dimanche 2 juin 2013

Pour faciliter leur quotidien, le robot anticipe les gestes des hommes

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/faciliter-quotidien-robot-anticipe-gestes-hommes_420701

Par Ruolin Yang 30 mai 2013 robot

L’intéraction homme machine atteint un autre niveau grâce à un robot qui aide l’homme dans ses activités en devinant ses mouvements à l’avance.
Afin d’adapter leur utilisation au grand public, les chercheurs tentent d’optimiser les capacités des robots en les rendant toujours plus proches de ceux des humains. A l’instar des chercheurs de la Norwegian University of Science and Technology qui ont récemment mis au point un robot qui agit tel un être humain par mimetisme, des chercheurs de l’Université Cornell ont, pour leur part, programmé un robot qui peut prédire l’action d’un individu et l’aider dans sa tâche. Grâce à un capteur, le robot observe en effet les mouvements du corps humain et les compare à une base de données de vidéos avant de décider de quelle façon il peut venir en aide à cet individu. Selon les chercheurs, cette technologie rend plus fluide l’intéraction entre les hommes et les robots.

Identification des gestes et anticipation précise

Pour ce faire, les chercheurs ont donné accès à leur robot à une base de données de plus de 120 vidéos 3D mettant en scène des humains effectuant des gestes quotidiens. Le robot, qui est doté d’un caméra 3D de Microsoft Kinect, a donc la possibilité d’effectuer une analyse des mouvements d’un individus se trouvant en face de lui, et d’ensuite classer les actions dans une catégorie prédéfinie, telle qu’atteindre, transporter, verser, ou boire, etc... Et ce, en prenant en compte à la fois la scène où se déroule cette action, ainsi que les objets aux alentours afin de deviner au mieux l’objectif final d’une série d’activités. Les chercheurs estiment que le robot effectue des prédictions correctes, dans 82% des cas, pour les actions qui se produisent une seconde après. Le robot est en encore plus précis dans l’identification d’un geste en cours d’exécution quand l’algorithme de l’anticipation fonctionne en même temps.

Applications dans divers domaines

Cette technologie devrait avoir des applications dans divers domaines. Elle permettra d’améliorer la qualité de téléprésence robotisée (système composé d’une caméra et d’un écran retransmettant le visage et la voix d’un individu pour des actions et communications à distance). Par ailleurs, les robots qui anticipent l’action pourraient être placés dans les lieux de travail afin de mieux aider les hommes, notamment dans les usines et les hôpitaux. Enfin, les personnes âgées pourront également être les bénéficiaires de cette technologie  qui les aideraient dans les tâches ménagères, augmentant ainsi leur indépendance.

samedi 1 juin 2013

Google veut gagner de l’argent avec la fibre optique

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/google-veut-gagner-de-l-argent-avec-la-fibre-optique-39790895.htm

Réseaux : Uniquement aux Etats-Unis, Google s’est lancé dans la fibre optique au travers de sa division Google Fiber. La firme l’assure, Google Fiber n’est pas un projet de recherche, mais elle reste très discrète sur les moyens envisagés pour gagner de l'argent dans ce domaine.
Google s’est lancé dans le déploiement d’un réseau fibre optique aux Etats-Unis. Cet investissement est toutefois très localisé puisqu’il ne porte que sur quelques villes américaines : Kansas City et Austin.
Pas de quoi donc, a priori, en faire une réelle source de revenus pour Google. A ce stade. Mais pour le patron de Google Fiber, Milo Medin, qui s’exprimait Kansas City, le géant d l’Internet ne mène pas un coûteux projet de recherche et il espère donc bien retirer des bénéfices de ce réseau fibre 1Gbps.
« Nous espérons gagner de l’argent grâce à Google Fiber » a-t-il assuré, tout en reconnaissant, qu’au départ, Google de voyait pas cette activité comme viable économiquement. Mais comment Google espère-t-il rentabiliser son réseau avec des abonnements 1Gbps à 70 dollars par mois et gratuit pour du 5 Mbps (hors 300 dollars d’installation de la fibre) ?
A son habitude, la firme américaine n’a pas fourni de détails financiers concernant les déploiement de réseaux. Milo Medin précise juste que Google n’entend pas demander de subvention du gouvernement ni de cadeau fiscale de la part des municipalités.

