisserai jamais compromettre une richesse nationale comme l'internet ouvert.»

Un débat ouvert

Le débat ne s'arrête de toutes façons pas là puisque le texte adopté hier est soumis aux commentaires qui pourront être déposés jusqu'à la mi-juillet. Des réponses y seront formulés jusqu'à mi-septembre. Le texte définitif devrait être publié en fin d'année.

dimanche 1 juin 2014

With the Internet of Things, smart buildings pose big risk

A lire sur: http://www.networkworld.com/news/2014/051314-with-the-internet-of-things-281532.html

As buildings get more automated, they raise new security risks

By Jaikumar Vijayan, Computerworld , May 13, 2014 10:21 AM ET
Computerworld - In an Internet of Things (IoT) world, smart buildings with web-enabled technologies for managing heat, lighting, ventilation, elevators and other systems pose a more immediate security risk for enterprises than consumer technologies.
The increasing focus on making buildings more energy efficient, secure and responsive to changing conditions is resulting in a plethora of web-enabled technologies. Building management systems are not only more tightly integrated with each other, they are also integrated with systems outside the building, like the smart grid.
The threat that such systems pose is two-fold, analysts said. Many of the web-enabled intelligent devices embedded in modern buildings have little security built into them, making them vulnerable to attacks that could disrupt building operations and pose safety risks.
Web-connected, weakly protected building management systems also could provide a new way for malicious attackers to break into enterprise business systems that are on the same network.
The massive data theft at Target for instance, started with someone finding a way into the company's network using the access credentials of a company that remotely maintained the retailer's heating, ventilation and air conditioning (HVAC) system. In Target's case, the breach appears to have happened because the company did not properly segmelol! nt its data network.
Such issues could become more common as buildings and management systems become increasingly intelligent and interconnected, said Hugh Boyes, cybersecurity lead at the U.K.'s Institution of Engineering and Technology.
"It creates some interesting challenges for enterprise IT," Boyes said. "They need to know there are some increasingly complex networks being put into their buildings that are running outside their control."
As one example, Boyes pointed to the growing use of IP-enabled closed-circuit securitycameras at many buildings. In some cases, the cameras might be used instead of a motion sensor to detect whether someone is in a room, and whether to keep the lights or heat turned on.
In such a situation, the camera, the lighting and the heating systems would all need to be integrated. Each of the systems could also have web connectivity linking them with an external third party for maintenance and support purposes. "You quickly get into a situation where a network that was just inside the building goes to locations outside the building," Boyes said.
It's not only heating, lighting and security systems that are integrated in this manner. An elevator manufacturer might stick smart sensors on all the elevators in a building to detect and spot a failure before it happens. Or, a building manager might have technology in place to monitor and conserve water use in a facility.
Many of these technologies will have a path out of the building and over an IP network to a third party supplier or service provider, Boyes said. Often the data from these systems are captured not only for real-time decision support but also for longer-term data analytics.

La location d’électroménager, un "business model" émergent

A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/location-electromenager-un-business-model-emergent_429339

Par  14 mai 2014 
location électroménager et meubles

La location de mobilier gagne peu à peu du terrain et touche désormais les appareils électroménager. A la clé, un nouveau business model. La question est de savoir s’il est pérenne à terme et si le consommateur y gagne.
Les habitudes de consommation évoluent et mènent régulièrement à de nouveaux business models. Après la location de biens immobiliers ou de voitures, le phénomène s’est largement étendu aux biens mobiliers (bricolage, vêtements, meubles,..). Budget des ménages, mobilité géographique ou bien encore les nouvelles habitudes de consommation sont autant de raisons qui conduisent à ne pas vouloir investir à long terme sur ses équipements. En France, la startup NeoSquat, créée l’année dernière, loue à Paris des biens mobiliers. Les clients choisissent la durée et peuvent in fine acquérir le matériel. Si le bien en question passe de mains en mains, NeoSquat le remet à neuf avant chaque nouvelle location. Il peut tout aussi bien s'agir d'un canapé que d'un réfrigérateur car l’électroménager est en effet un segment tentant qui présente de nombreux avantages. 
 

Rentable pour le loueur

En plus de s'épargner l'installation et les frais de réparations, la location d’électroménager permet au consommateur de s’assurer un service sur mesure. C’est ce qu’a bien cerné la startup néerlandaiseWasbundle qui s’est focalisée sur la machine à laver le linge en s’inspirant du système de lavomatic. Son business model repose sur une location basique d’un modèle unique de lave-linge, en partenariat avec l’un des leaders du marché (Miele en l’occurrence). Elle garantit le transport, l’installation et l’entretien, permet l’achat de la machine. Son atout est de personnaliser l’offre en ajustant le prix de location en fonction du nombre d'usages mensuels du lave-linge. Cependant, le recours à la location pour ce type de biens pose la question de la rentabilité. Si l'on se doute que les entreprises y trouvent leur compte grâce à l'achat groupé auprès des constructeurs et un prix fixé pour amortir l'investissement dans la durée de la location, qu'en est-il des consommateurs ? Moins sûr qu’ils s’y retrouvent.
 

Concurrence avec le marché de l’occasion?