1,7 million d’abonnés français au très haut débit, dont 365.000 en FTTH

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/17-million-d-abonnes-francais-au-tres-haut-debit-dont-365000-en-ftth-39790892.htm

Chiffres : La France compte désormais 24,2 millions d’abonnement Internet haut débit et très débit, dont 1,7 million (+22%) pour le seul très haut débit. La fibre optique FTTH a attiré 50.000 nouveaux clients au 1er trimestre 2013.
L’Arcep a fourni ses derniers chiffres sur l’équipement des français en très haut débit au premier trimestre 2013. L’adoption se fait lentement, en particulier pour la fibre optique (FTTH), même si le régulateur estime que « l'accélération de la croissance du très haut débit se confirme » avec 300.000 abonnements supplémentaires en un an (+22% en un an)
Sur les 1,7 million d’abonnements au très haut débit, seuls 365.000 étaient des abonnements à la fibre optique (FTTH) au 31 mars. C’est 50.000 de plus en trois mois et une croissance de 70% sur un an. Sur l’ensemble des foyers éligibles au THD, 19% font à présent l’objet d’un abonnement, note l’Arcep.
Le nombre d'abonnés au haut débit progresse aussi
En termes de débits, le régulateur précise que sur les 1,7 million d’abonnements très haut débit, 665.000 disposent d’un débit maximum descendant compris entre 30 et 100 Mbit/s. Pour les autres, le débit est supérieur ou égal à 100 Mbit/s. Cette dernière frange d’abonnés a augmenté de 46% sur un an.
Mais le THD n’est pas le seul mode d’accès à Internet qui progresse. Les abonnements au haut débit ont augmenté de 160.000 sur le trimestre pour atteindre au total 22,5 millions. En tout, le haut débit et le très haut débit représentaient donc au 31 décembre 2013 un chiffre de 24,2 millions d’abonnements.
Nombre d’abonnements à internet entre 2009 et 2013(millions) Haut débitTrès hautdébit20092010201120122013 (T1)06121824Source Arcep - via ZDNet.fr/chiffres-cles


Les Français ont un pied dans la révolution du multi-écran

A lire sur:  http://www.silicon.fr/francais-multi-ecran-86547.html

francais-multi-ecran

Les Français ont un pied dans la révolution du multi-écran

Les implications de l’ère post-PC commencent à se faire ressentir sur les habitudes de consommation des Français, qui restent néanmoins frileux face à la révolution du multi-écran.
Entre mobilité, nouveaux modes d’interaction homme-machine et usages « enrichis » dictés par la montée en puissance du (très) haut débit, les implications de l’ère post-PC commencent à se répercuter sur les modes de consommation du contenu numérique.
Les moeurs des Français évoluent progressivement dans une logique de complémentarité entre ordinateurs, tablettes et smartphones, mais cette révolution du multi-écran n’est pas encore ancrée dans les moeurs. Une convergence s’instaure tout de même, stimulée notamment par la multiplication des services connectés interopérables, la popularité des réseaux sociaux et l’essor du commerce électronique.
Ainsi s’expriment les principales conclusions du 7e Observatoire annuel de la média-démocratie (« State of the Media Democracy »), dressé par Deloitte. Destinée à cerner les nouveaux comportements des consommateurs et leur influence sur l’économie numérique, cette étude comparative a englobé les Etats-Unis, le Japon, l’Australie et l’Europe de l’Ouest.

Place aux jeunes

Une catégorie d’âge se distingue : les « Millenials » (14-29 ans par convention), assimilables à la génération des « Digital Natives ». Cette population ultra-connectée articule son quotidien autour d’Internet, pour le travail, le divertissement et les achats. Elle ne représente néanmoins qu’une minorité des répondants : ordinateurs, tablettes et smartphones ne cohabitent que dans 20% des foyers français. C’est le taux de pénétration le plus bas des pays sondés en Europe – et le 9e à l’échelle du Globe.
Si 20% des interrogés utilisent indifféremment l’un ou l’autre de leurs terminaux pour accomplir une même tâche (même proportion en Europe), une segmentation des usages demeure : le smartphone pour les appels voix et les SMS (75% des cas), la tablette pour le divertissement multimédia (36%)…

Et la data dans tout ça ?

L’Internet fixe reste un canal d’accès privilégié aux contenus en ligne, pour 77% des Français. Seuls 8% préfèrent l’Internet mobile (16% chez les Millenials). Le plus souvent en Wi-Fi, tout particulièrement sur les tablettes, encore rarement associées à des forfaits data. On constate plus globalement une certaine réticence au basculement vers les services de données, privilégiés par seulement 18% du panel. Conséquence, le mobinaute lambda télécharge peu d’applications et préfère, par exemple, les SMS à la messagerie instantanée.
Le changement est plus important en matière de contenu. Illustration avec le modèle de la TV à la carte, dont les bouquets thématiques séduisent 42% des foyers équipés d’un téléviseur. En toile de fond émerge « le second écran » : 84% des Français naviguent sur Internet pendant qu’ils regardent un programme. Ils sont aussi de plus en plus adeptes du streaming vidéo, canal de visionnage quasi exclusif pour 25% d’entre eux – et 59% l’envisagent dans les 12 mois à venir.
Crédit illustration : Sergey Nivens – Shutterstock.com

Sécurité informatique : le marché mondial en croissance de 8%

A lire sur:  http://www.silicon.fr/logiciel-securite-informatique-marche-2012-86583.html

faille securité (crédit photo © drx - Fotolia.com)

Sécurité informatique : le marché mondial en croissance de 8%

Dominé par Symantec et McAfee, le marché mondial du logiciel de sécurité informatique a progressé de 7,9% à 19,2 milliards de dollars en 2012, d’après la société d’études Gartner.
À l’échelle mondiale, les éditeurs de logiciels de sécurité ont généré 19,2 milliards de dollars de revenus en 2012. Soit une croissance de 7,9% par rapport à 2011, d’après les estimations de Gartner. L’évolution des menaces et la montée en puissance du BYOD (Bring your own device) ont influencé l’augmentation des dépenses dans le secteur.
« Le marché a enregistré une augmentation continue de la demande de la part des entreprises – notamment des PME – et du grand public pour des outils de sécurité. Et McAfee affiche une croissance de 37% stimulée par le rebond de l’ensemble du secteur en 2012 », a déclaré Ruggero Contu, directeur de recherche chez Gartner.
Cependant, la situation varie fortement d’une région à l’autre. L’Eurasie, portée par une économie dynamique et de nouveaux projets IT, enregistre une croissance à deux chiffres. En revanche, l’Europe de l’Ouest, qui peine à relancer son économie et souffre des fluctuations du taux de change euro-dollar, reste à la traîne.

Symantec conserve son leadership

Référence mondiale du logiciel de sécurité informatique, Symantec reste le leader incontesté du secteur avec une part de marché de 19,6%. La société américaine maintient ses concurrents à distance, malgré une croissance en demi-teinte (+2,6% à 3,75 milliards de dollars en 2012).
En seconde position avec 8,8% de parts de marché, McAfee gagne du terrain (+37% à 1,68 milliard de dollars). Cette forte croissance s’explique à la fois par des performances internes et des rachats, mais aussi du fait de l’impact de l’acquisition de McAfee par Intel finalisée en 2011.
À la troisième position du classement avec une part de 6,1%, Trend Micro a vu ses revenus sécurité reculer de 2,7% à 1,17 milliard de dollars. L’an dernier, l’éditeur basé au Japon s’est concentré sur la diversification de son activité et l’adaptation de son offre au cloud et à la virtualisation…
Suivent deux poids lourds américains du logiciel d’entreprise et de l’écosystème IT : IBM et EMC. Quatrième au classement avec une part de 5%, IBM a généré 953,6 millions de dollars de revenus « logiciels de sécurité » en 2012 (+2,5% environ). Quant à EMC, spécialiste du stockage et acquéreur en 2006 de RSA Security, il dispose d’une part de 3,7% sur le marché du logiciel de sécurité. Ses revenus secteur sont restés stables à 717,6 millions de dollars.
Enfin, les autres vendeurs disposent d’une part globale de 56,8% (10,8 milliards de dollars générés en 2012).
crédit photo © drx – Fotolia.com