La location sur une courte période du mobilier d'équipement de son logement coûtera moins cher au travailleur nomade que le prix d'achat du matériel. Mais la somme économisée est bien inférieure à celle qu'il aurait pu obtenir en revendant ses biens. On s'aperçoit que ce business model vient piétiner le marché de la vente d'occasion. Pour séduire les adeptes du marché de l’occasion et gagner des parts de marché, les acteurs du marché de la location doivent valoriser leurs produits en insistant sur les avantages de la location de matériel neuf ou en rendant plus attractive l’acquisition d’un bien à l’issue d’une période de location... Néanmoins, certains consommateurs sont prêts à économiser du temps et de l'énergie en louant et en s’offrant le luxe d’une prise en charge totale. Occasion d’un côté avec des géants comme eBay, Le Bon Coin... ou location de l’autre avec des acteurs comme Meublicity, Lokéo en France ou Rent King en Floride. Ces deux business models semblent pour l’heure pouvoir co-exister.

Le graphène pourrait bien être supplanté par d'autres matériaux

A lire sur: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75895.htm

Des chercheurs de la faculté de physique de l'Université de Varsovie (l'un des Instituts de recherche les plus performants de Pologne) sont à l'origine d'une découverte qui tend à démontrer que certains matériaux disponibles sous forme de monocouche atomique présentent des propriétés qui seraient plus intéressantes que celles du graphène pour des applications en microélectronique.

Crédits : Boris15

Il s'agit de la conclusion d'un rapport publié par la faculté de physique de l'Université de Varsovie (UW) en collaboration avec le laboratoire national des champs magnétiques intenses de Grenoble et ayant donné lieu à une publication dans Applied Physics Letters. Si les phénomènes de vibration du réseau cristallin dans les matériaux se présentant sous la forme de feuillets monoatomiques étaient mieux compris, de nombreux matériaux recélant des propriétés inattendues pourraient être identifiés. De la même manière que les propriétés du graphène ont longtemps été ignorées, certains matériaux pourraient présenter des propriétés surpassant celles du graphène.

Pour établir ces conclusions, les chercheurs de l'UW se sont penchés sur l'étude du disulfure de molybdène, un matériau présent dans la nature sous la forme de plaques hexagonales d'aspect argenté. En étudiant la façon dont la lumière est diffusée par le matériau, un spectre Raman (de référence) d'une précision inédite a été obtenu, fournissant aux scientifiques une image précise des modes de vibration du réseau cristallin de disulfure de molybdène. La particularité des mesures effectuées à la faculté de physique de l'Université de Varsovie tient à la précision de l'appareillage utilisé et aux méthodes d'analyse détaillées qui ont été mises en oeuvre. Les mesures microscopiques à basses températures qui ont étés réalisées ont révélé un spectre que les modèles communément admis ne permettent pas d'expliquer. Les chercheurs de la faculté attribuent les différences observées entre spectres théoriques et mesurés à la présence de modes de vibration du réseau qui n'ont pas été pris en compte jusqu'à présent. Si ces vibrations sont intéressantes, c'est en raison de leur impact sur les propriétés électroniques des matériaux. Des propriétés électroniques très différentes de celles attendues et qui pourraient être présentées par d'autres matériaux que le graphène.

Le succès du graphène s'explique en grande partie par le fait qu'il est l'un des premiers matériaux disponibles en mono feuillet qui ait été étudié. Or un matériau comme le disulfure de molybdène présente, sur le graphène, l'avantage important d'être semi-conducteur. En fonction de la polarisation appliquée, celui-ci peut passer d'un état conducteur à un état isolant, ce qui permet d'envisager son utilisation pour réaliser des transistors, chose impossible avec le graphène. Des transistors en disulfure de molybdène pourraient consommer jusqu'à 100.000 fois moins d'énergie que les transistors en silicium. Ainsi comme le rappelle le professeur Babinski, vice-directeur de l'UW, les propriétés uniques du graphène, qui suscitent un intérêt renouvelé dans la recherche et l'industrie, ne doivent en rien occulter le potentiel des autres matériaux mono-feuillet. Un potentiel que seule une meilleure compréhension des phénomènes fondamentaux mis en jeu pourra contribuer à révéler.


Pour en savoir plus, contacts :
- Notes sur la spectroscopie Raman: http://fr.wikipedia.org/wiki/Spectroscopie_Raman
- "Multiphonon resonant Raman scattering in MoS2", Golasa, K. and Grzeszczyk, M. and Leszczynski, P. and Faugeras, C. and Nicolet, A. A. L. and Wysmolek, A. and Potemski, M. and Babinski, A., Applied Physics Letters, 104, 092106 (2014), DOI:http://dx.doi.org/10.1063/1.4867502
Code brève, ADIT : 75895
Sources : "Can material rivaling graphene be mined out of rocks? Yes, if...", site de la Faculté de Physique de l'Université de Varsovie, Press release du 12 mars 2014, https://www.fuw.edu.pl/press-release/news2623.html
Rédacteurs :
Yoann Arthaud, Chargé de mission scientifique, yoann.arthaud@diplomatie.gouv.fr

Origine : BE Pologne numéro 25 (14/05/2014) - Ambassade de France en Pologne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75895.htm