Bruxelles veut casser les prix du mobile depuis l'étranger

A lire sur:  http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0202796307152-bruxelles-veut-casser-les-prix-du-mobile-depuis-l-etranger-571035.php

Par Renaud Honoré et Guillaume de Calignon | 31/05 | 07:00


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  • La Commission entend interdire les coûts d'itinérance pour les appels intra-UE.

    Bruxelles veut casser les prix du mobile depuis l\'étranger
    Passer un appel en Europe depuis l'étranger sans craindre le coup de bambou sur la facture à la fin du mois. Ce rêve de consommateur est devenu une priorité pour Bruxelles, qui entend mettre fin rapidement au « roaming ». Neelie Kroes, la commissaire en charge des Nouvelles Technologies, a ainsi annoncé hier qu'elle dévoilerait fin juillet un nouveau paquet législatif visant à faire disparaître les frais d'itinérance, ce surcoût appliqué par les opérateurs pour l'utilisation d'un téléphone mobile, d'un smartphone ou d'une tablette à l'étranger. Ces derniers avaient déjà été nettement réduits par plusieurs salves de législation européenne, la dernière ayant été votée l'an dernier.
    Cette nouvelle initiative de l'exécutif européen est à la fois ambitieuse et prudente. Ambitieuse, puisque Neelie Kroes affiche un calendrier qui paraît quelque peu irréaliste : la commissaire voudrait que ce paquet législatif soit adopté d'ici à Pâques 2014, avant les prochaines élections européennes, et entre en vigueur en 2015. « Je veux que nous montrions aux citoyens que l'Union européenne a un impact sur leur vie », a déclaré la commissaire devant les eurodéputés, comme pour essayer de les motiver.

    Agacement chez les grands

    D'ordinaire, une législation européenne met plutôt 18 à 24 mois avant d'être adoptée. La Commission espère aller vite, en comptant sur la mansuétude du lobby des opérateurs télécoms. « La baisse des coûts d'itinérance depuis juillet a fait progresser le trafic data, ils peuvent comprendre maintenant qu'il est de leur intérêt d'en finir avec le "roaming" », veut croire une source européenne.
    Du côté des grands opérateurs, c'est l'agacement qui domine. Chez Orange, on qualifie la proposition de la Commission d' « étonnante » et on y voit une intervention purement consumériste. Il y a moins d'un an, les prix de gros du « roaming », c'est-à-dire les tarifs auxquels les opérateurs s'échangent les prestations entre eux, ont baissé et une nouvelle réduction doit encore être mise en oeuvre l'an prochain. « Il nous semble qu'il faut avant tout effectuer le bilan de cette mise en oeuvre avant de penser à de nouvelles mesures », estime-t-on chez l'opérateur historique, présent dans une dizaine de pays en Europe. Les opérateurs craignent une nouvelle fois d'être affaiblis. Connecter des réseaux différents a un coût, qu'il faut faire peser sur le consommateur, sans quoi les opérateurs risquent d'avoir à le payer sans être rémunérés. « La Commission est encore à côté de la plaque », peste un acteur du secteur : «  Le problème, c'est d'abord l'incohérence des réglementations dans les différents pays européens ».
    L'initiative de la Commission paraît nettement moins ambitieuse, précisément, du point de vue de la création d'un marché unique des télécoms en Europe. Parmi les autres mesures attendues devraient figurer des dispositions garantissant la neutralité du Net. Mais rien sur des règles facilitant la consolidation en Europe, ou sur la création d'un « super-régulateur » européen.
    Guillaume de Calignon et Renaud Honoré
    Bureau de Bruxelles

    The Dictatorship of Data

    A lire sur:  http://www.technologyreview.com/news/514591/the-dictatorship-of-data/

    Robert McNamara epitomizes the hyper-rational executive led astray by numbers.
    Data can mislead as well as inform. Part of our Business Report: Big Data Gets Personal
    Data science and personal information are converging to shape the Internet’s most powerful and surprising consumer products.
    View Report

    Big data is poised to transform society, from how we diagnose illness to how we educate children, even making it possible for a car to drive itself. Information is emerging as a new economic input, a vital resource. Companies, governments, and even individuals will be measuring and optimizing everything possible.
    But there is a dark side. Big data erodes privacy. And when it is used to make predictions about what we are likely to do but haven’t yet done, it threatens freedom as well. Yet big data also exacerbates a very old problem: relying on the numbers when they are far more fallible than we think. Nothing underscores the consequences of data analysis gone awry more than the story of Robert McNamara.
    McNamara was a numbers guy. Appointed the U.S. secretary of defense when tensions in Vietnam rose in the early 1960s, he insisted on getting data on everything he could. Only by applying statistical rigor, he believed, could decision makers understand a complex situation and make the right choices. The world in his view was a mass of unruly information that—if delineated, denoted, demarcated, and quantified—could be tamed by human hand and fall under human will. McNamara sought Truth, and that Truth could be found in data. Among the numbers that came back to him was the “body count.”
    McNamara developed his love of numbers as a student at Harvard Business School and then as its youngest assistant professor at age 24. He applied this rigor during the Second World War as part of an elite Pentagon team called Statistical Control, which brought data-driven decision making to one of the world’s largest bureaucracies. Before this, the military was blind. It didn’t know, for instance, the type, quantity, or location of spare airplane parts. Data came to the rescue. Just making armament procurement more efficient saved $3.6 billion in 1943. Modern war demanded the efficient allocation of resources; the team’s work was a stunning success.
    At war’s end, the members of this group offered their skills to corporate America. The Ford Motor Company was floundering, and a desperate Henry Ford II handed them the reins. Just as they knew nothing about the military when they helped win the war, so too were they clueless about making cars. Still, the so-called “Whiz Kids” turned the company around.
    McNamara rose swiftly up the ranks, trotting out a data point for every situation. Harried factory managers produced the figures he demanded—whether they were correct or not. When an edict came down that all inventory from one car model must be used before a new model could begin production, exasperated line managers simply dumped excess parts into a nearby river. The joke at the factory was that a fellow could walk on water—atop rusted pieces of 1950 and 1951 cars.
    McNamara epitomized the hyper-rational executive who relied on numbers rather than sentiments, and who could apply his quantitative skills to any industry he turned them to. In 1960 he was named president of Ford, a position he held for only a few weeks before being tapped to join President Kennedy’s cabinet as secretary of defense.
    As the Vietnam conflict escalated and the United States sent more troops, it became clear that this was a war of wills, not of territory. America’s strategy was to pound the Viet Cong to the negotiation table. The way to measure progress, therefore, was by the number of enemy killed. The body count was published daily in the newspapers. To the war’s supporters it was proof of progress; to critics, evidence of its immorality. The body count was the data point that defined an era.
    McNamara relied on the figures, fetishized them. With his perfectly combed-back hair and his flawlessly knotted tie, McNamara felt he could comprehend what was happening on the ground only by staring at a spreadsheet—at all those orderly rows and columns, calculations and charts, whose mastery seemed to bring him one standard deviation closer to God.
    In 1977, two years after the last helicopter lifted off the rooftop of the U.S. embassy in Saigon, a retired Army general, Douglas Kinnard, published a landmark survey called The War Managers that revealed the quagmire of quantification. A mere 2 percent of America’s generals considered the body count a valid way to measure progress. “A fake—totally worthless,” wrote one general in his comments. “Often blatant lies,” wrote another. “They were grossly exaggerated by many units primarily because of the incredible interest shown by people like McNamara,” said a third.
    The use, abuse, and misuse of data by the U.S. military during the Vietnam War is a troubling lesson about the limitations of information as the world hurls toward the big-data era. The underlying data can be of poor quality. It can be biased. It can be misanalyzed or used misleadingly. And even more damning, data can fail to capture what it purports to quantify.
    We are more susceptible than we may think to the “dictatorship of data”—that is, to letting the data govern us in ways that may do as much harm as good. The threat is that we will let ourselves be mindlessly bound by the output of our analyses even when we have reasonable grounds for suspecting that something is amiss. Education seems on the skids? Push standardized tests to measure performance and penalize teachers or schools. Want to prevent terrorism? Create layers of watch lists and no-fly lists in order to police the skies. Want to lose weight? Buy an app to count every calorie but eschew actual exercise.
    The dictatorship of data ensnares even the best of them. Google runs everything according to data. That strategy has led to much of its success. But it also trips up the company from time to time. Its cofounders, Larry Page and Sergey Brin, long insisted on knowing all job candidates’ SAT scores and their grade point averages when they graduated from college. In their thinking, the first number measured potential and the second measured achievement. Accomplished managers in their 40s were hounded for the scores, to their outright bafflement. The company even continued to demand the numbers long after its internal studies showed no correlation between the scores and job performance.
    Google ought to know better, to resist being seduced by data’s false charms. The measure leaves little room for change in a person’s life. It counts book smarts at the expense of knowledge. And it may not reflect the qualifications of people from the humanities, where know-how may be less quantifiable than in science and engineering. Google’s obsession with such data for HR purposes is especially queer considering that the company’s founders are products of Montessori schools, which emphasize learning, not grades. By Google’s standards, neither Bill Gates nor Mark Zuckerberg nor Steve Jobs would have been hired, since they lack college degrees.
    Google’s deference to data has been taken to extremes. To determine the best color of a toolbar on the website, Marissa Mayer, when she was one of Google’s top executives before going to Yahoo, once ordered staff to test 41 gradations of blue to see which ones people used more. In 2009, Google’s top designer, Douglas Bowman, quit in a huff because he couldn’t stand the constant quantification of everything. “I had a recent debate over whether a border should be 3, 4 or 5 pixels wide, and was asked to prove my case. I can’t operate in an environment like that,” he wrote on a blog announcing his resignation. “When a company is filled with engineers, it turns to engineering to solve problems. Reduce each decision to a simple logic problem. That data eventually becomes a crutch for every decision, paralyzing the company.”
    This is the dictatorship of data. And it recalls the thinking that led the United States to escalate the Vietnam War partly on the basis of body counts, rather than basing decisions on more meaningful metrics. “It is true enough that not every conceivable complex human situation can be fully reduced to the lines on a graph, or to percentage points on a chart, or to figures on a balance sheet,” said McNamara in a speech in 1967, as domestic protests were growing. “But all reality can be reasoned about. And not to quantify what can be quantified is only to be content with something less than the full range of reason.” If only the right data were used in the right way, not respected for data’s sake.
    Robert Strange McNamara went on to run the World Bank throughout the 1970s, then painted himself as a dove in the 1980s. He became an outspoken critic of nuclear weapons and a proponent of environmental protection. Later in life he produced a memoir, In Retrospect, that criticized the thinking behind the war and his own decisions as secretary of defense. “We were wrong, terribly wrong,” he famously wrote. But McNamara, who died in 2009 at age 93, was referring to the war’s broad strategy. On the question of data, and of body counts in particular, he remained unrepentant. He admitted that many of the statistics were “misleading or erroneous.” “But things you can count, you ought to count. Loss of life is one.”
    Big data will be a foundation for improving the drugs we take, the way we learn, and the actions of individuals. However, the risk is that its extraordinary powers may lure us to commit the sin of McNamara: to become so fixated on the data, and so obsessed with the power and promise it offers, that we fail to appreciate its inherent ability to mislead.
    Kenneth Cukier is the data editor of The Economist. Viktor Mayer-Schönberger is a professor of Internet governance and regulation at the Oxford Internet Institute in the U.K. They are the authors of Big Data: A Revolution That Will Transform How We Live, Work, and Think (Houghton Mifflin Harcourt, 2013), from which this article was adapted.